Les avantages comparatifs
Internationalisation des échanges et mondialisation“Les avantages comparatifs” correspondent au chapitre Internationalisation des échanges et mondialisation du programme de Terminale ES. Sylvain Bellefontaine, économiste Risque-Pays de l’Amerique latine, définit cette notion dans cette vidéo, que vous pouvez publier librement sur votre blog.
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Activité : Coûts comparatifs : l’exemple de Ricardo sur Brises.org
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Le concept de l’avantage comparatif, formulé en 1817 par David Ricardo, est la théorie de base du commerce international. Contre les tentations protectionnistes de certains Etats, David Ricardo prône le libre-échange et la spécialisation des économies en fonction des avantages comparatifs. Selon lui, tout pays, même le plus désavantagé, aura intérêt à se spécialiser dans la production du bien pour lequel il a la plus forte productivité du travail, et donc le coût de production le plus faible. En pratique, l’Angleterre a mis en place ce principe au XIXe siècle au sein de l’empire britannique. L’Angleterre a sacrifié son agriculture, pourtant très productive, au profit de son industrie, notamment l’industrie du textile. Dans le même temps, l’Inde qui faisait partie de l’empire britannique et qui était le premier producteur mondial, a dû sacrifier son industrie textile. L’Inde avait bien un avantage comparatif dans le secteur agricole mais uniquement sur certains produits tropicaux tels que le thé. Dans les faits, ce sont les Etats-Unis qui, finalement, ont obtenu le rôle de grenier à grain de la Grande-Bretagne et non l’Inde qui a vu son industrie textile et son agriculture sacrifiées.
Au XXe siècle, des économistes comme Hekscher et Ohlin ont essayé de développer la théorie de Ricardo, en intégrant le facteur capital. Selon la loi de l’offre et de la demande, tout ce qui est rare est cher, et tout ce qui est abondant est bon marché. Dans ces conditions, un pays qui a une main-d’œuvre abondante, et donc un coût du travail faible, aura tendance à se spécialiser dans la production de biens relativement intensifs en facteur travail, par exemple le textile en Chine. A contrario, un pays relativement riche en capital, par exemple l’ensemble des pays développés, aura tendance à se spécialiser dans les productions de biens relativement intensifs en facteur capital, type automobile. Finalement, on s’aperçoit que la théorie de Ricardo répond à une part très faible des échanges internationaux puisque, aujourd’hui, le commerce international est dit majoritairement intra-branche, c’est-à-dire qu’il repose sur les échanges de biens de même type mais différenciés par leur qualité. Par exemple, l’Allemagne exporte des voitures haute gamme, alors que la Chine exporte plutôt des voitures d’entrée de gamme. Finalement, on peut dire aussi que les avantages comparatifs ne sont pas figés et que tout pays, notamment les pays en développement, les pays émergents, grimpe l’échelle des avantages comparatifs au fur et à mesure du développement de leur économie. Par exemple, la Chine qui, aujourd’hui, exporte des produits textiles, des jouets ou du petit électronique, d’ici à quelques années exportera des produits à plus forte valeur ajoutée.
Les ressources
Illustration du principe des avantages comparatifs au sein de l’empire britannique au XIXe siècle
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