L’investissement en R&D
“L’investissement en R&D” fait partie du chapitre Croissance, capital et progrès technique au programme de Terminale ES. Caroline Newhouse-Cohen, économiste du Japon, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, définit ici cette notion. Vous pouvez publier librement cette vidéo sur votre blog.
Les liens recommandés
Le programme officiel de Terminale ES
Le téléchargement
Le transcript
Il y a trois catégories de recherche-développement : la recherche fondamentale qui vise à acquérir des connaissances nouvelles, sans une implication pour un produit quelconque à trouver ; la recherche appliquée, toujours acquisition des connaissances nouvelles mais dans l’objectif de trouver des débouchés en termes de produits ; et puis il y a la recherche expérimentale qui, elle, à partir des connaissances existantes, recherche une implication directe en termes de nouvelles technologies, de nouveaux produits, de nouveaux matériaux.
C’est cette recherche expérimentale qui est essentielle pour un pays, tant du point de vue de sa compétitivité, de la production et de la productivité des produits nouveaux, créés, que, en fait, vis-à-vis du développement et des défis économiques majeurs que doit relever l’économie. Au Japon, c’est flagrant. Au Japon, le défi économique majeur c’est le vieillissement démographique de la population. On a un investissement en recherche-développement qui vise, en fait, à pallier ce vieillissement démographique qui va réduire la main-d’œuvre, réduire la population et aussi amener à devoir s’occuper d’une masse de personnes de plus en plus vieillissantes.
On voit que, dans plusieurs secteurs, la recherche-développement est très intense, dans le secteur de la santé, bien sûr ; dans le secteur de la robotique pour remplacer la population active qui va se réduire et qui commence déjà à se réduire ; et puis aussi dans tout ce qui est nanotechnologie et biotechnologie.
Le Japon se place en investissements recherche-développement parmi les premiers pays de l’OCDE avec 3% de dépenses en recherche-investissement rapportés au PIB, ce qui est vraiment important. Le secteur privé, en fait les entreprises, se taille la part du lion. C’est à peu près 80% des dépenses en recherche-développement qui sont faites par les entreprises du secteur privé. Par exemple à comparer avec les Etats-Unis : les Etats-Unis, c’est plus le secteur de la défense et avec ses liens particuliers avec le secteur public qui est le principal investisseur en recherche-développement.
Ces investissements en recherche-développement ont des conséquences sur la balance des paiements courants, c’est-à-dire qu’avec la création de nouveaux produits extrêmement compétitifs la balance des paiements courants est en excédent (ces produits se vendent très bien à l’étranger, c’est le cas du Japon). Cela a aussi une conséquence sur la balance des services techniques, c’est-à-dire que l’on voit que, depuis trois ans, le Japon est en excédent sur ce qui est royalties et droits de propriétés intellectuelles. En même temps, quand on a un pays qui investit autant pour faire face à un défi majeur économique, c’est une sorte de laboratoire d’essai pour le reste du monde, particulièrement pour l’Europe et pour les Etats-Unis qui, eux aussi, vont vieillir, qui eux aussi vont devoir faire face à ce genre de problème.
Les ressources
Dépenses mondiales en R&D par zone en 2000








Dailymotion
Youtube
Facebook
Twitter