Belle année 2012 aux élèves et à tous les artisants de l’ éducation!

Dispositif de collège au cinema 93.

Ce dispositif organisé par le Ministère de l’ éducation, le CNC, les cinémas de quartiers, offre la possibilité aux collégiens et aux lycéens d acquérir une culture cinématographique, de regarder un film autrement, de développer leur sensibilité artistique.

Au programme : La thématique de la famille .

_« Les quatre-cents coups » de François Truffaut (1958 – 1 heure 35 – noir et blanc)

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Biographie de François Truffaut

Critique du cinéma académique et défenseur d’un nouveau cinéma « révolutionnaire, François Truffaut, n’a que quinze ans lorsqu’il fonde un ciné-club, mais sa vie de « bohème », le conduit en maison de redressement. Il fréquente la cinémathèque et sa rencontre avec André Bazin en 1950, est déterminante: le critique de cinéma l’engage dans la revue Travail et Culture, puis le sauve quelques années après de l’armée, que le jeune homme avait déserté. Revenu à l’écriture, dans Les cahiers du cinéma, François Truffaut, s’exerce aussi dans la réalisation , derrière la caméra, avec quelques courts-métrages. Puis il devient assistant de Rossellini. Dés ces premiers longs-métrages, il connait une grande notoriété. C’est l’apparition de la Nouvelle vague de réalisateurs tels que Jean -Luc Godart, Claude Chabrol, Eric Rohmer, Alain Resnais .

Synopsis des 400 coups de François Truffaut:

Antoine Doisnel est un écolier parisien rêveur et turbulent. En manque d’affection, il séche les cours, en compagnie de son meilleur ami René. Un jour pour justifier son absence, il invoque le décés de sa mère. La supercherie découverte, C’est l’engrenage du mensonge.

 

 

Débat sur la corrida!

 

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1)Évoquez les préjugés que vous avez sur  la  corrida,dus a une méconnaissance du sujet.

2)Qu est-ce qu une corrida(les étapes, les objectifs, la dimension réelle, réinvestissement du vocabulaire spécifique).

3)Point de vue personnel , défendre une thèse(pour ou contre) en s appuyant sur vos lectures ,extraits de film, peintures.

 

Champ lexical de la « corrida » ou vocabulaire à réinvestir…

Pour Soumeya et pour les autres élèves de troisième qui n’ont pas eu le temps de copier le vocabulaire qui figurait au tableau car il s’est effacé comme par magie!                                                                                                                                                                        Arène: Amphithéâtre, lieu où se déroule le spectacle de la corrida. Lieu vivant où le taureau livre son dernier combat pour défendre la liberté qui a toujours été la sienne.

                                                                                                                                                    Toril:Local où les taureaux sont logés.

- Torero: Homme qui combat le taureau.

-Picadors:les aides.

_ Muleta: Cape « rouge »qui provoque et dompte le taureau. Les habits de lumière.

 _ Disposition: Possibilité, capacité.

 _Bravoure: Courage, force.

_Ténacité: opiniâtreté.

 _ Tauromachie:  Mise à mort du taureau.

_Figura: Une grande personnalité taurine.

_Effroi: Sentiment de peur.

_Maîtrise: Vertu , être capable de se contrôler.

_Dignité: Vertu, la vergogne, ne pas perdre la face, quelque souffrance que l’on ressente.

_Défier: Sorte de pari ou l’homme « se mesure », se lance des épreuves physiques ou morales. Etre stoïque, montrer que l’on est plus fort que le taureau.

_Dominer: Contraindre à agir contre sa propre nature.

_Vicissitudes: Les accidents de la vie.

_Assaut: Charge.

_Tuer*: Ne se justifie dans le contexte de la corrida que si on met soi-même sa vie en jeu, ce qui exige donc du courage et de la loyauté. Tuer des taureaux, c’est de « toréer »(à chacun sa passion!)

Suprématie: Puissance.

_Domestication: Humaniser l’animal, apprivoiser.

_Faena:

-Honneur

 

_Olés: Accents inimitables, rythme .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Méthodologie d’une rédaction: à vos plumes!

Au brouillon, en temps limité, ne commencez pas immédiatement à rédiger; cherchez vos idées et un enchaînement cohérent d’actions. Tenez bien compte du début du texte, des détails révélateurs quand au genre littéraire ou quant à l‘ambiance. Même si vous imaginez, posez-vous la question »et si c’était vrai? ».    

Tenez compte de la forme imposée par le sujet: narration, description,dialogue,lettre, article de journal, scène de théâtre…  

N’oubliez pas de faire des paragraphes.  

Allez à l’essentiel, ne diluez pas l’action pour faire des lignes. Evitez les phrases pour ne rien dire(ex: « Je me suis levé, habillé, j’ai pris mon petit déjeuner puis je suis sorti. J’ai pris le métro pour aller au collège… au lieu de : «  En arrivant au collège… »)

Limitez le dialogue, s’il y en a, à quelques lignes essentielle, respectez alors la présentation( guillemets, tirets, verbes introducteurs).

N’oubliez pas les émotions des personnages,leurs sensations.            

Soignez évidemment la qualité de l’expression écrite: orthographe, conjugaison, vocabulaire expressif, précis,non répétitif,courant ou soutenu…

Evitez toutes les répétitions,même volontaires.

Pensez aux majuscules, à la ponctuation.

Ecrire les chiffres en lettres, sauf les années ou les siècles(en chiffres romains).

Ne faire aucune abréviation à l’écrit; penser aux doubles négations( ne …pas, ne…plus, ne…jamais).

A l’écrit, il vaut mieux dire « nous » que « on ».    

Evitez le plus possible l’expression » il y a/il y avait », le verbe être (c’est/c’était), ainsi que les verbes banals: aller, faire, vouloir…

Evitez la surenchère de mots de liaison(puis, ensuite, alors…), souvent inutiles et n’utilisez la conjonction  » mais » que lors d’une opposition logique entre deux idées.

Certaines abréviations sont tolérées( vélo, métro, cinéma…) mais on dit « par exemple, télévision, récréation… »; « ça » est l’abréviation de » cela »  .

« copain/ copine »est familier.

Les expressions purement orales sont interdites à l’écrit: « Bon, ben, eh bien, heu… ».                                                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Racontez, expliquez la corrida ou les différentes formes de discours…

 

 

 

 La couleur du sable, l’odeur du printemps, la musique de son torero, les « olé », tantôt courts, tantôt longs du public, s’imposent…

La vrai rencontre eut lieu entre un taureau de 528kg et entre un matador, avec son habit de lumière. Chaque passe de cape de cet artiste soulève le public, bercé au rythme des « olé » et des accents inimitables de l’orchestre du maestro tejera du théâtre.
Cet art de la corrida, qui s’exécute sous les yeux ahuris du spectateur,est doté d’une dimension supplémentaire: la dimension de la réalité. 

Il règne une tension, celle d’un drame qui va se jouer sous les yeux du public. On assiste à un spectacle, celui de deux silhouettes: celle de la bravoure du taureau et de la loyauté du torreo. Tout est imprévisible! Le matador, sans autre arme que son manteau, joue avec le taureau furieux, le faisant passer à droite et à gauche. Tout cela sans bouger d’un pas lui-même et voyant à chaque passade du taureau, la corne effleurer les vanequilles d’argent de son gilet. 

 

Tout à coup, le matador se soulève et d’un bond lève haut ses aiguilles de tatoueur.

Entrez dans la « ronde » d’un texte!

Au brevet comme en seconde, un travail préparatoire s’impose:

 Etape 1° ) On présente le texte; nature du texte, c’est à dire genre littéraire ou nature du document, date, source, auteur, thème général.

Etape 2°) On découpe le texte sous forme de plan( par exemple, on donne des titres à chaque paragraphe), chaque paragraphe doit dégager une idée.

Etape 3°) On précise l’objectif du texte, l’enjeu du texte et les intentions du texte.

Etape 4°) On analyse le texte, on le précise, on le nuance, on critique.

 

Contrat de l’élève ou le pari de la réussite !

Vous entrez en classe de troisième, c’est à la fois la fin d’un cycle et la préparation à l’entrée en classe de seconde au lyçée. C’est donc une étape décisive dans votre cursus. Prenez au sérieux votre scolarité et n’oubliez pas son enjeu véritable !

L‘enseignement du Français au Collège doit vous permettre de former et de vous forger une personnalité, de devenir un citoyen conscient, autonome et responsable; approchant de l’âge de la majorité, vous devenez des « acteurs « de la vie sociale, par conséquent, vous devez être en mesure à la fin de l’année, de vous exprimer clairement et de structurer votre jugement!

Pour ce faire, vous avez besoin de  connaissances fondamentales dans le domaine linguistique (étude de la langue), culturel,dans les formes de discours , aussi bien à l‘oral qu’à l’écrit

Il faut prendre un bon départ et ne rien laisser au hasard ou en suspend. Vous devez vous organiserclasser vos notes au besoin recopier vos cours pour les assimiler, approfondir, être curieux dans le choix et le maniement des documents, développer l’usage des dictionnaires, du bescherelle d’orthographe, de grammaire et de conjugaison. Il faut être exigent avec vous même, s’entraîner souvent à l’écriture, lire beaucoup, s’intéresser à l’actualité, ouvrir son esprit à toutes formes d’expression et d’art.

 

Vos résultats doivent être exemplaires, si possible, car toutes vos évaluations sont prises en compte pour votre orientation et le choix de votre filière générale ou professionnelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne rentrée 2011 / 2012!!!

A méditer cette réflexion de Guy de Maupassant , extrait de la préface de                 » Pierre et Jean:  » Le roman« , 1887:

«  En somme, le public est composé de groupes nombreux qui nous crient:

- Consolez-moi.

-Amusez-moi.

- Attristez-moi.

_Faîtes-moi rêver.

_Faîtes -moi rire.

_Faîtes-moi frémir.

_Faîtes-moi pleurer.

_Faîtes-moi penser.

 

Seuls, quelques esprits d’élite demandent à l’artiste:

Faîtes-moi quelque chose de beau, dans la forme qui conviendra le mieux, suivant votre tempérament. «  

Butinez ou mettre à profil l’été: la lecture, la culture littéraire en guise de préparation personnelle !

Retenez une trentaine de titres(récits, pièces, théâtre, poésie) pouvant servir de patrimoine commun incontournable à considérer comme acquis.

Inscrivez les dans le programme de vos lectures de l’année.                                                       Puisez-y un grand nombre de lectures à butiner librement cet été ou à un autre moment, afin de vous forger un début de culture littéraire précieuse quelques soient les études que vous entreprendrez.

En vous souhaitant des lectures et découvertes fructueuses! 

 

Si vous possédez une anthologie de littérature type Lagarde et Michard, Mitterand , Darcos,XVI, XVII, XVIII, XIX, XXème siècle, type Bordas ou Magnard, c’est fort utile!

 

Ainsi que la grammaire française quelle qu’elle soit demeure indispensable .                    

 

Les livres coûtant cher, privilégiez les emprunts en bibliothèques et la fréquentation au CDI, ainsi que les achats d’occasions(Gilbert, les bouquinistes, internet. et les éditions les moins coûteuses..).

 

Enfin si ces listes s’en tiennent à la littérature française, mais il va de soi que la lecture de grands classiques de littérature étrangère sera toujours appréciée, par exemple:       Homère, Sophocle, virgile, ovide, Apulée, Shakespeare, Cervantés, Goethe, Dickens, Dostohievski, Tchekov, Kafka, Steinbeck, Hemingway, Faulkner, Zweig, Calvino, Kundera etc…

 

 

Publication d’une nouvelle d’élève : La découverte de la bibliothèque de sable


« Dans le désert de Tombouctou, là où la chaleur et la sécheresse dominent le paysage, vivaient une famille de nomades très pauvre. Parmi cette famille, un garçon de onze ans, nommait Ahmed était passionné par les recherches et les fouilles archéologiques.

Ahmed avait les cheveux noirs, la peau très douce de couleur caramel.Il était très sociable et ouvert. Il portait une magnifique djelabah verte qui le caractérisait au sein de la tribu.

Un jour de forte canicule, le groupe de touaregs décida d’aller chercher de l’eau pour se désaltérer. Ils parcoururent le désert durant trois jours en vain. Puis, le quatrième jours, alors que le groupe desespérait, Ahmed aperçut un phénomène étrange: des insectes étaient fortement liés et groupés entre eux. Ahmed alerta le groupe, ils s’arrêtèrent pour observer.

Le groupe décida alors de creuser; puis ils découvrirent des manuscrits . Ahmed était heureux d’avoir découvert ces manuscrits. Il les ramena ensuite au village.

Au village, les savants dirent que ces manuscrits parlaient de  la découverte de la science arabe, plus précisément la découverte zéro, du corps humain et des chiffres indiens.

Ils dirent aussi que ces manuscrits étaient d’une valeur inégalable. Ahmed décida donc de les laisser à disposition du village.  » Lègue,Patrimoine de la bibliothèque des sables..

Soilahoudine

Corneille, Le Cid ou le conflit tragique…

Vous venez de lire une pièce de théâtre crée en 1637, librement inspirée d’une oeuvre espagnole. La tragi-comédie de Corneille eut un immense succès l’année de sa création et depuis la mise en scène de Jean Vilar (au TNP, en 1951), à celle de Francis Huster (au théâtre Marigny, en 1994), elle connaît toujours des réussites. Est- ce dû au sujet lui-même?

L’histoire se déroule au XI éme siècle, à la cour de Castille. Le jeune héros Rodrigue (surnommé ensuite « le cid« ,c’est à dire « le seigneur » en langue sarrasine, pour ses exploits guerriers), aime la fille de Don Gomès, Chimène qui l’aime aussi. Mais lors d’une querelle, don Gomès, gifle don Diègue, père de Rodrigue. Trop âgé pour se battre, don Diègue confie à son fils le soin de  venger son honneur en tuant son offenseur en duel (acte I, scène 5). Rodrigue seul face à son choix est confronté à deux voies contradictoires qui prennent la forme d’un dilemme : l’honneur de son père ou respecter sa passion pour Chimène ? Mais quelle que soit sa décision, l’issue en est malheureuse. Car le héros tragique est toujours en conflit avec une force ou une volonté supérieure qui s’oppose à son bonheur.


L’éloge de la lenteur…

Est-ce que nous professeur, faisons » l’éloge de la lenteur » en classe? Toujours pressé par le facteur temps, le niveau de la classe, les enjeux du programme à boucler…

Et si la lenteur était  un atout à reconsidérer ? L’itinéraire d’un élève lent qui a son propre développement, une qualité à cultiver. Prendre le temps de comprendre, d’apprendre, en harmonie avec soi, face à l’agitation parfois frénétique du rythme scolaire et d’interroger notre rapport au temps et prendre du recul par rapport aux résultats!

A la recherche des traces de la tortue?

Adoptez le rythme et la sagesse de la tortue à l’école pour s’épanouir..Qu’en dîtes-vous?

Façon de lire!








L’acte de lire
. Ce geste-là tout en nuance et en délicatesse, s’apprend depuis la petite enfance, jusqu’à la fin des temps, c’est une conduite quotidienne. La façon de lire, cette manière d’être fait de la lecture une activité à part isolée. Il s’agit de replacer cette pratique au coeur de la vie et d’affirmer qu’elle constitue l’une des modalités par lesquelles, chaque individu bricole une façon de se tenir dans le monde. Se laisser guider par un livre  » suivre un auteur dans sa phrase » disait Proust, c’est s’exposer à des formes de perception différente, s’engager dans d’autre possibilité d’être!

La focalisation ou Le point de vue …

Définition

On appelle focalisation ou point de vue, l’optique suivant laquelle les éléments d’un récit sont portés à la connaissance du lecteur. Pour trouver quelle est la focalisation dans un texte, il faut se poser deux questions : qui voit? qui sait?

Il existe trois types de focalisation:

1) -La focalisation zéro: Le point de vue omniscient.

Le narrateur en dit plus que n’en sait aucun des personnages; il voit tout et sait tout. La perception n’est pas limitée. On parle dans ce cas de narrateur omniscient.

Exemple: « Quand tout fut vendu, il resta douze francs soixante et quinze centimes qui servirent à payer le voyage de Mlle Bovary chez sa grand-mère. La bonne femme mourut dans l’année même; le père Rouault étant paralysé, ce fut une tante qui s’en chargea(…) ».(Gustave Flaubert, Madame Bovary.) Lorsqu’une scène ou un personnage sont décrits extérieurement mais avec des détails impossibles à connaître, c’est du point de vue omniscient.

2)- La focalisation interne:

Le narrateur ne dit que ce que sait tel personnage; il adopte son point de vue. Le lecteur à l’impression de percevoir et de juger les choses et les êtres à travers le regard de ce personnage, à travers sa conscience, suivant ses pensées.

Exemple: » Mais à peine Meaulnes avait-il pu jeter un coup d’oeil, qu’il entendit sur le palier un bruit de pas étouffé et de conversation à voix basse.(…) un instant très inquiet, il retint son souffle… » (Fournier, Le grand Meaulnes). Le personnage ou la scène sont vus extérieurement d’un oeil invisible.

On repère la focalisation interne à la présence de verbes de perception( voir, entendre…) ou de jugement ( croire, penser, dire…)

3) -La focalisation externe:

Le narrateur en dit moins que n’en sait le personnage. Ce dernier est présenté de l’exterieur, et le lecteur ne sait pas ce qu’il se passe dans sa conscience. Les faits se déroule comme devant une caméra qui se contenterait de les enregistrer.

Exemple: »Vers la fin du mois d’octobre dernier, un jeune homme entra dans le  Palais-Royal, au moment oùles maisons de jeu s’ouvraient(…) sans trop hésiter, il monta l’escalier du tripot désigné sous le numéro 36. » (Balzac )

Les effets produits:


Un évènement,réalisé avec passion et talent par la classe de 6èmeC!

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Félicitation à la classe de 6èmeC qui a effectué un superbe travail tout au long de l’année et a innové, avec une « exposition vivante sur les traces d’Anne Frank« .
Un travail digne d’Anne Frank!!!

Correction du devoir commun de quatrième!

Cette année, nous vous avons proposé un texte extrait du Conte philosophique Candide ou l’optimiste de Voltaire , le chapitre XIX( 1759) ayant pour thématique: l’esclavage.

Un crime contre l’humanité.


Le paratexte vous apprend, qu’après de nombreuses aventures, Candide, arriva à Surinam , appartenant aux Hollandais,  accompagné de son serviteur nommé Cacambo, en Amérique du sud. Sachez que la traite des noirs a été pratiquée par les Européens (Anglais, Français, Hollandais, Portugais etc), puis par les Américains entre le début du XVI° et la fin du XIX° siècle. Elle a permis au « Nouveau Monde » et aux économies européennes de prospérer. On estime que cette traite a concerné 12 millions d’Africains. La raison avait été avant tout économique. Les esclaves ont servi de main d’oeuvre à bas coût. Le racisme a aussi servi à justifier l’esclavage: les chrétiens se croient meilleurs que les païens et les hommes éclairés, meilleurs que les sauvages, qu’il faut civiliser. La traite des noirs a été abolie après la révolution de 1848 en France, elle est aujourd’hui considérée comme un crime contre l’humanité.

Après avoir lu au moins deux fois le passage étudié:

 » En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre*…Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible. »

Crayon en main, vous vous concentrez sur le vocabulaire et sur sa portée philosophique, tel que le mot « nègre » n’a pas de connotation péjorative au XVIIIème siècle, mais n’en est pas moins un terme clé qui vous interpelle sur la critique de l’esclavage, faîtes par Voltaire.

La  » Meule« laquelle attrape le doigt de cet homme, esclave qui travaille aux sucreries, signifie un large disque de pierre qui sert à broyer la canne à sucre.

« 10 écus patagons« ,  renvoient à la monnaie et correspond à une somme dérisoire, ainsi cela évoque que l’esclave a été vendu par sa mère à ce prix; cela vous montre un aperçu ignoble de « la traite des noirs » et vous questionne sur la motivation première, horrible et bassement matérielle qui a poussé la mère de ce pauvre homme a le commercialiser.

Le découpage du texte s’élabore en trois parties distinctes:

1) La Rencontre

Les personnages en présence dans ce passage sont Candide, Cacambo, le négre M.Vanderdendur. Deux groupes nominaux (le déterminant suivi d’un nom) désignent l’esclave dans le premier paragraphe: « un nègre« (article indéfini et nom commun),  » ce pauvre homme« (adjectif démonstratif, adjectif qualificatif et nom commun). On découvre la profession de Monsieur Vanderdendur lequel est un » fameux négociant(l.6) ». Pour l’esclave, il représente son maître(l.6). Lorsque Candide aperçoit l’esclave, il le trouve dans une situation physique, morale et vestimentaire abominable, innommable: »étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite ».(l.2,3). Les raisons de cette barbarie sont tout d’abord »l’usage », on distribue un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. A la sucrerie, si toutefois la meule vous attrape le doigt, on vous coupe la main, et si vous vous enfuyez, on vous coupe la jambe. (l.9 à 12). Le lien logique entre ces deux propositions subordonnées est la conséquence.

2) Une relation injuste:



Puiser dans le patrimoine narratif des « textes fondateurs »!

La Bible, livre sacré de deux grandes religions monothéistes, tire son nom DU grec « ta biblia »qui signifie « les livres« : aussi bien des livres de tailles différentes, de genres littéraires variés( chroniques historiques, récits, contes, poèmes, proverbes, textes de lois), écrit par de nombreux auteurs qui parfois  se contredisent entre eux, et dont la rédaction s’étale sur presque un millénaire.

La Bible procède de la tradition orale. Elle a d’abord été transmis de bouche à oreille dans des tribus nomades, récits qui puisaient à des sources mythiques très anciennes.

Les plus anciens manuscrits sur papyrus qui nous soient parvenus ont été découverts, près de la  Mer Morte en 1947, et datent du 1er siècle avant J.-C. Les textes bibliques , dont les plus anciens remontent au Xème siècle avant J.-C, seront lus et médités par les croyants , copiés et recopiés, d’abord par des scribes juifs ou chrétiens, puis par des moines copistes, avec un souci constant d’exactitude. Très rarement objet d’illustration dans la tradition juive, la Bible devient , en milieu chrétien, une source iconographique inépuisable. C’est d’ailleurs , au Moyen Age, que les Bibles seront enluminées. Et la Bible sera le premier ouvrage imprimé par Gutemberg; c’est aussi le plus lu dans le monde!

Le point de vue du Narrateur: une perception troublée?d’après, Lokis, de Prosper Mérimée, 1868

Comment ne pas être troublé, lecteur de quatrième, par ce narrateur, témoin ou personnage de l’histoire, sans cesse stimulé par son imagination, qui sème le doute, dans nos esprits dans une atmosphère étrange, intensifiée par des éléments surnaturels?

Que savons-nous sur ce narrateur? ( Manuel p 42,43 )

C’est un narrateur linguiste: » Je me mis à repasser les verbes irréguliers lituaniens et à rechercher le sanscrit ». (langue classique de l’Inde ancienne), réputé, il est l’hôte dans le château du comte Szémioth en Lituanie. A son arrivée, il apprend indirectement la maladie mentale de la mère de son hôte par une confidence du docteur qui la soigne: cette femme a été enlevée le lendemain de ses noces par un ours, ce qui l’a rendue folle de peur. Elle a ensuite donnée naissance à un enfant- loup, mais au comportement étrange le comte lui-même…

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