Deuxième quinzaine de février

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Le temps de travail des enseignants, une vaste question

 

Ah ces professeurs, des fainéants, des ingrats ! Rendez-vous compte, ils ne travaillent même pas 20h par semaine. Des assistés je vous dis ! Combien de fois nous avons entendu ces phrases, idiotes, mais qui démontrent une incompréhension de la part des autres, ce qui ne sont pas dans le sérail éducatif. Je ne prendrai que les professeurs de collège et de lycée pour la démonstration qui suit, tout en laissant de côté (et à mon grand regret), les agents, les documentalistes, les CPE et le personnel administratif.

Revenons au personnel visé. Le temps de travail est rémunéré comme ceci : 45 heures réparties entre 18h de présence dans un EPLE (établissement public local d’enseignement) et 27 h en dehors (imputables aux préparations de cours et de corrections). La rémunération porte essentiellement sur les 18h. les 27 sont plus difficiles à évaluer. Ce calcul s’applique pour les certifiés. Pour les agrégés il devient ceci 38.5h = 15h de présence et 22.5h hors cours.

Ce qui est important de retenir ce sont les chiffres suivants : 18 et 15 h. Elles constituent le temps de travail hebdomadaire (dans un établissement je précise). Pour qu’un professeur puisse faire son temps de travail dans un collège ou lycée, l’Administration applique la DHG (dotation horaire globale). C’est en fait un quotient qui détermine selon le nombre d’élèves le nombre d’heures des enseignants. Ce quotient diffère selon les niveaux, les options, des disciplines ou des situation particulières. Les heures d’enseignants obtenues seront réparties selon le volume des disciplines dans les niveaux. Par exemple : le Français est enseigné 4h par semaine. Ces heures seront ensuite données aux enseignants, et c’est à ce moment-là que les collègues sauront s’ils sont à temps complet dans un établissement, où s’ils doivent faire des heures ailleurs.

En tout cas, il est important de noter que ces calculs se basent sur un temps de travail hebdomadaire.

Or, avec la globalisation et l’annualisation des services, une réforme de ce temps de travail pointe son nez. Mais pas que. La démonstration qui suit s’appuie sur les heures de langues et sur un rapport du comité de Suzy Halimi sur l’enseignement des langues.

Concrètement la globalisation applique le même type de calcul que le système actuel, en particulier pour les LV1 et LV2. Ce système actuel se base sur les volumes horaires de chaque niveau selon les langues. Mais la globalisation ne tient plus vraiment compte des spécificités des langues ni des niveaux. Pour faire court, on donne un volume d’heures entre la 6ème et la 3ème (pour le collège) et pour toutes les langues. En mélangeant tout, on répartit les heures selon les niveaux, selon les besoins, et non selon un programme. Voilà ce qui va être difficile pour les collègues, car sans volume horaire conseillé pour chaque partie du programme,la trame de ce dernier va devenir plus floue. Ce qui n’aide par pour l’évaluation des progrès des élèves, et pour combler les difficultés à repérer les erreurs de chacun.

Pour parfaire la globalisation, le Ministre de l’Education Nationale préconiserait en plus l’annualisation. Cela veut dire que les heures de services ne seraient plus comptées en semaine, mais sur une année. Pourquoi une telle idée ? Pour favoriser le déroulement de stage de langues durant les vacances. Ce qui reviendrait à dire que les professeurs enseigneraient aux élèves aussi pendant les vacances.

Avec ces idées, on complexifie intensément la DHG (qui se calculerai sur plusieurs niveaux avec des dispositions particulières pour certaines disciplines), et ceci pourrait modifier le statut des enseignants, sans oublier les économies qui seraient faites (voir le rapport du comité de Suzy Halimi, l’article du café pédagogique et la fiche de présentation de Mme Halimi par l’UNESCO).

 

  • A suivre

- La rumeur. Le bruit court que Kim Jong Un serait mort. Le dirigeant nord-coréen aurait été assassiné dans une ambassade nord-coréenne. Les circonstances sont floues, les agresseurs inconnus. On parle de tout et de rien autour de cet évènement, surtout depuis l’apparition de messages sur Weibo, le twitter chinois, mais rien ne confirme le fait. Vous allez me dire que c’est la Corée du Nord, et que de ne pas recevoir une confirmation d’une information, cela parait presque normal pour un pays fermé comme celui-ci. Oui, presque, en effet. Une information qui n’est pas facile  à vérifier dans une dictature est une information à écarter, même si elle peut nourrir nos fantasmes (Voir l’article de Slate).

- On croyait que les Anonymous étaient des pirates sans cœur. Et que leurs attaques récentes étaient une réponse à la fermeture du site MegaUpload (son fondateur a été libéré depuis). Selon les dires de ces pirates, une motivation plus profonde était à l’œuvre : les sites pédophiles. Les pirates notaient que la fermeture du site de partage avait été menée en grandes pompes pour démontrer la qualité des services informatiques gouvernementaux. Cette rapidité et cette efficacité avaient été pointées par les défenseurs des industries du disque et du cinéma. Ce qui paraissait curieux pour les pirates est qu’il ait été facile de fermer MegaUpload, malgré la présence de serveurs dans plusieurs pays, alors que des sites à caractère pédophiles sévissent encore sur le Web.  Alors, les pirates ont utilisé des serveurs hébergeant ce type de site pour saturer le site de la CIA. Le but ? En désaturant le site, les agents de la CIA vont retrouver les responsables, en tout cas la source de cette saturation. Je vous le donne en mille : l’adresse qui apparaîtra sera celui du serveur incriminé, et donc si les agents de la CIA se penche sur le contenu de ce serveur, ils vont trouver des informations à caractère pédophiles, donc condamnables. Le but des pirates est que les agents puissent remonter aux responsables de ces sites et de les condamner. En inondant le site de la CIA, les Anonymous auraient fait coup double : protester contre la marchandisation du Net et contre l’impunité de certains sites. Si cela s’avère vrai, il serait bien que les agents de la CIA considèrent cette action et se penchent sur ces fameux sites (Voir les articles de Sud-Ouest et de 20Minutes).

- Méfiez-vous des contrefaçons. Olivier Roy l’a appris à ses dépends. Spécialiste de l’Islam, M. Roy est un chercheur émérite de la religion musulmane et de sa présence sur le champ politique. C’est une personne sûre d’elle-même et de ce qu’elle dit. Pour autant, une de ses déclarations a été détourné. Selon une chaîne syrienne, le chercheur aurait dit : « Cela ne fait aucun doute, Bachar el-Assad sera le premier leader arabe qui gagnera contre les décideurs du monde. » Or M. Roy n’a rien dit de tel, et serait plutôt d’un avis opposé. Cette phrase a été détournée, au profit du régime syrien selon Catherine Cornet, chercheuse elle aussi et proche de M. Roy. Selon Mme Cornet, ce détournement vise la population syrienne. Cela serait du au gouvernement syrien qui chercherait à démontrer qu’il est soutenu par des grandes puissances, dont la France (Voir l’article de Rue89).

- On en parle peu, mais le cancer des testicules augmente. Il est vrai qu’il ne représente que 1 à 2% des cancers mais depuis 50 ans, sa progression est stable. L’âge moyen du diagnostic se fait à 37 ans, car ce cancer se déclare souvent entre 20 et 35 ans. Le nombre d’opérations de chirurgie pour régler le problème a augmenté de 33% en France. Un problème à suivre de près donc (Voir les articles du Parisien et de Zinfos).

- L’ACTA pose tellement de problème, que cet accord va passer devant la Cour de Justice européenne, afin de savoir si cet accord n’est pas en violation avec d’autres droits… C’est une première, et cela reste à suivre donc (Voir les articles de Wikipédia et de gizmodo).

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Un nouveau thème dans la campagne ? ; une inculpation au plus haut lieu ; l’économie peut repartir, merci Dassault ; Internet peut s’enrichir, ouais, merci Dassault ; un pari est un pari ; le télétravail a changé ; le feuilleton continue, bougeons la Russie ; la double détente du pistolet diplomatique ; de la réponse ; la fin démocratique ? ; luttez ! ; de la violence, une réponse ? ; un faux débat ; un début de polémique ? ; la montée en puissance ; il n’avait pas encore parlé d’eux ; du retard ou de la honte ? ; revoir le financement, cela paraît vital ; bonne question ; Moscou, Pékin et la Syrie ; ça bouge de plus en plus Mme la Marquise ; une fin déjà connue ? ; business is business, même au pays des livres ; c’est officiel ! ;

 

  • En plus

- Une page du site curiosphere pour expliquer les différentes élections du système politique français (n’oublions pas non plus Politest, ça peut servir)

- Voici le dernier clip de SOS Racisme. Clip controversé qui met l’accent sur la fortuité des rencontres entre adultes et les idées politiques. Ce clip est un peu grossier, et surtout est plus polémique qu’autre chose. Il est un peu caricatural pour cette association de stigmatiser un parti politique car elle abandonne une de ses missions, à mon avis, qui est le débat. Ce n’est pas en montrant du doigt que les électeurs du FN vont aller voter pour un autre parti, pire, l’association les victimise, et les renforce dans leurs convictions. Ce clip est quelque part raté. Le plus marrant quelque part sont les réactions, notamment sur les forums politiques, notamment rétrogrades, qui sont à côté de la plaque. Car ces réactions pointent le manque de fond du clip, ils n’argumentent pas plus. Ah Internet, défouloir des passions sans raisons …

  • En vidéo

http://www.dailymotion.com/videoxlh30h

 

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Première quinzaine de janvier

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La Hongrie

La République de Hongrie pose des problèmes à l’UE. Depuis que Viktor Orban est devenu Premier Ministre, et que son parti (la Fidesz) est devenu majoritaire, beaucoup de décisions ont été prises dans ce pays. Nous n’allons pas remettre en cause la base démocratique de ce pays, en tout cas pas encore, mais il y a des signes  inquiétants :

- Tout d’abord, le Premier Ministre a modifié la constitution de se pays, en changeant notamment le nom de République de Hongrie en Hongrie. Le mot République disparaît, et cela est du au passé de ce pays. Rappelez vous les cours d’histoire, quels pays ont fait la guerre en 1914-1918 : l’Autriche-Hongrie. Si l’on regarde le pays à cette époque et maintenant, nous notons des différences. Le changement de nom s’inscrit dans une volonté de s’adresser à ces peuples, soi-disant oubliés.

 Ici le Royaume de Hongrie entre 1001 à 1946. Et là le territoire de la Hongrie actuelle (images prises sur Wikipédia).

- Des lois et des dispositifs bizarres sont apparues : le placement de la couronne du royaume de Hongrie a été placée en plein milieu de l’hémicycle, une loi sur les média fait polémique car trop liberticide, et une nomination des plus bizarres pour le poste de directeur du Nouveau Théâtre à Budapest (d’ailleurs de manière générale, les acteurs de l’art se soucient beaucoup du régime hongrois).

- Nous notons aussi une place grandissante de l’extrême-droite de ce pays. Revenons à l’Histoire : la Hongrie s’est battue aux côtés de l’Autriche et de l’Allemagne (la triple Alliance). Depuis cette guerre, la Hongrie restera fidèle à ses anciens alliés. Lorsque Hitler annexe l’Autriche, c’est tout naturellement qu’il se tourne aussi vers la Hongrie. Ce pays considère l’Allemagne comme son ancien et glorieux allié. et les hongrois ont adopté les moeurs des allemands, qu’ils ne considèrent non comme des occupants d’ailleurs.

 Ce qui frappe le plus souvent c’est qu’au nom de l’urgence économique, le Premier Ministre Orban  reprend deux éléments d’anciens régimes qu’il était censé combattre lorsqu’il avait mené son parti pour la première fois au pouvoir : une alliance avec la droite nationaliste, avec un penchant anti-Roms, et une concentration du pouvoir auprès d’oligarques, comme l’URSS l’avait pratiqué dans ce pays jusqu’en 1990. Parce qu’elle ne peut s’immiscer dans la vie politique d’un pays, l’UE tente de faire changer le régime hongrois actuel en mettant l’accent sur la mauvaise gestion économique et sur l’esprit de l’Union. Entre peur de brider la liberté d’agir d’un gouvernement et la liberté de ses occupants, la diplomatie n’est pas facile à mettre en place (Voir les articles de Cafebabel, du Monde, de RFI, de largeur et de France Inter).

  • A suivre

1 sur 7. Un agent de l’Education Nationale est en  état d’épuisement. Attention nous  ne sommes pas dans un état passager, mais bien permanent. Ce burnout (14% pour être précis) démontre que cet état d’épuisement professionnel est la conséquence de pressions psychologiques importantes, cet état ayant des conséquences sur : l’enseignement et la préparation des cours, de la qualité des interrogations, de la gestion de classe, de la rencontre avec les parents, de la volonté d’animer des projets culturels … Bref de la vie du prof (Voir l’article de Libération).

Le point de non-retour du volume du pétrole. Le niveau baisse, baisse, nous devrions en tenir compte (Voir l’article de Sciences²).

Sénégal, ça chauffe. Pas pour la CAN, mais bien pour les présidentielles. La candidature du controversé Waye est acceptée mais pas celle de Youssou N’Dour. Un chanteur qui bride une présidentielle, ce n’est pas nouveau. Mais une commission qui qui est le bon candidat, ça laisse rêveur … Surtout que depuis l’éviction de Youssou N’Dour, le pays recommence à devenir instable. Pour certains en mal de démocratie, regardez bien ce pays (Voir les articles du Monde et de TF1).

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Le Huffington, nouvel eldorado juridique ; un peu d’humour ; industries, quand tu nous tiens ! ; on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ; rien de neuf ; industries,  quand tu nous tiens 2 ; l’impact de la crise sur les jeunes actifs ; de l’humour (bis) ; l’ignorance est la plus blessante des armes ; un certain avis ; une idée à creuser ? ; voilà qui est original ; révisons l’économie ; une prophétie de plus ? ; le sexisme n’ pas d’âge ; rien n’est gagné ; et l’AFSSAPS dans tout cela ? ; attrape moi si tu peux ! Ah c’est fait ? Bon tant pis ! ; l’image qui choque ;

  • En plus

Une série de documents sur Internet :

- son aprentissage avec les élèves : des ateliers sur l’utilisation raisonnée , lier l’écriture et l’informatique, la validité de l’info sur la toile,  bien  bosser avec Google, et un moteur de recherche multi réseaux sociaux.

- le changement du Net et de nos pratiques : l’Acta , qui est un nouveau dispositif qui peut brader nos pratiques ; « the lockdown – coming war » ; se construire avec le Net ;

- Un regard sur le métier, méconnu, de professeur documentaliste avec le web

  • En vidéo

Si vous ne connaissez pas, voici des guitaristes virtuoses, que j’avais signalé il y a quelques mois : Rodrigo & Gabriela pour Hanuman

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