Economie monétaire et bancaire

Notions de comptabilité (1)

Afin de mieux comprendre ce qu’il se passe à l’intérieur d’une banque mais aussi dans ses relations avec les agents extérieurs (y compris les autres banques), rien de mieux que quelques notions de comptabilité. En premier, la notion de bilan.

Un bilan est un document comptable établi à une date donnée. Il est une représentation de la situation patrimoniale et financière de l’entreprise qui l’établit. Sa construction, normalisée, tend à montrer une image la plus fidèle possible de la réalité. Autrement dit, le bilan d’une entreprise n’est pas une photographie « indiscutable » de sa situation (problèmes de valorisation notamment, de « créativité » comptable, etc.). Néanmoins, il donne des informations essentielles sur la composition des actifs et des passifs et permet de « modéliser » cette chose abstraite qu’est une entreprise.

Prenons un exemple simple, et extrêmement simplifié, montrant la construction d’un bilan à la création d’une entreprise. Mr Duchmol et Mme Tartampion créent  l’entreprise TARDU  sous la forme sociétaire (SARL par exemple). Ils apportent 50 000 € de capital (25 000 chacun) sous la forme numéraire (c’est à dire en fonds monétaires) qu’ils déposent à la BNP. A ce stade, le premier bilan de TARDU est le suivant :

ACTIF                                                                         PASSIF

Trésorerie   50 000                                                Capital 50 000

Totaux        50 000                                                Totaux 50 000

Lecture : l’actif représente ici ce que « détient » l’entreprise; celle-ci dispose bien de 50 000 € déposés à la BNP. Le passif représente ici la « ressource » financière qui a permis l’apport de 50 000 €; puisqu’il s’agit de l’apport des propriétaires, ce sont des capitaux propres au sens où il ne s’agit pas d’une dette de TARDU envers Duchmol et Tartampion mais bel et bien de fonds propres appartenant maintenant à l’entreprise.

Cette opération montre également le principe fondamental de la partie double. En effet, toute opération traduite comptablement doit faire « jouer » au moins deux comptes : ici, capital et trésorerie.

Remarque : à ce stade, on peut dire que le bilan représente une image 100% fidèle à la « réalité » de l’entreprise TARDU.

La suite, prochainement.


Publié le 14 décembre 2009 par Joël Calatayud dans Comptabilité

Les transactions interbancaires

Nous l’avons vu en cours, la monnaie créée puis qui circule est essentiellement scripturale. Nous avons vu aussi l’importance de la relation interbancaire à ce niveau. Autrement dit, des milliards d’euros transitent chaque jour entre banques commerciales et banques centrales. Il est évident qu’un tel système se doit d’être efficace (dans les délais notamment) et sécurisé. Ce système de règlement est complexe, d’autant plus complexe en raison de sa dimension internationale (européenne notamment).

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Travail préparatoire des prochaines séances.


Publié le 14 décembre 2009 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire