Environnement
Un blog sur la géo-environnement

JR, ambassadeur à Phom Pehn…

Bonjour, quelques jours de vacances, retour en janvier. Avant de partir, quelques images. Elles sont signées JR, ce photographe qui placarde des portraits géants sur les murs des villes. A Paris, dans sa banlieue, Montfermeil et Clichy-sous-Bois, à Tel-aviv, Jérusalem, Berlin, Amsterdam, Venise, ou New-York, ses affiches grand format humanisent le paysage urbain, un déguisement qui leur va bien. Ces expositions se passent souvent d’autorisation. JR est un artiste indépendant, une liberté qui est aussi une signature.

Il pointe son objectif sur la jeunesse des quartiers (Portrait of a generation), tente de réconcilier Israéliens et Palestiniens avec la diplomatie des grimaces (Face2Face), ou saisit des portraits de femmes africaines abîmées par la vie (Women), les trois volets de son projet « 28 millimètres » Dans « Carnet2rue », il partage l’espace urbain, aux Etats-Unis et en Europe, avec d’autres activistes. Petit coup de cœur pour les « Sillons de la ville » (Wrinkles of the town), à Carthagène en Espagne, ou des visages ridés s’étalent sur des friches urbaines, ou profitent des façades neuves. (in « Projets »)

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En ce moment, JR expose sur les murs de l’ambassade de France à Phom Pehn, au Cambodge, où il a présenté son projet « Women ». Des femmes cambodgiennes découvrent les regards d’autres femmes, saisis aux quatre coins du monde. Avant de se faire photographier à leur tour….


Publié le 17 décembre 2008 par marlene dans Actualité,photographie
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Climat, CO², et solidarité.

Bonjour,

La Conférence de Poznan sur le climat ouvre une voie incertaine vers Copenhague. Pourtant, dans un an, le monde devrait enclencher un effort décisif pour freiner les effets de la crise climatique. Alors que les émissions de gaz à effet de serre n’ont jamais été aussi élevées, il s’agira de composer un nouveau Traité plus ambitieux que Kyoto, qui prend fin en 2012.

Kyoto et son bilan.

Seul cadre juridiquement contraignant, Kyoto jette les bases d’une mobilisation mondiale contre le réchauffement climatique. Ouvert aux engagements en 1998, le Protocole de Kyoto entre en vigueur en 2005. Il est alors ratifié par 55 pays, minimum imposé, qui figurent parmi les plus gros pollueurs en 1990. Kyoto, qui propose un calendrier de réduction de gaz à effet de serre, engage les pays industrialisés ou en route vers une économie de marché, à réduire de 5,5% leurs émissions de GES d’ici à 2012. Pour faciliter la réduction des Gaz à effet de serre, le protocole met en place des mécanismes dits  » de flexibilité « , qui permettent aux pays de s’adapter. Kyoto, qui compte aujourd’hui 183 membres, n’oblige que 37 pays à limiter leurs émissions.

En 2008, l’ONU dresse un bilan de Kyoto. En 2006, une quarantaine de pays industrialisés – c’est-à-dire un peu plus que ceux dotés de vraie contraintes – ont réussi à diminuer de 5% leurs émissions de CO², par rapport à 1990. Cette bonne conduite est valable pour la période 1990-2006. En regardant de plus près, la courbe  commence à s’inverser en 2000. Entre 2000 et 2006, les rejets augmentent de 2,3%. Les pays d’Europe centrale et orientale, d’abord plongés dans une crise économique pendant leur période de transition vers l’économie de marché, et donc moins polluants, auraient contribué à cette évolution. Mais quand leur économie se redresse à partir de 2000, leurs rejets de CO² suivent, plus 7,4% entre 2000 et 2006. L’ONU remarque que, globalement, les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter.

L’Europe centrale et orientale défend son économie polluante.

Ce qui pourrait expliquer pourquoi les pays d’Europe centrale, nouveaux membres de l’Union européenne, et dont l’économie dopée par le charbon, compliquent les discussions sur les réductions de gaz à effet de serre. Exemple, la Pologne, le pays d’accueil de la conférence. La Pologne, 95% d’électricité à base de charbon, l’un des champions européens du rejet de dioxyde de carbone, n’a pas les moyens d’une conversion rapide à une économie propre. Elle craint que l’Union européenne ne lui impose ses objectifs contraignants, ce qui ne manquerait pas de secouer le pays : chômage dans les mines de charbon, hausse de la facture énergétique des ménages, et une plus grande dépendance énergétique, notamment vis-à-vis de la Russie. Alors tant pis pour l’atmosphère, la cohésion européenne, et les paysages polonais.

Plus polluants, moins riches, les pays de d’Europe centrale et orientale réclament plus de temps pour s’adapter. Ils souhaitent quelques privilèges pour continuer à polluer. Et ils comptent sur la solidarité européenne pour les aider à financer cette nouvelle transition vers une économie plus propre. La France, qui préside l’Union européenne, a réuni à Gdansk ces nouveaux membres – Pologne, Bulgarie, Hongrie, Roumanie, République Tchèque, Slovaquie, Estonie, Lettonie, Lituanie – pour tenter de les rallier à un plan climat européen, articulé autour du chiffre « 20 ». Moins 20% de CO² en 2020 par rapport à 1990, 20% de renouvelable dans la consommation européenne, et 20% d’économie d’énergie.

Copenhague en perspective.

Copenhague devra édicter un nouveau pacte climatique, articulé autour de trois priorités. Décider d’une politique de réduction des GES plus contraignante pour les pays industrialisés. Il est question de viser les 40% d’ici 2020, pour atteindre les 90% à l’horizon 2050. Seconde priorité, entraîner les nouvelles puissances émergentes dans cet effort international. La Chine est devenue le premier pollueur mondial, quand l’Inde, le Brésil, ou l’Afrique du Sud, ou le Mexique sont arrivés au niveau des pays industrialisés. Il s’agit encore d’imaginer des mécanismes de financement pour accompagner les pays pauvres, d’Afrique ou d’Asie, dans leurs efforts d’adaptation. En clair, il faut les aider à développer des technologies propres, technologies qui sont généralement au dessus de leurs moyens. Et leur donner les moyens de répondre aux conséquences du changement climatique, qui se fait déjà sentir dans nombre de pays.

La question de la déforestation, oubliée par Kyoto, source d’émissions, devra encore figurer sur le futur traité. Cette question a déjà été débattue à Accra, au Ghana, du 21 au 27 août dernier, lors d’une Conférence sur le climat et la déforestation, organisée par la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUC). Cette discussion, destinée à aborder l’après-Kyoto, a désigné la déforestation dans les pays en voie de développement, et en Afrique, comme l’une des priorités internationales. La destruction du couvert forestier, qui a des incidences climatiques dues aux émissions de CO², entraîne aussi une dégradation des sols et des écosystèmes. Avec le risque de priver les populations concernées de leurs ressources vitales. Copenhague devrait accompagner un développement plus respectueux de l’environnement dans les pays les plus exposés. Avec une probable contribution financière.

Retour à Poznan.

L’équipe Bush, présente à Poznan, devra bientôt céder la place à l’équipe Obama. Changement de direction, et changement de ton. En attendant que les Etats- Unis adhèrent à un nouveau traité sur le climat – les Etats-Unis, qui ont refusé de ratifier Kyoto, ne sont pas engagés à réduire leurs émissions de CO² -, hypothèse probable mais pas immédiate, Barack Obama a déjà chiffré ses objectifs. Il souhaite, à l’horizon 2020, ramener les émissions des Etats-Unis à leur niveau de 1990. Il va plus loin. Il propose une réduction de 80% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis à l’horizon 2050, toujours par rapport à 1990. La Chine, dont la croissance reste liée au charbon qui lui fournit de l’électricité, prend aussi conscience que sa propre pollution l’asphyxie. A Poznan, elle a fait preuve de bonne volonté, A condition que les pays riches montrent l’exemple, et l’aident financièrement à lutter contre le réchauffement. L’Europe, qui entre-temps s’est déplacée à Bruxelles pour négocier son fameux plan « Energie – climat », peine à trouver un compromis. Les pays d’Europe centrale et orientale, qui crient misère, pourraient bien bénéficier d’exemptions, assorties d’une enveloppe pour encourager leur coopération. Privilèges que pourraient envier les pays en voie de développement, déjà offerts au réchauffement, et sans moyens pour affronter la crise climatique. Un an avant Copenhague, le concert d’intérêts entendu à Poznan, pose la question d’une solidarité internationale. Et d’un front commun pour freiner les effets de la crise climatique.

M.j

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Publié le 11 décembre 2008 par marlene dans Actualité,Climat,Non classé
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Le Sénégal relance la « Grande muraille verte »…

Bonjour,

En ce moment, le Sénégal parle beaucoup de la « Grande Muraille Verte ». Il s’agit de faire avancer ce projet pharaonique de reboisement qui doit traverser l’Afrique d’Ouest en Est, pour freiner la désertification de la frange sahélo-saharienne. Abdoulaye Wade, le Président sénégalais, coordonne la plantation de ce ruban transcontinental de 7000 kilomètres de long, sur une quinzaine de large, qui doit relier Dakar à Djibouti. Pour relancer ce processus qui piétine un peu, Djibo Leïty Kâ, le Ministre de l’Environnement sénégalais, a annoncé la création d’une agence panafricaine. Cet organe doit piloter un ouvrage qui implique 11 pays -Sénégal, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Nigeria, Niger, Tchad, Soudan, Ethiopie, Erythrée,et Djibouti-. Beaucoup de monde à secouer, le projet traverse les frontières, mais chacun veille à ses plantations. Djibo Leïty Kâ est allé au Mali, au Burkina Faso, au Tchad, au Niger, en Ethiopie, pour rappeler l’importance de ce reboisement. Cette grande ceinture verte sera ourlée de bassins de rétention pour redonner vie à des espaces oubliés des pluies, et malmenés par ses habitants. Les caprices du climat ont fragilisé des sols, par ailleurs sur-exploités par leurs occupants, qui n’ont guère le choix. Cette barrière, et ses retenues d’eau, devraient rendre les terres à nouveau cultivables. D’où l’enjeu. (1) (2)

En pratique, ce reboisement est lent. Le Sénégal, qui doit ceinturer 515 kilomètres, compte 25 kilomètres de ruban vert. Objectif pour l’année prochaine, doubler ce ruban végétal. Et pour parvenir à cet objectif, Djibo Leïty Kâ convoque le secteur privé pour donner un coup de pouce à l’état. (1) (2) Début mai, les pépinières étaient déjà prêtes…

M.J

(1) Sénégal: Grande muraille verte – Vers la création d’une agence panafricaine

O. Ndiaye, Le Soleil, 8 Décembre 2008 http://fr.allafrica.com/stories/200812080161.html

(2) Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)

Sénégal: Le secteur privé invité à participer à la réalisation de la Grande muraille verte

5 Décembre 2008 http://fr.allafrica.com/stories/200812050781.html


Publié le 9 décembre 2008 par marlene dans Afrique - Environnement.,Désertification.
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Afrique, pauvreté, environnement, et développement.

Bonjour,

Semaine de l’économie africaine sur le Webpedagogique, petite recherche, un titre accroche mon œil : « Afrique : pourquoi le continent le plus riche est-il également le plus pauvre ». « L’Afrique est connue comme l’une des parties les plus riches du monde lorsqu’il s’agit des ressources naturelles, pourtant elle est également la région la plus pauvre – malgré les richesses naturelles et le flot d’aides », a déclaré Charles Mutasa, directeur exécutif du African Forum and Network on Debt and Development (AFRODAD) » Plus loin : «  »La dette écologique causée par l’exploitation des ressources naturelles joue un rôle crucial dans ce scénario », a ajouté Mutasa. « Elle maintient le continent en bas, empêche la région de sortir du cercle de la pauvreté, et déclenche la nécessité d’avoir plus d’aide » » Cet article développe l’exemple de la Zambie, ses mines de cuivre, ses exploitants prospères, ses populations exclues des profits, mais généreusement dédommagées en déchets et en poussières, résultat d’une exploitation irrespectueuse. La question de l’exploitation des richesses africaines, et leurs conséquences environnementales sur la vie des communautés, trop rarement discutée lors des Conférences internationales, figurait à l’agenda du 3° Forum de Haut Niveau sur l’efficacité de l’Aide au Développement.

Une aide aux consultants…

Troisième rencontre après Rome (2004) et Paris (2005), le Forum d’Accra (2-4 septembre 2008) visait à examiner l’aide au développement, et ses dysfonctionnements. Vaste programme qui dépasse la question environnementale, mais qui l’inclut. Et s’il y a rencontre, c’est qu’il y problème. Mais je ne vais pas fouiller le sujet, quelques kilomètres de blog n’y suffiraient pas. Retour sur le forum d’Accra qui a rassemblé des représentants et pays donateurs, des pays bénéficiaires, et de la société civile, pour examiner les acquis de la Déclaration de Paris. C’est-à-dire tenter de réajuster une aide peu efficace, mal ciblée, et souvent trop lente, malgré les bonnes intentions affichées. Au total, plus de 100 milliards de dollars sont alloués chaque année aux pays les plus démunis.(1) Une aide ralentie par les procédures administratives, instrumentalisée par les rivalités politiques, et soulagée par la corruption. Une récente étude sur la Déclaration de Paris montre que moins de la moitié des fonds alloués arrivent dans les délais prévus par les bailleurs de fond. (1) Les représentants des Eglises d’Afrique et des organisations religieuses internationales, très présentes sur le terrain de la pauvreté, prétendent que les plus démunis ne profitent pas de l’aide. Dans un texte destiné à préparer le forum d’Accra, le collectif religieux affirme que six des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année pourraient être sauvés avec des moyens simples et peu coûteux. Le rapport souligne encore que « l’aide est estimée sur la quantité, et non par ce qu’elle apporte au développement ». « La Déclaration de Paris ne tient pas compte du développement durable », poursuit le collectif. Encore deux extraits: « La moitié de l’aide est donnée sous la forme de consultants qui coûtent cher et qui répondent aux directives des donneurs. », « Les gouvernement des pays riches se comportent de façon honteuse en limitant l’aide à leurs propres intérêts économiques… »

De fait, l’aide au développement génère une dynamique complexe. Elle a des incidences sur le commerce des pays secourus, leur dette, la gestion des ressources. Elle influe sur la politique internationale, et reste ligotée à certains intérêts. La crise financière, la hausse des produits alimentaires, les difficultés d’accès à l’énergie, ou les effets du changement climatique l’ont rendue plus urgente, et plus précieuse, sur un terrain qui n’en verra peut-être jamais la couleur…

M.J

L’article d’attaque : « Afrique: Pourquoi le continent le plus riche est-il également le plus pauvre? »Miriam Mannak, 9 Septembre 2008 http://fr.allafrica.com/stories/200809091141.html

Pour en savoir sur le Forum D’Accra deux points de vue africains : Arbre à Palable / Forum d’ACCRA – septembre 2009 (1) http://www.arbre-a-palabre.org/2008/09/forum-daccra-septembre-2009/, et « La société civile exige une action urgente en matière d’aide au développement », 1er septembre 2008, Libération-Afrique http://www.liberationafrique.org/spip.php?article2289. Côté occidental, une présentation du processus – et des priorités – de l’aide au développement sur le site de l’Agence française de Développement (AFD) http://www.afd.fr/jahia/Jahia/home/Efficacite_1/pid/1686, et un appel à l’efficacité de l’aide par la Commission européenne http://www.eu-un.europa.eu/articles/fr/article_8119_fr.htm

Enfin, un lien vers AFRODAD, un organisme de recherche qui examine le problème de la dette africaine, et son impact sur le développement du continent. http://www.afrodad.org/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1


Publié le 4 décembre 2008 par marlene dans Actualité,Afrique,Developpement
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Crise financière et crise climatique.

Bonjour,

Le sommet de l’ONU sur le réchauffement climatique a débuté lundi 1er décembre à Poznan, une ville de l’Ouest de la Pologne. Un an après Bali qui avait adopté une « feuille de route » pour accompagner les négociations, Poznan vise à faire avancer un plan climat qui sera finalement décidé à Copenhague, en décembre 2009. Pendant deux semaines, les 192 signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) vont discuter pour imaginer l’après-Kyoto, qui expire en 2012. Il reste un an pour s’entendre sur les moyens de réduire, ensemble, les émissions de gaz à effet de serre. A Poznan, la crise financière pourrait s’immiscer dans les débats, et compliquer les discussions sur le climat. Lors de l’ouverture de la Conférence, Yvo de Boer, le responsable de la CNUCC, a déclaré : « La réalité est que mobiliser les ressources financières à l’échelle requise constituera un véritable défi. »(1), Les gouvernements des pays industrialisés, qui se sont ruinés pour sauver leur système financier, risquent d’être moins disposés à dépenser pour lutter contre le réchauffement climatique. Par exemple, l’Europe devra se donner les moyens de réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 – par rapport à 1990 -, et de convertir en renouvelable 20% de son offre énergétique, programme ambitieux. Dans Libération (2), Yvo de Boer s’inquiète encore des conséquences de la crise financière: « Au cours des dix prochaines années, nous allons remplacer 40% des capacités de production de l’énergie.(..) Si à cause de la crise financière, la décision est prise d’utiliser des technologies peu chères et polluantes, elles seront encore là dans trente ou cinquante ans. »

En attendant un nouveau protocole, qui devrait intégrer les pays émergents, Barack Obama a envoyé une délégation à Poznan. Il souhaite tourner la page « Bush ». Les Etats-Unis pourraient cesser de faire « bande à part » pour rejoindre les 37 pays industrialisés qui ont ratifié Kyoto. A Poznan, Rajendra Pachauri, chef du GIEC et prix Nobel 2007, a rappelé aux participants les enjeux du réchauffement climatique, élévation du niveau des mers, pénurie croissante d’eau, et disparition des espèces. (3) Il y a quelques semaines, Claude Lorius, glaciologue français et Lauréat du Prix Blue Planet 2008, confiait son pessimisme au journal Le Monde : « Il est difficile de dire si on a dépassé les limites, mais il est évident qu’on va subir un réchauffement : on prévoit d’ici la fin du siècle un bond climatique qui pourrait être équivalent à celui que la planète a franchi en dix mille ans pour passer de l’âge glaciaire à l’holocène ! Je ne vois pas que l’homme ait actuellement les moyens d’inverser la tendance. » (4) Pour peut-être atténuer cette tendance, en visant une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 25% en 2030 – par rapport à 2000 -, il faudrait 500 milliards de dollars annuels, estimation du CCNUCC, qui s’ajoutent évidemment aux milliards de dollars engloutis par le système financier mondial…

M.J

(1) AFP, 30 nov. 2008

(2) « Climat pesant à Poznan », Christian Losson, Libération, 1er décembre 2008.

(3) « UN Climate conf. Concerned about financial crisis », AP, 1er décembre 2008.

(4) “Un expert du climat appelle à un sursaut de l’homme”, propos recueillis par laurent Carpentier, Le Monde, 11-11-08.


Publié le 2 décembre 2008 par marlene dans Actualité,Climat
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