Première semaine de juin

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Fraternité

Voici un mot bien difficile à sortir de nos jours, je trouve. Alors que l’on cherche plus nos origines, ce qui fait de nous des êtres uniques, nous en oublions que nous devons vivre ensemble. La différence fait peur, mais en même temps nourrit notre ambition, celle de devenir la référence. La concurrence fait de nous des numéros 1, et gare à ceux qui sont en queue.

La fraternité est pourtant l’acceptation de l’autre, du dialogue et de la compréhension de  ce qui fait de lui un être différent, un étranger et pas forcément un ennemi. On devrait juste s’en persuader. La fraternité c’est aussi l’entraide, on est toujours le dialogue et l’acceptation de l’autre, mais aussi l’entente mutuelle, sans arrière-pensée. Et enfin la fraternité est aussi la solidarité entre tous, et non la compassion.

La fraternité existe encore, elle apparaît sous une forme qu’on n’attendait pas, et on devrait s’y intéresser de plus près …

  • Infos essentielles

- L’assaut : un mot qui revient. Barbare aussi, honte, indignation, etc. Tout y passe car depuis peu de temps, la tension monte contre Israël. On se doit d’attendre lorsqu’on veut écrire sur ce sujet, car c’est l’un des plus complexes…

Les faits : un bateau vogue la Mer Méditerranée, direction : Ghaza. A son bord, des militants et membres d’associations d’aide à la Palestine. Avant d’arriver  à destination, l’armée israélienne donne l’assaut. Des morts seront recensés, l’armée a fait usage de ses armes. Suite à cette attaque, des indignations sont énoncées (de la France, d’Hugo Chavez, et de Henning Mankell entre autres), contre le blocus de Ghaza et contre l’assaut. La Turquie est en passe de rompre les liens diplomatiques avec Israël. Des libérations sont exigées, et la quasi-totalité des membres du bateau sont relâchés, sauf certains. Sur ce qui s’est passé, des pays exigent une enquête, mais Israël y pose des conditions.

Bon, regardons de plus près. Ghaza est une région faisant partie de l’ancienne Palestine. Elle est une zone sous surveillance, et depuis 2005, l’armée d’Israël n’y est plus. Le but avoué d’Ariel Sharon, actuel Premier Ministre, était de favoriser les frontières du prochain état palestinien. Depuis 2007, Ghaza est devenue aussi une « entité hostile ». C’est dans ce contexte tendu qu’arrive ce bateau si controversé. On peut se poser la question de savoir qui sont les personnes qui organisent le convoi. C’est Free Ghaza Movement. Son but : « Nous voulons briser le siège de Gaza. »

Ce qui est étonnant c’est de voir certaines personnes s’indigner de la réaction d’Israël. Je m’explique : ce pays contrôle la région, et en mettant Ghaza comme « entité hostile », Israël fait comprendre que ce qui se passe dans cette région est de son ressort. De plus, comme un blocus est imposé, il est alors normal qu’Israël contrôle justement ce blocus. Si l’on vient vers ce blocus, avec un bateau rempli de « bonnes volontés« , que va t-il se passer ? Sûrement pas un laisser-passer avec une escorte israélienne. Plus un contrôle, avec force s’il le faut, du bateau pour contrôler son contenu ou le stopper. Il me semble que l’URSS avait fait de même avec Berlin… Il est vrai que l’assaut est sanglant, car « affronter » des militants pro-palestiniens armés avec des soldats entraînés cela paraît déséquilibré. Comme s’il fallait un équilibre dans cet assaut. Cela aussi ça pose question : si les militants étaient bien armés, qu’aurait-on dit ? L’enquête sur ce conflit doit apporter des précisions.

L’avenir : des liens diplomatiques coupés (comme ici) et l’arrivée de nouveaux bateaux qui risquent de mettre à mal le blocus. Celui de Berlin avait fini par craquer. Il est hors de question de prendre position pour l’un des deux camps, que je juge inadéquate. Dans un cas, on y va avec un bateau et « avec la fleur au fusil » en espérant que cela va passer. Franchement, quelle utilité pour cette mission humanitaire qui ressemble plus à une mission de communication pour démontrer de manière partiale que ce sont eux (les militants) les gentils, et qu’Israël est le méchant ? Ils nous prennent pour quoi ces gens-là, en accentuant sur notre compassion ? On n’est plus dans l’information, mais presque de la propagande. De l’autre côté cela n’est pas mieux, car même l’ONU, malgré la diatribe de Ban Ki-moon, le Canada et les Etats-Unis (qui ne s’occupent que de la marée noire) n’ont pas condamné formellement Israël. Ce dernier pays jouant de son influence car il connait sa position stratégique au Proche-Orient. ce que les alliés d’Israël regrettent, ce n’est pas l’assaut, mais la perte de vies humaines.

Ce conflit est un jeu de dupes, car ce n’est pas l’information qui prévaut, mais bel et bien la désinformation (Voir les nombreux articles de Ouest-France, Métro, du Figaro, de Courrier International, MondeActu.com, de l’Express, de Free Gaza Movement, de Libération, de Wikipedia, d’IsraelValley, de Starwizz, de Volontairenet.org, de  l’AFP, de Ledevoir.com et de Reuters France).

  • A suivre

- Karachi : l’affaire est de retour, mais par le Luxembourg. L’attentat de Karachi serait lié au financement des la campagne Balladur. Ce que nous ne soupçonnons pas jusqu’alors, c’est que l’actuel  président de la République française pourrait être mis en cause. Alors Ministre du Budget, M. Sarkozy aurait pesé de manière indirecte sur les attentats à Karachi. En 1994, un  contrat est signé avec l’Etat français, la DCN (Direction des constructions navales) et l’Etat pakistanais. Le but : construire, via la DCN, des sous-marins. Pour le financement entre les deux états, des sociétés luxembourgeoises sont crées. Afin de faciliter l’envoi et la circulation du budget alloué à la DCN pour les sous-marins, le système de commissions et de rétro-commissions est choisie. Là c’est normal. Mais ce qui choque la police luxembourgeoise c’est :

-une partie des fonds à la construction de la DCN par l’Etat pakistanais, passe par le Luxembourg, par ces deux sociétés,
- et que, ces fonds sont récupérés et reviennent sous la forme de commissions pour le financement des campagnes électorales, notamment celle d’E. Balladur,
- ces fonds ne sont pas alors destinés pour la construction de sous-marins, et cette partie manque aux pakistanais
-  cette démarche se répète plusieurs fois, les sociétés luxembourgeoises deviennent des société écran,d’où la mesure extrême de l’attentat de Karachi.

Ce que souligne la police luxembourgeoise aussi c’est que le financement des campagnes électorales est déclaré au fisc, et que M. Sarkozy devait savoir quelle société finançait quoi et à quelle hauteur (Voir l’article du Parisien).

- La fin du Médiateur de la République : et son remplacement par un Défenseur des Droits. Cette semaine, est à l’étude l’apparition du Défenseur des Droits. Cette instance nouvelle est censée remplacer l’actuel Médiateur de la République, mais aussi la Halde (la Haute Autorité contre les discriminations),  le Défenseur des enfants, la CNDS (Commission Nationale de la Déontologie et de la Sécurité). Ce sont tous des organes indépendants chargés de : surveiller les comportements des agents de la Fonction Publique (pour la CNDS), de veiller aux droits des mineurs (pour le Défenseur des enfants), de mettre le point sur le recrutement (pour la Halde), ou pour écrire un rapport critique et détaillé sur l’état de la société française (pour le Médiateur de la République). Le Défenseur des Droits va alors tout englober (pourra-t-il être à quatre endroits en même temps ?)  et sera nommé par le Président de la République Française. Cette nouvelle organisation est-elle dictée par un choix politique, économique, efficient ou budgétaire ? (Voir l’article du Nouvel Obs).

  • Valeur 0

Xynthia et son bilan ; plus de 15000 postes sont visés ; le syndrome de Stockholm? ; cela vaut mieux que d’attraper la scarlatine (je sais elle est facile celle-là) ; l’Etat français est prêt ; une ardoise à payer ; un procès à suivre ; le vrai site et son pastiche ;

  • En extra:

- Liste de tweets à suivre en documentation : nbenyounes ; Calimaq ; jpaccart ; jadlat ; ConstantinopIE ; albertedenis ; FBDOC44 ; twittendoc ; ghister ; docspourdocs et neuromancien (je précise que cette liste n’est pas exhaustive, juste un début).

- Yauba : encore un autre moteur, avec plusieurs particularités : il protège votre vie privée sur le Net, il met en tête de gondole les définitions liées à votre recherche, pas de publicités, il est en français et il est rapide.

  • Vidéos

Voici une section que je teste. 3 vidéos au programme. la première est le lipdub de l’eurovision 2010. Un lipdup est une danse de groupe, qui s’apparente plus à de la synchronisation qu’à de la danse elle-même. Le but est que les participants font les mêmes gestes au même moment. Ils peuvent alignés ou non. Plus il y a de monde, plus on rit. En voici un qui a été plutôt réussi je trouve. Cela se passe durant l’Eurovision. Pour la petite histoire, c’est l’Allemagne qui a gagné. Durant les sept minutes et quelques secondes, des européens vont danser dans toute l’Europe, en répétant les mêmes gestes.

Noam Chomsky était dans l’émission de François Taddei  (adresse originelle des vidéos ici et ). Vous trouverez les deux parties entières du regard du philosophe et linguiste sur l’actualité internationale et nationale :

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Première semaine de mars

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La soumission, ou comment croire que l’on peut évoluer en abandonnant une partie de soi-même.

Un dossier de Sciences Humaines sur l’énigme de la soumission a retenu mon attention (numéro 213, mars 2010). La soumission est un phénomène complexe, qui nous contrarie, mais auquel nous faisons appel, dans des circonstances bien précises. Il n’est pas question ici de juger ceux qui se soumettent à autrui, mais de savoir ce qu’on peut en tirer.

(le refus des règles inadéquates ou image de la mouette non soumise prise ici)

Pourquoi la soumission ?

Si nous faisons appel à la soumission, c’est que nous pensons que nous pouvons gagner quelque chose (même si ce n’est que la tranquillité d’esprit). En clair, se priver d’une partie de soi pour attendre un but, le jeu en vaut-il la chandelle ? Tout commence par le « jeu » qu’on nous propose, et dans lequel nous acceptons de nous mettre dans une situation délicate. Si nous tentons de définir la soumission, nous nous apercevrons que cette notion ne peut se comprendre seule. Nous nous soumettons à quelque chose ou à quelqu’un (personne physique ou autorité). La soumission se comprend dans un contexte. Je vais essayer d’en faire un contour en utilisant des synonymes.

Comment vient-elle à nous ?

D’abord, je pense que la soumission se crée dans un contexte que nous ne maîtrisons pas. Nous pouvons le comprendre entièrement, mais nous ne pouvons pas le diriger. ainsi, avant de se soumettre, nous nous en remettons à celui qui présente les faits. Nous lui faisons confiance, jusqu’à un certain point. C’est ce qu’il se passe dans le jeu télévisé qui est présenté ici : un candidat, un animateur qui lui pose des questions. A chaque mauvaise réponse, une décharge électrique est envoyé à une personne tiers. La culpabilité est réelle, mais les décharges ne le sont pas. La manipulation fait partie d’une certaine forme de soumission.

La soumission peut se voir en dehors du jeu. Elle peut être légale, comme le soumission à la loi, car personne n’est censée l’ignorer. Rentrer dans la concurrence, faire en sorte que vous soyez le meilleur selon des conditions bien précises (par le biais de résultats constatés par des statistiques) vous donne la possibilité d’être celui qui y arrive, ou vous faire croire tel quel (comme le dindon d’une farce). Que vous y croyez ou non, vous êtes obligé d’agir ainsi, c’est votre voie pour parvenir à faire une carrière sans soucis, voire plus. Ici, la soumission se teinte d’asservissement et quelque fois de croyances.

Jusqu’où peut aller la soumission à autrui ou à des idées ?

La soumission est aussi une explication pour nous faire agir quelque fois sans précaution. Fait récent, Canal + a diffusé une information selon laquelle des soldats roumains seraient allé à Tahiti au lieu d’Haïti pour aider les insulaires du tremblement de terre. Cette « bourde » roumaine n’en était pas une, mais un canular diffusé par un site roumain connu pour divulguer  de fausses informations. Canal + l’a comme même diffusé comme une information sérieuse. Pourquoi ? Une des réponses se trouve dans le fait que les journalistes se sentaient en mesure de le faire de manière impérative. L’impératif (de l’audimat par exemple), voici un  autre visage de la soumission.

Enfin la soumission peut être la tromperie. Tromper son monde, faire en sorte que les autres entrent dans votre jeu, les mettre dans un contexte particulier, ou user de celui qui existe déjà pour arriver à vos fins, c’est aussi cela la soumission. Il faut une sacrée dose de suggestion pour vous mettre dans une position de soumis, et vous montrez des erreurs là où vous pensiez ne pas en avoir commis, c’est une manière de vous contrôler. Le meilleur exemple est dans ce reportage : Jesus Camp. Là tout  y est : l’asservissement depuis la naissance, la mutilation de l’esprit critique pour « devenir des élus de dieu », l’engagement obligatoire de jeunes enfants vers un chemin qu’ils n’auraient peut-être pas choisi, la précaution de se barricader derrière des idées, trompant son monde et faussant la réalité. La soumission, additionnée de ces paramètres est de l’escroquerie, voire de l’esclavage mental.

(image prise ici)

Y a -t-il des solutions ?

Si la semaine derrière, je m’étais interrogé sur la manière dont les informations nous parviennent, nous devons aussi nous interroger sur plusieurs éléments. C’est le questionnaire de base que l’on peut se poser, cela peut nous aider, je l’appelle le h5w (ou le what, who, where, when, why and how), c’est un questionnaire répandu et ouvert à tous (pas de droit d’auteur pour cela) :

- w ou what : ce qu’annonce l’information ;
- w ou who : qui l’émet (agence AFP par exemple) et qui en parle (un journaliste signant un article)
- w ou when : quand cela a-t-il été diffusé et quand cela a-t-il été connu de tous ? Un fait similaire a-t-il existé ?
- w ou where : où se passe l’évènement, qui en parle (journaux, etc.)
- w ou why : pourquoi en parle-t-on (quelles conséquences), pourquoi maintenant ? (faits nouveaux, etc.)
- h ou how : comment cette information est parvenue jusqu’à nous? Comment a-t-elle évolué (nouvelles interrogations, etc.) ?

Je m’excuse de cet éditorial un peu décousu et long, mais il me semble qu’il n’y a pas d’âge pour se poser les « bonnes » questions et qu’on devrait s’interroger plus sur les faits (leur nature, leur origine, leur émetteur et leur portée) plutôt qu’à la manière dont on nous les présente ou de ce que nous pouvons en penser. Comme dirait un journaliste de France Info (il était une mauvaise foi) : « Vous n’êtes pas obligé de me croire ».

  • Infos essentielles

L’actualité de la semaine c’est surtout cela :

Même si cette image peut faire sourire (jaune), la réalité est tout autre  :

On pourrait résumer l’inquiétude cette manière (un peu littéraire) :

Lorsque cela se produisit en Haïti, j’étais inquiet, mais je ne me sentais  pas vraiment concerné ;
Lorsque cela arriva au Chili, j’étais effaré, mais je ne me sentais pas vraiment mobilisé ;
Lorsque cela est parvenu jusqu’en Vendée, j’étais à me ronger les ongles et très anxieux, pas pour moi, mais pour mes amis .
Dès que l’actualité nous touche, nous nous sentons dans le monde, crevant notre bulle d’intimité, et nous rappelant notre illusoire puissance sur les faits naturels de la planète.

Restés connectés si vous êtes concernés avec l’aide de ceci ou de cela.

- L’intelligence chez les fumeurs : on savait la cigarette nocive pour l’homme, car elle contenait des produits toxiques et provoquait des cancers. On pourra dire aussi que fumer nuit au cerveau, c’est-à-dire à nos neurones, car l’acte et ses conséquences pourrait nous rendre plus idiots. C’est la conclusion d’une équipe de chercheurs d’Israël faisant une comparaison entre les militaires fumeurs et non fumeurs. Le résultat est assez clair, car le Q.I. est s’élèverait proportionnellement et inversement au nombre de cigarettes fumées (Voir l’article de maxisciences). Dans le même temps, on peut voir que faire une courte sieste dans la journée peut vous rendre plus intelligent, ou du moins plus attentif et performant à votre travail …

- « Vous n’avez pas vocation à devenir une Cour Suprême » : c’est ce qu’aurait dit le Président de la République Française aux Sages. Cela venait dans le discours de M. Sarkozy alors qu’il annonçait la possibilité pour chaque citoyen de conteste la constitutionnalité d’une disposition législative devant un tribunal. Cela venait d’une promesse du candidat, élu président depuis, de redonner à chaque citoyen les moyens de se « réapproprier » la loi. Après l’article 2  : « Nul n’est censé ignorer la Loi », on pourrait avoir un article 2 bis (ou tiers) : « Nul ne peut laisser la Loi en état s’il souhaite la changer ». A l’aube des élections régionales, le Président fait-il un coup politique? On laissera les journalistes professionnels juger, mais on peut constater que plusieurs tribunaux ont commencé à contester des lois et des dispositions (phares ?) du gouvernement français (actuels et passés), à commencer par la garde à vue. Petites précisions : vous ne pouvez pas contester la loi elle-même mais sa constitutionnalité, c’est -à-dire si vous pensez qu’elle ne devrait pas s’appliquer légalement car cela serait contraire à la Constitution Française. (cf. art. de Wikipédia et de Legifrance). Cela veut dire en clair que vous ne pouvez pas accuser d’une loi d’être injuste, mais inapplicable en vertu de la Constitution. Si je reprends l’exemple de la garde à vue, le tribunal qui la conteste est clair : il n’accuse pas le fait de la mise en garde à vue ou son existence, mais le fait qu’elle ne permet pas à la défense de s’organiser. Deuxième précision : contester la constitutionnalité se fait dans un cadre précis:

- vous pensez qu’une loi ou disposition législative anticonstitutionnelle, vous décidez de le faire;
-  la contestation se fait lors d’une instruction judiciaire, seul cas inapplicable : être concerné par un procès en Cour d’assises ;
- vous déposez votre demande lors d’une instruction devant n’importe quelle Cour : juridiction de l’ordre administratif,  Conseil d’Etat, ou judiciaire,  Cour de cassation (sauf le procès en Cour d’assises). Cette juridiction analyse vos motifs et a 3 mois pour transmettre votre dossier au Conseil Consitutionnel ;
- le Conseil Constitutionnel saisit votre demande lors d’une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) selon trois causes : la disposition visée s’applique dans une affaire judiciaire en cours ou est à la base de poursuites (amendes, etc.) ; la disposition législative n’a pas reçu l’aval du Conseil pour être appliquée ; ou dernier cas, au vu de « motifs sérieux« , la contestation pose une question intéressante pour le Conseil;
- Ce dernier a 3 mois pour statuer sur le litige. Après des débats contradictoires, il ouvre publiquement aux citoyens l’affaire, et fait part de sa décision devant le public, sauf le délibéré qui restera privé. S’il le souhaite, la disposition législative peut être abrogée.

Cela peut paraître long, mais c’est un dispositif qui peut être intéressant (Voir les articles du Monde, de wikipedia, de Legifrance, de France Soir et de Vie Publique, et image de Conseil Constitutionnel disponible à cette adresse).

  • A suivre

- L’Acta commence à inquiéter les législateurs français : et ce n’est pas trop tôt. Cet accord tend à uniformiser la manière de répondre aux contrefaçons, mais aussi à se défendre d’elles. Le problème est que le droit d’auteur n’existe pas dans les pays anglo-saxons, et que le copyright ne s’applique pas chez nous. Alors comment uniformiser alors que le droit est différent ? Les législateurs s’inquiètent, et ne veulent pas voir cet accord appliqué tel quel, ce qui changerait beaucoup de choses … ( Voir l’article de Pc Inpact).

- Nouvelles lectures : on parle de crise de la lecture. On devrait plutôt souligner le recul de la littérature dans nos sociétés. Nous recevons énormément d’informations, encore plus qu’avant, et sans la possibilité d’avoir le temps pour les trier. Nous lisons énormément de choses sur des supports différents, notamment électroniques. Nous nous tenons encore plus au courant des actualités surtout celles qui nous touche, par le biais de flux RSS par exemple. Nous devons être partout à la fois. Nous passons plus de temps à lire nos mails à en écrire, à se tenir au courant les uns des autres par des réseaux informatiques. Nos métiers sont exigeants et nous demandent d’être en veille, presque permanente. Alors oui, il y a une crise de la lecture, celle du plaisir, celle qui ne nous engage pas, mais nous lisons beaucoup d’autres choses et qui nous apporte moins peut-être sur le plan mental (Voir la une du Café Pédagogique).

- Des méfaits de l’information :  c’est un peu la suite de la référence précédente. La crise de la lecture a peut-être commencé comme cela. Dès lors que le savoir est devenu un droit pour tous, beaucoup d’efforts ont été réalisés pour que tous puissent lire. Merci Gutenberg, et  notre cerveau s’est mis à  réfléchir plus souvent. Pourtant, Malherbes voyait d’un mauvais œil le fait que le savoir se répande (je n’ai pas dit comme une traînée de poudre). L’écriture avait sonné le glas, pour Socrate, de la réflexion même. En écrivant, nous négligeons la mémoire, qui est la base de la réflexion. Puis la radio, la télévision et l’email allaient réduire à néant l’effort des parents pour leur enfants puissent utiliser leur têtes correctement. Il n’y a pas de preuve que l’informatique et surtout l’information électronique créent une dépendance mentale.  Pour autant, on recherche le bonheur, ou quelque chose d’approchant. L’accès à la lecture nous semble naturelle, car elle répond à un besoin. Le fait qu’elle puisse être en accès libre est un point intéressant, car nous pensons défendre la culture et sa diffusion. Mais quid d’une trop grande divulgation d’œuvres non ou mal contrôlée ? (Voir les articles de Slate.fr et de actualite.com).

- Migaud : le roi est mort, vive le roi ! Bon en fait pas vraiment. M. Seguin est mort, et M. Migaud va prendre sa suite. Tous les personnalités politiques le considèrent comme un homme droit, spécialiste et prêt à remplir le rôle qu’on va lui donner. C’est le candidat idéal : il a des compétences et de l’expérience. Je suis conscient que je me répète sur les deux premières phrases, c’est volontaire. M. Migaud n’est pas tout blanc : notamment en terme de gestion financière. Ca c’est fâcheux. M. Migaud gère la communauté d’agglomération de Grenoble. Or un récent rapport qui montre sur les années 2003 à 2007, la gestion de la communauté a été « hasardeuse », et que certains engagements de la communauté auraient mérité d’être plus considérés. Cela fait mal pour quelqu’un qui ambitionne de devenir le représentant national des Comptes de l’Etat (Voir l’article d’Eco 89).

- De la réalité des prix agricoles : le secteur primaire (et non primate) va mal. Beaucoup d’agriculteurs ont fermé leur porte, comme on ferme les usines, car elles entraînent des conséquences similaires : une importation plus importante car moins chère. Beaucoup d’aides ont été apportées, mais elles n’ont pas aidés les exploitants, et ont confiné les agriculteurs à ne pas trop produire. Alors que le Salon de l’Agriculture vient d’ouvrir, et que le Président de la République Française ne l’a pas inauguré, le monde des exploitants et des employés de la terre se sent seul… (Voir l’étude de l’Insee).

- L’idée de trop ? Facebook est un réseau social étendu, fort, mais soucieux de lui-même.  Alors qu’un rapport égratigne quelque peu la solidité de l’entreprise, Facebook veut se développer plus et devenir totalement incontournable. L’entreprise vient de déposer un brevet sur le newsfeed. Pour faire court, c’est le fil d’actualité qui est mis en licence. Des concurrents ne l’entendent pas de cette oreille, notamment Twitter et Google (pour Buzz), car cela reviendrait une autorisation de Facebook  pour ces entreprises afin qu’elles puissent fonctionner (Voir les articles de Journaldunet.com ety de meterofrance.com et du rapport de la Commission sur la vie privée au Canada).

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Le pèse-personne connecté ; l’hébergeur est-il attaquable ? ; de la bonne santé des bébés éprouvettes ; ça c’est préoccupant ; ça aussi ; du merchandising web ; l’art de dire franchement les choses par un moyen détourné ; l’outil n’est pas responsable des erreurs de l’usager ; Freinet chez les grands ; est-ce la fin de cette Hydre de Lerne moderne ? ; suivez le fil de Assemblée Nationale ; de la vie privée sur les réseaux sociaux ; une carte des séismes ; un exemple de responsabilité en classe de primaire ; Android va-t-il détrôner l’IPhone ? ;  un avis sur la place des réseaux sociaux ; « le Salon du citadin » (selon M. Vidberg) ; l’Histoire et le 9ème art ; y aura-t-il de l’eau dans le gaz russe ? ; le sens du travail accompli ; Google en fraude ? ; une idée originale ; mettre des mots sur leurs inquiétudes ; la guerre au nom de quoi ? ; le prix de la technologie ? ; au nom de la mère et de l’enfant ? ; encore des efforts à faire ; mais ne perdons pas espoir ; un faux site sur l’écologie ; on ne parlera pas du sujet qui fâche (le plus) ; une idée à transposer en France ;

  • En extras :

Art de la photo ; l’économie en musique (lisez les commentaires et n’hésitez pas à montrer à tous cette vidéo comme une introduction à un débat sur l’économie ! ! ) ; l’année de votre naissance (site un peu partisan et mégalomane) ; l’équivalent du PAF (plan académique de formation) mais en libre accès ; de la question des effectifs dans les classes ; La vie privée sur le Net ; la Journée des Maladies Rares ; l’espionnage de la firme de Redmond ; cartographie de blogs et de leur importance ; état des lieux du Net ; « Comment plaier à Google ? «  ; dossier sur le serious game ;

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