Environnement
Un blog sur la géo-environnement

“Villes durables”: échantillons européens.

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Vauban: un quartier durable équipé à l’énergie solaire.

Bonjour,

L’étalement urbain, qui renforce la dépendance aux transports, engloutit l’espace foncier, et multiplie les nuisances environnementales, s’oppose au modèle de “ville durable”. En Europe, cette ville respectueuse de l’environnement et de ses habitants, se décline surtout à l’échelle de quartiers.

Une ville écologique, sociale, et participative.

Difficile de saisir la “ville durable”, les modèles font défaut. C’est un projet qui puise dans l’identité de chaque ville, compose avec son histoire et ses possibilités, pour inventer un urbanisme qui répond aux exigences du “développement durable”, un héritage à léguer aux générations futures. C’est une ville qui impulse une dynamique écologique, sociale, et participative, inscrite dans la durée. Trois pistes pour esquisser ce modèle urbain.

La “ville durable” donne une réponse locale à un problème global. Elle optimise ses transports afin de réduire les émissions de CO², acteur principal du réchauffement climatique. Elle encourage les piétons et les cyclistes. Ce projet propose encore une rénovation d’un vieux parc de logements pour le rendre moins gourmand en chauffage, et donc en énergie. Elle envisage un habitat écologique. Ou elle développe la proximité, transports, services, commerces.

La “ville durable” concilie le social et l’écologie. Dans un contexte où les dégradations et les nuisances écologiques reflètent les inégalités sociales, elle offre un cadre de vie, et des conditions d’existence, comparables, à l’ensemble de ses citoyens. Elle réhabilite une cité exposée aux nuisances urbaines, bruit, pollutions. Elle s’attaque à la cause de pathologies environnementales, maladies respiratoires. Elle offre à l’ensemble de ses habitants un parc de logements sains, entouré de services et de commerces, à proximité de jardins, et d’espaces culturels. La “ville durable” mélange ses habitants, et estompe les inégalités. Elle procure un accès égal à l’éducation.

La “ville durable” invite encore ses citoyens à se prononcer, et à participer à son édification. Elle définit un projet politique, collectif. Elle sensibilise les habitants à ce projet, organise des rencontres avec les différents acteurs de la cité (associations, maisons de quartiers, services urbains, élus…). Elle invite tout le monde à se réapproprier l’espace urbain, et à le transformer, ensemble. Il y a l’idée d’une dynamique “participative”.

Après ces quelques exemples, je vous propose une définition plus aboutie…

Des “villes durables” à l’échelle de quartiers.

De 1994 à 2004, la campagne européenne des “villes durables” a généré des expériences pilotes dans certaines grandes villes, Hanovre, en Allemagne, Malmö, en Suède, et Barcelone en Espagne. La Commission européenne a mis fin à une initiative qui se développait sur le registre de la compétitivité. Aujourd’hui, si nombre de cités européennes tendent à interpréter ce projet (optimisation des transports en commun, accès limité aux voitures en centre ville, plus d’espaces verts, meilleure gestion du foncier, de l’eau, de l’électricité..), la “ville durable” se construit à l’échelle de quartiers. En Europe du Nord, deux quartiers écologiques font école, Vauban, à Fribourg en Allemagne, et Bedzed, dans la banlieue de Londres. Kronsberg, dans la région d’Hanovre, tente encore ce modèle en Allemagne. En Suède, il se décline à Hammarby Sjöstad, dans la région de Stockholm. Près de Copenhague, au Danemark, il se développe à Versterbro. En Hollande, il y a Eva-Lanxmeer, et Breda, une ville de 170.000 habitants, très orientée vers le développement durable. En France, on peut citer Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes. L’Europe du Nord, sensibilisée plus tôt aux questions environnementales, a aussi été plus réactive, et innovante. (Quartier durable, Piste pour l’action locale, Laurence Lambert, ETOPIA, coll. de Christine Dewart. Etude N°1, décembre 2006) Les auteures mettent l’accent sur le moteur de cette urbanisation engagée: une forte volonté politique, et une dynamique participative.

Vauban: une référence historique, une orientation écologique.

Revenons dans le quartier Vauban, à la périphérie de Fribourg, dans le Sud Ouest de l’Allemagne. Le projet, qui s’est installé sur une quarantaine d’hectares désertés par l’armée française en 1992, démarre six ans plus tard. Il se décline sur le modèle de la “cité-jardin”, conçu en Grande Bretagne à la fin du XIX° siècle, dans un contexte de Révolution Industrielle. C’est un projet urbain qui associe logements sociaux, jardins, etaménagement paysagers. Les arbres centenaires ont été conservés.

Ce quartier écologique repose sur une maîtrise de l’espace foncier. Il obéit à des exigences architecturales, des bâtiments limités à quatre étages. Les eaux de pluies sont exploitées. La consommation énergétique, draconienne, est compensée par un travail sur les matériaux, l’orientation des bâtiments, ou la toiture. De nombreux panneaux solaires complètent ce dispositif. En matière d’énergie solaire, Vauban est un exemple européen.

Le quatier dispose d’un parking commun, avec une règle, une voiture seulement par logement. En contrepartie, les piétons et les cyclistes sont rois, une ligne de tramway relie le quartier au centre ville.
Une population mélangée, une impulsion participative.

Une population de 5000 habitants, origines socio – culturelles mélangées, principe de mixité sociale, habite de petits bâtiments colorés, aux jardins ouverts. L’intervention des habitants, des idées architecturales aux travaux, l’investissement financier de la commune, des échanges réguliers avec les services de la ville, et la mise en place d’un Forum Vauban, espace de rencontre entre les élus et les résidents, témoignent d’une dynamique participative, et d’une volonté politique d’accompagner le projet. Il y a eu des conflits, mais le projet livré en 2006, propose 200 logements, et un pôle d’activités de 600 emplois.

Visite du quartier Vauban. (historique, architecture, écologie…)
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Visite en photos, avec en prime un commentaire plus critique….

Vauban, un exemple de “ville durable” interprété à l’échelle d’un quartier. Face aux cités européennes qui continuent de s’étaler, ces petits périmètres écologiques apparaissent comme des échantillons de “villes durables”. Prochain blog, un autre échantillon, le quartier de Bedzed, en Angleterre.

M.J.


Publié le 31 janvier 2007 par marlene dans Développement durable, Economie d'énergie

Japon: moins de population ne devrait pas faire reculer la ville.

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Tokyo. Photo: Aioneko, 2002.
Bonjour,

Pour rebondir sur le blog précédent, et bousculer encore la relation “population – étalement urbain”, une nouvelle perspective. Direction le Japon, où le déficit attendu de la population ne devrait pas faire reculer la ville.

Petit rappel géographique. L’espace japonais, composé pour 70% de zones montagneuses, volcaniques, et de hauts plateaux, n’offre guère d’opportunité d’expansion à sa population. Le pays représente les 2/3 du territoire français, pour 127 millions d’habitants, soit le double de la démographie française. Le Japon offre l’une des plus fortes densités au monde, 331 habitant/km², soit environ 30 fois celle des Etats – Unis. C’est aussi l’un des pays les plus urbanisés au monde, avec près de 80% de citadins. Tokyo, la capitale, compte plus de 33 millions d’habitants et présente des densités de 1228 habitant/km². La mégalopole qui s’étend du Nord de Tokyo à Fukuoka au Sud, organisée autour de trois pôles, Tokyo, Osaka, Nagoya, s’étire sur environ 1200 kilomètres, pour 10 à 50 kilomètres de large. Environ 100 millions d’habitants s’y concentrent. (populationdata.net, décembre 2006, Wikipedia)

Perspective démographique. La population japonaise vient d’amorcer une décrue. Pour la première fois en 2005, elle a régressé de 30.000 personnes. Cette tendance s’explique, notamment, par un fort vieillissement. Les démographes estiment qu’en 2050, les Japonais ne seront plus que 90 ou 100 millions, voire un peu moins selon les sources. C’est à dire que le Japon devrait perdre presque trente millions d’habitants. Les pressions démographiques, et environnementales, exercées sur l’espace japonais, devraient alors s’atténuer. Moins de concentration urbaine, des logements plus grands, et un bien être croissant pour une population, encore, majoritairement citadine. A noter qu’il manque déjà 450.000 logements à Tokyo. Et la plupart des personnes travaillant dans le centre de la capitale passent plus d’une heure par jour dans les transports en commun. (blog.france2, la mégalopole japonaise, 01, 06, 2005)

Pas du tout, nous dit un article de populationdata.net. La pression sur l’environnement ne devrait pas s’arrêter pour autant. Le démographe projette: “L’étalement urbain continuera, et risque de faire du pays presque entier une immense zone recouverte de villes sans fin, éliminant toute agriculture, et toute activité environnementale”. La multiplication de nouvelles cités, et une délocalisation des activités en périphérie de la mégalopole, pourraient signaler cette emprise de la ville. Le démographe conclut, la régression de la population ne changera pas ce phénomène. Au contraire, les Japonais, qui disposeront de plus de place par personne, profiteront de ce privilège.

Difficile d’étayer cette perspective. Reste l’idée d’une urbanisation, et son lot de pollutions, qui accompagnent le développement économique. Et celle d’une civilisation citadine toujours en quête de “mieux-être”. Mais avec de telles densités urbaines, on ne peut pas reprocher aux Japonais d’avoir envie de respirer un peu.

M.J.


Publié le 29 janvier 2007 par marlene dans Urbanisation

Des cités européennes qui s’étalent.

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Le béton grignote l’espace européen. (Photo: Lev, avril 2005)
Bonjour,

Les cités européennes ne cessent de s’étendre. C’est le constat d’un récent rapport de l’Agence Européenne pour l’Environnement. En 2005, les villes ont colonisé l’équivalent de trois fois la superficie du Luxembourg. Elles bouleversent l’espace rural, et multiplient les empreintes écologiques. La progression du béton, qui accompagne la prospérité occidentale, signale aussi une quête du bien être. Nouvel éclairage d’un phénomène urbain, complexe, et alarmant.

Les villes européennes s’emballent.

Le continent européen est l’un des plus urbanisés du monde. 70% de sa population est citadine. Et plus d’un quart de son territoire est affecté par cette expansion urbaine. Les villes européennes, organisées autour d’un centre historique dense, tendent à reproduire le modèle américain. C’est vrai depuis cinquante ans. Mais pour l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE), le phénomène s’emballe en Europe occidentale, et gagne aujourd’hui la partie orientale du continent. Prague, en République tchèque, Dresde, en Allemagne orientale, ou Talinn, en Estonie, sont en train d’échapper à leur périmètre historique, pour s’étendre à leur tour.”L’étalement urbain touche l’ensemble de l’Europe de façon spectaculaire et préoccupante”, commente Ronan Uhel, coordonateur de ce rapport. (Libération, L.N. 13, 14 janvier 2007)

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Prague: une ville – musée qui commence à s’étaler.
(Photo: Chesnett, 23 janvier 2005)

Boom économique, et subventions européennes.

Les régions les plus touchées par cette urbanisation, façon “tâche d’encre”, sont des zones densément peuplées, caractérisées par une économie dynamique.

La Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne du Sud et de l’Ouest, l’Italie du Nord, et laRégion parisienne illustrent cet étalement urbain. Avec quelques poids lourds : Londres et Paris, comptent respectivement 8 et 9, 6 millions d’habitants en 1999, et environ 12 millions chacune pour l’aire d’influence urbaine. La Ruhr, et son chapelet de cités, représente avec plus de 5 millions d’habitants, le 4° ensemble urbain d’Europe. Et si l’on considère la métropole “Rhin-Ruhr”, il s’agit d’un peu plus de 12 millions d’habitants. Egalement touchés par cette extension de la ville, l’Irlande, le Portugal, l’Allemagne orientale, ou la région de Madrid, la capitale espagnole. Madrid, c’est plus de 5 millions d’habitants pour l’agglomération, et plus de 6 pour la région.

Ce phénomène touche notamment des zones ayant bénéficié de financements et de politiques régionales, favorisant la reproduction d’un modèle de développement urbain et de société. Cette tendance s’illustre encore par l’édification d’un espace européen, aux nombreux centres urbains, également pôles économiques, reliés entre eux par des milliers de kilomètres d’autoroutes. Ces villes, tournées vers l’Europe, et l’extérieur, ont étendu leur territoire.

(Libération, 13, 14 janvier 2007 -Wikipedia pour les données démographiques.)

Un développement urbain sans pression démographique.

Historiquement, les villes européennes ont grossi grâce à l’augmentation de la population. Aujourd’hui, elles continuent de s’étendre, mais sans la pression démographique. L’Agence Européenne pour l’Environnement établit un constat: Depuis vingt ans, la surface des agglomérations de nombreux pays d’Europe occidentale a progressé de 20%, et leur population n’a augmenté que de 6%. En France, la croissance démographique n’explique pas que la superficie des villes ait doublé en quarante ans. Ainsi, entre 1990, et 1999, le nombre de citadins a augmenté de 3,8 millions, pendant que l’ensemble de la population progressait de 1,9 millions. (SDRIF, mai 2003)

L’expression d’un nouveau mode de vie.

L’étalement urbain, version européenne, s’inspire aussi du rêve américain. Le pavillon individuel avec jardin, situé en périphérie, séduit les Européens. La voiture et les infrastructures routières le rendent possible. Le prix de l’immobilier dans le centre-ville, comparé à celui des terres agricoles destinées à accueillir le pavillon, plaide en faveur de la banlieue. Il est probable que la flambée actuelle de l’immobilier dans les vieux centres urbains accentue ce choix. Et quand la ville s’étend, les banlieues proches du centre, devenues chères, repoussent le rêve un peu plus loin. L’éclatement des familles multiplie encore ce rêve. Entre-temps, des services et des zones commerciales se sont installés en banlieue. Et finalement la périphérie produit un style de vie, aéré et confortable, qui accélère aussi l’extension des villes. Les Européens ont besoin de plus en plus d’espace, deux fois plus qu’il y a cinquante ans, note encore l’AEE.

Deux remarques. Plusieurs décennies de politique urbaine ont aussi poussé les villes vers l’extérieur. Cette progression du bâti urbain a également dynamisé les communes rurales environnantes, qui ont vu leur courbe démograhique commencer à se redresser.

La facture environnementale.

Cette dispersion urbaine, qui suppose un investissement lourd en infrastructures – transport, eau, électricité..- a aussi un coût environnemental. Plus difficile à évaluer, il est encore trop tôt. Cette facture englobe la pollution des nappes phréatiques, l’imperméabilisation des terrains, prétexte à inondations, le bruit, les risques liés aux activités industrielles, ou la production importante de déchets. Le prix des terres agricoles grimpe, les privant de repreneurs. Les espaces naturels reculent, la biodiversité suit. D’après le Ministère de l’Ecologie, les villes françaises et leurs banlieues colonisent 60.000 hectares par an. Et cette facture environnementale est encore plombée par les transports des citadins, consommation énergétique et production de CO² assorties. On en a parlé dans le précédent blog.

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Photo: Plejer, 9 octobre 2004.

La ville étendue est en train de devenir un trait de la civilisation européenne, soucieuse d’espace et de bien- être. Dans une dizaine d’années, plus de 80% des Européens seront citadins. La demande de terrain s’accroit très fortement dans les villes et à leurs périphéries. Et pendant que la ville convoite l’espace environnant, le concept de la “ville durable” s’improvise des espaces dans les cités européennes.
M.J


Publié le 25 janvier 2007 par marlene dans Urbanisation

Plus la ville est dense, moins elle pollue.

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New York, un urbanisme concentré.
Photo: Notch, 10 août 2006

Bonjour,

L’étalement urbain, c’est cette ville qui s’étend comme une grosse tâche sur l’espace rural environnant. Ce modèle urbain, importé des Etats – Unis, essaime sur tous les continents. Cette ville, desservie par les routes et les autoroutes, fonctionne avec la voiture. Ces cités déployées, grandes consammatrices d’énergie, et productrices de CO², rappellent avec insistance la crise climatique. Zoom sur quelques grandes villes des pays industrialisés, et sur leur consommation de carburant.

Du centre vers la périphérie.

L’étalement urbain désigne le développement de l’espace urbain, en périphérie des grandes villes. Dans la plupart des cas, c’est l’arrivée incessante de nouveaux habitants, qui repousse les limites de la ville. Le prix des logements dans le centre urbain explique encore cette tendance. La qualité de vie, aussi. Il est plus agréable d’habiter un pavillon, flanqué d’un jardin, qu’un petit appartement du centre – ville. Surtout s’il est insalubre. Au fil des décennies, le paysage urbain reflète ces choix. Plus on s’éloigne du centre, et plus la ville s’aère. Les cités pavillonnaires et les espaces verts se multiplient, la population devient moins dense. Entre temps, des grandes tours d’habitation, des zones industrielles, puis commerciales, sont venues bousculer cette description, simple et heureuse, de la banlieue.

Mais attention, si la relation “accroissement de la population – étalement urbain” est la plus fréquente, elle n’est pas la règle.

Un développement lié aux voitures.

Ce phénomène urbain se développe dans les années 50 aux Etats Unis. Il est porté par la multiplication de la voiture individuelle, qui libèrent des transports en commun, moins flexibles. Des rubans de routes et d’autoroutes assurent la liaison entre périphéries, et centre – ville. Il existe une relation évidente entre la multiplication du parc automobile, le développement des infrastructures routières, et l’extension urbaine. Dans les années 70, cette ville étendue, qui s’oppose au vieux modèle européen de “ville compacte”, commence à se reproduire en Europe. Aujourd’hui, ce modèle urbain grignote l’espace européen à toute vitesse. On en reparle dans un prochain blog.

Plus la ville est dense, moins elle pollue.

Plus la ville s’étire, et plus les nuisances et les pollutions se multiplient. La ville absorbe l’espace rural environnant, et les équilibres qui lui sont liés. L’agriculture recule au profit du béton. La biodiversité ne résiste pas à l’envahisseur. Cette progression du bâti urbain provoque encore la pollution des nappes phréatique. L’imperméabilisation des terrains favorise les inondations. Mais surtout, cette ville étendue suppose une multiplication des transports, gourmands en énergie, et producteurs de CO², principal gaz à effet de serre. Le modèle urbain à l’américaine, conçu dans l’insouciance environnementale des années 50, est aujourd’hui interprété en terme de consommation d’énergie, et de pollution atmosphérique. La ville étendue est désignée comme l’un des principaux accusés du réchauffement climatique.

Entre temps, des recherches ont inspiré un constat. Plus la ville est dense, moins elle pollue. Plus les habitant sont concentrés sur une petite surface, et moins ils ont besoin d’énergie pour se déplacer. Moins de consommation de carburant, et moins de production de CO². La relation est implicite.

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Quelques villes de l’espace industrialisé.

Une étude réalisée dans une trentaine de villes illustre la relation “densité – consommation d’énergie”. En 1980, à Phoenix (1153 habitant par km²), à Detroit ( 2395 ha/ km²), à Los Angeles (3041/Km²), villes étalées aux faibles densité urbaines, on consomme 5 à 7 fois plus de carburant qu’à Singapour (6751 ha/km²), Hong Kong (6688 ha/km²), ou Amsterdam (4477 ha/km²), villes compactes, aux plus fortes densités. Les citadins américains consomment encore quatre fois plus de carburant que les habitants des villes européennes, historiquement plus concentrées. Les villes australiennes, Perth (274 ha/km²), Sydney (350 ha/km²), et Melbourne (479 ha/km²), moins denses mais très étendues, rappellent le modèle américain, où la voiture est indispensable.(P. Newman, J. Kenworthy, d’après Laure Noualhat, Libération, 13, 14 janvier 2007 – Wikipédia) L’étude date de 1980, les densités sont actuelles, reste la tendance.

Cette approche dissimule des inégalités à l’échelle des pays. Exemple aux Etats – Unis. Les habitants de Houston (1301 ha/km²) , connue pour son déploiement spatial, consomment environ cinq fois plus de carburant que les habitants de Manhattan, à New York. (Molly O Meara, Worldwatch institute, 2006).

New York.

New York, 10 194 habitants au kilomètre carré en 2003 (10 292, selon une autre source), aux transports en commun très développés, conforte l’idée qu’une ville dense est moins gourmande en énergie. Selon une étude réalisée en 2000, moins de la moitié des foyers new – yorkais disposent d’un véhicule individuel. Cette proportion tombe à 25% pour Manhattan. Dans les autres villes américaines, plus de 50% des ménages disposent d’un véhicule. Soit 92% à l’échelle nationale. A New York, le prix élevé des parkings, les péages installés à l’entrée des ponts et des tunnels, ou la perspective de gros embouteillages, découragent les automobilistes. Seuls, les habitants des banlieues lointaines, Long Island, ou d’une périphérie plus étendue, utilisent leur voiture pour rejoindre le réseau urbain. Mais revenons au centre – ville.

La qualité et la fréquence des transports urbains éclairent cette tendance à l’économie. Grâce à un métro efficace et rapide, un système de bus et de ferries, les New – Yorkais n’ont pas besoin de voiture. La place accordée au piétons confirme cet avantage. Au total, New York est l’une des villes américaines les moins voraces en énergie. La consommation d’essence y est équivalente à celle de 1920.(Wikipedia.)

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Le métro de New York.

Photo: Kaderine 07, mai 2006.

Pendant que les urbanistes réfléchissent à une nouvelle cité concentrée, les villes continuent de s’échapper de leur territoire. Le processus aparaît à peu près irréversible. Et ce n’est pas quelques corrections verticales qui modifieront une structure urbaine horizontale, gourmande en énergie, et généreuse en gaz à effet de serre. L’exemple de New York, qui demande à être fouillé, plaide pour une politique efficace, en matière de transports collectifs. Les moteurs “bio”, les formules de “co – voiturage”- quel mot affreux -, ou les vélos ouvrent d’autres pistes.


Publié le 19 janvier 2007 par marlene dans Urbanisation

Daratt, au rythme d’une “saison sèche”.

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Bonjour,

Et si on allait voir Daratt ? C’est un film africain, réalisé par un Africain. Un conte qui traite de réconciliation nationale. Pas grand chose à voir avec l’environnement. Pas si sûr. Au delà du récit, Daratt reflète toutes les tensions environnementales qui pèsent sur les habitants d’un pays , quasi désertique.

Haroun et son oeuvre.

D’abord deux mots sur le film, et le réalisateur. Daratt est une fable qui prend prétexte de la guerre civile au Tchad, pour poser le problème de la réconciliation, après le conflit. Problème qui empoisonne toutes les sociétés ayant connu la guerre, ou la dictature. C’est l’histoire de “comment vivre ensemble” après une période d’atrocités, certains étaient acteurs, d’autres victimes. Au terme d’un récit sobre et fort, Daratt propose une réponse optimiste.

Le metteur en scène s’appelle Mahamat – Saleh Haroun. Il est originaire du Tchad. Il a réalisé de nombreux courts – métrages, avant de se lancer dans des histoires plus développées. Il est notamment l’auteur de Bye – Bye africa, et Abouna, en 2002. Ses thèmes sont africains. Daratt a obtenu le “Prix Spécial du Jury” au Festival de Venise, en 2006. Avec Abderrahmane Sissako, le rélisateur de Bamako, également producteur de Daratt, Haroun ouvre de belles perspectives au cinéma africain.

Une lecture environnementale.

La seconde lecture du film est environnementale. Elle échappe au sujet, mais elle l’accompagne. D’ailleurs, Daratt, qui signifie “saison sèche”, esquisse déjà un contexte climatique. Si la zone saharienne occupe à peu près la moitié nord du Tchad, N’Djamena, la capitale, se situe dans la zone sahélienne. La saison sèche y est fortement marquée, les vents de sable se déchaînent. Toutes les tensions de cet environnement aride, poussiéreux, et étouffant pèsent sur nombre de scènes. Le désert est omniprésent. On le sent convoiter N’Djamena, où se déroule la plus grande partie du film. Il sert de décor à la scène finale. Cet environnement hostile souligne la précarité, et la difficulté d’exister des personnages. Ils sont d’ailleurs économes de gestes, de paroles, comme pour se protéger de cette atmosphère accablante. Cet environnement inspire le rythme du récit.

Au passage, vue sur les rues encombrées de papiers et d’ordures. Problème de collecte, absence de sensibilisation, ou question secondaire quand il est déjà difficile de se nourrir, les ordures ménagères font partie du décor de nombre de villes africaines. C’est d’ailleurs un environnement commun à la plupart des cités des pays en voie de développement. Problème de visibilité, et surtout problème sanitaire. Il y a encore une petite séquence sur les coupures d’électricité. Les artisans sont au chômage. Et sans frigo, sans ventilateur, l’atmosphère devient plus pesante encore. C’est aussi une belle façon de redécouvrir que l’électricité est un luxe…

On est bien d’accord, l’environnement n’est pas le sujet du film. Mais, mieux qu’un documentaire, Daratt nous emmène dans un pays dévoré par le désert, pendant la saison sèche, le temps d’un film.

M.J.


Publié le 16 janvier 2007 par marlene dans Climat

Quand le climat écrit l’histoire…

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Une histoire humaine liée au climat.

(Photo: Harshad Sharma, 26 juin 2005.)

Bonjour,

Et si le climat influençait l’histoire? Un article publié dans la revue ” Nature” établit un lien entre une modification du système des moussons, et le déclin de deux anciennes civilisations. Depuis les années 50, Emmanuel Le Roy Ladurie travaille sur cette relation entre les accidents du climat, et l’histoire européenne.

L’hypothèse d’un déclin précipité par le climat.

Une perturbation du système des moussons aurait – elle précipité le déclin de la dynastie Tang, en Chine, et de la civilisation Maya, au Mexique? Cette idée, exploitée par une équipe de recherche internationale, vient d’être exposée dans la revue scientifique Nature. Cette idée s’accroche à une coïncidence entre ce double déclin , qui couvre les VIII° et IX° siècles de notre ère, et une grande période de sécheresse planétaire, induite par un dérèglement du système de moussons.

L’historique des moussons

L’analyse de sédiments, dont les propriétés magnétiques et la teneur en titane indiquent la force des moussons, notamment celles d’hiver, a permis de retracer leur histoire. Les sédiments collectés dans le Lac Huguang Maar, dans le Sud Est de la Chine, suggèrent que les pluies de la mousson asiatique ont été peu abondantes, pendant les VIII° et IX° siècle. Bizarrement, des sédiments retrouvés dans le bassin du Cariaco, au large des côtes du Venezuela, révèlent le même type de sécheresse dans la région de Mexico, à la même époque. La mousson est un phénomène cyclique, qui a un impact sur le climat de la terre. Ces recherches ont donc permis de mettre en évidence une raréfaction des pluies en Asie, et sur l’ensemble de la zone tropicale, pendant ces deux siècles. Ces pluies se seraient temporairement déplacées vers le Sud, réduisant considérablement la pluviosité estivale de l’espace nord tropical.
Similitudes de calendriers.

Les difficultés de subsistance et les troubles, associés à cette grande sécheresse, auraient précipité le déclin des civilisations Tang et Maya. Ce déclin offre quelques similitudes de calendrier.

La dynastie Tang, qui règne sur la Chine de 618 à 907, marque une période d’expansion territoriale, et révèle une civilisation rayonnante. Elle commence à décliner au milieu du VIII° siècle, après une série de violentes révoltes paysannes, réprimées dans le sang. Elle s’effondre au début du X° siècle, dans le chaos.

La civilisation Maya, apparue au III° millénaire avant J.C, développe une architecture, un système d’écriture, un calendrier, et une perspective mathématique. C’est aussi une civilisation brillante. Au milieu du VIII° siècle, la population Maya est estimée autour des quinze millions. Au début du IX° siècle, cette population a diminué des trois quarts. Le dernier calendrier Maya date de 909.

D’autres facteurs explicatifs.

Les chercheurs relient le déclin de ces deux civilisations à des périodes de sécheresses, provoquées par le dérèglement des moussons. Cette crise climatique aurait provoqué des famines, et attisé des révoltes. Mais, selon les chercheurs, cette sécheresse ne peut pas tout expliquer. La défaîte militaire des Tang contre l’armée arabe, en 751, aurait contribué à semer le trouble et la rebellion dans la société chinoise. Les rois Maya, considérés comme des Dieux, étaient supposés faire venir la pluie. Il est probable qu’une longue sécheresse les ai discrédités, entamant leur légitimité. Pour les Maya, ce déclin serait encore associé à une sur – exploitation des ressources et à un appauvrissement des sols, conséquence d’une forte pression démographique.

( D’après Mickael Hopkin, “Did worldwilde drought wipe out ancient cultures.” 3 Janvier 2007)

“Climat et révolutions”.

Cette idée est encore déclinée par Emmanuel Le Roy Ladurie, Professeur au Collège de France. Depuis quelques décennies, il met en parallèle l’histoire du climat en Europe Occidentale, et celle des communautés humaines. Il vient de publier le second tome de son ouvrage “Histoire humaine et comparée du climat – Le temps des révolutions”. Dans un récente interview, il confie: “…La révolution Française, puis les révolutions de 1830 et 1848, sont tout à fait indépendantes du climat mais de mauvaises récoltes ont attisé le mécontentement et les émeutes de subsistance.” Il revient sur les mois qui ont précédé la Révolution Française. De grosses pluies à l’automne 1788, un printemps chaud et sec, un été chaud ponctué de grêle et d’orages, font chuter les rendements de la récolte de 30%. Peu de gens meurent. Mais, jusqu’au 13 juillet, la veille de la prise de la Bastille, il y a des émeutes de subsistance. “La mauvaise récolte de 1788 a été déterminante.”, commente – t-il.

(D’après “Histoire et Climat sont indissociables”. E. Le Roy Ladurie, 5 décembre 2006- Interview réalisée par Fabienne Lemarchand – Lire article)

Les aléas climatiques envisagés comme “déclencheurs”, ou “accélérateurs” de l’histoire, c’est une idée intéressante, difficile à fouiller dans un blog. Cette relation “climat – histoire ” demande un véritable examen des situations géo-historiques qui l’ont portée. Je l’envisagerais plutôt comme un contexte, ou un autre éclairage de l’histoire. Ce qui n’empêche pas d’établir une relation très intime entre le climat et l’histoire, quand elle se révèle.

Cette idée est encore prétexte à une réflexion, plus contemporaine. Je pense au rapport Stern. Le rapport Stern, publié en novembre dernier, évaluait l’ardoise du réchauffement climatique, si rien n’était fait pour endiguer ce phénomène. Un réchauffement voisin des 3°C produirait un choc économique planétaire, et un choc humanitaire: des millions de personnes déplacées, manque d’eau potable, et famines causées par une grande pénurie des récoltes…
M.J


Publié le 12 janvier 2007 par marlene dans Climat

L’Antarctique, un continent épargné par le réchauffement.

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Salut au Grand sud

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Hello,

L’hiver dernier, Isabelle Autissier et Eric Orsenna effectuent un périple de quelques semaines en Antarctique. Ils en reviennent avec un livre, et un message: le jour où le climat de l’Antarctique commencera à changer, on ne pourra plus rien faire. Survol d’un continent, encore épargné par le réchauffement climatique.

Un carnet de voyage, une réflexion sur le climat.

Le 10 janvier 2006, le voilier Ada 2 quitte la Terre de Feu, au Chili, pour rallier l’Île Eléphant, première escale au Nord de la péninsule antarctique. Pendant sept semaines, la navigatrice Isabelle Autissier, l’écrivain Erik Orsenna, un ornithologue, un cinéaste, et deux hommes d’équipage, s’aventurent sur cet immense territoire glacé, aux paysages immaculés et bleutés. Cette aventure a fait l’objet d’un récit: “Salut au Grand Sud”. Ce livre est un carnet de voyage. C’est aussi une réflexion sur l’Antarctique, et le réchauffement climatique.

Un petit tour au Pôle Sud.

Le continent Antarctique, situé au Pôle Sud de la terre, s’étend au Sud du 60ème Parallèle, sur 13 millions de km2. Cet immense territoire – pourtant plus petit que la plupart des continents – est recouvert à 98% d’une épaisse couche de glace permanente. Pendant l’hiver, ce manteau de glace s’étire sur la mer. L’Antarctique est l’espace le plus froid de la planète.

A l’origine de l’Antarctique, 500 à 160 millions d’années avant notre ère, le Gondwana. Ce super- continent englobait l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Inde, l’Australie, et la Nouvelle Zélande. La partie orientale de l’Antarctique en formait le noyau. Suivent une série de séquences géologiques pendant lesquelles ces terres se séparent. Longtemps chevillée à l’Amérique du Sud, l’Antarctique finit par s’en détacher, il y a environ 25 millions d’années. Elle s’isole plus au Sud. C’est à ce moment là que le courant circumpolaire, orienté Ouest-Est, se forme. Ce courant, qui agit comme un rempart, renforce et protège cet espace climatique, producteur de froid.

En Antarctique, la vie n’a pas résisté à cet isolement glacé. Seules les marges continentales sont habitées par quelques espèces, albatros, cormorans, et manchots.

Un continent hostile.

Le décor d’un continent hostile est planté. Dans les années 1770, James Cook franchit le cercle polaire, navigue autour de l’Antarctique sans l’approcher, empêché par les glaces. Les pêcheurs de phoques et les baleiniers sont, vraisemblablement, les premiers visiteurs. En 1821, John Davis, pêcheur de phoques américain, est peut – être le premier à avoir foulé les glaces de l’Antarctique. Les explorateurs et les scientifiques, avides d’exploits, ou curieux de cette mystérieuse géographie, suivent. De ce défilé, qui varie selon les sources, deux noms parmi les premiers visiteurs. En janvier 1840, Dumont d’Urville, accompagné de quelques explorateurs, plante le drapeau français sur les terres antarctiques. Il vient de griller la politesse à l’Américain Charles Wilkes, qui débarque quelques jours plus tard. Plus tard, on retient le nom de Charcot. Scientifique et humaniste, il enteprend sa première expédition en Antarctique en 1903, à bord de la Goëlette “Le Français”. Charcot est décrit comme un homme, déjà, soucieux de l’environnement. Aujourd’hui, une population temporaire d’un millier de chercheurs, répartis dans 35 stations scientifiques, interroge ce continent extrême.

Un patrimoine encore préservé.

Pendant que le Pôle Nord fond, le Pôle Sud résiste. L’Antarctique échappe encore à un réchauffement planétaire, plus marqué sous les hautes latitudes. Pour les 30 dernières années, l’Arctique a enregistré une hausse des températures de 2,5°c, contre 0,6°c à l’échelle de la planète. Autre facteur, l’Arctique est constitué par une banquise, tandis que le continent Antarctique repose sur une assise continentale. Au Pôle Nord, les glaces de mer, peu épaisses, en contact avec l’atmosphère et la mer, réagissent plus vite au réchauffement de la planète. L’Antarctique, recouvert par un épais manteau de glace, beaucoup plus froid, est aussi plus résistant aux variations thermiques. (Fabienne Lemarchand, Interview de Frédérique Rémy,de l’observatoire Midi – Pyrénées, 6 décembre 2006) Le courant circumpolaire favorise cette résistance. Cette glace qui tient bon préserve un patrimoine, essentiel, pour la planète. L’Antarctique représente 70% des réserves d’eau douce. Le continent est aussi un formidable livre d’histoire sur l’évolution de la terre. C’est encore un espace déterminant pour le système climatique.

Alors que l’Antarctique apparaît encore comme un continent préservé de la crise climatique, Isabelle Autissier et Erik Orsenna sont rentrés avec un message:“Ne touchons pas à ce pôle de froid esssentiel” ( Libération, 30 – 07; 1 – 10 2006).

M.J

Et pour compléter:

- Le Traité sur l’Antarctique, signé en 1959. L’objet de ce Traité est de préserver le continent Antarctique. Et notamment de le soustraire à toute visée géopolitique.

-”Et pourquoi pas l’Antarctique” : une association destinée à susciter l’intérêt et la connaissance de ce continent extrême. Isabelle Autissier est l’un des membres de cette association. Cliquez sur “Antarctique” pour avoir accès à la géologie(…), ou à la faune du continent. On y trouve aussi le portrait de Charcot….N.B: le clic d’entrée présente parfois quelques défaillances.

-Et pour finir, “Salut au Grand Sud”, le livre d’Isabelle Autissier et d’Eric Orsenna.

L'image “http://lewebpedagogique.com/environnement/wp-content/blogs.dir/15/files//97822340590619.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


Publié le 9 janvier 2007 par marlene dans Climat

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