Les Thibault III, L’été 1914 de Roger Martin du Gard

Par Julie, 1ère L2 (lycée Van Dongen)

L’auteur

Roger Martin du Gard est un écrivain français né en 1881 qui a dans ces romans, comme dans Jean Barois ou dans la saga Les Thibault, dans ses pièces de théâtre comme Le testament du père Leleu, Farce paysanne, décrit son temps et relié l’histoire à des crises individuelles. Pour l’ensemble de son œuvre il reçut en 1937 le prix Nobel de littérature. Citation de Roger Martin du Gard : » Je ne peux pas admettre la violence, même contre la violence ».

Les Thibault est une saga de romans composé de 10 parties : Le cahier gris, Le pénitencier, La Belle Saison; La Consultation ; La Sorellina ; La Mort du père ; L’été 1914 (début, suite et fin); Epilogue.

Nous allons ici nous intéresser à la première partie de l’été 1914, c’est à dire du 28 juin au 26 juillet.

Résumé

L’histoire se déroule à Genève où on découvre Jacques Thibault, un jeune écrivain français issue de la bourgeoisie. Il fait partie d’un groupe de révolutionnaires socialistes constitué d’intellectuels venant du monde entier qui se réunissent  pour parler de changement, de politique, de modernisation, de révolution. Le « chef » est Meynestrel, le Pilote. Jacques a un frère, Antoine, médecin qui vit à Paris dans la maison de son père récemment décédé. Envoyé en mission à Paris, il décide de lui rendre visite et de lui parler de la guerre qui approche. Les deux frères ont une longue discussion au cours de laquelle ils s’opposent : en effet Antoine ne croit pas qu’une guerre soit possible, ce qui énerve Jacques qui, emporté par ses émotions, ne réussit pas réussi à exposer son point de vue. Antoine a du mal à comprendre son frère, comme par exemple le fait qu’il refuse l’héritage de son père.

Jacques rentre à Genève rapporter les nouvelles de France et est aussitôt renvoyé à Paris par le Pilote qui lui dit qu’il aura peut être besoin de quelqu’un là-bas. De retour à Paris il passe voir voir son frère qui est appelé pour une urgence : M. de Fontanin a tenté de se donner la mort dans un hôtel, c’est sa fille Jenny qui vient demander l’aide d’Antoine. Jenny aperçoit alors Jacques, ils se connaissent et ont eu des sentiments l’un pour l’autre, mais c’était avant que Jacques fasse une fugue avec une autre fille et parte à Genève. Jacques et Jenny sont confus de cette rencontre inattendus et un froid glacial naît entre eux. Daniel, le frère de Jenny et ami de Jacques qui fait son service militaire à ce moment là, obtient une permission de quelques jours pour venir au chevet de son père mourant. Pendant ce temps là la situation politique ne cesse de se dégrader et la guerre se fait sentir de plus en plus proche. Jacques se rend de temps à autre au journal l’Humanité où les rédacteurs le renseignent sur l’évolution du conflit. En raccompagnant Daniel à la gare à la fin de sa permission, il revoit Jenny et lui avoue ses sentiments, elle refuse de l’écouter au début puis finit par lui avouer qu’elle aussi l’aime, ils décident de se retrouver le lendemain chez elle.Après avoir appris quelques nouvelles et discuté avec d’autres socialistes, il prend conscience que pour se battre il lui faudrait des moyens. Il se décida alors à récupérer sa part de l’héritage, ce que son frère accepte sans discuter. Jacques se rend alors chez Jenny, elle n’est pas chez elle, il décide donc de l’attendre.

Critique

L’ouvrage nous montre tout d’abord un aspect politique de la guerre, ou plus précisément de l’avant guerre. On assiste à l’approche de la guerre montrée par des évènements qui ont vraiment eu lieu comme l’attentat de Sarajevo, et par des personnes qui ont vraiment existé  comme Jean Jaurès. Il évoque l’Europe entière, les conflits Serbes, les grèves en Russie, les alliances, les menaces entre états , les raisons de la guerre. Ce livre nous montre également les mentalités de l’avant guerre en nous montrant deux frères, Jacques et Antoine, qui n’ont pas du tout le même regard sur la situation. Jacques veut une révolution et s’attend à ce qu’une guerre éclate ; Antoine ne pense pas que la guerre soit possible car pour lui les dirigeants font tout pour maintenir la paix et ce qui l’interesse avant tout c’est de pouvoir exercer son métier sans que rien autour ne le gêne. On voit aussi qu’à Paris les gens ne se doutent pas que la guerre peut être déclarée et que les journaux préfèrent parler de l’affaire Caillaux en première page plutôt que des conflits en Autriche qui sont minimisés.

J’ai trouvé dans ce livre, qu’il y avait des passages assez difficiles à lire car il y a beaucoup de descriptions,de nombreuses explications sur la situation géopolitique, qui ont tendance à faire décrocher. Cependant ces passages sont nécessaires et nous font entrer dans l’histoire. Les personnages sont attachants, le fait que malgré toutes leurs différences, ils tentent de garder un lien alors qu’ils ont parfois du mal à se comprendre, qu’ils ne partagent pas les mêmes opinions, comme Jacques avec son frère mais aussi avec son ami Daniel, rend le livre intéressant. On a envie de lire la suite pour savoir comment ils réagiront pendant la guerre : est-ce qu’elle va les rapprocher ou au contraire les opposer?

Sources : Dictionnaire Larousse www.evene.frhttp://www.proverbes-citations.com/martindugard.htm

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