Bonjour,
Loin de la foule olympique et des brumes suspectes qui enveloppent Pekin, je vous propose, le grand air, la solitude, et l’isolement. L’endroit, une petite île du Pacifique Sud baignée à l’ouest par la Baie de Tasman et à l’Est par le Détroit de Cook, séparée d’un kilomètre de l’île-mère depuis la dernière période glaciaire, située à 2000 kilomètres du continent le plus proche, l’Australie, population zéro en 2000, densité assortie. Une insularité renforcée par un accès particulièrement difficile, la « Passe des Français », un passage où l’eau déferle jusqu’à 8 nœuds - 14 km/h – pendant les marées, sans parler des tourbillons qui contrarient la liaison avec l’île principale, la Nouvelle Zélande. L’intérêt de ce gros rocher, on peut y acheter une petite parcelle, environnement sauvage et vue imprenable sur une mer turquoise, une tranquillité à peine troublée par le bruit des vagues. Et apparemment, pas encore un voisin. En 1827, c’est Jules Dumont d’Urville qui découvre cette île de 150 km² aux côtes découpées. Elle devient l’île d’Urville. Et reste Rangitoto Ki Te Konga pour les Maoris.
Dumont d’Urville, botaniste, linguiste, et explorateur, effectue trois voyages en Nouvelle Zélande, et dans les mers du Sud. En 1823, d’Urville quitte Toulon pour l’Australie à bord de la Coquille, Duperrey est commandant, il est Second. Ils ont pour projet d’établir une base française à Port Jackson, qui devient Sydney. Quand ils débarquent sur la côte australienne, les Anglais y ont déjà installé un bagne. Quelques semaines plus tard, la corvette repart pour la Nouvelle Zélande, avec cinq passagers à son bord, un missionnaire, avec femme et enfant, et deux Maoris qui rentrent au pays. En Avril 24, la Coquille accoste à Bay of Islands, au nord de l’île Nord de la Nouvelle Zélande, l’occasion d’une collecte botanique et d’une rencontre avec les Maoris. Retour à Marseille en janvier 25. La Coquille devient l’Astrolabe, Dumont d’Urville est nommé Capitaine de frégate. En 1826, ils mettent à nouveau le cap sur les Mers du Sud. Lors de ce second voyage, Dumont d’Urville a l’intention de cartographier les côtes de la Nouvelle Zélande. Il considère que les travaux de Cook, qui l’a précédé un demi-siècle plus tôt dans l’archipel, sont incomplets. C’est pendant cette seconde expédition qu’il découvre notre petite île dans la baie de Tasman. En son honneur, ses officiers la nomment l’île d’Urville. Il y affronte les courants du passage qui devient la « Passe des Français », et qui endommagent son bateau. En 1829, il regagne Marseille avec une cartographie détaillée des côtes néo-zélandaises. Il y revient une troisième fois, et découvre que les Anglais viennent d’annexer l’île Nord de la Nouvelle Zélande. Habitée par les Maoris, explorée et cartographiée par les Européens, l’île d’Urville est aujourd’hui convoitée par des amateurs de paradis sauvages.
Ces nouveaux pionniers, on ne sait pas trop qui, vraisemblablement des membres de l’association MEET (Mahoerangi Environmental Education Trust ) débarquent un jour sur la côte orientale de l’île d’Urville. L’endroit s’appelle Whareatea, la « maison de l’univers » en langue maorie. Quelque chose de magique se passe, la paix et la beauté des lieux, plaident ces néo-explorateurs sur leur site internet. Ils décident d’en faire un sanctuaire dédié à une nature, trouvée à l’état sauvage, ou presque. En décembre 2000, ils fondent Whareatea Limited, un instrument de préservation du site. Et ils voient loin, l’endroit devra être gardé intact pour les générations futures, un contrat de 999 ans. En 2004, ils réhabilitent une ancienne piste qui donne accès à ce petit bout de côte qui plonge dans les eaux claires de Raukawa, et le Détroit de Cook. La voie est ouverte pour les futurs propriétaires, quatre parcelles sont à vendre. Rien sur le prix de ce petit coin de paradis, il faut sans doute contacter l’association MEET. Le but de l’entreprise, procurer des fonds à cette organisation très engagée dans la préservation des écosystèmes naturels, adepte d’un éco-tourisme expérimental et sans profit, et en guerre contre les utilisateurs de toxines et de pesticides. La profession de foi écologique est rigide, vie austère et communion avec la nature. Avis aux privilégiés qui auraient envie de s’offrir un remake de Walden, la cabane de Henry David Thoreau, version de bord de mer. Compte tenu du plan du futur lotissement – seules les parcelles 5 à 8 sont à vendre, les autres sont destinées à des projets environnementaux -, il faudra aussi composer avec un proche voisinage …
M.J
Tags: Tourisme durable.
Bonjour,
Absorbée par la correspondance de Simone de Beauvoir avec Nelson Algren, cadeau de ma mère, je commente : « Dis donc, Simone de Beauvoir, elle aimait bien picoler ». Commentaire maternel : « Oui, mais elle est morte à 78 ans. C’est relativement jeune. » Moi :« Ne pouvant plus courir le monde, qu’aurait-elle fait de ses 100 ans ». Suite à cette conversation matinale, je tombe sur l’annonce d’un bouquin édité par le National Geographic : « The Blue Zones: Lessons for Living Longer from the People Who’ve Lived the Longest. » Ou comment vivre très vieux, selon ceux qui y arrivent. Et pour percer les secrets de cette longévité, Dan Buettner, journaliste-exploreur, est parti enquêter dans les « Blue zones », ces repères de centenaires où la vie coule doucement. Sur une carte du monde, il a entouré d’encre bleue l’île subtropicale d’Okinawa au Japon, la région de Barbagia en Sardaigne, la péninsule de Nicoya au Costa Rica, et Loma Linda, petit fief adventiste de Californie.
Selon Dan Buettner, ces « Blue zones », réparties aux quatre coins de la planète, partagent 9 dénominateurs communs, résumés par une vie saine, équilibrée, et bien remplie. Première condition pour devenir centenaire, la nourriture. Direction Okinawa l’un des records mondiaux de longévité, l’espérance de vie tourne autour de 78 ans pour les hommes, et 86 ans pour les femmes. Peu de maladies et de handicaps perturbent cette vie qui se prolonge, moins de troubles cardiaques, de cancers de la prostate et du poumon, ou de troubles psychiques. Les secrets de cette vitalité, un régime à faible teneur en graisses, légumes, tofu surtout, et miso soup, cette soupe à base de pâte de soja fermentée. Un peu de poisson et de viande, mais pas trop. Complément de régime, un précepte confucéen, « Hara hachi bu », ou avale 80% de ce que ton estomac peut contenir. Les Adventistes de Californie consomment des noix, au moins cinq fois par semaine. Conséquence, deux fois moins de maladies cardiaques, et deux ans de vie gagnés par rapport à ceux qui n’en mangent pas. Au Costa Rica , c’est sans doute le maïs qui fait la différence, un régime testé depuis le XIV° siècle. Concernant la Sardaigne, cette longévité s’explique peut-être par une ascendance antique, un isolement insulaire, mais aussi par une alimentation homogène et sans excès, eau de source et air pur en prime. Une chose est sûre, quelle que soit la latitude, c’est la frugalité qui fait la différence. Dan Buettner confie d’ailleurs qu’il n’a jamais vu de centenaire obèse. Ou plutôt l’inverse.
Si le régime fait pour beaucoup, il ne fait pas tout. Dan Buettner souligne encore l’importance d’un environnement qui permet un « mouvement naturel ». Un environnement adapté à votre corps, et à vos aptitudes physiques. De l’exercice, oui mais sans excès, régulier, constant, quotidien. Et surtout, des activités qui vous épanouissent, jardinage, marche à pied, et du temps avec les enfants. Autre conseil de longévité, bien choisir son environnement humain. Un entourage familial et amical sympa, tant qu’à faire, et un intérêt pour les autres. Une vie sociale, en résumé. Un retour à la religion, ou au spirituel, serait un plus. Autre conseil de Buettner inspiré de ses observations de terrain, « écoutez-vous, et décidez de votre rythme », périodes calmes conseillées. Finalement, un tas de conseils anti-stress qui rejoint « l’ikigai » japonais, débrouille-toi pour que vie vaille la peine d’être vécue. Ce que les habitants du Costa-Rica appellent un « plan de vida ». Rien que du bon sens.
Et finalement, pour vivre centenaire, il ne faut pas croquer n’importe quoi. Okinawa, où les Américains ont débarqué avec leurs hamburgers et leurs portions géantes, compte désormais la plus forte proportion d’obèses du Japon, jeunes et hommes d’âge mûr. Morts prématurées causées par des maladies cardiovasculaires en prime. L’île aux centenaires, 25 000 « centième anniversaire » en 2004 quand même, commence à grignoter sa réputation. Autre constat, il ne faut pas non plus croquer la vie à pleines dents. Simone de Beauvoir aurait cent ans cette année.
M.J
Tags: Non classé
Bonjour,
Premier pépin, Tricastin, 74 kilos d’uranium qui se baladent dans la nature, et un système hydrologique contaminé. Second pépin, Romans-sur-Isère, moins préoccupant semble-t-il, rupture de canalisation, et « épanchement d’uranium » consécutif. Premier pépin, pas tout de suite avoué, rien de grave, classement de type 1 sur l’échelle INES, l’échelle des évènements nucléaires, une « anomalie », pas de quoi remettre en cause « l’industrie la plus surveillée du monde » (1), plaide Anne Lauvergeon, présidente d’AREVA. Qui ajoute : « Si à chaque fois que nous sommes transparents nous provoquons des craintes, il y a un problème. » En vacances près d’une centrale nucléaire, ma famille y réside, cette volonté d’épargner du souci aux populations riveraines me touche. La centrale du Blayais, mise en service en 1986, ne présente pas une fiche « sécurité » impeccable. Inondation inquiétante lors de la grande tempête de 1999, quelques jours avant de connaître la «vérité » , sans doute quelques jours de répit pour des riverains déjà secoués par des vents forts, et deux « incidents génériques du niveau 1 sur l’échelle INES », 2002 et 2003. Le nucléaire, incidents cachés, accidents traumatisants, déchets bien encombrants, et risque de détournement vers le militaire, je n’aime pas beaucoup. C’est un avis.
Avis minoritaire. D’après un sondage IFOP-Le Monde daté du 18 juillet dernier, seulement 33% des Français pensent que l’énergie nucléaire est dangereuse. Et plus de la moitié de la population (53%) serait d’ailleurs plus préoccupée par le réchauffement climatique que par le nucléaire. La peur de l’atome est classée en troisième position, après la pollution des eaux. On y apprend encore que 2/3 des personnes interrogées sont favorables au maintien du nucléaire, qui contribue à l’indépendance énergétique du pays. Mais quand on évoque Tricastin, l’angoisse augmente. Plus de 80% des sondés considèrent que l’incident a eu des conséquences graves.
Côté information, le gouvernement et AREVA disposent d’un petit capital « confiance », environ 30% des personnes interrogées. Si l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) reste crédible pour 62% des sondés, les associations de protection de l’environnement semblent les plus fiables, 79% des réponses. Et pendant qu’AREVA reconnaît erreurs, dysfonctionnements, et rétention d’information dans l’affaire de Tricastin, la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) épingle deux filiales d’AREVA. Motif, 770 tonnes de déchets radioactifs enfouis depuis les années 70 dans les environs de Tricastin, et quelques traces d’uranium inquiétantes dans les nappes phréatiques de la région. Pour une industrie très « surveillée » qui fait de la « confiance » son fond de commerce… Allez, encore quelques jours de repos à proximité d’un site jugé “globalement satisfaisant” par l’ASN, rapport 2007. Et classé “perfectible” par l’inspecteur en charge du lieu.
M.J
(1) « Réactions en chaîne après l’incident Tricastin », Vincent Lonchampt, Laure Noualhat, Libération, 19-20 juillet 2008.
Tags: Non classé · Nucléaire · Préjudice écologique
Bonjour,
L’Inde, quatrième pollueur de la planète, révèle un plan pour lutter contre le réchauffement climatique. Info, BBC News.
Le pays devrait progressivement introduire les énergies renouvelables dans son modèle de développement. Et selon son Premier Ministre, Manmohan Singh, l’énergie solaire devrait être au cœur de cette conversion annoncée. Tout devrait être mis en œuvre pour faire basculer une économie alimentée aux énergies fossiles, vers un système de production basé sur le renouvelable. « Notre succès dans cette entreprise changera la face de l’Inde », a prédit le Premier Ministre.
Il y a un an, le pays s’est doté d’un Council Climate Change, un organisme institutionnel dédié aux problèmes climatiques, et au développement durable. Un site internet, « Climate change », y révèle les positions, et les engagements du gouvernement indien. L’Inde fait d’ailleurs partie des 120 pays en développement ayant ratifié le protocole de Kyoto. Ce qui ne l’engage pas à grand-chose. L’Inde, espace économique émergent, est exemptée des objectifs de réduction de gaz à effet de serre qui obligent, en principe, les grand pays industrialisés engagés. En présentant son plan d’action national de lutte contre le changement climatique, Manmohan Singh a éludé la question d’une réduction des émissions de carbone, pourtant annoncés à la hausse. D’après la Banque Mondiale, et son « Petit Livre Vert de l’environnement », édition 2002, les émissions de l’Inde avaient déjà progressé de 57%, entre 1992 et 2002.
Malgré son engagement en faveur du climat, et son intérêt pour Kyoto, l’Inde revendique pour son peuple, le droit au développement économique et social. Avec un objectif majeur, sortir de la pauvreté. Et autre argument développé pour détourner la question des gaz à effet de serre, les émissions de carbone par tête d’habitant sont minimes, comparées à celles des pays riches. L’Inde, qui rassemble 17% de la population mondiale, prétend ne contribuer qu’à 4% des rejets mondiaux.(1)
Dans un rapport intitulé « L’alerte bleue », daté de mars dernier et rédigé par un Indien, Greenpeace projette les effets de températures plus élevées de 4°C à 5°C d’ici la fin du siècle, en Asie du Sud. La montée des océans , le dérèglement des moussons, les sécheresses, ou les difficultés d’approvisionnement en eau, pourraient déplacer 130 millions de personnes, dont une grosse majorité située sur une zone côtière, très exposée. Une élévation de 40 cm du niveau marin, prévision du GIEC d’ici 2100, déracinerait les fortes densités du Delta du Ganges-Brahmaputra, au Bangladesh, et les populations de la longue frange côtière indienne, semée de grosses métropoles. Dans un autre article de BBC News, daté de janvier 2008, un journaliste – qui relie prudemment l’élévation du niveau marin au changement climatique – rapporte que deux îles des Sunbardans, ont été rayées de la carte. Submergées. 6000 personnes ont été déplacées. Une mer plus haute de 45 cm pourrait avaler les trois quarts de la plus grande forêt de mangrove du monde, patrimoine mondial UNESCO. Et priver de terres des millions de personnes dans l’archipel des Sunbardans, et du pourtour du Golfe du Bengale. Dans cette zone, l’élévation du niveau marin, liée aux fontes de l’Himalaya, progresse plus vite qu’ailleurs.
Vidéo WWF, le Delta des Sunbardans, en Inde et au Bangladesh, exposé au réchauffement climatique.
M.J
(1)Chiffre de mars 2007, préparation du sommet du G8 de Heiligendamm (Allemagne – Juin 2007)
Tags: Climat · Inde
Bonjour,
Ross Power, artiste environnementaliste, projette d’exposer au fond des océans. « Focus », une gigantesque sculpture, sera immergée près de Miami Beach, en Floride. Cette démarche, qui vise à créer des habitats pour les poissons à partir d’oeuvres métalliques, annonce six projets similaires. Après la Floride, Ross noyera ses créations aux Bahamas, au Baléares, en Grèce, en Thaïlande, à Hawaï, et en Californie. L’artiste conçoit la structure, l’océan l’habille, et la conserve.
Ross Power sculpte depuis les années 70. Avant d’exposer dans le fond des océans, il imagine un certain nombre d’œuvres, destinées aux jardins. En 1985, il commence à s’intéresser aux fonds marins, et crée le Key Largo Undersea Art Gallery.
« Future Wave » et « No turning back », deux sculptures, sont immergées dans ce musée des profondeurs pendant une année, le temps que la mer les patine. Les sculptures émergent, transformées. Ross décide alors d’associer l’univers aquatique à son processus de création. Il abandonne ses conceptions à l’océan pour qu’il les transforment en petits écosystèmes.
Ross conçoit « Focus », un projet de récifs artificiels, immergés dans sept points du globe. Cette sculpture métallique à quatre pieds, mesure 2,4 mètres de hauteur, pour 4,2 mètres de diamètre. Solidement ancrée à plus de 12 mètres de profondeur, elle est conçue pour permettre la circulation de l’eau, et capter les changements de lumière. Le support en fer, non toxique, est soumis à un processus de calcification auquel participent les coquillages, les coraux, ou les éponges. La sculpture, travaillée par la mer, est appelée à devenir un habitat pour les poissons. « Focus », démarche environnementale, doit stimuler notre conscience écologique: « En nous intéressant à l’océan, nous utilisons une métaphore pour mieux comprendre la vie. Nous pouvons seulement prendre conscience de son vaste potentiel en reconnaissant, d’abord, sa nature fragile. »* C’est l’artiste qui le dit.
Ross explique sa démarche…
Et pour en savoir un peu plus sur les récifs artificiels, un compte-rendu d’IFREMER...


* « As we focus on the ocean we create a metaphor for better understanding life itself. We can only realize its vast potential by first recognizing its fragile nature.”
Tags: Art · Ecosystèmes.
Bonjour,
Les vaches, et le réchauffement climatique, sujet du jour. Vidéo explique. La planète compte environ 1,5 milliards de bovins, zébus inclus, dont environ 1,3 milliard de vaches. Cet immense troupeau, qui travaille dans les champs, produit du lait qui devient beurre, se transforme en bifteck, offre ses bouses comme combustible, rend de sacrés services à l’humanité. Surtout dans certains pays sous-développés, où posséder une vache est déjà signe de richesse. Mais du point de vue de la planète, ce bétail représente aussi une sacrée plaie. Les vaches qui mangent, digèrent, rotent, et exhalent, produisent environ 300.000 milliards de litres de méthane par an, entre 100 et 500 litres par jour et par animal, sans compter les émissions liées aux excréments, et aux déchets de l’étable. Selon la FAO (2006), l’élevage bovin émet plus de gaz à effet de serre que le transport automobile. De fait, l’activité présente une très mauvaise fiche environnementale, 18% de l’ensemble des rejets de GES ( en équivalent CO²), près de 40% de la production de méthane liée aux activités humaine. Après le CO² et les fréons, le méthane serait le troisième facteur du dérèglement climatique.
Pour réduire la production de méthane, de nombreux scientifiques ont planché sur le régime alimentaire des vaches. L’an dernier, des chercheurs britanniques du Rowett Research Institute d’Aberdeen décident d’ajouter de l’acide fumarique aux aliments du bétail. L’un des chercheurs estime que cette recette pourrait diminuer jusqu’à 70% la production de méthane qui accompagne le processus de digestion. A Aberystwyth, au pays de Galles, une autre équipe de scientifiques propose l’ail, un additif alimentaire qui attaque les organismes producteurs de méthane dans l’intestin. Cette solution permettrait de diviser par 2 les émissions de méthane.(3) Des chercheurs canadiens de l’Ontario, incités par des producteurs de lait soucieux de la planète, ont travaillé sur une alimentation à base de grains, plus digeste. Et donc, moins productrice de méthane. Solution retenue, le maïs roulé à sec, 7% seulement de méthane en moins, mais plus facile à adapter dans le menu du bétail. Et comme les vaches n’ont pas le monopole de la production de méthane, les Australiens ont cherché à réduire les émissions provenant de leurs troupeaux d’ovins, 120 millions d’individus sur l’île-continent. Solution adoptée, le vaccin. Avant de s’attaquer au cas des bovins, jugés plus productifs en méthane. En 2003, la Nouvelle Zélande, 45 millions de moutons et 10 millions de bovins, responsables de la moitié de la production de gaz à effet de serre du pays, avait proposé une « taxe flatulence ». Eleveurs indignés, projet annulé.
The New scientist Magazine rapporte qu’une équipe de chercheurs japonais a converti le steak en émission de gaz à effet de serre, et autres pollutions. Bilan, avaler un steak d’un kilo est pire que conduire sa voiture pendant trois heures, tout en laissant les lampes de la maison allumées. Pour effectuer cette conversion, les chercheurs se sont intéressés à la production de veaux. Ils ont combiné des informations sur la gestion de l’élevage, ont mesuré son impact environnemental, et évalué les conséquences du transport des aliments destinés au bétail. Ce qui a permis d’effectuer une autre conversion. Un kilo de steak équivaut à la production de CO² d’une voiture européenne standard, pour 250 kms. Soit une consommation d’énergie équivalente à celle d’une lampe de 100 Watts, allumée pendant une vingtaine d’années. Ces estimations, effectuées d’après un modèle d’élevage rationalisé, qui excluent les dépenses énergétiques et les rejets liés à l’activité de la ferme et au transport de la viande, sont vraisemblablement sous-estimées. L’étude retient que l’essentiel de la production de gaz à effet de serre provient du bétail, et de sa production de méthane. Plus des deux tiers de l’énergie consommée sont absorbés par l’activité, et le transport des aliments. La solution, parier sur un meilleur régime animal, et optimiser la production de viande. Ou mieux, arrêter de manger du steak.
M.J.
En prime, une autre vidéo….
Tags: Agriculture. · Alimentation · Climat
Bonjour,
Trouvé sur le net quelques petits jeux interactifs, liés au changement climatique et aux questions d’environnement. A vous de plancher, et de trouver les stratégies viables. Le premier, édité par l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance), s’appelle « Protégeons l’eau ». Le joueur est parachuté dans un village, quelque part en Afrique. Il doit l’approvisionner en eau potable. Il doit également placer l’école dans un environnement sain, condition pour qu’elle soit fréquentée par les élèves. Le village, qui traverse une période de sécheresse, est encore menacé par les inondations………
http://www.unicef.org/voy/french/explore/wes/explore_1818.html
Le second, mis en ligne par l’’AEE (Agence européenne de l’Environnement ), accessible en 26 langues, vous transporte sur l’île d’Honoloko. Honoloko fonctionne comme notre planète, et le comportement de ses habitants y détermine la qualité de vie. Le joueur, promu « éco-agent », est invité à réfléchir sur l’eau, l’air, les transports, ou l’industrie. Il devra prendre les décisions qui soulagent cet environnement insulaire, et améliorent la santé de ses habitants. L’idée est aussi de souligner la relation entre « environnement » et « santé », notamment celle des enfants.
http://honoloko.eea.europa.eu/Honoloko.html
Moins ludique sur le site de Météo France, mais super intéressant, les changements liés au réchauffement climatique. Une information sur l’effet de serre et ses origines, c’est toujours bon à rappeler, mais surtout l’évolution d’une ville française, Amiens, au cours du siècle précédent. De 1900 à 2000, on apprend combien de jours de pluie a connu le grand – père, le père, et le fils. Evolution des températures en prime. Du concret. Météo France, qui envisage l’avenir, nous incite à changer nos habitudes en matière de transports, et nous donne quelques petits conseils à usage domestique, une douche plutôt qu’un bain….
http://www.meteofrance.com/FR/pedagogie/jeunesse_et_jeux/rechauffement_jeunesse/index.html
In English, sur le site de la BBC, « Climate Challenge ». Ce jeu interactif, développé par Red Redemption, vous propulse Président de l’Union Européenne. Et c’est à vous de gérer les questions liées à l’environnement et à l’écologie, durant la décennie 2000- 2010. Beaucoup de décisions à prendre pour freiner les effets du changement climatique, c’est-à-dire faire la différence entre un futur viable et une évolution dramatique pour l’Europe, et l’humanité. Mais attention, des mesures très impopulaires risquent de vous faire perdre votre siège à la tête de l’Union européenne…..
http://www.bbc.co.uk/sn/hottopics/climatechange/climate_challenge/
Enfin, toujours en Anglais, et en provenance d’Australie, diffusé par ABC (Australian Broadcasting Corporation), « Planet Slayer ». Avec trois petits cochons, l’Australien moyen qui produit 24,6 tonnes de CO² au cours de sa vie, vous, et l’écolo, 3 tonnes de CO² seulement. Vous commencez, « start » en rouge et à droite, et on vous pose un certain nombre de questions – numéros en rouge, en haut et à gauche – sur votre façon de vous déplacer, d’habiter, sur l’origine de votre énergie, et sur le montant de vos factures. Pour faire le bilan, vous cliquez sur la tête de mort placée en fin de numérotation. Et là, si les réponses ne sont pas brillantes, on vous diagnostique en combien de temps vous allez épuiser votre «crédit-planète ». Ou combien d’années il vous reste à vivre si vous continuez à ce rythme là. Sympa, non ?
http://www.abc.net.au/science/planetslayer/greenhouse_calc.htm
M.J.
Tags: Climat · Développement durable
Bonjour,
Bono pique une colère contre le G8. Le leader du groupe U2 invite les pays les plus industrialisés de la planète à tenir leurs promesses d’aide au continent africain. Le G8, qui devait verser une enveloppe de 22 milliards de dollars à l’Afrique, a quelques arriérés. Trois ans après l’engagement, l’Afrique n’aurait reçu que 14% de la somme, soit 3 milliards de dollars. D’où, le coup de gueule de Bono qui mise sur Nicolas Sakozy, et la France qui doit prochainement prendre la présidence de l’Union européenne, pour faire avancer le dossier. Début juin, lors d’un coup de fil à Bono, Nicolas Sarkozy, conscient de « l’urgence à agir » en faveur du développement africain, l’avait assuré de son soutien. Bono-Sarkozy, même combat pour l’Afrique. Pourtant, il semblerait que la France soit moins généreuse que prévu. En 2007, Paris a réduit de 66 millions de dollars son aide à l’Afrique subsaharienne. En 2005, la France s’était pourtant engagée à consacrer 0,7% de sa richesse nationale à l’aide publique au développement, d’ici à 2015. Elle était de 0,47% du PIB en 2006, et de 0,39% en 2007. De passage à Paris avec Bob Geldof, son Second, épaulé par Yannick Noah, Bono compte quand même sur le soutien de Sarkozy pour inciter le G8 à tenir ses promesses. Le prochain sommet du G8 doit se réunir à Hokkaïdo, au Japon, début juillet.
Bono, chanteur militant, est à l’origine de One, une organisation humanitaire, créée en 2004. One, qui se bat contre l’extrême pauvreté et les grands maux de la planète, SIDA ou paludisme, demande aux gouvernements des pays riches de participer à ces combats. Et d’y apporter des fonds. One, qui se réfère aux engagements du G8 en 2005 en faveur de l’Afrique, publie un rapport annuel qui mesure l’avancée des promesses. Flash Back. En 2005, Bob Geldorf organise « Live 8 » , une série de huit concerts organisés dans les pays du G8, avant le sommet de Gleneagle, en Ecosse. Cette manifestation accompagne la campagne britannique « Make poverty history » ( Abolissons la pauvreté ), qui vise à faire pression sur les dirigeants occidentaux pour alléger le fardeau de l’Afrique. A Gleneagle, les pays riches conviennent de doubler l’aide au développement des pays africains, d’ici 2010. Cet objectif, plusieurs fois révisé à la baisse, devait donc avoisiner les 22 milliards de dollars en 2010. Et Bono trouve que le compte n’y est pas. One commente ce retard: “Le rythme insuffisant de l’aide du G8 et de l’Union européenne à l’Afrique est très inquiétant. » Et toujours selon One, l’allègement de la dette combinée à l’augmentation de l’aide entre 1999 et 2005, aurait permis de vacciner 26 millions d’enfants entre 2001 et 2006. Et grâce à ces mesures, près de 30 millions de petits Africains auraient pu, pour la première fois de leur vie, prendre le chemin de l’école. (1)
Et c’est encore pour évoquer le retard, et regretter le manque d’enthousiasme du G8 à honorer ses promesses de 2005, que l’Afrique s’est réunie à Yokohama, au Japon, du 28 au 30 mai dernier. Cette quatrième conférence internationale sur le développement africain (TICAD), a connu une certaine affluence, l’évènement n’a lieu que tous les cinq ans. Michel Temman, correspondant de Libération à Tokyo, évoque le succès de ce rendez-vous : « Des centaines de billets d’avion. Des dizaines de coucous présidentiels et de vols venus de toute l’Afrique transportant d’énormes délégations (plus de 120 personnes pour celle du Gabon). Des bataillons de gardes du corps. D’interminables ballets de limousines et de voitures blindées. Pas loin de 3 000 hôtes logés durant trois à quatre jours dans les plus beaux hôtels de Yokohama, dans les suites des Intercontinental, Pacifico et autres enseignes de prestige… »Lire la suite, qui n’est pas sans intérêt….
Allez, un peu de musique pour se détendre….
M.J
(1)AFP, 18 juin 2008.
Tags: Actualité · Afrique · Developpement

Standupfortheburrup, lien vers la gallerie…
Bonjour,
La péninsule de Burrup, un petit territoire situé sur la côte Nord Ouest de l’Australie occidentale, dans l’archipel de Dampier, est au cœur de rivalités. D’un côté, le géant pétrolier australien Woodside, qui souhaite exploiter du gaz naturel liquide dans une région déjà métamorphosée par les activités minières, la pétrochimie et le gaz. De l’autre, une poignée d’aborigènes, descendants des Yaburrara massacrés à la fin du XIX° siècle, accrochés à un territoire ancestral « sacré », parsemé de stèles et de gravures rupestres, qui datent de plusieurs milliers d’années. Le gouvernement fédéral australien, qui tire largement profit des sources d’énergie exploitées dans l’archipel de Dampier, et exportées vers l’Asie toute proche, soutient, plutôt, Woodside dans son projet d’extension. Le gouvernement d’Australie occidentale est encore plus favorable à Woodside. De l’autre côté, leaders politiques, organisations de sauvegarde des sites, ou associations d’indignés, soutiennent ce paysage aborigène unique, qui raconte aussi l’histoire de l’humanité. Retour sur ce petit bout de territoire, prétexte à conflits entre « profits », et « mémoire ».
La péninsule de Burrup, Murujuga pour les Aborigènes, ou « hip bone sticking out »*, offre une collection unique d’anciens pétroglyphes, des dessins symboliques gravés sur pierre, sans doute plus d’un million de pièces, dont certaines remonteraient à 30.000 ans, ou plus probablement à 10.000 ans, époque du dernier âge de glace. Ces pierres gravées évoquent la terre et l’air, représentent des animaux marins, le Tigre de Tasmanie aujourd’hui disparu, des formes humaines, ou des motifs géométriques. Elles témoignent d’activités séculaires sacrées, de croyances et de pratiques aborigènes anciennes, toujours actuelles. Le site comprend également des pierres levées. Elles étaient destinées à marquer la situation d’une ressource naturelle. Elles servaient encore des rites traditionnels, lors desquels on demandait la multiplication d’un animal, ou d’une plante particulière. Burrup et l’archipel de Dampier, paysage culturel façonné il y a quelques milliers d’années, racontent à la fois l’histoire des Aborigènes, l’évolution des espèces, et les débuts de l’humanité dans cette région du monde. Mais, pour les Aborigènes, ce lieu porte aussi la mémoire d’un massacre.
Les habitants de l’archipel de Dampier, et des terres environnantes, s’appellent les Yaburrara, groupe linguistique et culturel apparenté au Ngaluma. En 1699, William Dampier accoste sur l’une des îles de l’archipel, qui va prendre son nom. Il repère juste de la fumée. Un peu plus d’un siècle plus tard, Philip Parker King’s, explorateur- cartographe, rencontre ces Aborigènes. En 1861, F.T Gregory, accoste lui aussi, et établit un campement pour explorer la région du Pilbara. Rapidement, les Européens commencent à s’installer dans cette région, l’archipel de Dampier devient le repère des baleiniers, et des pêcheurs de perles. Les Yaburrara ne s’en remettront pas. Ils sont exploités, fragilisés par des maladies importées par les Européens, et victimes d’un massacre orchestré par le gouvernement d’Australie occidentale, en 1868. Parmi ceux qui se battent aujourd’hui pour leur territoire, certains se réclament encore d’ascendance Yaburrara, ils appartiennent plus probablement aux Ngaluma, et à ses peuples qui visitaient ces sites sacrés pour leurs cérémonies. C’est d’ailleurs sur l’argument de la fin des Yaburrara qu’une Haute Cour de Justice refuse, en 2003, l’héritage de cette terre, dont le titre de propriété revient à l’Etat, et non aux sous- groupe des Ngaluma. Pirouette judiciaire qui évoque une bataille de plusieurs décennies qui oppose les Autorités et les partisans d’un développement industriel, aux communautés aborigènes et à leur protecteurs. Pour en savoir un peu plus sur plusieurs décennies de rivalités sur la presqu’île de Dampier…
Aujourd’hui, près de 40% de la presqu’île de Dampier ressemble à un parc industriel qui accueille gaz, pétrochimie, et autres infrastructures destinées aux activités de Woodside. En 2005, Woodside pousse un peu plus loin, et demande l’autorisation pour la construction d’un projet destiné à exploiter du gaz naturel liquide. L’année suivante, l’Autorité pour la protection de l’Environnement d’Australie occidentale, approuve le projet. Et le Ministère des Affaires indigènes donne son aval pour détruire 150 sites de pierres gravées, situés sur les lieux du projet. Quelques unités de production pétrochimiques sont encore au programme. Dans les années 80, Woodside a déplacé 1760 sites avec des pétroglyphes, stockées par la compagnie. On estime qu’entre 20 et 25% d’un patrimoine de pierres gravées, jamais réellement recensé, se sont perdues. Et ce qui reste, notamment sur l’île principale de l’archipel, est attaqué par les émissions acides de l’industrie, et autres polluants. Un texte, à propos d’un documentaire d’Arte sur le sujet, précisait les raisons d’un gâchis qui continue : « Le volume des exportations vers une Asie orientale avide d’énergie génère des emplois, les recettes sont gigantesques ; un tiers du produit intérieur brut de l’Australie est réalisé sur le littoral de l’archipel Dampier. »
En juillet 2007, le Gouvernement Fédéral d’Australie reconnaît la valeur du patrimoine de la péninsule de Burrup, qu’il décide de protéger à 99%, laissant Woodside réaliser son projet d’exploitation de gaz liquide. Pendant ce temps, l’association « Friends of Australian Rock Art » fait circuler une pétition adressée au Parlement régional d’Australie Occidentale sur internet, histoire de dire franchement « non » au projet de Woodside…
Mai 2007, l’association Get Up se félicite d’une courte victoire sur l’industrie
M.J
*A peu près : « Os de hanche saillant »…
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Bonjour,
La pollution de l’air en Chine du Sud a causé la mort d’environ 10.000 personnes en 2006, conclusion d’une enquête menée par la Civic Exchange , et publiée mercredi à Hong-Kong. La pollution atmosphérique serait encore responsable de 44.000 hospitalisations de jour chaque année, et de 11 millions de visites chez le médecin. La zone balayée par l’enquête, Hong-Kong, Macau, et le Delta de la Rivière des Perles rejoint la Mer de Chine, est une région économique très active.
Le Delta de la Rivière des Perles , ou « l’arrière-pays » de Hong-Kong, a connu une croissance économique ultra - rapide depuis le début des réformes en Chine. L’étude révèle que les régions de Guangzhou et de Foshan, très industrialisées, sont particulièrement affectées par des niveaux élevés de dioxyde de soufre (SO²) ,production des petites centrales de charbon, et à l’origine de maladies cardio-vasculaires. De son côté, Hong-Kong est confrontée à deux sources majeures de pollution. La première, causée par les émissions de voitures diesel, se situe au niveau des rues. L’autre, provoquée par les moteurs des véhicules, l’industrie, ou les centrales d’énergie, produite à Hong-Kong ou diffusée par l’activité du Delta, prend la forme d’un smog. Déjà en 2000, la pollution atmosphérique de Hong-Kong, avait provoqué 4000 décès, maladies respiratoires, cardio-vasculaires, ou cancers du poumon.
Coût humain, et coût économique. L’étude révèle encore que les hospitalisations, les visites médicales, et la baisse de la productivité représentent 6,7 milliards de Yuans, chaque année. Un peu moins de 968 milliards de US dollars. Ce coût, réajusté en fonction de paramètres économiques, serait sept fois plus élevé dans la région du Delta, qu’à Hong-Kong. Cependant, la ville, grosse place financière mondiale, pourrait devenir moins attractive, et perdre de son prestige, en raison de son atmosphère saturée.
Le rapport souligne que la relation entre la qualité de l’air et la santé des habitants n’est pas suffisamment prise en compte par les Autorités. Et ce n’est pas faute d’information. Au cours des 25 dernières années, de nombreux journaux, locaux et internationaux, se sont emparé du sujet, près d’une quarantaine d’articles au total. L’étude conseille aux dirigeants de tendre vers les normes de pollution américaines, ou européennes. Elles devraient développer un plan pour améliorer la qualité de l’air, et tenir la population informée de l’évolution, en temps réel, de la pollution atmosphérique. Pourtant, depuis juin 2007, Hong-Kong s’intéresse à la qualité de son air, histoire de le rendre plus respirable dans les années à venir. Opération relayée par « Clear the air », une initiative de volontaires. Ce qui n’empêche pas le port du masque dans les rues de Hong-Kong…
M.J
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