Economie monétaire et bancaire

Histoire des accords de Bâle

Un article récent du Monde retrace de façon synthétique l’histoire des fameux (et très inefficaces) accords de Bâle. A partir de là, de multiples liens vers d’autres articles vous dirigent vers, en vrac : un lexique de la finance, les dark pools, le trading algorithmique, la vente à découvert, les agences de notation, etc.


Publié le 25 octobre 2011 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire

Dans le secret de ma banque et moi

Je n’ai pas pu, ou plutôt voulu, voir le documentaire de France 2 (jeudi 10 mars 2011) Dans le secret de ma banque et moi. Télérama n’a pas aimé, c’est bon signe, ça doit pas être si mauvais. D’après ce que j’ai pu en voir rapidement dans les vidéos ci-dessous (merci Dailymotion) cela montre assez bien le travail quotidien de la banque au ras des pâquerettes, loin des bonus des traders. Un simple éclairage instructif plus qu’une ambitieuse analyse socio-économique fouillée ou, pire, qu’un bruyant et pénible reportage de M6-Capital, c’est déjà ça.

http://www.dailymotion.com/video/xhj2dz http://www.dailymotion.com/video/xhj1qr http://www.dailymotion.com/video/xhjwn3 http://www.dailymotion.com/video/xhj1if

Publié le 13 mars 2011 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire

Jean-Paul Pollin et la sortie de crise en fanfare des banques

C’est pas tous les jours qu’un membre éminent du Cercle des économistes se fâche tout rouge. Grand spécialiste d’économie bancaire, Jean-Paul Pollin n’a pas franchement l’habitude de s’énerver contre le comportement des banques. Certes, c’est un régulationniste comme peut l’être Michel Aglietta mais bon c’est pas Lordon quand même. Alors justement, s’il dit que les banques sont reparties  comme en 40 (comme avant 2007 en fait) dans la prise de risques, « le sentiment d’impunité » et « sortent de la crise en fanfare », on peut raisonnablement le croire. A lire ici dans Le Monde d’aujourd’hui.


Publié le 17 février 2011 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire

Revue de presse

Qui a dit que les banques ne sont pas capables de s’auto-réguler? De mettre en place de sérieux codes d’éthique? De moraliser leurs pratiques?

La banque suisse UBS montre la voie à suivre dans la nécessaire moralisation du système bancaire et financier.

Tout cela pour vous dire que le site-blog suisse B3B vous propose une excellente revue de presse hebdomadaire du monde bancaire et financier. Cette semaine, notamment, des délits d’initiés, des faillites bancaires, Bâle III, etc.


Publié le 20 décembre 2010 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire

Site « La finance pour tous »

La finance pour tous est un site institutionnel (de l’Institut pour l’Education Financière du Public, IEFP) destiné à développer l’éducation financière auprès d’un public le plus large possible. C’est très bien fait, didactique et complété récemment par un dossier sur la banque. Synthétique,  clair, avec de jolis dessins et schémas, ainsi qu’un petit quizz (1) pour lequel il est difficile d’avoir moins de 10/10.

(1) En fait, il y a plein d’autres quizz de différents thèmes et niveaux.


Publié le 3 mars 2010 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire

L’extraordinaire renouvellement de la pensée monétaire par Paul Jorion

Tel un bûcheron qui aurait prévu la déforestation avant les écologistes, Paul Jorion a prédit la crise financière 2007/2008 avant les économistes (qui l’ont prévue après). En vérité, mon pote Jean-Robert avait été encore plus clairvoyant en me disant, dès les années 80 : « tu sais mon gars, avec la finance, on va droit dans le mur… ». Pas con le JR, la seule différence avec PJ c’est qu’il n’a jamais travaillé dans la finance, ni ailleurs à vrai dire. J’étais donc plus enclin à écouter un type que les médias ont abondamment invité à témoigner et à débattre, en tant qu’acteur-prophète in situ de la crise des subprimes. J’ai même apprécié certains endroits de son blog avec lesquels je peux être d’accord comme, par exemple, l’extravagante nocivité du marché des CDS qu’il faudrait éradiquer. Malgré tout, il y a là comme une désagréable ambiance  illuminated guru à la Raël qui refroidit assez vite l’exploration. J’ai quand même acheté son livre, Argent mode d’emploi, et je suis en train (d’essayer) de le lire. Puisqu’il s’agit d’argent, on devine dès les premières pages qu’on vient de perdre bêtement 20 € dans cette affaire. Je fais un calcul marchand rapide : 20 € c’est quand même cinq bonnes bières au Café des sports, un joli bouquet de fleurs pour madame ou le dernier album des Tindersticks que j’ai reposé, un peu las, dans le bac chez Gibert.

J’aurais aimé entrer dans quelques détails d’économie monétaire et bancaire qui m’intéressent particulièrement (pages 129 à 227), il faudra que je trouve le courage de le faire. C’est pas gagné. Sachez que PJ se propose, ni plus ni moins, de reconstruire l’analyse économique servant de boite à outils aux économistes depuis deux siècles et demi! J’aurais pas dû faire ça mais j’ai feuilleté d’abord les dernières pages du livre dans lesquelles il déclare, sans avoir l’air de blaguer : « …ce que je vais tenter d’accomplir pour la monnaie est du même ordre que ce que Freud a réalisé pour la psychologie. » Ok, je ne suis pas très qualifié pour évaluer ce que Freud a fait pour la psychologie mais, comme ça à première vue, c’est un peu comme si on me disait « ce que je vais tenter d’accomplir pour la monnaie est du même ordre que ce que Michel Platini a réalisé sur un milieu de terrain entre 1980 et 1986″. Pourquoi pas, on s’est bien moqué de Gabriel Tarde lorsque celui-ci, avec sa psychologie économique (1902), se proposait d’inverser toute l’économie politique de Smith à Marx. Faudra t-il attendre un siècle dans le cas de PJ? La question ne se pose même pas tant il enfonce des portes ouvertes à grands coups de Mephistos tout en croyant renouveller la compréhension de ce mystère monétaire qu’il nomme l’Argent. Il explique d’ailleurs très vite pourquoi argent et pas monnaie. Là encore, rien de nouveau. La monnaie serait un concept inventé par les économistes, les banquiers, les financiers, les comptables pour semer le trouble, entretenir le mystère de sa création alors que l’argent serait cette chose bien réelle, encastrée dans la société, dans les poches de braves gens et que seuls les anthropologues (dont PJ), les sociologues, les philosophes sont capables d’analyser. C’est pas tout faux sauf que des économistes tels que Michel Aglietta, André Orléan se sont largement occupés de la chose depuis 30 ans et qu’apparemment PJ l’ignore. Plus surprenant encore, il ignore, volontairement ou non, les références à Simmel ou à Simiand. Je me suis arrêté page 262 dans laquelle il rêve, tel un adolescent qui repique pour la troisième fois sa Terminale littéraire(1), à…un monde sans argent. J’en peux plus, j’ai peur de continuer et de lire qu’il faut remettre l’homme au centre de l’économie, mieux, peut-être « qu’il faut abolir la propriété privée » (là je triche, on peut lire ça page 271)…abolir le prêt à intérêt? Bingo! Page 272 qu’il le dit! STOP!

C’est bon, on a compris, en fait de renouvellement de la pensée monétaire, il ne s’agit que de vulgate marxiste mâtinée de proudhonisme baba-cool, voire religieux. Je n’ai rien contre une bonne analyse marxiste de derrière les fagots pour expliquer la crise (Lordon fait ça très brillamment) mais là, non merci. Les analyses d’Arlette Laguiller me semblaient plus concrètes. Lire  que « le salut viendra d’une autre science économique, dont aura été éjecté l’homo oeconomicus, une caricature de l’être humain sous la forme du sociopathe, comme je le rappelais l’autre jour » (2), c’est beau comme du Jacques Attali en plus à gauche.

(1) Je n’ai, bien entendu, rien contre les Terminales L, mais quand même repiquer 3 fois…à ce stade c’est sûr, « le monde sans argent » devient une triste réalité.

(2) Il parle et écrit partout PJ, à BFM (!!!), dans le Monde, et ici dans Marianne. Soit dit en passant, ça doit faire un sacré petit dépôt à vue sur le compte de PJ.


Publié le 22 février 2010 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire
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Correction du dernier devoir

La correction du dernier devoir est ici. Dans le commentaire des deux textes, je fais allusion à la notion d’aléa moral. Dans la mesure où nous n’en avons pas encore parlé en cours, si ce n’est rapidement à propos des asymétries d’information (AI), cette référence n’était pas exigée. En attendant de développer ce thème des AI, ce billet de David Mourey avec  un exemple éclairant (c’est le cas de le dire) sur les spéléologues et les pompiers.


Publié le 21 février 2010 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire

L’Agence France Trésor au turbin

Je pourrais consacrer un billet entier à propos de l’émission de Frédéric Taddeï Ce soir ou jamais du 4 février dernier. D’abord parce que le thème portait sur le sujet hot du moment, en cours et dans l’actualité, à savoir la dette publique, mais surtout parce qu’il y aurait beaucoup à dire sur les interventions des participants. Pour résumer, créons trois catégories.  Dans la première, afin de m’en débarrasser, que l’on pourrait nommer bouh-la-dette-c’est-monstrueux-pour-nos-enfants :  l’inénarrable François de Closets dont la pensée économique est plus proche de Jean-Pierre Pernaud que de Schumpeter et  l’économiste ultra-libéral Bertrand Lemennicier que, pour ne pas me faire du mal, je n’ai presque pas écouté. Dans la seconde, les déceptions : Paul Jorion, beaucoup moins intéressant à l’oral qu’à l’écrit, dans le rôle du catastrophiste catastrophé et Dominique Reynié, bien plus à l’aise avec les chiffres électoraux qu’avec ceux de la comptabilité publique. Enfin, les vainqueurs, Sandra Moatti d’Alternatives économiques presque génée de devoir apporter son soutien à, ô surprise, Eric Woerth, très cool, presque hilare devant les approximations techniques de ses opposants.

Il y a surtout eu un extrait de reportage, diffusé sur Arte il y quelques mois, sur le travail de l’Agence France Trésor. Où l’on voit une poignée de fonctionnaires de Bercy lever en quelques secondes 7 milliards et quelques de dette auprès d’investisseurs invisibles. A les voir se féliciter de la bonne affaire – on s’attend même à ce qu’ils fassent péter le champagne dans leur local digne d’un placard à balai – François de Closets a tort de s’inquiéter.

 Comme je n’ai pas pu isoler ce mémorable passage dans la vidéo ci-dessous, vous pouvez aussi profiter des paroles fatigantes de Michel Pébereau, de celles presque aussi pénibles de Fitoussi et des excellentes analyses de Jean-Marc Daniel.

http://www.dailymotion.com/video/x9ybvd


Publié le 18 février 2010 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire
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Aglietta et les lycéens

Lorsqu’il s’agit d’expliquer la crise banco-financière de 2007 – 2008, on peut trouver pire que Michel Aglietta. A mon sens, il n’y a pas mieux que l’éminent professeur d’économie de Nanterre pour décortiquer le rôle des banques, des agences de notation, de la titrisation…insister sur le risque systémique et l’indispensable régulation pour le contenir. Sauf que, expliquer tout cela à des lycéens (même triés sur le volet, même en ES, même…euh…en STG) comme si on le faisait dans un amphi de faculté, hum…Bien sûr, Aglietta doit en être conscient et prévient d’entrée : j’aimerais que vous compreniez deux choses… Juste un exemple parmi tant d’autres lorsqu’il évoque le point crucial de l’effet de levier : 45 secondes pour montrer le mécanisme qui consiste à gonfler la rentabilité (tendant vers l’infini!) d’un investissement en minimisant les fonds propres et/ou maximisant l’endettement, c’est un peu court. Je vais même plus loin, c’est un peu court aussi pour certains professeurs de SES et d’économie – gestion qui préfèrent s’intéresser à autre chose qu’à l’ésotérisme d’un bilan comptable…on peut les comprendre. Cette vidéo est en définitive instructive sur le plan pédagogique en général et sur la pédagogie économique en particulier. Comme au rugby, inutile d’espérer progresser sans le préalable des fondamentaux. Toutefois, loin de moi l’idée de dire à des lycéens : oh la la, Aglietta c’est pas pour vous, attendez un peu d’être en licence de sciences éco! Au contraire, je me souviens de la réaction d’une étudiante après avoir subi 50 minutes d’Aglietta sur les subprimes : j’ai rien compris, surtout qu’il parle un peu vite, mais ce type est vraiment passionné, ça me donne envie d’en savoir plus!

http://www.dailymotion.com/video/xbdkqa

Publié le 15 février 2010 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire

Psycho Lemon

psycho lemonPuisque nous avons évoqué le Market for Lemons d’Akerlof et avant d’observer sa transposition au domaine bancaire, quelques liens :

- l’excellent site Melchior

- le CREG

- Finance pour tous sur la célèbre loi de Gresham


Publié le 11 février 2010 par Joël Calatayud dans Economie monétaire et bancaire
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