“Le FMI” fait partie du chapitre Internationalisation des échanges et mondialisation au programme de Terminales ES. Stéphane Alby, économiste Risque-Pays de l’Afrique francophone, l’explique dans cette vidéo, que vous pouvez publier librement sur votre blog.
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Le FMI est une organisation constituée de 185 Etats. Il est créé en 1944 par les accords de Bretton Woods, avec comme objectif de favoriser l’essor du commerce mondial, tout en préservant la stabilité financière internationale. Concrètement, le FMI octroie des prêts à des pays qui sont confrontés à des difficultés financières. En contrepartie, ces pays emprunteurs s’engagent dans une série de réformes qui sont destinées à corriger les causes de ces difficultés économiques. C’est ce que l’on appelle les plans d’ajustement structurel.
Son rôle a considérablement évolué ces trente dernières années. A son origine, les interventions du FMI devaient permettre de stabiliser les cours de chaque monnaie par rapport à l’or ou au dollar. Mais la disparition du système du change fixe en 1976 et, surtout, la montée de la crise de la dette des pays en développement au début des années 1980 se sont traduites par une redéfinition de ses fonctions. Dès lors, l’activité du FMI se concentre essentiellement sur la prévention et la gestion de crises financières, comme ce fut le cas au Mexique en 1982 ou en Asie en 1998. Plus récemment, le FMI avec la Banque mondiale participent au processus de désendettement des pays pauvres qui concentrent essentiellement des Etats africains.
Aujourd’hui, le FMI est confronté à de multiples défis. D’une part, sa sphère d’influence a diminué en raison d’une conjoncture internationale plus favorable pour les pays en développement. D’autre part, son mode d’organisation et ses interventions font l’objet de critiques. Les pays en développement reprochent essentiellement le caractère unilatéral et parfois inadapté des plans d’ajustement structurel ainsi que la forte domination des puissances occidentales au sein de l’institution. Il existe, à titre d’exemple, un accord tacite qui stipule que la présidence du FMI doit revenir systématiquement à un Européen. Néanmoins, cette situation apparaît de moins en moins tenable et, pour permettre une meilleure représentation des pays en développement au sein de l’institution, il est fort à parier que le président actuel du FMI devrait être le dernier Européen pour une longue période.
Les ressources
Encours des crédits du FMI
