N’allez pas croire qu’ailleurs l’herbe soit plus verte…Elle est plus loin et puis c’est tout./ Murielle Levraud
adultes, lycée 25 octobre 2007, 17:31Le titre m’a plu. La couverture aussi (un mouton mauve chaussé de bottines sur un fond vert prairie, ça ne s’oublie pas). C’est…comment dire…un bonbon à la menthe : vert, sucré, léger, rafraîchissant…
Définitivement loufoque. Sans prétention, mais parsemé de petites trouvailles.
On suit les tribulations des habitants de Bassebourg, une petite ville coincée entre deux collines, à travers une succession de portraits et d’anecdotes qui s’imbriquent pour constituer un tableau original avec l’arrivée d’un élément extérieur: Judith.
Les personnages sont caricaturaux, un peu comme des marionnettes dans un décor de pâte à modeler et c’est justement ça qui est drôle. On se laisse prendre au jeu…ou pas.
Moi j’ai adoré emprunter les chemins caillouteux de Bassebourg, rencontrer ses habitants décalés, humer son vent de folie et observer ses « arbres craintifs »…
« L’inclinaison qu’on peut observer chez ces arbres-là est tout à fait révélatrice, même pour un botaniste du dimanche. Les arbres des plaines et des montagnes poussent droit vers le ciel avec fierté. Les arbres des littoraux poussent penchés sous le vent, mais poussent avec fierté quand même, ils résistent. Les arbres de la colline Sainte-Adèle poussent à genoux et sur le dos, penchés sur la pente en une inclinaison suppliante adressée à la vieille église Sainte-Adèle. On n’a jamais vu un arbre s’enfuir, mais à Bassebourg, si on laissait le choix à ceux de cette colline, ils iraient pousser ailleurs, et tout droit. »
Elfie
Compteur
25 octobre 2007 à 18:48
miam ! ça donne envie ! une petite sucrerie de vacances ?