Un long dimanche de fiançailles, Sébastien Japrisot

De Mélissa (1ère L2 – Lycée Van Dongen)

L’auteur

Sébastien Japrisot, scénariste, traducteur et romancier, de son vrai nom Jean-Baptiste Rossi, est né en 1931 à Marseille et mort en 2003. Issu d’une famille d’immigrés italiens,il fait des études chez les jésuites et publie son premier roman à dix-neuf ans, un ouvrage sulfureux évoquant une relation amoureuse entre un collégien et une religieuse (Les mal partis, 1966). Il écrit ensuite une dizaine de romans, dont la plupart sont adaptés avec succès au cinéma (Compartiments tueurs, L’Eté meurtrier, Un long dimanche de finaçailles…). Ce dernier roman, publié en 1991, reçoit le Prix interallié.

Résumé

C’est l’histoire de cinq soldats qui refusent de faire la guerre et qui veulent rentrer chez eux pour revoir leur famille et échapper à la dureté des combats. Ils se mutilent volontairement en espérant obtenir une permission, mais ils sont tous les cinq pris sur le fait, et condammés à mort. Mathilde, la petite amie de l’un d’entre eux, nommé Manech, est avertie de l’arrestation de son époux par Daniel Esperanza ,l’homme chargé de guider les condamnés sur le lieu des bombardements. Elle ne veut en aucun cas croire en la mort de son fiancé et enquête afin de pouvoir le retrouver. La fiancée de l’un des cinq comdamnés, Tina Lombardi, est guillotinée pour avoir tué un officier, qu’elle tenait responsable de la mort de celui qu’elle aimait. Après des années de recherches, Mathilde parvient à retrouver Manech, grâce à un homme qui lui a porté secours sur le champ de bataille. Mathilde retrouve enfin son fiancé sous un autre nom et amnésique. Il est le seul survivant des cinq.

Critique

Ce roman montre la dureté de la guerre pour ces soldats condamnés à mort pour avoir tenté de fuir. On se rend vite compte que ces soldats étaient opprimés, et qu’ils ne pouvaient pas échapper à la mort, d’une manière ou d’une autre, que ce soit sous les bombardements des soldats allemands, ou par la peine de mort qui leur était infligée par leur propre camp s’ils tentaient de fuir. On voit aussi que la guillotine était utilisée pour rendre la justice : cela montre à nouveau dans quelle société difficile et meurtrière les gens de cette période vivaient.

J’ai été touchée par le combat d’une femme pour retrouver son fiancé. Ce roman démontre que lorque l’on aime vraiment quelqu’un et lorsqu’on y tient, on fait tout son possible pour le retrouver. Je trouve également que ce roman est très intéressant car il raconte clairement la réalité de la guerre, précisement lorsqu’il s’agit de désertion : il montre que la guerre était réellement horrible,que la mort guettait à tout moment les soldats français, y compris dans leur propre camp.

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