Le Feu de Henri Barbusse

Par Paula, 1ère L2 (lycée Van Dongen)

L’auteur

C’est en 1916, pendant son séjour dans les hôpitaux, qu’Henri Barbusse, soldat d’escouade de la première guerre mondiale, a écrit son livre Le Feu publié par les éditions Flammarion en novembre 1916. Ce livre remportera aussitôt le prix Goncourt. Considéré comme un chef d’oeuvre de la littérature de guerre, ce roman épique est l’un des témoignages les plus vrais et pathétiques des Poilus de cette première guerre mondiale. (insuffisant, à étoffer)

Résumé

L’auteur est un poilu qui a vécu la guerre du côté francais durant l’année 1915. Son roman est une partie de sa vie pendant la guerre. La plupart du temps, les scènes se déroulent dans les tranchées ou pendant le repos des combattants. L’auteur retranscrit les conversations de ses amis de guerre, pour dévoiler leurs sentiments face à toute l’horreur qu’ils vivent. (insuffisant, à étoffer)

Critique

Cet ouvrage est relaté du point de vue d’un Poilu. Henri Barbusse est l’un des premiers parmi les écrivains de la génération du Feu, a avoir osé raconter la réalité de cette guerre, perçue de l’intérieur.

– le langage des poilus : dans les dialogues, l’auteur retranscrit le langage de ses frères. Les poilus ont perdu leur propre langage, et s’en sont inventé un nouveau, adapté aux réalités des tranchées.

– les sentiments et les sensations des poilus : leurs tristesses, joies et émotions sont évoquées de façon à croire que l’on y est intégré réellement. Par exemple, Henri Barbusse décrit avec précision le sentiment de petitesse qu’éprouvent les combattants face à la guerre, et ressuscite avec authenticité leurs sensations lorsqu’ils sont frolés par les rats, hantés par la même odeur de cadavres… Il retranscrit et dévoile toute l’horreur vécue dans les tranchées. Il soumet le lecteur aux tensions des combats les plus intenses, il témoigne du supplice de l’attente lors des guets et la proximité de la mort quotidienne. Le dégoût, la perte de confiance, la peur, le sang, la haine, tout ce que les soldats n’ont pu exprimer en revenant de la guerre est magnifiquement raconté dans ce roman. On découvre aussi l’arrière des tranchées, les situations de repos : les poilus se sentent paisible et craignent le retour au tranchées. Même dans la misère la plus complète, on retrouve un minimum de gaité chez ces hommes – cela m’a paru réaliste.

– un récit précis et détaillé du sacrifice de toute une génération d’hommes.

Moi qui ne suis que très peu attiré par les livres sur la guerre, j’ai trouvé ce roman plutôt facile à comprendre, bien écrit et prenant. C’est un témoignage pacifiste important, fondé sur le quotidien, avec tantôt des bribes de souvenirs, tantôt des anecdotes. L’histoire est très sentimentale et un lien fort se créée entre les personnages, Henri Barbusse et le lecteur. Comme glissé dans un clan, on se met facilement à la place des personnages. Toutefois, je n’ai pas entièrement aimé ce livre. L’auteur s’exprimant dans le langage familier des poilus, cela rend parfois la lecture un peu difficile. L’histoire en elle-même paraissait plutôt longue et sans trop de rebondissements. Ce témoignage reste néanmoins très intéressant car cela concerne nos aïeux et retrace une partie de leur vie mémorable. Je le conseille à tous, surtout aux fanatiques de livres sur la guerre, à ceux qui aiment se mettre dans la peau des personnages, ceux qui sont passionnés par les émotions et les sentiments…

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