L’Africain : les textes

24 11 2010

Voilà les 5 extraits de L’Africain qui figureront sur votre liste de bac.

Téléchargez-les pour commencer à les travailler puis pour vous entraîner pour les différents oraux.

Bonne lecture !

SQ2-les textes




Charles Juliet

9 04 2010

Un article de Télérama très intéressant sur l’auteur de Lambeaux. Je vous en ai parlé en cours. A lire pour en apprendre davantage sur son écriture, l’autobiographie…

http://enfinlivre.blog.lemonde.fr/files/2009/08/charles_juliet.1250251895.jpg




Le Voile noir

1 03 2010

J’aime beaucoup cette autobiographie d’Anny Duperey et, apparemment, certains d’entre vous ont partagé ce plaisir de lecture.

Je vous laisse découvrir l’opinion de Morgane de 1ère L.

http://i48.servimg.com/u/f48/12/18/38/86/voile210.jpg

“Cette autobiographie m’a beaucoup plu, Anny Duperey  évoque son traumatisme d’enfance d’une manière simple et sincère ce qui m’a vraiment touchée. Cet événement tragique, qui est la disparition de ses parents à l’âge de huit ans, a eu des conséquences irréversibles tout au long de sa vie. Son histoire et les épreuves auxquelles elle a dû faire face ne sont pas racontées dans un ordre chronologique, cependant son style d’écriture permet au lecteur de comprendre très rapidement les évènements et les souvenirs auxquels elle fait allusion. A travers cette œuvre, le lecteur se rend compte que la vie n’est pas toujours facile à vivre même si comme dit l’auteur « être orpheline m’a aidé lors de mes études ». Nous ne pouvons pas savoir comment demain se passera ni où et avec qui nous serons dans une semaine, dans deux mois, dans un an. Le texte d’Anny Duperey pousse les lecteurs à la réflexion, et, je pense que c’est la franchise dont l’auteur fait preuve sur sa propre existence qui permet aux lecteurs de réfléchir sur son histoire. En effet, Anny Duperey avoue sans complexe et sans honte ni même de regrets le fait qu’elle ait tout tentée pour se couper de sa famille, ce qui n’est pas un acte sans conséquence pour beaucoup de personne. Mais elle accepte et attend, selon moi, les jugements et les reproches que les lecteurs pourraient lui faire, car elle déclare tout ce qu’elle a sur le cœur sans rien cacher. Je crois que c’est avant tout cette grande qualité qui m’a impressionnée dans ce texte, l’auteur n’a pas peur du regard des autres et assume tout ce qu’elle a pu faire. Dans le passage où elle raconte les conditions de mort de ses parents et ce qu’elle a fait ce jour là, elle s’interroge sur ce qu’elle aurait dû faire ou non et laisse ainsi le lecteur la juger.

C’est un très beau livre qui raconte l’histoire d’une vie bouleversante, et dont le narrateur est une jeune fille très attachante. J’ai beaucoup aimé certains passages de cette œuvre, les souvenirs de joie et de bonheur que possède l’auteur sont des moments très intenses. Au contraire, les moments de désespoir et la douleur, la tristesse qu’elle exprime parfois m’ont ouverts les yeux sur la souffrance que nous pouvons ressentir lors de la perte d’un être cher. Cela m’a un peu effrayée, je peux l’avouer. J’ai donc ressenti de vives émotions à la lecture de cette autobiographie, ce que j’ai apprécié. De plus, les photographies qui accompagnent le texte permettent aux lecteurs de s’imaginer la vie de l’écrivain avec l’aide des nombreux détails que nous pouvons observer sur ces images.”

Je vous livre également l’avis de Léa :

Le voile noir, oeuvre autobiographique d’Anny Duperey est, selon moi, une véritable
révélation littéraire.
De nombreux éléments ont contribué à ma satisfaction. Notamment, le style de l’auteur d’une franchise qui peut se révéler quelque peu désarmante. Elle revient par exemple sur
certaines de ses idées et y exprime son mécontentement – ou au contraire sa satisfaction – sans pour autant modifier ce qu’elle a écrit précédemment. Une expression marquante :
« Relisant ce que je viens d’écrire, je suis frappée par ces mots » (Page 49). De cette manière, il est aisé de s’identifier au personnage, le lecteur a l’impression d’être pris pour
confident.
Par ailleurs, le fait de mêler photographie et écriture donne au récit plus de relief. Il est ainsi plus évident de se figurer les lieux et les personnages. Effectivement, pour pouvoir constater
les ressemblances l’appui de la photographie même noire et blanche est bien utile. Dans cet esprit, lorsqu’elle évoque les yeux de sa mère et la tristesse perceptible (Page 183), les
clichés nous aident considérablement.
Pour terminer, l’atmosphère quoique parfois pesante, nous retransmet efficacement ses émotions. L’écrivain nous transporte, sans pour autant tomber dans une surenchère de la
douleur et de l’accablement. Elle emploie de nombreuses métaphores telles que : « l’impression de porter en soi un engrenage complexe et lourd » (Page 175). Ainsi, sans
tomber dans les extrêmes, elle arrive à poser les justes mots sur son affliction.”

Cette oeuvre est disponible au CDI.




Lambeaux

10 02 2010

Lambeaux a été écrit par Charles Juliet. C’est un texte très beau, poétique, touchant.

Je me sers de la fiche de lecture d’Anaïs de 1èreL pour vous présenter cette autobiographie. Je la remercie vivement de m’avoir prêté ses mots !Smiley emoticones msn bravo.gif

“La mère de Charles Juliet mourut lorsqu’il était encore jeune. Il fut alors recueilli par une voisine paysanne. Dans une première partie du livre, l’auteur nous narre la vie éprouvante de celle qu’il n’aura pas eu la chance de connaître. L’émotion nous envahit mais une question nous vient spontanément à l’esprit : comment peut-il raconter à des lecteurs la vie d’un être tout à fait inconnu ? Il faut attendre la fin de la deuxième partie du livre pour comprendre le chemin parcouru par l’auteur pour parvenir à la publication d’une petite biographie sur celle qu’il prit en pitié. Cette deuxième partie est aussi autobiographique. Juliet nous explique son apprentissage de la vie, son évolution, du paysan à l’enfant de troupe puis plus tard, à l’écrivain. Durant tout le récit, l’auteur nous fait part de la quête des mots qu’il entreprit. Ces lambeaux de vies sont racontés avec un style particulier mais cependant poétique, émouvant.

Ce livre, de part son style particulier, m’a été difficile à comprendre bien que poétique. En effet, le « tu » de la première partie était compliqué à cerner, je me demandais constamment qui était cette personne. Je l’ai compris un peu plus tard. Les phrases courtes me donnaient l’impression que l’auteur s’essoufflait en parlant, que chaque phrase lui demandait un effort important, cette construction ne m’aurait pas gênée si elle ne m’avait pas fait perdre le fil de l’histoire à plusieurs reprises. Ce genre de phrases me faisait aussi penser aux nouvelles lorsque la chute s’approche ce qui me mettait dans l’attente de la fin du récit. Ce tutoiement m’a aussi donné l’impression qu’il uniformisait l’histoire, je commençais à être lassée par cette souffrance.

Mais, la deuxième partie est arrivée, l’auteur parlait enfin de lui, de son lien avec cette femme. L’écriture était plus fluide, sûrement parce que Charles Juliet lui-même était plus en confiance pour raconter ce qu’il connaît vraiment plutôt que de relater des paroles rapportées.

Outre le style de l’œuvre, l’histoire de Juliet et de sa mère ne m’a, dans un premier temps pas vraiment touchée à cause du manque de compréhension. J’ai tout de même fini par l’être. En effet, le mutisme insoutenable de la mère m’a émue. Cela m’a fait réfléchir à ma propre vie, ce qu’elle serait sans la parole, les mots, si je n’avais personne à qui me confier. En arrivant vers la fin du récit, lorsque l’auteur explique les ambitions qu’il avait en écrivant la biographie de sa mère et son autobiographie, j’ai été prise de pitié envers ces deux personnages. Effectivement, c’est à ce moment là que j’ai compris toute la dimension des sentiments qu’éprouvaient ces deux personnes. C’est ce pourquoi cette œuvre m’aura touchée malgré le style de l’auteur.”

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Dans vos fiches de lecture, je vous demande de choisir un passage marquant de l’oeuvre. Je vous laisse découvrir celui que Léa a choisi ainsi que les raisons de son choix.

«  La parturition a duré longtemps d’interminables années, mais tu as fini par naître et pu enfin donner ton adhésion à la vie.
Depuis cette seconde naissance, tout ce à quoi tu aspirais mais qui te semblait à jamais interdit, s’est emparé de tes terres : la paix, la clarté, la confiance, la plénitude, une douceur humble et aimante. Parvenu désormais à proximité de la source, tu es apte à faire bon accueil au quotidien, à savourer l’instant, t’offrir à la rencontre.  Et tu sais qu’en dépit des souffrances, des déceptions et des drames qu’elle charrie, tu sais maintenant de toutes les fibres de ton corps combien passionnante est la vie.
1983-1995 »

“J’ai choisi les dernières phrases du livre. Il est vrai que ce choix peut sembler facile, mais je trouve des derniers morts d’une force égale au livre entier. Tout au long du livre, Charles Juliet nous fait part de son mal être intérieur, de celui comparable de sa mère, et nous souffrons littéralement avec lui. Ces dernières phrases expriment un soulagement tellement puissant après tant de déceptions, de souffrance et de malheur, que mon choix ne pouvait se porter que sur ce passage. Je pense que c‘était également la meilleure manière de clore son autobiographie. Juliet a enfin trouvé la paix, et nous l’avons trouvée avec lui.”

Charles Juliet vient de publier le dernier tome de son journal intitulé Lumières d’automne. Une phrase de cet ouvrage pourrait se rapporter à la lecture de Lambeaux et, plus généralement, de toute autobiographie :

« Voilà pourquoi j’aime tant les journaux, les écrits intimes, les correspondances… En lisant de tels ouvrages, on a l’impression qu’un inconnu est là près de vous, qu’il vous a pris en amitié et choisi pour confident. Et il est passionnant de recevoir ce qu’il a à vous dire, de pénétrer dans son intériorité, de revivre en le savourant ce qu’il a vécu et que ses mots magnifient. »




Le Clézio et le Nobel

9 10 2009

L’an passé, Jean-Marie-Gustave Le Clézio a obtenu le prix Nobel de littérature.

Vous lirez ici une présentation intéressante de l’écrivain dans son rapport à la littérature. Cet article vous permettra également d’accéder à l’intégralité du discours de Le Clézio à l’Académie Nobel.

Pour en savoir un peu plus sur le Nobel, lisez ceci.

NB : il est intéressant de noter qu’Alfred Nobel est l’inventeur de la dynamite. Peut-être l’utilisation de sa fortune pour récompenser ceux qui ont oeuvré pour la paix et le bien de l’humanité compense-t-elle cela…

http://www.lexpress.fr/medias/103/1-jmg-le-clezio_4.jpg




J.M.G. Le Clézio

9 10 2009

Vous trouverez ici une présentation complète de l’auteur de L’Africain.

http://www.casino770.com/blog/media/Le_Clezio_300x383.jpg




L’évolution de l’autobiographie

26 11 2008

“Ecrire sur soi ne va pas de soi” selon Philippe Lejeune.

Découvrez donc ce dossier très complet consacré à l’autobiographie et ses prolongements au XXème et au XXIème siècle.

http://jml.prof.free.fr/doc/TRICOT.GIF

Dessin de Sergueï, “L’Ecriture de soi”, paru dans Le Monde du 24 janvier 1997 et illustrant un article intitulé “Paysages de l’autofiction”.




Pactes autobiographiques

25 11 2008

Vous allez devoir écrire votre pacte autobiographique. Vous pourrez trouver ici de nombreux exemples, très différents les uns des autres.

En voici trois autres :

Je n’écris ni un roman, ni l’histoire d’un personnage illustre. Digne ou indigne, ma vie est ma matière, et ma matière est ma vie. Ayant vécu sans jamais penser que l’envie pût un jour me venir de l’écrire, elle aura peut-être un caractère intéressant qu’elle n’aurait pas, sans doute, Si j’avais vécu dans l’intention de l’écrire dans mes vieux ans et, qui plus est, de la publier.
À l’âge de soixante-douze ans, en 1797, lorsque je puis dire vixi, quoique je vive encore, il me serait difficile de me créer un amusement plus agréable que celui de m’entretenir de mes propres affaires, et de fournir un beau sujet de rire à la bonne compagnie qui m’écoute, qui m’a toujours donné des preuves d’amitié et que j’ai toujours fréquentée. Pour bien écrire, je n’ai qu’à m’imaginer qu’elle me lira.
Quant aux profanes que je ne pourrai empêcher de me lire, il me suffit de savoir que ce n’est point pour eux que j’écris.
En me rappelant les plaisirs que j’ai eus, je les renouvelle, j’en jouis une seconde fois, et je ris des peines que j’ai endurées et que je ne sens plus. Membre de l’univers, je parle à l’air et je me figure rendre compte de ma gestion, comme un maître d’hôtel le rend à son maître avant de disparaître.


CASANOVA, Mémoires (préface), publiés après la mort de l’auteur.

“En fait de détails atroces, mon livre n’ajoutera rien à ce que les lecteurs du monde entier savent déjà sur l’inquiétante question des camps d’extermination. Je ne l’ai pas écrit dans le but d’avancer de nouveaux chefs d’accusation, mais plutôt pour fournir des documents à une étude dépassionnée de certains aspects de l’âme humaine. Beaucoup d’entre nous, individus ou peuples, sont à la merci de cette idée, consciente ou inconsciente, que « l’étranger, c’est l’ennemi ». Le plus souvent, cette conviction sommeille dans les esprits, comme une infection latente ; elle ne se manifeste que par des actes isolés, sans lien entre eux, elle ne fonde pas un système. Mais lorsque cela se produit, lorsque le dogme informulé est promu au rang de prémisse majeure d’un syllogisme, alors, au bout de la chaîne logique, il y a le Lager ; c’est-à-dire le produit d’une conception du monde poussée à ses plus extrêmes conséquences avec une cohérence rigoureuse ; tant que la conception a cours, les conséquences nous menacent. Puisse l’histoire des camps d’extermination retentir pour tous comme un sinistre signal d’alarme.

Primo Levi, Si c’est un homme (préface), 1947, traduit de l’italien par M. Schruoffeneger, éd. Julliard.

J’avais pensé, logiquement, dédier ces pages à la mémoire de mes parents, de mon père surtout, l’auteur de la plupart de ces photos, qui sont la base et la raison d’être de ce livre. Curieusement, je n’en ai pas envie.
J’en suis surprise. Mais je suppose que d’autres surprises m’attendent dans cette aventure hasardeuse que j’entreprends. On ne s’attaque pas impunément au silence et à l’ombre depuis si longtemps tombés sur ce qui a disparu.
Non, je n’en ai pas envie. Leur dédier ce livre me semble une coquetterie inutile et fausse.
Je n’ai jamais déposé une fleur sur leur tombe, ni même remis les pieds dans le cimetière où ils sont enterrés, pourquoi ferais-je aujourd’hui l’offrande de ces pages au vide ?
Mon père fit ces photos. Je les trouve belles. Il avait, je crois, beaucoup de talent. J’avais depuis des années l’envie de les montrer. Parallèlement, montait en moi la sourde envie d’écrire, sans avoir recours au masque de la fiction, sur mon enfance coupée en deux. Ces deux envies se sont tout naturellement rejointes et justifiées l’une l’autre. Car ces photos sont beaucoup plus pour moi que de belles images, elles me tiennent lieu de mémoire. Je n’ai aucun souvenir de mon père et de ma mère. Le choc de leur disparition a jeté sur les années qui ont précédé un voile opaque, comme si elles n’avaient jamais existé. “

Anny Duperey, Le Voile noir (1992), © Le Seuil




BD autobiographiques

20 11 2008

Pour une présentation des BD autobiographiques que vous devrez lire, rendez-vous dans la section “Lectures 1ère”.

Vous pourrez y lire les commentaires des élèves de l’an passé et y laisser les vôtres !




Auto-bio-graphie

25 02 2008

Vous connaissez à présent la définition de l’autobiographie selon Philippe Lejeune : “récit rétrospectif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence”.

Revoyez également ce qu’est le pacte autobiographique sur le site de Philippe Lejeune.

Il vous fera aussi découvrir de nombreux préambules d’autobiographie.