Questions du 8 janvier: les réponses
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Que peut-on observer à la lecture des bilans bancaires?
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Choix entre deux problématiques:
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Liquidité de l’actif vs l’exibilité du passif
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Ou bien évolution de la structure bilantielle des banques permettant d’observer la transformation du métier de banquier depuis les années 80 (référence à L. Scialom)
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La première pointe les problèmes d’asymétries entre échéances/taux à l’actif et au passif:
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Un actif peu liquide (des échéances plus longues qu’au passif), un passif exigible (les dépôts) à court terme. D’où l’intérêt de limiter cette asymétrie en transformant les échéances (en titrisant par exemple), en utilisant des instruments dérivés (swap par exemple), etc…
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La nécessité d’un « minimum » de fonds propres, de réserves liquides, de ratios de liquidité, ratios de solvabilité…
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La seconde montre la transformation de la structure bilantielle: marchéisation, mobiliérisation, prêts interbancaires…à lier au développement et à la libéralisation des marchés financiers.
Pourquoi les banques sont-elles « obsédées » par leur PNB?
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On peut rappeler qu’elles ne sont pas plus « obsédées » par leur capacité à réaliser des bénéfices qu’une autre entreprise.
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Le produit net bancaire permet de voir si la banque gagne de l’argent en pratiquant son (ses) métier(s) de base. Cette capacité à générer et maximiser son PNB est un premier critère fondamental de performance. Puisqu’une certaine logique veut que ce PNB sera ensuite diminué au fur et à mesure pour finir en résultat net, autant s’assurer dès le départ une marge la plus confortable possible.
Expliquez la distinction entre liquidité et solvabilité.
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La problématique essentielle, complexe, délicate réside dans ce double risque:
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Le risque d’insolvabilité est le risque de ne pas pouvoir faire face à l’exigibilité des dettes. Il y a bien un lien avec la liquidité de l’actif mais tant que l’on peut faire face à l’exigibilité du passif, on reste solvable, même s’il y a un « manque » de liquidités! Simplement le degré d’illiquidité de l’actif aura un impact sur le risque d’insolvabilité.
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La distinction n’est donc pas aisée avec la liquidité. Mais on peut très bien être solvable, de manière « structurelle », stable…et être en position subite d’illiquidité, notamment en cas de choc. Le choc extrême pour une banque serait une « panique au guichet », un run, envers laquelle une banque ne peut répondre.
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D’où la nécessité de confiance dans les deux cas, dans la banque en particulier et dans le système bancaire en général. D’où aussi, la nécessaire réglementation prudentielle (ratio de solvabilité, ratio de liquidité…).
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Banques et IFRS.
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Impact des IFRS sur les banques?
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Rappel sommaire de la « philosophie » centrale: valorisation de certains actifs (financiers) en valeur de marché.
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Double danger:
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Pour le bilan d’une banque, son actif peut subir une grave décote en cas de baisse de marché. Cette moins-value potentielle s’impute sur les capitaux propres, qu’il faut reconstituer, ce qui est coûteux…
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Le caractère pro-cyclique contaminant tout le système: en situation de baisse: tentation de vendre des actifs (avant qu’ils ne baissent encore plus!), ce qui accélère la baisse générale, etc…
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Notons qu’en cas de hausse, c’est le phénomène inverse mais risque de bulles…
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« L’affaire » est bien sûr bien plus complexe mais inutile d’aller plus loin au niveau BTS
Pourquoi les banques sont-elles soumises à une réglementation prudentielle?
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On le répète, le système bancaire présente un risque systémique important.
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Revenir sur le risque comme élément central de l’activité bancaire. Sans risque, pas de gain mais jusqu’où peut-on laisser les banques prendre des risques?
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On pourrait leur faire confiance. Comme toute entreprise, les banques sont en mesure de gérer, maîtriser leur exposition au risque.
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Mais les banques posent un double problème (entre autres):
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La situation actuelle le montre: elles savent qu’il y a un prêteur en dernier ressort, soit la banque centrale et même in fine la puissance publique! Cela peut entraîner une certaine irresponsabilité, un aléa moral.
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En raison de leur capacité à mobiliser des ressources financières de dettes (envers les clients, envers les marchés), elles cherchent à minimiser leurs ressources en fonds propres (plus coûteuses). Surtout si elles peuvent bénéficier d’un effet de levier.
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D’où la nécessité d’une réglementation prudentielle de type Bâle II, ratio Mc Donough…qui s’avère toutefois bien inefficace pour l’instant!
Quelles sont les difficultés pour déterminer un « bon » ratio de solvabilité?
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Rappel: Capitaux propres/Risques
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Exiger un ratio élevé limite les risques mais limite aussi la capacité des banques à accorder des prêts!
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Alors pourquoi 8%? Pourquoi pas 6% ou 12%?
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Il s’agit en définitive de bien mesurer les risques, de façon fine, de crédit, de marché et opérationnels.
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Ne peut-on pas également souligner la problématique du coût des fonds propres? Et donc revenir au noeud de l’histoire: l’effet de levier et l’exigence plutôt démesurée de rentabilité financière (ROE de 15, 20, 25%!)…
Publié le 15 janvier 2009 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire

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