Economie du Moyen-Orient – Le pétrole, qu’est-ce que c’est ?
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Selon la théorie standard, le pétrole est le fruit de la décomposition de forêts, à certaines époques, très lointaines. Un baril de pétrole c’est tout simple, c’est 158,9 l. Les pays du Moyen-Orient représentent collectivement 33 % de la capacité de production mondiale de pétrole, 14 % de la production mondiale de gaz et en termes de réserves, on a 46 % des réserves mondiales d’hydrocarbures liquides et 40 % des réserves mondiales de gaz. Si il y a du pétrole, il y a forcément du gaz mais en quantité plus limitée mais il peut aussi y avoir des champs qui ne sont que des champs de gaz ou des champs de gaz avec un peu moins d’hydrocarbures liquides. Toutes les ressources pétrolières de la zone ont été nationalisées alors qu’elles étaient exploitées par des compagnies occidentales et en particulier américaines jusqu’à la fin des années 60. Elles ont été nationalisées et depuis les ressources pétrolières, c’est un sujet auquel on ne touche pas. Dans ces pays-là, il n’y a pas de place pour les investisseurs étrangers pour développer pétrolières. Les grandes compagnies occidentales, en particulier, des grandes compagnies américaines, européennes, TOTAL, SCHELL, BP, EXON ne sont pas présentes dans la zone pour exploiter des réserves pétrolières. Elles sont présentes dans la zone plutôt dans l’aval pétrolier, dans la pétrochimie (on a un certain nombre d’investissements de grandes compagnies occidentales) et puis plus récemment également dans le raffinage mais dans l’amont pétrolier, on n’a pas véritablement besoin d’elles. La technologie est disponible, ce sont des ressources qui sont facilement exploitables et à des coûts parmi les plus bas du monde. Donc on n’a pas véritablement besoin d’elles.
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Economie du Moyen-Orient – Cartographie du Moyen-Orient
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Le Proche-Orient contient la Syrie, la Jordanie et le Liban. On peut y inclure l’Egypte. Ce sont des pays qui sont avec peu de ressources naturelles et qui sont très fortement peuplés et qui ont tendance à connaître des situations politiques plutôt difficiles. On peut ensuite avoir un deuxième groupe de pays qui sont les pays du Golfe et essentiellement les pays du GCC et ensuite un dernier pays qui emploie un ensemble à lui tout seul qui est l’Iran et qui est assez différent des autres pays à la fois producteurs de pétrole et des pays du Proche-Orient au sens où c’est un pays qui est à la fois très peuplé, qui a des ressources naturelles importantes et qui connaît une situation politique relativement difficile. Mais à la différence des autres pays, c’est un pays qui a une économie assez diversifiée.
J’ai l’impression que pour ce qui est de la stratégie des différents pays qui sont vraiment dans des problématiques très différentes. On a des pays qui sont de véritables rentiers, le Qatar, le Koweït qui ont d’énormes réserves, des durées de vie de ces réserves qui sont extrêmement longues 5 ans 100 ans, 120 ans et qui ont des populations qui sont relativement réduites. On a aussi des pays qui sont petits, qui n’ont pas du tout de ressources y compris dans certains émirats Fujahira ou autres, des émirats qui ont épuisé pratiquement d’ores et déjà leurs réserves Dubaï, Sharjah qui ne produisent plus que quelque dizaines de milliers de barils/jour, quand je suis assez optimiste, et qui se sont déjà posés des problématiques de l’après pétrole il y a 10 ou 15 ans. On a aussi de grands pays qui ont de grandes réserves, une production importante et qui ont des populations très importantes et qui ne peuvent pas vivre exclusivement du pétrole. Pour donner un ordre de grandeur, les revenus pétroliers par habitant et par mois en Iran, c’est 50 euros et pas plus. Les revenus par habitant et par mois, je trouve que c’est une grandeur plus parlante que par an, çà va de 5 euros par habitant dans des pays comme le Yémen ou la Syrie à 2200 euros pratiquement dans des pays comme le Qatar.
Le terme est un point de vue extérieur porté sur la zone. Si il y a une cohérence du point de vue des intérêts stratégiques des consommateurs de pétrole, parler du Moyen-Orient, cela fait du sens mais du point de vue des consommateurs, les Etats-Unis, l’Europe et maintenant la Chine également.
Pourquoi est-ce intéressant ? Pour moi, suivre le marché du pétrole, cela requiert des compétences différentes. Il faut être un bon économiste. Il faut s’intéresser à la géopolitique, il faut s’intéresser à la technologie, géologie et autres sujets dérivés, et puis il y aussi une petite dimension météorologique qu’il faudrait pouvoir maîtriser aussi.
Nouvelles technologies et gains de productivité
La notion de « Nouvelles technologies et gains de productivité » correspond au chapitre Travail et emploi du programme de Terminale ES. Eric Vergnaud, responsable Economies OCDE, l’explique dans cette vidéo que vous pouvez reprendre librement sur votre blog.
Les liens recommandés
Le programme officiel de Terminale ES
Cours : Croissance, progrès technique et emploi sur Brises.org
Document : Impact des nouvelles technologies sur la productivité sur Melchior.fr
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