Fautes horribles

27 04 2009

Voici quelques fautes que l’on trouve souvent dans vos copies et qui sont vraiment monstrueuses. L’erreur est barrée et l’orthographe respectée se trouve à la suite en gras :

- parmis au lieu de parmi.

- si il au lieu de : s’il.

- il a du au lieu de : il a (on met un accent sur le verbe pour le distinguer de l’article du (du pain).

- un champs lexical au lieu de : un champ lexical.

- quatres au lieu de : quatre.




Le rapport de Brodeck

23 04 2009

Cette histoire se déroule dans un pays et à une époque indéfinis mais, la référence à la Seconde guerre mondiale est très claire.

Brodeck, réchappé d’un camp dans lequel il a vécu le pire, l’avilissement, la mort, revient dans son village où il retrouve sa femme devenue muette (on découvrira pourquoi au cours du roman). Quelques temps plus tard, il se voit chargé par un groupe d’hommes du village d’écrire un rapport concernant l’Anderer (= l’Autre). Ce dernier a vécu au village, a cotoyé ses habitants mais, il est étranger à la communauté et, de ce fait, il est assassiné. Le rapport de Brodeck est là pour expliquer comment et pourquoi on en est arrivé à la disparition de l’Anderer.

Brodeck n’a pas d’autres choix que d’accepter car, lui aussi, est un étranger au village. Mais son enquête sur l’Anderer sera entrecoupée par ses propres souvenirs qui nous tracent peu à peu les contours de chacun des villageois tous plus noirs les uns que les autres.

Dans ce roman de Philippe Claudel, la lâcheté humaine est mise en avant. Tous ont accepté le pire et ceux qui se sont révoltés l’ont payé cher. Chacun trouve un moyen pour cacher sa honte : alcool, bonne conscience, fausses excuses.

Les derniers mots du roman sont :

« Je m’appelle Brodeck, et je n’y suis pour rien.

Brodeck, c’est mon nom.

Brodeck.

De grâce, souvenez-vous.

Brodeck. »

On ne peut que s’en souvenir tant ce roman est dur, noir mais aussi très fort. A lire absolument !

Le rapport de Brodeck le prix Goncourt des lycéens en 2007.




Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles

15 04 2009

Voici un roman policier dont l’originalité est de mettre en scène des personnes réelles. Les personnages principaux de cette intrigue sont en effet Oscar Wilde et Arthur Conan Doyle.

Nous voici plongés au coeur de Londres en 1889. Oscar Wilde découvre le cadavre de l’un de ses amis, Billy Wood. Il ne prévient pas immédiatement la police mais, lorsqu’il revient accompagné sur les lieux, le corps et tout ce qui était sur les lieux du crime ont disparu. Commence alors une enquête qui nous fait découvrir tout autant le contexte historique que la vie et l’oeuvre d’Oscar Wilde. Ce dernier s’est pris de passion pour Sherlock Holmes, le fameux enquêteur inventé par Arthur Conan Doyle. Il met en oeuvre les techniques d’observation et de déduction de son héros préféré.

J’ai vraiment aimé ce roman. Son auteur, Gyles Brandreth, m’a donné l’impression de rencontrer le véritable Oscar Wilde qui cite son oeuvre, parle de son roman en cours, évoque Jack l’éventreur. Je n’ai pas réussi à découvrir le meurtrier avant qu’Oscar Wilde ne révèle son identité tant le roman fourmille de pistes et d’indices contradictoires. A lire !




Romans contemporains

3 04 2009

Vous devez lire un de ces romans :

Amazone de Maxence Fermine
Cris de Laurent Gaudé
Horowitz et mon père d’Alexis Salatko
L’enfant de Noé d’Eric-Emmanuel Schmitt
L’homme à l’envers de Fred Vargas
La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier
La joueuse d’échecs de Bertina Enrichs
La mort des bois de Brigitte Aubert
La Mort du roi Tsongor de Laurent Gaudé
La petite fille de monsieur Linh de Philippe Claudel
No et moi de Delphine de Vigan
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Erreur à éviter

1 04 2009

Souvent, vous commettez une erreur à la fin de votre introduction pour la question sur le corpus.

Partons donc d’un exemple. Dans votre dernier bac blanc, la question posée était :

« Dans chacun de ces textes, que tente de faire l’auteur ? Quel registre essentiel mobilise-t-il au service de cette visée ? »

Voici un exemple de réponse. Essayez de repérer l’erreur dans cette dernière phrase d’introduction :

« Nous allons voir ce que dans chacun de ces textes, l’auteur tente de faire et quel registre essentiel mobilise-t-il au service de cette visée.”

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Si on observe la phrase, on constate qu’elle est affirmative : « Nous allons voir » quelque chose donc, on va montrer, on n’interroge pas. D’autre part, la phrase se termine par un point et non par un point d’interrogation.

L’élève qui a construit cette phrase a très bien  procédé. A partir de la question posée, il a voulu faire une phrase affirmative pour dire ce qu’il allait faire. Il n’a pas à poser de question au correcteur.

Donc, la réponse aurait été totalement correcte en écrivant :

« Nous allons voir ce que, dans chacun de ces textes, l’auteur tente de faire et quel registre essentiel il mobilise au service de cette visée.”

En effet, il est inutile (c’est même une grosse faute !) de procéder à une inversion du sujet et du verbe quand on ne pose pas de question.

Alors, compris ?




Paris-Brest

1 04 2009

Le dernier roman de Tanguy Viel aurait pu s’intituler « Familles je vous hais » tant le narrateur semble avoir peu de liens avec les siens.

Son père, ancien dirigeant du Stade brestois a dû fuir Brest après un détournement de fonds. Sa mère veut des fils parfaits et ne comprend rien aux siens. Sa grand-mère, dont il serait presque proche, fait fortune par hasard sur les marches du cercle naval.

Face à eux, le narrateur se réfugie dans la compagnie énigmatique et un peu angoissante du fils Kermeur qui semble incarner sa part d’ombre. Celui-ci lui trouve une solution pour qu’il puisse gagner sa liberté et quitter Brest : cambrioler sa grand-mère fortunée.

Les conséquences seront plus lourdes que prévu mais le narrateur pourra partir pour Paris où il écrira l’histoire familiale.

Son retour, quelques temps plus tard, lors des fêtes de Noël, fera voler en éclats les apparences.

J’ai beaucoup aimé ce roman sans doute parce qu’il est facile d’en imaginer le décor brestois. Ce qui m’a plu aussi c’est la mise en abyme : le narrateur est écrivain et se sert de sa propre histoire pour tisser le roman familial.