J’ai laissé passé pas mal de temps avant de me décider à ouvrir ce roman… Je ne lisais que d’excellentes critiques mais cette idée d’un « roman écologique » ne m’attirait pas plus que ça… J’avais peur d’un livre facile, prêt-à-plaire à tous, ados et adultes. Formaté. Et puis… pressée par copines, je me suis laissée convaincre… Et j’ai plongé !
Je me suis laissée complètement guidée par ce petit bonhomme d’à peine un millimètre, je l’ai suivi dans sa course à travers l’arbre, j’ai vu son univers changer au cours des saisons, j’ai admiré les paysages, vécu les histoires d’amour, et ri ! Car c’est un livre rempli d’humour, de jeux sur la langue française, on y trouve des tas d’explications saugrenues sur l’histoire d’expressions courantes. Et en cela ce roman sort bien du lot des romans d’héroïc fantasy, formatés à l’américaine avec un humour, certes plaisant, mais que l’on retrouve partout. Ici, on s’éloigne un peu des codes habituels et cela fait l’effet d’un bol d’air frais. J’avais ressenti la même chose à la lecture de Le dernier elfe de Silvana de Mari : on sentait en toile de fond l’influence d’une littérature autre, la littérature italienne, avec un humour aussi très original et même plus direct et franc que celui de Timothée de Fombelle.
Bref, Tobie m’a donné du baume au cœur, m’a fait rêvé en ces temps de fatigue et de lassitude hivernale. Finalement, on peut voyager sans aller bien loin… Et qui peut lire Tobie et résister à la tentation de s’approcher des arbres d’un peu plus près, pour voir, au cas où ?…
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