L’ombre du vent

20 04 2008

Nous voilà plongés à Barcelone en 1945. Daniel, le narrateur, est un jeune garçon de 10 ans. Un matin, dans le plus grand secret, son père, libraire en livres anciens, l’emmène dans un lieu mystérieux : le Cimetière des Livres Oubliés. La tradition veut que toute personne qui y entre adopte un livre afin de le sauver de l’oubli. Daniel choisit L’Ombre du vent de Julian Carax, un parfait inconnu.
Daniel va se passionner pour cet auteur et va vouloir en apprendre davantage sur lui. Il vivra des aventures surprenantes et passionnantes durant 20 ans.

Cette oeuvre est tout à la fois un roman d’apprentissage, un récit fantastique et un roman policier.

vignette du site Amazon




Aimé Césaire

17 04 2008

Le poète Aimé Césaire, 94 ans, originaire des Antilles françaises et l’un des chantres de la « négritude », est décédé aujourd’hui à Fort-de-France (Martinique).
Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, l’un des chantres du courant littéraire francophone de la « négritude ». Ils affirment haut et fort la grandeur de l’histoire et de la civilisation noire face au monde occidental qui les avait jusque là dévalorisées. Ils veulent faire de leur identité et de l’ensemble des valeurs culturelles du monde noir, une source de fierté. Le terme « négritude » permet de s’affirmer comme étant noir et de s’accepter en tant que tel.

Dans une interview accordée au journal Le Monde en 2006, Aimé Césaire avait donné l’origine du terme « négritude » :

« Un jour, je traverse une rue de Paris, pas loin de la place d’Italie. Un type passe en voiture : « Eh, petit nègre ! » C’était un Français. Alors, je lui dis : « Le petit nègre t’emmerde ! » Le lendemain, je propose à Senghor de rédiger ensemble avec Damas un journal : L’Etudiant noir. Léopold : « Je supprimerais ça, on devrait l’appeler Les Etudiants nègres. Tu as compris ? Ça nous est lancé comme une insulte. Eh bien, je le ramasse, et je fais face. » Voici comment est née la « négritude », en réponse à une provocation. » (intégralité de l’article ici).

Voici une vidéo dans laquelle Senghor évoque sa rencontre avec Césaire et définit la négritude.

[ina]http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=8455b82e01b7976e71bb648a5d1fb392&noresize[/ina]
Aimé Césaire avait consacré sa vie à la poésie et à la politique. Il était depuis les années 1930 de tous les combats contre le colonialisme et le racisme.

photo du site congopage

Pour faire connaissance avec « le poète de l’universelle fraternité », rendez-vous sur ce site Internet.

Découvrez aussi quelques poèmes.




Le Fils de l’Homme invisible

4 04 2008

Alors qu’il a un peu bu, un soir de fête, le père de François lui lance : « Toi, tu es le fils de l’Homme invisible ! » Le petit garçon prend l’expression au pied de la lettre : il est persuadé d’avoir un don, un talent magique.

Sa vie deviendra un jeu assez drôle car il testera toutes les possibilités de sa pseudo-invisibilité (passer devant tout le monde à la caisse, voler des bonbons, sortir de la classe…). Mais l’amusement durera peu et virera rapidement au cauchemar, François se sentant à jamais différent, handicapé, inférieur.

Cette autobiographie de l’acteur François Berléand est surprenante. On rit parfois, on s’étonne surtout du manque de communication au sein de sa famille.

L’écriture est simple, trop parfois. Néanmoins, c’est un moment agréable qui montre à quel point le monde des enfants et celui des adultes sont différents.

9782253122395-g.jpg
source : vignette du site Le Livre de poche