Anthologies

22 10 2010

Vos anthologies étaient vraiment réussies et très personnelles. Elles reflétaient vos goûts, vos centres d’intérêts.

J’ai apprécié l’originalité de certains de vos travaux. Je n’ai pu malheureusement tous les photographier mais, voici un petit florilège !

Marie a consacré son anthologie aux chats en me proposant, en prime, un petit rébus.

Elisabeth avait choisi pour thème la guerre et elle a superbement illustré « Le Dormeur du val » de Rimbaud.

Justine invitait le lecteur à ouvrir sa valise pour partir en voyage.

Angélique avait déniché un coffre au fond de la mer pour illustrer sa thématique : le milieu marin.

Manon L. a suivi l’évolution du sentiment amoureux.

Manon I. avait choisi un thème grave : la Shoah.




Ouragan

10 10 2010

Nous sommes à la Nouvelle-Orléans alors que l’ouragan Katrina approche. Laurent Gaudé nous invite à suivre plusieurs personnages : Rose qui sort du tribunal, une vieille femme noire, un homme seul dans un motel, un pasteur, des prisonniers. Tous vont vivre cette catastrophe climatique à leur manière. Ils vont se croiser, leurs destins vont parfois se mêler malgré eux.

C’est un roman-chorale où les voix se mêlent. Seuls les changements de paragraphes indiquent que l’on change de personnages et de point de vue.

Des visions apocalyptiques s’amoncellent : l’arrivée des alligators en ville, un fou qui se promène avec un hachoir, une prison que l’on vide de ses chiens de garde et de son personnel mais où l’on « oublie » les prisonniers. Des images fortes qui s’impriment en nous au fil de la lecture.

Quelques moments de répit arrivent parfois au coeur de la tempête : la confession de Rose ou celle de Keanu, une promenade en barque ou encore cette vieille femme enroulée dans le drapeau américain qui dit sa fierté d’être noire. Au fil du récit, les personnages se révèlent à eux-mêmes et l’ouragan, qui vient bouleverser la ville et leur vie, agit comme une initiation.

J’ai aimé ce roman, trop court à mon goût cependant.

Extait :

« Moi, Josephine Linc. Steelson, négresse depuis presque cent ans, j’ai ouvert la fenêtre ce matin, à l’heure où les autres dorment encore, j’ai humé l’air et j’ai dit : « Ça sent la chienne. » Dieu sait que j’en ai vu des petites et des vicieuses, mais celle-là, j’ai dit, elle dépasse toutes les autres, c’est une sacrée garce qui vient et les bayous vont bientôt se mettre à clapoter comme des flaques d’eau à l’approche du train. C’était bien avant qu’ils n’en parlent à la télévision, bien avant que les culs blancs ne s’agitent et ne nous disent à nous, vieilles négresses fatiguées, comment nous devions agir. Alors j’ai fait une vilaine moue avec ma bouche fripée de ne plus avoir embrassé personne depuis longtemps, j’ai regretté que Marley m’ait laissée veuve sans quoi je lui aurais dit de nous servir deux verres de liqueur – tout matin que nous soyons – pour profiter de nos derniers instants avant qu’elle ne soit sur nous. J’ai pensé à mes enfants morts avant moi et je me suis demandé, comme mille fois auparavant, pourquoi le Seigneur ne se lassait pas de me voir traîner ainsi ma carcasse d’un matin à l’autre. »

Le roman est disponible au CDI.




Mario Vargas Llosa

7 10 2010

Cet écrivain d’origine hispano-péruvienne vient d’obtenir le prix Nobel de Littérature. S’il s’agit d’un auteur engagé qui a lutté contre le militarisme, la relisgion, le pouvoir abusif, il est également un “conteur qui a développé l’art de raconter d’une façon fantastique” selon le comité Nobel.

Vous pouvez découvrir une de ces oeuvres que j’avais beaucoup aimée et qui est un peu loufoque : La tante Julia et le scribouillard. Un roman qui mêle autobiographie et imagination débridée.