Première quinzaine de janvier

Infos 0 commentaire

La Hongrie

La République de Hongrie pose des problèmes à l’UE. Depuis que Viktor Orban est devenu Premier Ministre, et que son parti (la Fidesz) est devenu majoritaire, beaucoup de décisions ont été prises dans ce pays. Nous n’allons pas remettre en cause la base démocratique de ce pays, en tout cas pas encore, mais il y a des signes  inquiétants :

- Tout d’abord, le Premier Ministre a modifié la constitution de se pays, en changeant notamment le nom de République de Hongrie en Hongrie. Le mot République disparaît, et cela est du au passé de ce pays. Rappelez vous les cours d’histoire, quels pays ont fait la guerre en 1914-1918 : l’Autriche-Hongrie. Si l’on regarde le pays à cette époque et maintenant, nous notons des différences. Le changement de nom s’inscrit dans une volonté de s’adresser à ces peuples, soi-disant oubliés.

 Ici le Royaume de Hongrie entre 1001 à 1946. Et là le territoire de la Hongrie actuelle (images prises sur Wikipédia).

- Des lois et des dispositifs bizarres sont apparues : le placement de la couronne du royaume de Hongrie a été placée en plein milieu de l’hémicycle, une loi sur les média fait polémique car trop liberticide, et une nomination des plus bizarres pour le poste de directeur du Nouveau Théâtre à Budapest (d’ailleurs de manière générale, les acteurs de l’art se soucient beaucoup du régime hongrois).

- Nous notons aussi une place grandissante de l’extrême-droite de ce pays. Revenons à l’Histoire : la Hongrie s’est battue aux côtés de l’Autriche et de l’Allemagne (la triple Alliance). Depuis cette guerre, la Hongrie restera fidèle à ses anciens alliés. Lorsque Hitler annexe l’Autriche, c’est tout naturellement qu’il se tourne aussi vers la Hongrie. Ce pays considère l’Allemagne comme son ancien et glorieux allié. et les hongrois ont adopté les moeurs des allemands, qu’ils ne considèrent non comme des occupants d’ailleurs.

 Ce qui frappe le plus souvent c’est qu’au nom de l’urgence économique, le Premier Ministre Orban  reprend deux éléments d’anciens régimes qu’il était censé combattre lorsqu’il avait mené son parti pour la première fois au pouvoir : une alliance avec la droite nationaliste, avec un penchant anti-Roms, et une concentration du pouvoir auprès d’oligarques, comme l’URSS l’avait pratiqué dans ce pays jusqu’en 1990. Parce qu’elle ne peut s’immiscer dans la vie politique d’un pays, l’UE tente de faire changer le régime hongrois actuel en mettant l’accent sur la mauvaise gestion économique et sur l’esprit de l’Union. Entre peur de brider la liberté d’agir d’un gouvernement et la liberté de ses occupants, la diplomatie n’est pas facile à mettre en place (Voir les articles de Cafebabel, du Monde, de RFI, de largeur et de France Inter).

  • A suivre

1 sur 7. Un agent de l’Education Nationale est en  état d’épuisement. Attention nous  ne sommes pas dans un état passager, mais bien permanent. Ce burnout (14% pour être précis) démontre que cet état d’épuisement professionnel est la conséquence de pressions psychologiques importantes, cet état ayant des conséquences sur : l’enseignement et la préparation des cours, de la qualité des interrogations, de la gestion de classe, de la rencontre avec les parents, de la volonté d’animer des projets culturels … Bref de la vie du prof (Voir l’article de Libération).

Le point de non-retour du volume du pétrole. Le niveau baisse, baisse, nous devrions en tenir compte (Voir l’article de Sciences²).

Sénégal, ça chauffe. Pas pour la CAN, mais bien pour les présidentielles. La candidature du controversé Waye est acceptée mais pas celle de Youssou N’Dour. Un chanteur qui bride une présidentielle, ce n’est pas nouveau. Mais une commission qui qui est le bon candidat, ça laisse rêveur … Surtout que depuis l’éviction de Youssou N’Dour, le pays recommence à devenir instable. Pour certains en mal de démocratie, regardez bien ce pays (Voir les articles du Monde et de TF1).

  • Valeur 0

Le Huffington, nouvel eldorado juridique ; un peu d’humour ; industries, quand tu nous tiens ! ; on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ; rien de neuf ; industries,  quand tu nous tiens 2 ; l’impact de la crise sur les jeunes actifs ; de l’humour (bis) ; l’ignorance est la plus blessante des armes ; un certain avis ; une idée à creuser ? ; voilà qui est original ; révisons l’économie ; une prophétie de plus ? ; le sexisme n’ pas d’âge ; rien n’est gagné ; et l’AFSSAPS dans tout cela ? ; attrape moi si tu peux ! Ah c’est fait ? Bon tant pis ! ; l’image qui choque ;

  • En plus

Une série de documents sur Internet :

- son aprentissage avec les élèves : des ateliers sur l’utilisation raisonnée , lier l’écriture et l’informatique, la validité de l’info sur la toile,  bien  bosser avec Google, et un moteur de recherche multi réseaux sociaux.

- le changement du Net et de nos pratiques : l’Acta , qui est un nouveau dispositif qui peut brader nos pratiques ; « the lockdown – coming war » ; se construire avec le Net ;

- Un regard sur le métier, méconnu, de professeur documentaliste avec le web

  • En vidéo

Si vous ne connaissez pas, voici des guitaristes virtuoses, que j’avais signalé il y a quelques mois : Rodrigo & Gabriela pour Hanuman

Image de prévisualisation YouTube

 

Tags : , , , , , , , , , ,

Les ders de janvier

Infos 0 commentaire

La culture

 

Un point que peu mentionnent et que d’autres oublient. La culture fait partie de notre identité, elle en est le ciment. Nous parlons souvent de nos expériences, celles qui nous ont forgé, en oubliant systématiquement en quoi elles ont été importantes.

Si nous sommes devenus ce que nous sommes, ce n’est pas du uniquement à ce que nous avons vécu, mais comment nous avons ressenti ces évènements. Les expériences sont autant d’éléments fondateurs de notre personnalité, et en y réfléchissant à ces souvenirs, nous trouvons ce en quoi nous croyons. Pourquoi, parce que nous tous, agissons ainsi. C’est l’interprétation des éléments d’une vie que nous comprenons ce que nous avons vécu et ce qu’il faut en retirer.

 

La personnalité ne surgit pas comment cela du jour au lendemain. elle demande du temps, de la patience ou de la maturation. Pour arriver à ce stade, nous devons apprendre et comprendre. au fur et à mesure que les évènements s’accumulent, nous constituons une mémoire des faits, celle qui nous guidera de manière continue soit pour des évènements déjà vécus qui se répètent, soit pour des évènements proches. Cette mémoire est sociale.

Notre éducation vient de notre entourage, de notre environnement. On pense que l’éducation commence et s’arrête à l’Ecole. Grosse erreur, elle ne s’arrête pas, tant que nous vivons. Rien ne saurait l’arrêter, car nous pouvons apprendre même à contre-cœur. Cette éducation dépend du milieu où on vit, mais aussi de la société. Elle est importante car elle forge des souvenirs (dans la culture : Lille Capitale européenne, Marseille bientôt dans ce cas-là …) et des référents (dans la culture : Picasso …) communs. Bref, cette construction va nous permettre d’échanger.

Or l’échange est essentiel, sans lui pas d’interaction ,pas de vie. L’échange permet aux entreprises de travailler de concert, d’être en conformité avec la loi (surtout si elle change), de trouver un travail, de trouver l’amour …

Bref, de se comprendre. Cela sert à ça la culture (Voir les articles du Monde).

 

  • Infos essentielles

Festival de la BD 2012. Présidé cette année 2012 par Art Spiegelman, l’auteur de Maus, voici quelques livres de la sélection qui, à mon avis, seraient intéressants à suivre :

Les tomes 1 et 2 m’ont ravi, le trois est de mieux en mieux. Cette histoire d’héroïc fantasy ressemble au trône de fer : pas de magie, pas de créatures bizarres. Non juste une histoire de  conquête, de pouvoir, de trahison. Bien que l’histoire se complexifie avec ce tome, il est difficile de lâcher des mains cette bd. Quant au dessin, il est magnifique.

Atar Gull n’est pas un livre facile d’accès. Le graphisme et le dessin se caractérisent par l’omniprésence de certaines couleurs telles que le noir, le marron et le gris. L’histoire racontée est celle d’un esclave qui va s’affranchir, quitte à le faire par tous les moyens. Un livre pourtant riche, que l’on peut faire lire à nos meilleurs lecteurs.

 

 Mon favori. Un manga qui ne ressemble pas à un manga : un dessin magnifique (comme Jiro Taniguchi avec Le journal de mon père ou bien encore Jinpachi Mori avec Tajikarao) et une histoire qui , j’espère, ne finira pas au trentième volume! Ce manga met ne scène une jeune femme  de 18 ans qui va être mariée à un très jeune garçon, et cela pour lier les deux familles. Dans ce décor de  steppe d’Asie Centrale, nous retrouvons derrière le dessinateur et auteur un scénario drôle, percutant et sans chichi. A lire dès le collège.

Marion Montaigne a un talent : elle nous fait aimer la science avec de l’humour.  De plus, comme elle sait bien dessiner, elle met en scène un personnage un peu loufoque, sans être un savant fou, sous le nom de professeur Moustache. En passant, l’auteur a aussi un blog sur la science, blog qui est à la base du livre.

Dernier livre de la sélection, et pas des moindres : Jésus & Bouddha. Ce manga offre, en plus qu’il traite avec humour des religions (ce qui est rare et salutaire), une relecture des évènements bibliques  (par exemple : Jésus explique qu’il marchait sur l’eau parce qu’il ne savait pas nager …). C’est donc un manga avec pleins de références, et pas que religieuses, et qui n’est ni un pamphlet ni une illustration des livres saints. Intéressant.

a noter d’autres livres à suivre: L’inscription, la Grande Guerre de Charlie, Julia & Roem, Polina, Habibi ou encore l’île aux cent mille morts. La sélection en entier est à consulter ici (voir le site du festival).

  • A suivre

- Une révolution égyptienne ? Les égyptiens se réveillent avec un goût amer : celui de s’être faits voler leur révolution. Depuis l’accession au pouvoir des islamistes (modérés) et le maintien aussi de l’armée, une frange de la population égyptienne pense que rien n’a vraiment changé depuis le départ de Moubarak. L’armée, le contrôle strict de la population sous une voilure verte, la révolution a-t-elle vraiment débouché sur une liberté, ou est-ce que certain n’attendaient que la chute de l’ancien président pour conquérir le pouvoir à leur profit ? ( Voir l’article du blog du Monde Printemps Arabe).

- Géo-politique. L’Iran est en difficulté. L’embargo européen est en train de faire ralentir économique du pays à grande vitesse. De plus, bloquer le détroit d’Ormuz, où transitent beaucoup de pétroliers, est une idée qui peut paraître saugrenue aux yeux des pays développés. Cela reviendrait pour l’Iran à rentrer dans un conflit ouvert avec une bonne partie des pays du globe, et pourquoi ne pas déboucher sur un conflit armé. Des nationalistes diraient que face à une situation exceptionnelle, l’Iran doit avoir une réaction du même type, quitte à que cela soit juste un baroud d’honneur, et rien de plus. En tout cas, ce conflit fait un heureux : l’Arabie Saoudite. Depuis que l’Iran traverse cette difficulté, l’Arabie  fait office de partenaire idéal, car il est le seul pays qui peut compenser la demande pétrolière manquante (voir l’article du blog du Monde Oil Man).

- Vers l’indépendance ? Le Premier ministre écossais Alex Salmond veut faire de son pays un pays indépendant de la couronne britannique. Cette idée n’est pas nouvelle, ce qui l’est c’est la situation : peu de ses compatriotes voudraient quitter le Royaume-Uni, et pourtant la partie n’est pas vraiment compromise. en s’appuyant sur la question suivante « Etes vous d’accord pour que l’Ecosse soit un pays indépendant ? « , Alex Salmond vise deux éléments :

- obtenir dans un premier temps un statut composite de son pays, ni totalement indépendant, ni totalement intégré dans la Couronne (rappelons comme même que l’Ecosse peut prendre des décisions souveraines dans certains domaines) ;
- obtenir une dévolution, c’est-à-dire des pouvoirs plus étendus, dans tous les domaines.

Cette consultation publique trouvera son échéance dans 20 semaines (car Salmond ne veut pas précipiter les choses), soit 140 jours ou 4 mois et demi, soit la mi-juin (Voir l’article du Monde).

 

  • Valeur 0

Du rififi dans le journalisme ; copier sans inventer ; l’avènement des femmes ? ; les supports changent, les loisirs restent ; de droit de lire et de partager ; 60 idées chrono ;

 

  • En vidéo

 

Cette semaine deux vidéos un peu burlesques. La première est d’un musicien de house quasi inconnu : Scott Grooves. Influencé par la musique Jazz, il réalise un album où ses chansons sont remixées. L’album s’appelle morthership reconnection. Ce remix est réalisé par Daft Punk, mélangeant subtilement les sons techno avec les sons jazzy, disco et funk. Une chanson qui se fait de plus en plus rare à trouver.

http://www.dailymotion.com/videoxu1c9

 Un autre clip. Celui de Coldpay pour la chanson paradise. Certes le clip est beau, très finement construit, tel un court-métrage. Il n’empêche que le personnage principal est un peu décalé. Malgré ce drôle d’acteur, cela reste superbe.

Image de prévisualisation YouTube
Tags : , , , , , , , , ,

« Billets précédents