L’éloge de la lenteur…

Est-ce que nous professeur, faisons » l’éloge de la lenteur » en classe? Toujours pressé par le facteur temps, le niveau de la classe, les enjeux du programme à boucler…

Et si la lenteur était  un atout à reconsidérer ? L’itinéraire d’un élève lent qui a son propre développement, une qualité à cultiver. Prendre le temps de comprendre, d’apprendre, en harmonie avec soi, face à l’agitation parfois frénétique du rythme scolaire et d’interroger notre rapport au temps et prendre du recul par rapport aux résultats!

A la recherche des traces de la tortue?

Adoptez le rythme et la sagesse de la tortue à l’école pour s’épanouir..Qu’en dîtes-vous?

Façon de lire!








L’acte de lire
. Ce geste-là tout en nuance et en délicatesse, s’apprend depuis la petite enfance, jusqu’à la fin des temps, c’est une conduite quotidienne. La façon de lire, cette manière d’être fait de la lecture une activité à part isolée. Il s’agit de replacer cette pratique au coeur de la vie et d’affirmer qu’elle constitue l’une des modalités par lesquelles, chaque individu bricole une façon de se tenir dans le monde. Se laisser guider par un livre  » suivre un auteur dans sa phrase » disait Proust, c’est s’exposer à des formes de perception différente, s’engager dans d’autre possibilité d’être!

La focalisation ou Le point de vue …

Définition

On appelle focalisation ou point de vue, l’optique suivant laquelle les éléments d’un récit sont portés à la connaissance du lecteur. Pour trouver quelle est la focalisation dans un texte, il faut se poser deux questions : qui voit? qui sait?

Il existe trois types de focalisation:

1) -La focalisation zéro: Le point de vue omniscient.

Le narrateur en dit plus que n’en sait aucun des personnages; il voit tout et sait tout. La perception n’est pas limitée. On parle dans ce cas de narrateur omniscient.

Exemple: « Quand tout fut vendu, il resta douze francs soixante et quinze centimes qui servirent à payer le voyage de Mlle Bovary chez sa grand-mère. La bonne femme mourut dans l’année même; le père Rouault étant paralysé, ce fut une tante qui s’en chargea(…) ».(Gustave Flaubert, Madame Bovary.) Lorsqu’une scène ou un personnage sont décrits extérieurement mais avec des détails impossibles à connaître, c’est du point de vue omniscient.

2)- La focalisation interne:

Le narrateur ne dit que ce que sait tel personnage; il adopte son point de vue. Le lecteur à l’impression de percevoir et de juger les choses et les êtres à travers le regard de ce personnage, à travers sa conscience, suivant ses pensées.

Exemple: » Mais à peine Meaulnes avait-il pu jeter un coup d’oeil, qu’il entendit sur le palier un bruit de pas étouffé et de conversation à voix basse.(…) un instant très inquiet, il retint son souffle… » (Fournier, Le grand Meaulnes). Le personnage ou la scène sont vus extérieurement d’un oeil invisible.

On repère la focalisation interne à la présence de verbes de perception( voir, entendre…) ou de jugement ( croire, penser, dire…)

3) -La focalisation externe:

Le narrateur en dit moins que n’en sait le personnage. Ce dernier est présenté de l’exterieur, et le lecteur ne sait pas ce qu’il se passe dans sa conscience. Les faits se déroule comme devant une caméra qui se contenterait de les enregistrer.

Exemple: »Vers la fin du mois d’octobre dernier, un jeune homme entra dans le  Palais-Royal, au moment oùles maisons de jeu s’ouvraient(…) sans trop hésiter, il monta l’escalier du tripot désigné sous le numéro 36. » (Balzac )

Les effets produits:


Un évènement,réalisé avec passion et talent par la classe de 6èmeC!

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Félicitation à la classe de 6èmeC qui a effectué un superbe travail tout au long de l’année et a innové, avec une « exposition vivante sur les traces d’Anne Frank« .
Un travail digne d’Anne Frank!!!

Correction du devoir commun de quatrième!

Cette année, nous vous avons proposé un texte extrait du Conte philosophique Candide ou l’optimiste de Voltaire , le chapitre XIX( 1759) ayant pour thématique: l’esclavage.

Un crime contre l’humanité.


Le paratexte vous apprend, qu’après de nombreuses aventures, Candide, arriva à Surinam , appartenant aux Hollandais,  accompagné de son serviteur nommé Cacambo, en Amérique du sud. Sachez que la traite des noirs a été pratiquée par les Européens (Anglais, Français, Hollandais, Portugais etc), puis par les Américains entre le début du XVI° et la fin du XIX° siècle. Elle a permis au « Nouveau Monde » et aux économies européennes de prospérer. On estime que cette traite a concerné 12 millions d’Africains. La raison avait été avant tout économique. Les esclaves ont servi de main d’oeuvre à bas coût. Le racisme a aussi servi à justifier l’esclavage: les chrétiens se croient meilleurs que les païens et les hommes éclairés, meilleurs que les sauvages, qu’il faut civiliser. La traite des noirs a été abolie après la révolution de 1848 en France, elle est aujourd’hui considérée comme un crime contre l’humanité.

Après avoir lu au moins deux fois le passage étudié:

 » En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre*…Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible. »

Crayon en main, vous vous concentrez sur le vocabulaire et sur sa portée philosophique, tel que le mot « nègre » n’a pas de connotation péjorative au XVIIIème siècle, mais n’en est pas moins un terme clé qui vous interpelle sur la critique de l’esclavage, faîtes par Voltaire.

La  » Meule« laquelle attrape le doigt de cet homme, esclave qui travaille aux sucreries, signifie un large disque de pierre qui sert à broyer la canne à sucre.

« 10 écus patagons« ,  renvoient à la monnaie et correspond à une somme dérisoire, ainsi cela évoque que l’esclave a été vendu par sa mère à ce prix; cela vous montre un aperçu ignoble de « la traite des noirs » et vous questionne sur la motivation première, horrible et bassement matérielle qui a poussé la mère de ce pauvre homme a le commercialiser.

Le découpage du texte s’élabore en trois parties distinctes:

1) La Rencontre

Les personnages en présence dans ce passage sont Candide, Cacambo, le négre M.Vanderdendur. Deux groupes nominaux (le déterminant suivi d’un nom) désignent l’esclave dans le premier paragraphe: « un nègre« (article indéfini et nom commun),  » ce pauvre homme« (adjectif démonstratif, adjectif qualificatif et nom commun). On découvre la profession de Monsieur Vanderdendur lequel est un » fameux négociant(l.6) ». Pour l’esclave, il représente son maître(l.6). Lorsque Candide aperçoit l’esclave, il le trouve dans une situation physique, morale et vestimentaire abominable, innommable: »étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite ».(l.2,3). Les raisons de cette barbarie sont tout d’abord »l’usage », on distribue un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. A la sucrerie, si toutefois la meule vous attrape le doigt, on vous coupe la main, et si vous vous enfuyez, on vous coupe la jambe. (l.9 à 12). Le lien logique entre ces deux propositions subordonnées est la conséquence.

2) Une relation injuste:



Puiser dans le patrimoine narratif des « textes fondateurs »!

La Bible, livre sacré de deux grandes religions monothéistes, tire son nom DU grec « ta biblia »qui signifie « les livres« : aussi bien des livres de tailles différentes, de genres littéraires variés( chroniques historiques, récits, contes, poèmes, proverbes, textes de lois), écrit par de nombreux auteurs qui parfois  se contredisent entre eux, et dont la rédaction s’étale sur presque un millénaire.

La Bible procède de la tradition orale. Elle a d’abord été transmis de bouche à oreille dans des tribus nomades, récits qui puisaient à des sources mythiques très anciennes.

Les plus anciens manuscrits sur papyrus qui nous soient parvenus ont été découverts, près de la  Mer Morte en 1947, et datent du 1er siècle avant J.-C. Les textes bibliques , dont les plus anciens remontent au Xème siècle avant J.-C, seront lus et médités par les croyants , copiés et recopiés, d’abord par des scribes juifs ou chrétiens, puis par des moines copistes, avec un souci constant d’exactitude. Très rarement objet d’illustration dans la tradition juive, la Bible devient , en milieu chrétien, une source iconographique inépuisable. C’est d’ailleurs , au Moyen Age, que les Bibles seront enluminées. Et la Bible sera le premier ouvrage imprimé par Gutemberg; c’est aussi le plus lu dans le monde!

Le point de vue du Narrateur: une perception troublée?d’après, Lokis, de Prosper Mérimée, 1868

Comment ne pas être troublé, lecteur de quatrième, par ce narrateur, témoin ou personnage de l’histoire, sans cesse stimulé par son imagination, qui sème le doute, dans nos esprits dans une atmosphère étrange, intensifiée par des éléments surnaturels?

Que savons-nous sur ce narrateur? ( Manuel p 42,43 )

C’est un narrateur linguiste: » Je me mis à repasser les verbes irréguliers lituaniens et à rechercher le sanscrit ». (langue classique de l’Inde ancienne), réputé, il est l’hôte dans le château du comte Szémioth en Lituanie. A son arrivée, il apprend indirectement la maladie mentale de la mère de son hôte par une confidence du docteur qui la soigne: cette femme a été enlevée le lendemain de ses noces par un ours, ce qui l’a rendue folle de peur. Elle a ensuite donnée naissance à un enfant- loup, mais au comportement étrange le comte lui-même…

La poésie « sculptée » de Miro…

Comme l’enseignement, la sculpture est une recherche sans cesse renouvelée, pour Miro, artiste universellement reconnu à qui le musée Maillol rend hommage . Ainsi le musée  rassemble pour l’occasion, 99 sculptures, 22 céramiques et 20 oeuvres sur le papier, provenant pour une majeur partie de la collection exceptionnelle de la Fondation Marguerite et Aimé  Maeght à Saint-Paul de Vence (que j’évoque amoureusement dans un article ancien sur mon blog!). C’est non pas l’artiste des constellations, des intérieurs hollandais ou des monochromes à être présenté mais bien l’artiste poéte! Semblable au poéte qui assemble les mots, il assemble des objets (une courge, une poupée, un embauchoir…) pour en faire des oeuvres. Ainsi Miro invente son propre langage, son « propre dictionnaire de formes ». Parmi les titres des sculptures, j’en évoquerai un :

« Monument dréssé en plein océan à la gloire du vent« , véritable invitation au voyage « fantasmagorique »!

Un face à face troublant avec le fantastique!

Le mot »fantastique » vient du latin fantasticus(irréel, imaginaire), lui-même issu du grec fantasma(fantôme, vision).


Les précurseurs du genre sont les romans noirs de la fin du XVIII ème siècle, où règnent la terreur et le surnaturel dans de sombres châteaux médiévaux,par exemple: Le Château d’Otrante
de H. Walpole. Les Mystères d’Udoplphe de A. Radcliffe.
Mais le genre a véritablement été « lancé » au XIXème siècle par les Contes fantastiques d’ Hofmann, en particulier le célèbre Frankeistein de M. Shelley. Les écrivains romantiques ont vu, dans ce genre de récits, une manière de contester la toute puissance de la raison et les règles mises en place par la littérature classique du XVIIème siècle, qu’en dîtes-vous?

Les principales caractéristiques :

La forme brève de la nouvelle est particulièrement adaptée au genre fantastique  qui repose sur la confrontation de deux éléments : un personnage et un élément perturbateur d’origine surnaturelle.

On retrouve souvent dans ces récits, le schéma narratif suivant (que vous connaissez!)

1) Une situation initiale ancrant dans le réel un personnage banal sans qualités particulières.

2) Une perturbation qui débouche sur la confrontation du personnage avec un phénomène irrationnel exterieur ( monstre, magicien, vampire, sorcier…) ou interieur (dédoublement, hallucinations).

3) Une situation finale qui ne ramène pas à la paix ni à la stabilité de la situation initiale.

Voltaire ou le combat pour la tolérance!

VOLTAIRE

Voltaire  (1694_1778)

Voltaire, dés sa jeunesse, critique les valeurs de son époque . Ses prises de position contre la morale, le font emprisonner durant onze mois à la Bastille. Il s’exile en Angleterre et découvre un régime où la liberté de pensée est reconnue. Il en devient un fervent partisan. De retour en France, il écrit Les Lettres philosophiques qui sont brûlées par décision de justice. Menacé d’emprisonnement, il  se réfugie en Hollande. Durant quinze ans, il est obligé de publier dans une semi-clandestinité. Il achète une propriété à la frontière suisse où il écrit en 1763 son Traité sur la tolérance. Défenseur des grandes causes, il lutte pour la réhabilitation des victimes d’erreurs judiciaires comme Calas( accusé à tort d’avoir tué son fils qui voulait se convertir au catholicisme, est condamné à mort)ou les Sirven, ou les victimes du fanatisme comme le chevalier de la Barre. Il milite pour l’abolition complète de la servitude en France.

La littérature des philosophes:

Au XVIIIè siècle, beaucoup d’écrivains et d‘hommes de science sont persuadés qu’on peut améliorer l’homme en luttant contre les préjugés et l’ignorance. Ces hommes qu’on appelle les philosophes condamnent à travers leurs écrits tout ce qui représente une entrave au droit, à la justice, au bonheur. Leurs textes très souvent critiques, subissent la censure. Contes, lettres, articles, textes se moquant des institutions, constituent pour Montesquieu, Voltaire , Diderot des armes qu’ils utilisent contre leurs adversaires: les censeurs,la hiérarchie religieuse, les partisans de la monarchie absolue, les tenants d’un ordre moral rigide . De cet esprit de justice naîtra la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789.

L‘art de la critique

Comme les autres philosophes, Voltaire a constamment critiqué les institutions politiques, religieuses et juridiques de son époque. Pour échapper à la censure et mettre les « rieurs » de son côté, il utilise tous les procédés de l’humour : la dérision(mépris qui vise à ridiculiser), la raillerie(la plaisanterie), l‘ironie(moquerie qui consiste à dire le contraire de ce que l’on pense et de le laisser entendre à la personne visée), le burlesque(comique proche de la farce), le paradoxe( opinion contraire à l’opinion générale), le jeu de mots, l’absurde( manière de voir fondée sur l’invraisemblable), la satire ( critique faite sur le ton de la moquerie), l’exagération (volonté de dépasser la mesure), l’anachronisme (confusion des époques).

1OO ans d’édition, d’engagement, de découverte de grands auteurs de la littérature auprès de Gallimard!


Du coin du Boulevard Raspail, à Paris, on peut apercevoir la façade de la plus prestigieuse maison d’édition: Gallimard. En tendant l’oreille, une chanson de Charles Trénet, s’impose à nous : « 
Longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes aient disparu, leur chanson court encore dans les rues… Avec un peu d’imagination, on peut croiser quelques auteurs de la pléiade et se retourner sur leurs pas :

Nos pensées sont tournées vers l’ORIENT…

Quel spectateur sommes- nous, face au désastre que connaît le Japon?

Effrayé, anéanti, éclairé, solidaire ?

Ce désastre réveille nos consciences et nous éprouvons du respect, face aux efforts humains incommensurables déployés.

Il conjugue de manière dramatique deux phénomènes: la vulnérabilité de l’archipel, du Japon, face aux séismes, dure réalité auxquelles le pays est confronté depuis la nuit des temps et le risque présenté par l’énergie nucléaire. Comme dans le cas des tsunamis et autres calamités naturelles dans le monde ou bien d’actions qui sont le fait de l’homme, ces tragédies demeurent gravées dans nos mémoires.

L’histoire contemporaine du Japon «  ambigu » comme le qualifie l’humaniste et prix Nobel de Littérature, Kenzaburô Ôé, dans les valeurs qu’il défend .

Comment ne pas prendre en compte trois faits: les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, les irradiations de Bikini et les explosions dans les installations nucléaires. Nos regards convergent vers ces morts à qui nous devons fidélité et dignité!

L’épistolaire ou le goût d’écrire!

Au XVIIIè siècle, le roman épistolaire se développe: les personnages échangent une correspondance dans laquelle ils racontent leurs aventures, les évènements qui constituent l’intrigue romanesque. Ce procédé renforce l’effet réel, d’authenticité du récit:mêmes si les lettres ne sont pas de vraies lettres, elles sont présentes comme telles.

« De Madame de Sévigné

à M.de Pomponne                                  Lundi 1er décembre 1664.

« Il faut que je vous conte une petite historiette, qui est très vraie et qui vous divertira. Le roi se mêle depuis peu de faire des vers. MM. de Saint -Aignan et Dangeau lui apprennent comme il faut s’y prendre. » Extrait Madame de Sévigné, Lettres, 1726(posthume).

Les Contraintes de la lettre:

La lettre est une forme de communication qui possède des règles d’écriture et de composition particulières: indication du lieu et de la date d’écriture, émetteur, destinataire, formules d’ouverture et de clôture, mise en page .

Il faut avoir conscience que la lettre est une forme de communication différée; en effet, l’émetteur et le destinataire ne sont pas présents dans le même lieu, au même moment. Le destinataire lit le courrier quelques jours après que l’émetteur l’a écrit . Aujourd’hui l’e-mail(ou courriel), parce qu’l permet une communication instantanée, modifie les règles de la communication différée.

Les Différentes formes de la correspondance:

La correspondance peut être privée, intime: ce sont les lettres écrites à la famille, aux amis, aux proches, à l’être aimé…Elle peut être au contraire officielle, publique, comme les lettres adressées à une entreprise, à une administration, à un service de vente ou bien de réclamations.

Les Thèmes de la correspondance:

Parmi les thèmes les plus fréquents de la correspondance privée figurent l’amour, et les sentiments variés qui accompagnent: la joie d’être ensemble, la douleur de la séparation, le chagrin ou le sentiment d’abandon. Ainsi cette correspondance permet l’expression de soi et le partage d’émotions.

Les ressources de la langue:

Pour la rendre expressive, on a recours  aux phrases exclamatives, interrogatives; aux phrases non verbales parfois; aux points de suspension; à des figures de style ( comparaison, métaphore, répétition…)

En conclusion:

La correspondance privée répond à un besoin de communiquer et un goût de l’écriture qui s’inscrit fortement dans les relations entre les hommes.

Les « N ième » MOTS à CONNAÎTRE!!!

A  COMME…

ACTE : Division d’une pièce de théâtre classique, qui correspond à un changement de décor. C’est une partie qui marque une étape importante de l’intrigue.


ALLITERATION: Répétition de consonnes prononcées dans une suite de mots rapprochés, spécialement en poésie.


AMPLIFICATION ( figure de style): Gradation, hyperbole.

_Gradation : énumération de mots ou expressions qui suivent une progression.

_Hyperbole: mise en relief d’une idée par un mot ou une expression exagérés.


ANALOGIE (figure de style:comparaison,métaphore, métonymie).

_Comparaison: figure qui consiste à rapprocher deux mots grâce à un mot de liaison (comme, pareil, semblable…)Les deux mots ont un point commun clairement exprimé.

_Métaphore : figure qui consiste à rapprocher deux mots qui ont un point commun, mais sans mot de liaison. Les deux termes échangent leur significations qui s’enrichissent mutuellement.

_Métonymie: figure qui consiste à désigner le tout par une de ses parties.


ARGUMENT : raison convaincante donnée à l’appui d’une thèse qu’on défend.

ARGUMENTATION: procédé visant à convaincre ou à persuader.


ASSONANCE:répétition de voyelles prononcées et non simplement écrites.


ATTENUATION: (figure de style:litote, euphémisme, prétérition).

_Euphémisme: atténuation d’une expression jugée trop crue, trop choquante.

- Litote: figure qui consiste à formuler une idée de manière apparemment atténuée.

_Prétérition: figure par laquelle on déclare ne pas vouloir parler de quelque chose tout en parlant néanmoins.

AUTEUR: personne réelle qui produit une oeuvre(texte ou image, film, musique), alors que le narrateur d’un récit est imaginaire, produit par le texte.


Le XVIII ème siècle ou le « siècle des lumières ».(1700_1800)




Le XVIIIè siècle est marqué par l’intense activité intellectuelle des écrivains et des philosophes: c’est ainsi que le siècle prend le nom de »siècle des lumières ».

LES MUTATIONS ECONOMIQUES et SOCIALES:

L’Angleterre offre un modèle de monarchie parlementaire et de développement agricole,industriel et commercial. La prospérité économique de l’Europe se fonde sur la colonisation (Amérique, Afrique, Extrême-Orient). L’apport scientifique français est très net dans de nombreux domaines : la chimie (Lavoisier), les mathématiques(Monge), la botanique (Jussieu).

L’ESPRIT CRITIQUE :

Les découvertes scientifiques encouragent l’esprit critique. Les philosophes luttent contre les préjugés, se fient aux lumières de la raison, font avancer les idées de bonheur et de progrès.Entière confiance en la raison humaine chargée de résoudre tous les problèmes, parfois même au détriment de l’art. Le sens de l’observation, fondé sur le modèle des sciences, définit la démarche du philosophe

LA VIE LITTERAIRE :

Diderot fut l’animateur et le principal rédacteur de l’Encyclopédie. Puissant effort de vulgarisation pour mettre à la portée d’un large public toutes les branches de la connaissance.

C’est la littérature d’idées qui prédomine : Contes philosophiques (Voltaire, Candide, 1759°, essais politiques (Montesquieu, De l’esprit des lois 1748; Rousseau, Le Contrat social, 1762) ; Encyclopédie (Diderot et d’Alembert , 1751_1780).

Le théâtre qui fait preuve d’une grande liberté d’expression (Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, 1784), annonce la Révolution de 1789.

Définition du genre contes de fées et ingrédients !

Le conte de fées trouve ses origines dans des mythes et  des légendes aux motifs universels. Resté longtemps dans la tradition orale, il se transmet de bouche à oreille par des générations de conteurs lors de veillées populaires et familiales. Le merveilleux imprègne la littérature médiévale, présentant déjà quelques éléments féériques. Si les premiers contes écrits apparaissent en Italie à la Renaissance. C’est avec Charles Perrault que naît un véritable genre littéraire. Les fées sont à la mode dans les salons :  » les contes des bonnes femmes » deviennent  » contes de précieuses ». Cette vogue connaît un renouveau au XVIII è siècle avant que le chevalier de Mayer ne dresse le  » tombeau des fées » à la veille de la Révolution française . Parallélement à la collecte scientifique des contes populaires allemands entreprise par les frères Grimm, la création littéraire même se renouvelle au XIX è siècle avec Andersen et le romantisme culminant à la suite de Lewis Caroll dans de véritables romans féeriques.

Les contes de fées se définissent par leur ossature, leur structure narrative. Généralement un héros ou une héroïne subissant un malheur ou  un méfait , doit traverser un certain nombre d’épreuves et de péripéties, qui souvent mettent en cause son statut ou son existence, pour arriver à une nouvelle situation stable, très souvent le mariage ou l’établissement d’une nouvelle vie .

Annie Girardot, actrice prestigieuse du cinéma français: révérence!

Festival du latin et du grec à la Sorbonne!


Prenez votre agenda et retenez les dates suivantes le 18, le 19 mars, on célébrera le latin et le grec. Que vous soyez hélléniste, latiniste ou pas, c’est la fête!

Au programme:
A  y regarder de près, la littérature grec et latine touchent au vif des goût et des préoccupations de nos contemporains : poésie savante, livres de science pure, les formes de la prose littéraire appliquées à l’expression des idées morales , philosophiques, religieuses, tout cela est aussi moderne qu’antique  et nous aide à comprendre le siècle où nous vivons ?

 » Il était une fois… »Le CONTE: étude d’une forme traditionnelle de la narration.

ILLUSTRATIONS de CONTE par GUSTAVE DORE.


Destiné à être raconté et transmis oralement ( selon une tradition ancienne ), le conte peut prendre des formes  diverses: Conte merveilleux, conte fantastique,conte philosophique, avec des éléments invariables.

Une STRUCTURE RECURRENTE :

Le schéma narratif comporte une situation initiale harmonieuse perturbée par un élément perturbateur. Lisez ce début de conte!

 » Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu’on eût su voir; sa mère en était folle et sa grand -mère plus folle encore. Cette femme lui fit faire un petit chaperon rouge, qui lui seyait bien, que partout on l’appelait le Petit Chaperon rouge. » d’après Les Contes en prose de Charles Perrault.

Ce déséquilibre provoqué est atténué par un nouvel élément qui conduit à rétablir l’équilibre.

Les PERSONNAGES sont importants par la fonction qu’ils remplissent dans le conte: héros, objet (objectif fixé), donateur (qui donne au héros  ce qu’il cherche), destinataire ou bénéficiaire (celui pour qui combat le héros), adjuvant ( qui apporte une aide au héros), opposant ( qui entrave le héros).

Le conte aussi reproduit des situations familiales et sociales et traduit des modes de fonctionnement ethnologiques( vie des groupes humains) et anthropologiques ( comportements spécifiquement humains).)

Les DIFFERENTS CONTES et leurs FONCTIONS:

Les CONTES MERVEILLEUX, ceux des MILLE et une NUITS, ceux de GRIMM, de PERRAULT, d’ANDERSEN, mettent en place des pouvoirs magiques, ceux des fées ou ceux des sorcières. Ils expriment les rêves des hommes .

Les contes philosophiques qui se sont développés au XVIIIè siècle, ont une vocation différente. Evoquant  la réalité historique (l’esclavage des nègres par exemple dans Candide ou l’optimisme de Voltaire), ce sont des oeuvres de contestation qui utilisent la forme du conte (épisodes narratifs brefs, appel à l’imaginaire, utilisation du merveilleux) dans une perspective dénonciatrice. Sous une forme détournée et ironique, le récit fait réfléchir sur des fonctionnements sociaux inacceptables. Au XIX è siècle, le conte connait un vif succès avec le développement des contes fantastiques et des récits réalistes ou naturalistes de Maupassant. Dans ces derniers, c’est bien un fait divers dramatique qui se trouve développé avec une mise en relief de certains mécanisme humains (violence, jalousie, envie, cruauté…)

On peut aussi citer les contes traditionnels africains, issue de la tradition orale qui transmettent une culture. Mais aussi les contes russes, les contes .. chinois.

Tournez les pages du petit album :un séjour à Amsterdam plein de charme et d’émotion!

Promenade en vedette le long des canaux ombragés où s’alignent des riches maisons hollandaises aux frontons baroques…

Le « canal du prince », le plus long des trois canaux du Grachtengordel, célèbre le souvenir de Guillaume l’Orange( héros de la révolte contre les espagnols en 1572). Ce canal fut conçut comme un axe de circulation marchande le long duquel s’entreposaient entrepôts dont celui d’Otto Frank.

Circuler à Amsterdam en bicyclette fait partie d’un art de vivre!

Atmosphère chaleureuse d’un café.