Premiers coups d’oeil sur un livre… et sur un site Web

Marie-Hélène Paturel publie dans son blog un texte très bien fait et très concret sur le livre, cet être étrange… Elle y recense quelques clés pour interpréter un livre — l’objet — et savoir ce qu’il contient; si on peut s’y fier.

Je souligne au passage un site dont se servent plusieurs enseignants québécois pour aider leurs élèves à interpréter un site Web — comprendre un peu mieux la nature de l’information qu’il présente, déterminer si on peut s’y fier: Les six questions du cyberespace.

Sans doute existe-t-il la même chose en version française

Knowing Knowledge: un livre pas comme les autres!

display_thumbnailphp.jpgGeorges Siemens est passionné par les technologies et la manière dont celles-ci modifient (profondément) l’apprentissage. Au cours des derniers mois, il a littéralement posé les base d’une nouvelle perspective sur l’éducation: le connectivisme. C’est fascinant, mais ce n’est pas ce dont je souhaitais vous parler aujourd’hui. C’est plutôt sur la forme qu’il donne à son livre, et sur la manière qu’il a choisi pour le produire que j’aimerais porter à votre attention.

Les idées qui sont à la base du livre ont pris forme dans les conversations initiées sur un blog, la formulation du livre a été faite dans un Wiki et même tous les schémas sont disponibles sur Flickr, libres d’utilisation si on respecte la mention de la source (licence Creative Commons). Tout cela est disponible en ligne, en format pdf, ou vendu en version imprimée chez Amazon ou chez Lulu.

Qu’est-ce que cela vous dit dans un contexte éducatif? Par rapport à l’usage que vous faites des livres et manuels nécessaires à votre enseignement? Qu’est-ce qui est le plus précieux pour vous dans cette démarche?

- Pouvoir interagir avec un auteur à travers un blog?
- Pouvoir écrire le livre avec lui grâce à un wiki?
- Être tenu informé des mises à jour du livre et des réflexions de l’auteur via un fil RSS?
- Pouvoir télécharger le livre gratuitement en pdf?
- Pouvoir disposer des éléments visuels, schémas, cartes, etc. pour projeter, intégrer dans des documents, etc.?

Ou encore, peut-être, que tout ça n’est que jargon pour passionné d’édition et vous vous aimeriez m’inviter à être plus réaliste, sachant qu’un grand nombre de profs n’ont encore jamais fait l’expérience des blogs, des wikis, des fils RSS, etc.?

Décidément, c’est un début de weekend plein d’interrogations!

Quelle forme aura le manuel du futur?

C’est la question explorée par Sebastien Hache, leader de Sesamath, dans un texte publié il y a deux semaines dans la revue de l’association.

« En tant qu’initiateur du manuel libre « Sesamath 5ème », j’ai été amené à réfléchir sur le modèle éditorial induit par cette réalisation. Cet article a pour objectif d’aller plus loin encore, en imagineant ce que pourraient être les manuels scolaires de demain. Pour cela, j’ai essayé de tenir compte à la fois de l’évolution des technologies, de la montée en puissance du travail coopératif mais aussi des modèles économiques liés à l’édition scolaire. »

C’est évidemment une réflexion qui interpelle directement les éditeurs scolaires — mais qui concerne également les enseignants, pour qui le manuel est généralement un guide précieux pour franchir les exigences du quotidien dans une classe.

Et vous, quelle vision avez-vous du manuel scolaire idéal dans un proche avenir? Quelle évolution devrait-il subir pour répondre encore mieux à vos attentes?

Charles Sol présente eduMedia

edumedia_emob.jpgCharles Sol est un éditeur passionné qui développe avec son équipe de remarquable animations scientifiques en Flash dans le but de faciliter aux enseignants la représentation de phénomènes complexes. Il est d’ailleurs possible d’explorer librement l’ensemble de leur production à partir du site Web d’eduMedia.

Charles a accordé une entrevue à Nicolas, de emob, dans le cadre de Online Educa qui se tenait récemment à Berlin.

Mais qui donc écrit Wikipédia?

Les Écrans de veille en éducation de l’INRP nous présente cette semaine une étude qui démystifie un peu le processus de rédaction de Wikipédia:

« En appuyant son analyse sur le nombre de contributeurs qui cumulent le plus de modifications, il montre que 50% des modifications sont effectuées par 0,7% des utilisateurs (soit 524 personnes), alors que les 2% les plus actifs (1400 personnes) réalisent près de 75% de l’ensemble des modifications. »

Pour tout savoir, c’est ici qu’il faut cliquer!

Le Canal Numérique des Savoirs (CNS)

couvert CNSL’objectif de ce blog ne sera pas de vendre des produits (il y a d’autres lieux pour cela) mais de faire parler des bonnes idées d’éditeurs, d’enseignants, d’élèves et de faire circuler l’information à leur sujet. De soulever parfois quelques questions également.

Évidemment, l’édition de ressources éducatives numériques c’est mon monde, et je côtoie ses acteurs tous les jours — je ne peux pas le cacher! Et pouquoi le ferais-je d’ailleurs? Au contraire: cela me donnera l’occasion de vous en présenter quelques acteurs et de vous donner l’occasion de mieux les connaître, de leur poser quelques questions, voire de leur formuler quelques demandes.

Pour mieux connaître les éditeurs avec qui je travaille le plus souvent, je vous invite à parcourir le catalogue du CNS en cliquant ici (format .pdf; 6,2 Mg).

Introduction

Je suis arrivé à Paris, de Québec, il y a un an pour occuper la responsabilité de directeur des développements numériques pour l’éducation chez Éditis. J’ai pris le temps d’observer, d’apprendre, de lire, de découvrir. De connaître les gens aussi — les habitudes, les façons de faire.

Aujourd’hui j’ai envie de reprendre la parole. Je dis reprendre parce que cela fait quatre ans que j’ai un blog personnel et que j’ai participé à la publication de plusieurs blogs professionnels au cours des dernières années.

J’en ai envie parce que je sais qu’un blog bien animé peut contribuer à faire bouger les lignes, aider les gens à se comprendre, à échanger des points de vue, à échanger des idées — et parce que je pense que le développement des usages des ressources éducatives numériques dans les écoles, les collèges, les lycées et les universités françaises (et dans la francophonie en général) a justement bien besoin que les éditeurs et les utilisateurs (profs et élèves) aient une bonne conversation…

Bienvenue chez moi. Bienvenue chez vous!