Pour l’oral blanc série L
19 05 2013Voici vos textes version word puis PDF.
prof29
Catégories : 1ère L1/ES 2012 / 2013, EAF, Littérature 2012/2013
Voici vos textes version word puis PDF.
Voici tous vos textes de l’année. Vous les trouverez d’abord sous forme de document Word puis en PDF. Téléchargez la forme qui vous convient le mieux.
Bonnes révisions !

Voici les textes de nos deux dernières séquences.
voici les textes des deux premières séquences pour l’oral de la semaine prochaine.
Téléchargez-les. Pensez à numéroter les vers ou les lignes si ce n’est pas fait.
Vous trouverez les documents en deux versions (Word et PDF).
Pour les élèves de L, voici les textes de la séquence consacrée à l’Humanisme.
Nous avons travaillé la première ensemble ce matin. Téléchargez le modèle vierge.

Le jour J, n’oubliez pas :
A présenter en DOUBLE:
Les livres suivants (vous aurez marqué les extraits à l’aide de post-it et numéroté les lignes de votre exemplaire):
Les photocopies suivantes en double :
A apporter et à poser sur un coin de la table pendant le passage à l’oral :
Il est inutile d’apporter les lectures complémentaires ou les lectures d’images.

Voici tous nos textes de l’année. Révisez bien !

Petit récapitulatif de ce que vous devez apporter pour l’oral blanc.
➢ 4 poèmes de la séquence 1 – Le poète en prison
➢ 3 poèmes de Rimbaud
➢ 3 textes de la séquence 3-Humanisme
➢ 3 extraits de Gargantua
➢ 2 extraits du Rapport de Brodeck
Vous trouverez également tous les textes depuis le début de l’année. Je les ai mis en format PDF, peut-être cela est-il plus simple pour tout le monde… Dites-moi !

Vous pouvez la télécharger afin de l’imprimer pour chacun des textes de l’année :

Voici la fiche qui vous permet de réviser plus facilement les textes étudiés en classe.
Ecoutez cette émission appelée Parking de nuit. C’est très drôle notamment “la minute pour temps de cerveau disponible” ou encore les interventions du gardien du parking mais, surtout, vous aurez droit à la lecture de nombreux textes qui pourront vous donner envie de découvrir de nouveaux auteurs et vous donneront des idées pour lire vos textes à voix haute lors de l’épreuve orale du bac.
La lectrice est Sophie Loubière dont certains d’entre vous connaissent quelques textes, notamment “Vernissage” que vous avez pu découvrir en seconde. Je vous donne à nouveau cette nouvelle très… ‘spéciale”.
Lucienne fêtait ses 79 ans. Pour l’occasion, sa fille Rosine lui apporta un baba au rhum servi dans une barquette en plastique ainsi qu’un flacon d’eau de Cologne Mont-Saint-Michel. Le plateau-repas prenait des allures de fête.
- Tiens, mémé. J’ai ajouté du rhum sur la génoise. Joyeux anniversaire.
La vieille femme souleva sa tête de l’oreiller et avala le morceau de baba qui tremblait dans la cuiller. Rosine était nerveuse. Lucienne lui demanda ce qui la tracassait.
- Ils ont encore du retard dans le versement de ta pension, répondit-elle.
Puis Rosine coupa de nouveau dans la génoise molle avec la tranche de la cuiller. Les cinq mille francs de mémé se faisaient attendre. La famille Parisot devait acheter un nouveau congélateur, et à quatre jours de Noël, il fallait bien penser au ravitaillement.
- Allez, mémé, dit Rosine en quittant la chambre, à demain.
Lucienne remonta le drap sous son menton et fixa le plafond avec bonheur. Bientôt, on la descendrait dans la salle à manger, sous le sapin, il y aurait des escargots en chocolat et sa petite-fille Christine viendrait l’embrasser.
Le 8 janvier, Rosine remarqua le mauvais état des marches de l’escalier qui menait à la chambre de mémé. Après lui avoir apporté sa soupe et sa compote, elle décida de passer l’escalier au trichloréthylène, ce qu’elle fit avec minutie. Elle profita de l’occasion pour traiter les plinthes et les boiseries du premier étage percées de trous minuscules. Le pavillon Parisot exhalait fort le décapant. Monsieur Parisot prit lui-même l’initiative d’ouvrir les fenêtres du salon en plein mois de février.
Avec l’arrivée du printemps, alors que l’odeur se faisait moins présente, Rosine envisagea de parfaire son travail en appliquant une épaisse couche de vernis. On laissa donc les fenêtres ouvertes et mémé dut se contenter de purées déshydratées en flocons – sa fille Rosine n’ayant guère le temps de cuisiner. Lorsque vint l’été, toutes les boiseries du pavillon avaient été décapées, traitées, vernies, cave et grenier compris. Le cœur léger, Rosine apportait à sa vieille mère des petites salades de fruits du jardin avec un ou deux boudoirs gentiment disposés sur le plateau-repas.
Christine appréciait beaucoup sa grand-mère Lucienne. Chaque Noël, elle aimait ouvrir le cadeau de mémé et le déposer sur ses cuisses maigres. Deux fois par an, Christine lui rendait visite avec plaisir, même si la vieille femme radotait au fond de son lit. Cette année, Christine avait une bonne nouvelle à lui annoncer : elle venait de passer brillamment son diplôme d’infirmière.
Lorsque Christine pénétra dans le pavillon, elle le trouva vide. Son père était à son travail et sa mère jardinait dans le potager. En montant l’escalier qui mène à la chambre de mémé, la jeune femme remarqua les jolies boiseries vernies. Puis, après avoir frappé doucement à la porte, elle entra dans la pièce. Il y régnait une agréable odeur de cire que Christine n’eut pas le loisir de remarquer. Elle posa simplement une main sur sa bouche pour ne pas vomir, mais elle vomit tout de même.
- Elle m’aura pourri la vie !… Jusqu’au bout !
Genoux serrés sur un petit tabouret, Rosine gratte le haut de son épaule gauche, ignorant l’homme qui se tient assis à un mètre d’elle, derrière un bureau en fer gris. L’inspecteur Pernod se mouche, puis il tend une feuille à Rosine qu’elle signe sans regarder.
- Vous ne lisez pas ? lui demande-t-il.
Puis il fait disparaître un mouchoir dans la poche de son pantalon et dit à haute voix :
- « Moi, Rosine Angèle Parisot, née le 22 mai 1942 à Bordeaux, femme au foyer, mère de trois enfants, demeurant au 14, rue des Alouettes à Bassens, déclare avoir dissimulé le décès de ma mère Lucienne Marie Madeleine Ferroud laquelle est morte le 3 janvier de cette année. Seul témoin de sa mort, j’ai résolu de conserver le secret pour continuer de toucher sa pension. Ainsi, j’ai porté chaque jour à ma mère un repas que je mangeais dans sa chambre à côté de son cadavre. »
L’inspecteur Pernod s’arrête un instant avant de poursuivre un ton plus bas :
- « … Le corps ayant commencé à se décomposer, j’ai décidé de masquer l’odeur en utilisant un produit décapant. »
Rosine Parisot ne bouge pas, les mains posées sur ses cuisses. L’inspecteur Pernod a ressorti son mouchoir. Il éponge son front, ouvre le tiroir du bureau et saisit un gros annuaire pour y chercher le numéro de téléphone des urgences psychiatriques.
Rosine fut internée. On mit en terre ce qui restait de sa mère Lucienne. Quant à Christine, la petite-fille, elle n’a toujours pas effacé l’image qui, sans cesse, revient.
« VERNISSAGE » de Sophie Loubière, Petits polars à l’usage des grands, librio (2000)


Lors de l’oral, une bonne lecture montre que vous avez compris le texte. Mettre le ton, faire les liaisons, respecter les vers… tout cela compte !
Si vous lisez le texte où Phèdre (Séquence 2, texte 4) exprime toute sa fureur d’une voix monotone, vous manquez quelque chose !…
Le samedi en fin d’après-midi, sur France Inter, Guillaume Gallienne vous fait la lecture. Les textes sont variés. Ils s’intègrent dans une thématique ou ont en commun un auteur. Ecoutez-le de temps en temps !
L’émission a pour titre “ça peut pas faire de mal”. Je pense que c’est très clair…
Pour ceux qui ont déjà travaillé “Le Mal” de Rimbaud, voici un nouvel exemple sur un extrait d’Une Vie de Maupassant.
Jeanne vient de rentrer en Normandie. Son voyage de noces s’est déroulé sous le soleil de Corse.
Alors elle s’aperçut qu’elle n’avait plus rien à faire, plus jamais rien à faire. Toute sa jeunesse au couvent avait été préoccupée de l’avenir, affairée de songeries. La continuelle agitation de ses espérances emplissait, en ce temps-là, ses heures sans qu’elle les sentît passer. Puis, à peine sortie des murs austères où ses illusions étaient écloses, son attente d’amour se trouvait tout de suite accomplie. L’homme espéré, rencontré, aimé, épousé en quelques semaines, comme on épouse en ces brusques déterminations, l’emportait dans ses bras sans la laisser réfléchir à rien.
Mais voilà que la douce réalité des premiers jours allait devenir la réalité quotidienne qui fermait la porte aux espoirs indéfinis, aux charmantes inquiétudes de l’inconnu. Oui, c’était fini d’attendre.
Alors plus rien à faire, aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Elle sentait tout cela vaguement à une certaine désillusion, à un affaissement de ses rêves.
Elle se leva et vint coller son front aux vitres froides. Puis, après avoir regardé quelque temps le ciel où roulaient des nuages sombres, elle se décida à sortir.
Étaient-ce la même campagne, la même herbe, les mêmes arbres qu’au mois de mai ? Qu’étaient donc devenues la gaieté ensoleillée des feuilles, et la poésie verte du gazon où flambaient les pissenlits, où saignaient les coquelicots, où rayonnaient les marguerites, où frétillaient, comme au bout de fils invisibles, les fantasques papillons jaunes ? Et cette griserie de l’air chargé de vie, d’arômes, d’atomes fécondants n’existait plus.
Les avenues, détrempées par les continuelles averses d’automne, s’allongeaient, couvertes d’un épais tapis de feuilles mortes, sous la maigreur grelottante des peupliers presque nus. Les branches grêles tremblaient au vent, agitaient encore quelque feuillage prêt à s’égrener dans l’espace. Et sans cesse, tout le long du jour, comme une pluie incessante et triste à faire pleurer, ces dernières feuilles, toutes jaunes maintenant, pareilles à de larges sous d’or, se détachaient, tournoyaient, voltigeaient et tombaient.
Qui parle ? Le narrateur
De quoi ? 1) les sentiments de Jeanne / 2) le temps qu’il fait
Qu’en dit-il ? 1) tristesse, ennui, désillusion / 2) mauvais temps qui reflète les sentiments de Jeanne, automne
Comment ? Là, il vous faut faire vos repérages en fonction de ce que vous avez dégagé à la question précédente.
Une fois que vous avez fait ce travail de repérage sur le texte, essayez de trouvez vos axes. Pour ça, ne regardez plus votre texte à commenter. Tournez votre feuille. Demandez-vous ce que vous garderiez de ce texte si vous deviez le présenter à un élève de 6ème ou de 5ème. Vous avez le droit de ne garder que 2 ou 3 éléments importants, vous ne pouvez lui parler ni de figure de style ni de champs lexicaux.
Vous avez donc un plan qui se dégage :
I- Le retour du voyage de noces, un retour à la réalité
III- La désillusion
Une fois que vous avez vos axes, tracez vos tableaux à 3 colonnes (outil/citation/analyse). Pour vous aider à dégager des sous-parties, dites :
Je veux montrer que “c’est un retour à la réalité” (I)
car A)
car B)
Vous ferez la même chose pour II.
Ici, on pourrait avoir :
I -Un retour à la réalité
A) la monotonie du quotidien
B) l’ennui de Jeanne
Sur votre descriptif, dans la séquence 7 “figures de sirènes”, vous avez la rubrique de bas de page “lectures personnelles de l’élève en lien avec l’objet d’étude”. Vous ne devez pas y indiquer Manon de Henri-Georges Clouzot. Ce n’est pas une lecture, c’est un film !
Si certains ont lu La nuit de Valognes, Ulysse from Bagdad ou Amphitryon 38, ils peuvent les placer dans cette rubrique.
Si vous avez un doute sur les lectures que vous pouvez indiquer , laisser un commentaire.
Le jour J, n’oubliez pas :
o Votre montre
o Votre convocation
o Une pièce d’identité
o Votre descriptif
o Des crayons (gris, fluo…)
o Votre manuel de français
A présenter en double:
Les livres suivants (vous aurez marqué les extraits à l’aide de post-it et numéroté les lignes de votre exemplaire):
o W ou le souvenir d’enfance de Perec
o Phèdre de Racine
o Manon Lescaut de Prévost
Les photocopies suivantes en double :
o Les 6 textes de la séquence 1 : La poésie lyrique
o Les 5 textes de la séquence 4 : Les Lumières
o Les 5 textes de la séquence 6 : Héros ou anti-héros ?
o Les 4 textes de la séquence 7 : Figures de sirènes
A apporter et à poser sur un coin de la table pendant le passage à l’oral :
o L’anthologie poétique (sauf Anaïs)
o Le carnet de mise en scène
o La fiche de lecture de la séquence 3 (Le voile noire, L’Africain, Enfance ou Lambeaux)
o La fiche de lecture de la séquence 6 (L’écume des jours, Roses à crédit, Mme Bovary…)
o Votre carnet (cahier ou classeur) de lecture si vous en avez un.
Il est inutile d’apporter les lectures complémentaires ou les lectures d’images.
Relisez vos notes sur les 2 expositions virtuelles que vous avez visitées (les Lumières et l’utopie) mais, là encore, inutile de les apporter et d’encombrer votre sac qui sera déjà assez chargé !
Vous ne trouverez pas ici de conseils pour le 3ème sujet qu’est l’écriture d’invention. Vous savez ce que j’en pense.
Revenons un peu sur la dissertation car tous les sujets ne se présentent pas sous la forme d’une citation (voir Pour l’écrit (2)).
Souvent, on vous pose une question.
Prenons un exemple :
Le sujet suivant correspond à l’objet d’étude “la poésie”.
sujet : Pensez-vous que le poète doive s’engager dans son temps et mener les hommes au combat ? Vous exposerez votre conception du rôle du poète et vous appuierez votre développement sur les textes du corpus et sur vos lectures personnelles. (Le corpus comportait 6 poèmes engagés.)
1) Je repère les mots essentiels dans le sujet :
Pensez-vous que le poète doive s’engager dans son temps et mener les hommes au combat ? Vous exposerez votre conception du rôle du poète et vous appuierez votre développement sur les textes du corpus et sur vos lectures personnelles.
2) J’en déduis les problèmes posés par le sujet => On me demande si le rôle du poète est de s’engager dans son époque et s’il ne peut avoir d’autres rôles.
Généralement, quand un sujet se présente sous la forme d’une question, on va d’abord dans le sens de la question (Vous dites au correcteur : “vous avez raison, c’est ça”. Donc ici, oui le poète doit s’engager). Puis, on nuance, on montre que l’on réfléchit par soi-même (ici, le poète peut aussi avoir d’autres fonctions). J’ai bien dit nuancer et non pas dire le contraire (on ne fait pas un axe I “oui” et un axe II “non”).
3) Je cherche des arguments.
Un poète doit s’engager : pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, dénoncer, lutter
Un poète doit aussi créer par le langage, les thèmes, faire rêver, jouer avec le langage.
4) Je fais la liste des textes (ici des poèmes) que je vais pouvoir utiliser. Je commence par indiquer ceux du corpus. Je pense ensuite à ma séquence sur la poésie (il y avait 6 poèmes dont un engagé, celui d’Aragon). Je me rappelle que nous avons travaillé un corpus sur la poésie des objets ( cela peut me servir pour l’axe II). Dans la séquence consacrée aux sirènes, il y a 3 poèmes. J’ai rédigé une anthologie de poésie, j’ai peut-être retenu quelques poèmes.
5) Je bâtis mon plan détaillé au brouillon :
I – Le poète doit s’engager.
A) Donner la parole à ceux qui ne l’ont pas.
B) Exprimer une révolte, une lutte.
Mais (permet de nuancer le propos)
II – Le poète ne doit pas oublier sa mission artistique.
A) Renouveler des thèmes, des structures.
B) Bousculer le quotidien.
Bon courage !!! Tout ira bien.
La dissertation est le sujet qui est le moins choisi à l’écrit. Vous faites souvent cette tête en le voyant,
, et pourtant, c’est un travail qui reste largement à votre portée si vous avez travaillé toute l’année.
Comment travailler le sujet au brouillon?
Prenons cet exemple sur l’objet d’étude “L’argumentation : convaincre, persuader, délibérer”.
Si vous souhaitez consulter le corpus, il est téléchargeable à cette adresse :
www.ac-toulouse.fr/lettres/francais/eaf/Nouvelle%20Cal%E9donie%20S-ES%2006.pdf
sujet : Dans “Taor, Prince de Mangalore”, de Tournier, Rizza dit : “La bouche servait de temple vivant [...] à la parole qui se nourrit et à la nourriture qui enseigne, à la vérité qui se mange et se boit, et aux fruits qui fondent en idées, préceptes et évidences…
Dans quelle mesure cette métaphore propose-t-elle une définition de l’apologue et de ses effets ? Vous répondrez dans un développement argumenté qui s’appuiera sur les textes du corpus, sur ceux que vous avez étudiés et sur vos lectures personnelles.
1°) Analyse du sujet : je souligne les mots-clés :
Dans “Taor, Prince de Mangalore”, de Tournier, Rizza dit : “La bouche servait de temple vivant [...] à la parole qui se nourrit et à la nourriture qui enseigne, à la vérité qui se mange et se boit, et aux fruits qui fondent en idées, préceptes et évidences…
Dans quelle mesure cette métaphore propose-t-elle une définition de l’apologue et de ses effets ? Vous répondrez dans un développement argumenté qui s’appuiera sur les textes du corpus, sur ceux que vous avez étudiés et sur vos lectures personnelles.
En rouge les mots liés au plaisir ; en vert, ceux qui ont trait à l’esprit, à la raison ; en bleu ce que l’on me demande clairement de trouver (1=> une définition , 2 => les effets de l’apologue)
Donc, je dois montrer que la définition de l’apologue comprend la notion de plaisir et celle d’apprentissage, de leçon (« précepte »).
Je me rappelle que l’apologue est un bref récit ayant une portée morale.
2°) Reformulation de la problématique : Quels sont les effets de l’apologue ? plaire ou instruire ?
3°) je fais la liste des apologues que je connais ( pour avoir des exemples):
Candide, « Memnon », ceux du corpus, Matin brun, toutes les fables de La Fontaine, les contes de fées … Le texte de l’annexe me sera utile !
4°) Proposition de plan :
I – L’apologue a pour vocation de plaire
A ) un univers souvent différent
- Candide => L’Eldorado : un lieu extraordinaire
- Combat de nègre et de chiens : « Il y a très longtemps » => formule proche du conte
B) des personnages étonnants
- “Memnon” => un génie apparaît
- Anouilh ou La Fontaine => des inanimés deviennent animés.
- Les contes de fées (exemples multiples)
C) des intrigues avec des rebondissements
- Fables de La Fontaine (prendre un exemple précis).
- Le personnage de La Vieille dans Candide (résumer ses aventures).
II – Mais, ce plaisir instruit.
A) visée morale
- explicite comme dans Les Fables (« la raison du plus fort est toujours la meilleure dans “le loup et l’agneau”).
- implicite chez Koltès où le lecteur doit se montrer plus malin que Horn.
B) une critique du monde environnant
- Candide (critique de l’esclavage avec l’épisode du Nègre de Surinam, critique de l’intolérance religieuse avec le texte étudié en classe).
- Rhinocéros de Ionesco (critique des totalitarismes avec la transformation des hommes en rhinocéros).
- + proche de nous Matin brun (à situer dans le contexte).
C) un regard critique porté sur l’homme :
- Anouilh qui critique ceux qui s’abaissent devant l’ennemi et renient leurs convictions.
- Marivaux dans L’île des esclaves qui propose de construire de nouveaux rapports humains fondés sur plus d’égalité.
Bon courage ! 
Voici quelques conseils pour vous aider à réussir votre commentaire littéraire.
Avant de vous précipiter sur le texte avec vos fluos
, posez-vous les questions essentielles (toujours les mêmes, quel que soit le texte) :
- Qui parle ?
- De quoi ?
- Qu’en dit-il ?
- Comment ?
Vous poser ces questions vous permettra :
1) de dégager les thèmes importants et donc vos axes de lecture,
2) de ne pas vous éparpiller et de gagner du temps au moment du repérage des figures de style et des CL sur le texte.
Prenons un exemple. Voici un poème de Rimbaud intitulé “Le Mal” :
Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l’infini du ciel bleu ;
Qu’écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;
Tandis qu’une folie épouvantable, broie
Et fait de cent milliers d’hommes un tas fumant ;
- Pauvres morts ! dans l’été, dans l’herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !…
- Il est un Dieu, qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l’encens, aux grands calices d’or ;
Qui dans le bercement des hosannah s’endort,
Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l’angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
Qui parle ? Le poète, Rimbaud.
De quoi ? 1) de la guerre / 2) de Dieu
Qu’en dit-il ? 1) elle est terrible, meurtrière, inhumaine, violente / 2) il aime l’argent, il est insensible
Comment ? Là, il vous faut faire vos repérages en fonction de ce que vous avez dégagé à la question précédente. Ainsi, vous allez chercher tout ce qui montre que la guerre est meurtrière (CL, allitérations…) puis, tout ce qui prouve qu’elle est violente, etc… Il restera beaucoup d’éléments dans le texte mais, tant pis ! Vous n’avez que trois heures, il faut donc être efficace.
Une fois que vous avez fait ce travail de repérage sur le texte, essayez de trouvez vos axes. Pour ça, deux choses peuvent vous aider :
1) la question sur le corpus.Elle peut vous donner une orientation pour votre commentaire ou un des axes. Ici, le poème de Rimbaud faisait partie d’un corpus pour lequel on vous demandait quele était l’objectif de chaque auteur. On pouvait répondre en ce qui concerne “Le Mal” que c’était un poème engagé et que l’auteur dénonçait (la guerre et la religion).
2) Vous ne regardez plus votre texte à commenter. Tournez votre feuille. Demandez-vous ce que vous garderiez de ce texte si vous deviez le présenter à un élève de 6ème ou de 5ème. Vous avez le droit de ne garder que 2 ou 3 éléments importants, vous ne pouvez lui parler ni de figure de style ni de champs lexicaux. Exemple : “Ce poème parle : de la guerre et de Dieu”. Soyez le plus clair et le plus précis possible sinon, cet élève ne vous comprendra pas !
Vous avez donc un plan qui se dégage :
I – Un poème qui dénonce la guerre
II – Un poème qui dénonce la religion.
Ne vous contentez pas de titre comme “la guerre” car cela vous bloquerait pour trouver vos sous-parties.
Une fois que vous avez vos axes, tracez vos tableaux à 3 colonnes (outil/citation/analyse). Pour vous aider à dégager des sous-parties, dites :
Je veux montrer que “c’est un poème qui dénonce la guerre” (I)
car A)
car B)
Vous ferez la même chose pour II.
Ici, on pourrait avoir :
I -Un poème qui dénonce la guerre
A) un spectacle violent
B) une guerre inhumaine
J’espère que ces petits conseils vous aideront.
N’oubliez pas de donner les n° de ligne ou de vers de vos citations, de souligner le titre de l’oeuvre quand vous l’évoquer, de mettre le titre du poème entre guillemets. Si vous avez un poème ou un texte de théâtre en vers, pensez à utiliser les outils spécifiques de versification (enjambements, rythmes, rejets…). Le cours sur la versification est donc à relire avant l’écrit.
Soignez la présentation de votre devoir selon la méthode que je vous ai fournie et, tout ira bien !
Plusieurs questions me sont parvenues concernant l’entretien. Il dure bien 10 mn et comporte donc plusieurs questions. Plus vos réponses sont brèves, plus il y aura de questions.
Je vous donne un exemple. Imaginons que quelqu’un ait dû expliquer un texte extrait de notre séquence consacrée à W ou le souvenir d’enfance de Perec, l’entretien pourrait comporter les questions suivantes :
1) Si jamais vous vous êtes trompé sur une figure de style ou que vous avez nommé une figure de style et que vous ne l’avez pas citée, on peut commencer par vous demander des précisions à ce sujet. L’an passé, un élève avait commencé son intro en me disant : “Perec est un grand auteur du XIXème siècle”
. Ma première question a donc consisté à lui demander de me préciser le siècle de cet auteur.
Ensuite, on s’éloigne de votre explication de texte pour des questions plus générales sur la séquence, le genre littéraire…
2) Pouvez-vous expliquer le mot “autobiographie” ?
3) Définissez l’autobiographie.
4) Qu’est-ce qu’un pacte autobiographique ? Qui a défini ce pacte ?
5) Quelles difficultés peut rencontrer un autobiographe ?
6) Pourquoi écrire son autobiographie ?
7) Vous avez lu un corpus de pactes autobiographiques. Quelle(s) évolution(s) avez-vous pu constater entre ces 4 textes (Rousseau, Montaigne, Sarraute, Juliet) ?
8)Quel pacte avez-vous préféré ?
9) Revenons à W de Perec. Comment est composée cette oeuvre ? Expliquez son titre. Y a-t-il des points communs entre “W” et “le souvenir d’enfance” ?
10) Vous avez lu une BD autobiographique. Laquelle ? Qu’en avez-vous pensé ? Qu’apporte le dessin à l’entreprise autobiographique ?
11) Quelle autobiographie avez-vous lue ? Qu’en avez-vous pensé ?
Logiquement, les 10 mn se sont écoulées et sont même dépassées. Si ce n’est pas le cas, c’est que vos réponses n’étaient pas assez argumentées.
Vous pouvez vous tester en m’expédiant vos réponses. Donnez-les de façon spontanée, écrivez-les le plus rapidement possible (vous pouvez utiliser les abréviations) et ne revenez pas dessus. Je vous donnerai mon avis.
J’aurais peut-être dû commencer par là… Comment se passe la première 1/2 heure, c’est-à-dire votre temps de préparation ?
1) Vous entrez dans la salle et, après avoir dit bonjour, vous donnez votre descriptif ainsi que votre convocation et votre pièce d’identité à l’examinateur (cela veut dire que dans le couloir, quand vous attendez, vous les avez sortis de votre sac et vous les avez en main).
2) Celui-ci vous fera signer une première feuille (fiche de présence) puis une deuxième sur laquelle figurent le texte sur lequel vous êtes interrogé ainsi que la question qu’il vous pose.
3) Si vous ne comprenez pas un mot de la question, n’hésitez pas à le lui demander : il préfèrera cela à une réponse hors-sujet !
4) Il vous demandera ensuite de lui présenter le texte sur lequel vous êtes interrogé afin de vérifier qu’il ne porte aucune indication. Pour ne pas perdre votre temps, préparez un classeur avec une pochette plastique par séquence. Rangez dans chaque pochette les textes dans l’ordre chronologique. Le jour J, vous aurez vos textes en double pour les groupements de texte. Pour les oeuvres intégrales (W, Manon Lescaut, Phèdre), vous aurez les livres en double : il faudra vous arranger entre vous et vous travaillerez directement sur le livre. Vous aurez marqué les extraits par des post-it et numéroté les lignes.
5) Ensuite, vous vous installerez à une table. Interdiction de sortir d’autres feuilles : tout le brouillon que vous pouvez souhaiter vous sera fourni. Sortez vos crayons et vos magnifiques fluos (vous savez que j’ai des actions !) sans oublier votre montre.
6) Immédiatement, avant même de relire le texte, récitez le plan d’étude (Axes et sous-parties) sur une feuille de brouillon. Vérifiez que ce plan correspond à la question posée. Il vous faudra peut-être modifier l’ordre des axes, changer une sous-partie…
7) Ensuite, travaillez sur le texte, mettez de la couleur. Réalisez au brouillon vos tableaux à 3 colonnes : ne complétez que les 2ères, vous improviserez la colonne d’analyse. Dans la colonne citation, mettez des couleurs pour gagner du temps et vous repérez sur le texte quand vous passerez à l’oral. Si les lignes du texte ne sont pas numérotées, faites-le.
8 ) Utilisez une feuille par axe + une feuille pour l’intro et la conclusion. Au total, vous aurez devant vous 3 feuilles quand vous parlerez. N’écrivez que d’un côté et, au besoin, numérotez vos feuilles.
9) Ca y est, la 1/2 heure est déjà passée, l’examinateur vous appelle ! Soufflez un grand coup et venez vous installer devant lui.
A vous de jouer ! N’oubliez pas d’indiquer les lignes de vos citations pour qu’il se repère (et que vous teniez 10 mn), regardez-le de temps en temps.
Quand vous avez fini, inutile de dire “ça y est” ou “j’ai fini”. C’est très énervant et, surtout, si votre conclusion est bien faite, il l’aura compris.
Attention ! Votre téléphone portable sera éteint donc il ne peut vous servir de montre.
Evidemment, les éléments administratifs (convocation, pièce d’identité, signatures, textes en double, travail sur l’oeuvre intégrale) concernent l’oral de fin d’année et non les oraux blancs.
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