Entre-scotch
10 02 2012Au lieu d’utiliser de la peinture, Max Zorn découpe au scalpel des bandes de scotch et les superpose pour réaliser des tableaux. Cette idée lui est venue en observant le travail de designers de voitures qui projetaient, à toute vitesse, leurs idées sur de grands tableaux, à l’aide de rubans adhésifs. Depuis quelque années, le « tape art » qui existait déjà en tant qu’art urbain et le scotch multicolore permettaient de réaliser des fresques, comme celle-ci dans le métro parisien (exécutée par un collectif slovène, ORTO).
TapeArt – Fejzo & Luka Ursic from Multipraktik on Vimeo.
Max, qui vit à Amsterdam, a admiré l’éclairage des vieilles rues, un brun doré qui projette des ombres, créant des images graphiques séduisantes ; il décide alors d’utiliser du plexi-glass pour y appliquer du scotch brun translucide. Ces portraits sont souvent inspirés du cinéma, de la chanson ou de la peinture. Les superpositions dévoilent plus ou moins de lumière et sculptent les visages d’une manière saisissante.
Il réalise ses oeuvres en parcourant l’Amérique du Nord, le Canada et l’Australie en passant par l’Europe où il escalade lampadaires et immeubles pour offrir ses créations au regard de tous dans les rues de San Sebastian, Lisbonne ou Berlin.
Belle performance au final !
Autre graffeur, australien cette fois, Buff Diss, parcourt le monde avec ses rouleaux de scotch et décore aussi bien des surfaces verticales qu’horizontales mais aussi dans le « vide », dans l’air, de la 3D sans endommager les murs !
Sa galerie ici
Autre artiste, cette jeune femme française Eugénie Fauny, qui travaille avec le scotch d’une très belle manière.
« Mille fragments de mots, de lettres, de couleurs et d’images s’entre-scotchent, s’arrachent au papier et se restructurent sur les tableaux (toile, plexiglas, bois) et sur les objets détournés (lampes, bidons, valise) de cette plasticienne hors-norme. Adepte de la poésie lettriste, elle crée à l’aide du ruban adhésif repositionné, un souffle cadencé, heurté, hyper-ventilé, témoin acerbe et juste de nos modes de communication. Sans concession pour elle-même, Eugénie Fauny, au son déchirant du scotch qu’elle coupe de ses dents, recrée ainsi ses propres messages… arrachés… au ruban de la vie. »
En fait « l’art scotch » n’est pas vraiment une invention du 21e siècle et son précurseur s’appelle : Gil Joseph Wolman. Celui-ci entreprend en 1959 un travail résolument pictural, incluant des matières plastiques, des cirages, des papiers mâchés dans lesquels il inscrit des écritures et des graffitis. Avec l’Art scotch commence, en 1964, la période la plus prolifique du travail de Gil Joseph Wolman :fragments de textes et d’images arrachés par des bandes adhésives dans des journaux et qui restent inscrits sur la colle. Reportés sur divers supports (planches de bois, toiles) en lignes superposées qui posent autant la question de la constitution du tableau dans sa relation au monde que la « dissolution et la constitution du mouvement » (titre de l’exposition Wolman à la galerie Valérie Schmidt en 1968). La densité du scotch fait un effet de matière et le procédé rigoureux, par bandes régulières posées horizontalement, donne aux mots une nouvelle dimension.
Toutes ces expériences manuelles, montage et jeu graphiques, chroniques du monde, constituent les prémices des graffitis et de l’art urbain.
Catégories : Artistik






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