Pour moi, le deuxième des quatre romans sélectionnés pour le prix Tam tam 2007.
Je sens moins d’engouement collectif sur internet que pour La fille Corneille. Les deux romans n’ont rien à voir, sont même complètement opposés par leur esprit. Dans La fille Corneille, on était en quête de vérité, de relations franches. Ici, nous entrons dans le monde de l’artificiel et du superficiel. « Le Too much » est le nom d’un resto super branché de New York (moi tout au long du roman j’ai vu en cadre de fond le restau de Beverly Hills la série qui occupa tant de mes samedis soirs…). Le lien est évident à faire : au Too much, on ne côtoie que des gens in, des « personnes importantes », belles, riches, ou en tous cas sous les feux des projecteurs. Dans ce cadre est posée une petite fille de onze ans, Clara Frankofile. Fille des restaurateurs, elle passe ses soirées à regarder la salle et à déterminer si parmi les personnes présentes il n’y aurait pas quelqu’un à dégrader au rang de « personne sans importance », ce qui la ferait immédiatement virer de restau.
J’ai bien accroché avec le personnage de Clara, qui fait la pluie et le beau temps dans le monde des célébrités new yorkaises. Sortant aussi juste de la lecture de Brooklin Follies de Paul Auster (dont je reparlerai certainement plus tard), j’ai aimé retrouver un roman purement américain. Enfin, je me suis délectée sur certaines inventions d’Ellen Potter, en particulier lors de la descritption de l’appartement de Clara et des ces pièces à jouer qui la transport chacune dans un monde à l’image du vrai (auquel elle n’a pas le droit de participer) : campagne, bord de mer, aube sur la ville, etc.
Pour le reste de l’intrigue par contre, je n’ai pas été emballée. Je trouve que ça part dans tous les sens, je n’ai réussi à m’attacher à aucun autre personnage, les péripéties sans queue ni tête m’ont agacée.
En fait, j’ai aimé le cadre, l’ambiance. Mais la trame… je la cherche encore !
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