oct 21
Joachim et ses parents vivent dans une sorte d’eden familial et sylvestre. Ils se promènent en forêt, se baignent dans le lac et passent leurs soirées ensemble, au coin du feu dans leur douillette maison de bois. Un soir, par la fenêtre, Joachim aperçoit trois ombres de cavaliers sur la colline. Elles ne partiront plus. Chaque jour plus proches elles s’évaporent pourtant quand le père de Joachim s’avance vers elles. Sa mère comprend très vite qu’il ne sert à rien de lutter : les ombres ne repartiront qu’avec Joachim. Le père entre dans une rage folle à l’annonce cette nouvelle et décide de fuir, son fils dans les bras, de l’autre coté du fleuve…
Voici une bande dessinée qui emporte, voire emprisonne dans son univers, son émotion. De même que les personnages avancent vers un destin inéluctable, le lecteur et amené vers le dénouement sans pouvoir offrir aucune résistance. Le graphisme est porteur d’une force envoûtante (bien plus que le scénario, plus inégal à mes yeux). Il bouge, se déstructure, se modifie, revient à son trait initial au rythme des sentiments des personnages en lutte contre leur destinée.
Un beau moment d’émotion donc, et certaines pages magnifiques qui restent longtemps présentes à l’esprit…
oct 15

photo credit: mysi with the ears
Le jeune Peter grandit dans l’Allemagne des années cinquante auprès d’une mère distante. De son père il ne sait rien si ce n’est qu’il serait mort pendant la guerre. C’est pourtant chez ses grands-parents paternels qu’il passe toutes ses vacances, en Suisse, et c’est là qu’il goûte aux petits plaisirs de la vie. Des grands-parents relecteurs pour une collection de littérature populaire, et qui fournissent le petit Peter en papier de brouillon avec ces épreuves corrigées au dos desquelles il dessine ou fait ses devoirs. Malgré l’interdiction formelle de lire le recto de ses brouillons, Peter est un jour intrigué par l’un de ces récits. Il y est question d’un soldat prisonnier en Sibérie… C’est le point de départ d’une quête pour assembler les morceaux de cette histoire liée à sa propre vie et au passé de sa famille.
Un roman initiatique, le périple d’une vie, d’Allemagne en Suisse en passant par les Etats-Unis puis l’ex RDA, à travers l’Histoire de l’Allemagne. Et toujours en filigrane l’Odyssée d’Ulysse…Un récit surprenant, qui brouille les pistes (« Mais d’ailleurs, tenons-nous à tout savoir précisément? »), truffé de références littéraires et historiques allemandes et de réflexions sur la justice, la vérité, la culpabilité. Intéressant aussi pour les germanistes, mais plutôt adultes ou grands lycéens…
« Je songeai à un vieil ami qui sait désigner et détailler comme personne les étoiles et les constellations. Il invente tout, mais même quand on le sait, c’est un plaisir de l’écouter. Parce que nous ne serions pas plus avancés avec les vrais noms? Parce qu’il s’agit simplement en donnant des noms et des significations, de rendre familier l’immense scintillement du ciel étoilé ? »
oct 14
Pour mon premier article ici, je vais vous parler de la Belgariade une série fantastique signé David Eddings. J’ai pu lire la série seulement cet été parce que ma soeur me jugeait trop jeune lorsque j’étais en 5°, et en 4° j’ai pas trop eu le temps.
Garion, le héros de la série, vit avec sa tante Pol dans une paisible ferme. Parfois, un vieux conteur passe et Garion est fasciné par toutes ses histoires. Il vit donc assez innocemment jusqu’au jour où il part avec sa tante Pol, « sire Loup » (comme il appelle le vieu conteur) et Durnik le forgeron. Les voilà partis pour une longue aventure qui va les mener travers tout le royaume du Ponant et même au-delà. Il vont trouver des alliés précieux et des enmemis parfois aussi cruels que doués.
Dans ce monde que les dieux on créé deux prophéties s’affrontent : l’une rapportrait l’équilibre qui a été troublé et l’autre qui mettrait le dieu jaloux a la tête de tous, ce dieu mal aimé friand de sacrifices humains qui a détourné l’équilibre en volant l’obre d’Aldur, la pierre vivante.
Voilà une série fascinante avec son histoire captivante, ses mythes, ses pleuples si différents parfois les uns des autres avec leur cultures, des paysages variés, et surtout des personnages attachants avec leur superbe évolution. Moi j’en aime beaucoup mais j’ai un petit faible pour tante Pol.
Le tout est magnifiquement bien assemblé. Je vous le conseille vivement.
Bérengère