Environnement
Un blog sur la géo-environnement

FAO, femme, et « genre ».

Bonjour,

En fouillant sur le site de la FAO – l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture -, on découvre un lien intitulé «Genre et droit à la terre ». Si le « droit à la terre » s’annonce explicite, la notion de « genre » est plus intrigante.  Le « genre » est un concept sociologique qui transforme le sexe en « homme », ou en  « femme », et qui stéréotype sa fonction sociale. C’est aussi un marqueur d’inégalités. C’est justement là où veut en venir la FAO qui pointe la situation des femmes dans les sociétés rurales traditionnelles. Plus pauvres, écartées des décisions, et sans moyens pour accéder à la propriété, elles sont exclues de l’économie des campagnes. Or, ce sont elles qui font vivre les champs et les enfants. Depuis quelques années, la FAO place les femmes au cœur de sa stratégie de développement rural. Question d’équilibre des « genres », et de sécurité alimentaire pour ceux  qui mangent ce que les femmes cultivent.

Dans l’ombre….

Dans son approche de « genre » en milieu rural, la FAO schématise le rôle de chacun des acteurs. Dans la plupart des sociétés traditionnelles, «l’homme », en principe propriétaire de la terre, tire profit de son travail. Il est plus souvent impliqué dans une agriculture de type « commercial », des légumes destinés aux populations urbaines voisines par exemple. Il prépare ses champs, plante, sème, cultive, et récolte. Il est souvent responsable des troupeaux, dont il peut vendre les bêtes. Il accomplit les tâches forestières, coupe le bois, et le négocie. Dans les communautés de pêcheurs, il monnaie sa pêche aux femmes qui la revendent. Bref, il cumule les fonctions économiques essentielles, et en retire des bénéfices. Dans la même famille, la « femme » tient le foyer. Elle élève les enfants, prépare les repas, s’affaire dans la basse-cour, ramasse le petit bois pour faire la cuisine, et effectue la corvée d’eau. Mais surtout, femme, et filles, produisent une agriculture vivrière, destinée à la consommation du ménage. Elles vendent parfois quelques légumes, quelques fruits ramassés dans les bois,  de petits revenus immédiatement investis dans l’achat de nourriture, ou consacrés à l’éducation des enfants. Et quand la famille manque de « bras », les filles sont les premières à quitter l’école. Les femmes sont exclues des moyens de production qui transformeraient leur statut. Elles n’ont que rarement accès à la terre qui reste soumise aux droits coutumiers, ou à une législation exclusive. Elles n’ont pas droit au crédit, ni à la formation. Elles ne sont pas impliquées dans le business des cultures industrielles, qui prennent la place de leurs cultures vivrières, ou les repoussent vers des sols moins fertiles. La mécanisation de l’agriculture, menée de main d’homme, les éloigne encore de l’économie formelle. Les femmes, qui portent les sociétés traditionnelles, restent des travailleurs de l’ombre.(1)

En attendant….

Dans sa vision de développement agricole, la FAO mise sur  l’égalité des « genres », un partage des terres, des décisions et des bénéfices communs, une participation conjointe aux projets de développement, conditions d’une reconnaissance du rôle des femmes dans le fonctionnement des communautés agraires. S’il est question de « dignité » humaine, il est aussi question de sécurité alimentaire. Dans ces sociétés, les femmes représentent plus de la moitié des bras employés dans les champs. Sur le continent africain, elles constituent  70% de la force de travail, produisent sans doute près de 90% des denrées alimentaires, mais ne possèdent que 2% des terres. (2) La FAO cite une étude qui estime que la productivité agricole de l’Afrique sub-saharienne serait de 20% supérieure si les femmes avaient accès à la terre, aux graines, et aux engrais. (1) En attendant que les femmes, mieux éduquées, libérées des préjugés ancestraux qui leur interdisent de décider, et de posséder, la FAO propose une base de données qui renseigne sur le contexte foncier et la condition féminine dans 78 pays.  Cet outil est destiné aux décideurs qui travaillent à adoucir la condition des femmes dans les sociétés rurales, et a en faire des « actives » déclarées. Une belle intention qui ferait presque oublier que les sociétés se réforment de l’intérieur, et que les inégalités de « genre » ont le sommeil profond.

M.J

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(1) « Gender », FAO, http://www.fao.org/gender/gender-home/gender-why/why-gender/en/

(2) « Le femmes en Afrique », OCDE http://www.oecd.org/document/30/0,3343,fr_2649_33935_39362462_1_1_1_1,00.html


Publié le 25 février 2010 par marlene dans Agriculture.,Alimentation,Développement durable,Non classé
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Chine: une agriculture qui pollue.

Bonjour,

L’agriculture empoisonne l’eau en Chine. C’est le constat d’une première étude nationale sur les sources de pollution, communiquée il y a quelques jours par Pékin. Les  fertilisants et les pesticides utilisés pour doper et protéger les cultures seraient plus néfastes pour l’environnement que les rejets industriels. (1) Le développement d’une agriculture productive, amorcé dans les années 80, s’est accompagné d’une utilisation massive, et anarchique, de produits chimiques, destinés à accroître les rendements. Beaucoup de paysans, notamment dans le Sud du pays, utilisent ces additifs pour valoriser des lopins de terre d’environ un demi-hectare. Ces mauvaises pratiques agricoles se déclinent à l’échelle d’un immense territoire, encore largement rural. La terre, qui employait 80% de la population chinoise dans les années 60, occupe aujourd’hui environ 40% des actifs. (2)(3) Cette agriculture, vieille de 5000 ans, empêchée par un certain nombre de contraintes naturelles, reliefs, climats, avancée des déserts, installée dans la partie Est du territoire,a pour mission de nourrir une population qui dépasse largement le milliard.(2) Une tâche énorme dont elle ne peut s’acquitter sans la mécanisation des exploitations, ni sans ces engrais et ces pesticides qui gonflent la production. Cette étude environnementale, menée pendant deux années, montre que trois décennies de mauvaises pratiques agricoles ont laissé des traces dans l’environnement, et notamment dans l’eau. Elle révèle que près de la moitié de la quantité de DCO – demande chimique en oxygène, marqueur du degré de pollution des eaux – provient de l’agriculture. On lui attribue encore 67% des rejets de phosphates et 57% des nitrates . (1) L’agriculture participerait donc activement à une pollution qui souille 95% des nappes phréatiques, et 70% des lacs et des rivières, estimations antérieures à l’étude.(4) Les industriels de la chimie, qui poussent les agriculteurs à la consommation – exemple, CNOOC , leader des fertilisants chargés en nitrates –, contribuent à ce gâchis. La multiplication de troupeaux et des fermes aquacoles, viande et poisson désormais au menu d’une civilisation habituée aux céréales, pèsent encore sur l’environnement. Une autre étude, parue quelques jours plus tard dans la revue Science, montre que l’usage croissant de fertilisants à base de nitrates entraîne une acidification des sols. Ce qui, à terme, pourrait ruiner des terres qui n’auront même plus besoin d’engrais puisque rien n’y poussera. (5)

L’agriculture « bio »? En 1990, les Autorités lancent le programme « Green Food », « garanti » avec moins d’engrais et de pesticides, mais non validé en Europe.  En 2005, le « bio » devient plus « bio », deux millions d’hectares sont plantés, 1400 structures agricoles sont certifiées. On  prédit de beaux jours au « bio » chinois, mais avec 0,02% de la production agricole – dont la moitié est exportée –, il reste à l’état d’échantillon. (6) (7)

M.J.

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(1)“Chinese farms cause more pollution than factories, says official survey”, Jonathan Watts, The Guardian, 9-02-2010, http://www.guardian.co.uk/environment/2010/feb/09/china-farms-pollution

(2) »L’Agriculture en Chine », Wikipedia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_en_Chine

(3)” Economie de la République populaire de Chine”, Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_la_R%C3%A9publique_populaire_de_Chine

(4) « En Chine, la guerre de l’eau aura bien lieu »,  Frédéric Koller, Université de Laval, in Le Temps, Genève, 06-01-2006 http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/eh/F/cause/lectures/chine__la_guerre_de_l%27eau.htm

(5) In « Chinese farming practices are acidifying soil.”, Jeremy Hance, mongabay.com
11-02- 2010
http://news.mongabay.com/2010/0211-hance_acidsoils.html

(6) « Agriculture chinoise : utilisation massive de pesticides et développement du bio »,Vannina Pomonti de Pékin (Chine), Novethic,15/01/2007http://www.google.fr/search?hl=fr&client=firefox-a&channel=s&rls=org.mozilla%3Afr%3Aofficial&hs=WI1&q=pesticides+agriculture+chine&btnG=Rechercher&meta=&aq=f&oq « Le bio “made in China”, Le Courrier : Quotidien Suisse Indépendant,  18-07-2006. http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=41838


Publié le 17 février 2010 par marlene dans Agriculture.,Chine,eau,Préjudice écologique
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Le Japon et ses chers thons.

Bonjour,

A Tsujiki, l’immense marché aux poissons de Tokyo, le thon rouge se taille une part de choix parmi les 480 produits de la mer, pêchés autour de l’archipel ou arrivés d’océans plus lointains. Chaque jour, environ 3000 thons,  sont exposés congelés dans une vaste salle réfrigérée, prêts pour une vente à la criée vivement menée. (1) Les Japonais adorent cette chair rouge clair, proposée en sushis et sashimis dans les restaurants de Tokyo et d’ailleurs, avec une préférence pour la partie ventrale, plus grasse. Dans le lot, il arrive que certains thons dépassent les 200 kilos. Si les thoniers japonais s’aventurent toujours plus loin des côtes pour traquer une espèce devenue rare depuis la fin des années 80, une grande partie des thons sont importés. L’archipel, et ses 127 millions de consommateurs, absorbent 80% des thonidés capturés en Atlantique et dans le Pacifique. Une aire d’importation qui puise dans le bassin méditerranéen, où l’espèce Atlantique vient de reproduire. (2) (3)

Quotas et pêche illégale.

Sur les rivages de l’Atlantique et de la Méditerranée, on dénonce l’engouement des Japonais pour le thon rouge, espèce menacée par une pêche excessive. Difficile de quantifier le problème. La CITES – la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction – évoque un appauvrissement des stocks de 80% depuis le  XIX° siècle. Avec une accélération probable à l’ère de la pêche industrielle. (4)  D’ailleurs, une autre source estime que 80% de l’espèce a disparu pendant la décennie 1990-2010. (3) Selon le WWF, les réserves de Méditerranée ont chuté de moitié depuis les années 70. (4) Les fermes d’engraissage de thons, en Croatie, en Espagne, ou à Malte, qui alimentent le commerce, brouillent encore les statistiques. Quelle que soit l’ampleur du déclin, le  «thon rouge » mobilise gouvernements, organisations professionnelles, et ONG qui ne sont pas toujours d’accord sur l’état des stocks, et sur les mesures à mettre en place pour donner une chance à l’espèce. Fin 2006, l’ICCAT – La Commission internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique – décide de réduire les autorisations de  pêche en Atlantique et en Méditerranée. Ils passent de 29 500 tonnes en 2007, à 28 500 en 2008, et à 22 000 en 2009. En 2010, l’autorisation tombe à 13 500 tonnes, contre 32 000 tonnes en 2006. (3) En 2008, le WWF s’étonne de l’importance de la flotte qui sillonne encore la Méditerranée pour traquer les bancs de thons. Quand 229 thoniers suffiraient pour respecter les quotas, l’ONG en dénombre 617, presque trois fois plus. Ce rapport estime que les pays méditerranéens pêcheraient deux fois plus que les prises autorisées. (4) Dans le « thon rouge », il y a l’intérêt des armateurs. Il y a aussi celui des travailleurs de la mer. En Turquie, à Malte, en Italie, ou en Espagne, la pêche au thon rouge, et les activités associées, font vivre des milliers de personnes.

Sushis et intérêts.

Pour arrêter la pêche et ses effets secondaires sur une espèce vulnérable, les décideurs ont peut-être trouvé une solution. L’idée vient de Monaco, elle est soutenue par la France. Il s’agirait d’inscrire le thon rouge sur l’annexe 1 de la CITES, qui liste les espèces menacées par la Convention de Washington, pour en suspendre le négoce. Sans interdire les prises destinées à la consommation locale. L’idée est de stopper un commerce international qui fait flamber les prix, moteur de la surpêche. Réponse en mars prochain à Doha, au Qatar, où les membres de la Convention de Washington doivent examiner cette proposition. Pendant ce temps, à Tsujiki, quelques thons de deux cents kilos et plus ont explosé les records. Début janvier, une pièce s’est vendue 16,3 millions de yens, plus de 130.000 Euros.(5) De quoi doper le prix du sushi et stimuler les intérêts japonais.

M.J

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Pour fouiller un dossier, assez compliqué, un document de l’Ifremer : «  Zoom sur “le thon rouge, une espèce sur-exploitée ; » 21 aoùt 2006.

http://www.ifremer.fr/com/dossier-presse/21-08-06-zoom-thonrouge.pdf

(1) Japan Travelogue   Tsukiji Market, NIPPONIA No. 47 December 15, 2008 http://web-japan.org/nipponia/nipponia47/en/travel/travel01.html

(2) « Thon rouge: la Convention européenne favorable à une interdiction du commerce international. » Associated Press, 06-02-2010. http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5i9_vHtka6nQlC026mWkIOjjHLkmg

(3) « Thon rouge »,  Wikipedia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Thon_rouge

(4) “Thon rouge: une nouvelle etude du WWF éclaire sur les raisons du développement de la pêche illégale », WWF, 14 mars 2008.

(5)  « Le Marché de Tsujiki prêt à tout pour ses thons. », Michel Temman, Libération, 05-02-2010 http://www.liberation.fr/terre/0101617568-le-marche-de-tsukiji-pret-a-tout-pour-ses-thons


Publié le 11 février 2010 par marlene dans Actualité,Japon,Pêche.

Obama promet 300 millions de dollars pour nettoyer les Grands Lacs.

Bonjour,

Barack Obama promet une enveloppe de 300 millions de dollars pour restaurer le bassin des Grands Lacs. C’est beaucoup moins qu’attendu, crise financière explique. Mais c’est beaucoup mieux que l’effort consenti par ses prédécesseurs, selon l’avis des activistes environnementalistes. (1) Les Grands Lacs, quatrième littoral des Etats-Unis, sont une plaie environnementale. Un gros souci écologique partagé par le Canada.

Les Grands Lacs, un axe de colonisation.

Les Grands Lacs, étalés sur 1200 kilomètres d’Ouest en Est, partagés par huit Etats américains et deux provinces canadiennes, constituent l’une des plus grandes réserves d’eau douce de surface, 18% des ressources mondiales. Le lac Supérieur, le plus vaste, le lac Michigan, le seul assis en territoire américain, le lac Huron et le lac Erié, moins étendus, forment un réseau de mers intérieures reliées entre elles par des voies d’eau. Tous se jettent dans le fleuve Saint Laurent. Ce complexe hydrographique a porté le peuplement, et le développement des deux pays. (2) Les premiers explorateurs et colonisateurs européens ont utilisé ces voies navigables pour pénétrer à l’intérieur du continent. Dès le XIX°, des aménagements facilitent la navigation. Peu à peu, la région s’industrialise, des villes se constituent, l’agriculture se développe, et les forêts originales commencent à disparaître. Aujourd’hui, le dixième de la population des Etats-Unis et le quart de la population canadienne, tous dépendants des lacs pour leur eau potable, habitent  cet espace. Chicago, Detroit, ou Toronto signalent cette concentration humaine. Les industries, métallurgie, papeteries, chimie, automobile, l’ont colonisé. L’agriculture s’y est intensifiée, 7% de la production agricole des Etats-Unis, et 25% de celle du Canada. Si les pionniers, des trappeurs,  n’ont guère malmené cet écosystème, les vagues successives d’immigrants y ont laissé une empreinte durable. (2)(3)

L’ère des rejets.

Dans les années 60, on commence à établir un lien entre la dégradation du système des grands lacs et la colonisation. L’aménagement des terres, l’exploitation des forêts, l’urbanisation ont provoqué l’envasement des cours d’eau et des marais. Les zones portuaires sont des dépotoirs. Les villes et les industries souillent le réseau hydrographique. La prise de conscience des années 60 conduit à une amélioration dans les années 70. La pollution fait une petite pause, quelques espèces d’oiseaux et de poissons réapparaissent. Les Etats-Unis et le Canada s’accordent pour améliorer la qualité de l’eau. Malgré des règlementations plus strictes, le réseau  des Grands Lacs continue d’accumuler les résidus. (3)Après plusieurs décennies de maltraitance, l’écosystème a gardé la mémoire des produits chimiques toxiques, et celle des métaux lourds. D’autres nuisances s’y ajoutent. Les sels de déglaçage, qui servent à déneiger les routes, finissent à l’eau. Les eaux usées de l’agriculture et des villes continuent de s’y déverser. Les lacs offrent encore leurs vastes étendues aux pluies dénaturées par la pollution atmosphérique, principale ennemie du Lac Supérieur. L’invasion d’espèces malvenues, la moule zébrée, ou la carpe asiatique, menace gravement cet écosystème, et ses habitants. Autre source de pollution, une toxine issue d’OGM, très présents dans la région, s’accumulerait dans les sédiments du Saint Laurent.(4)

Accumulations.

Eaux souillées, espèces exotiques, sédiments chargés de toxines, habitats dégradés, algues invasives, les urgences s’accumulent. La carpe asiatique, qui menace d’envahir le Lac Michigan par les voies navigables, avec des conséquences désastreuses pour la chaîne alimentaire et les espèces locales, est l’une des priorités de l’Agence de Protection de l’Environnement ( EPA). La Commission des Grands Lacs, une agence qui représente huit Etats américains riverains et collabore avec les Canadiens, cherche des crédits pour réhabiliter le système des eaux usées, cause majeure de pollution dans les métropoles, Detroit, Cleveland, ou Chicago. L’EPA a déjà reçu plus d’un millier de requêtes, en provenance d’Etats, de communautés indiennes, de villes, d’universités, et d’autres lobbies, qui veulent de l’argent pour développer des projets de restauration. Les dossiers s’accumulent aussi.

M.J.

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(1) « Obama seeks $300 million for Great Lakes cleanup”, John Flescher, Seattlepi, 1-02-2010. http://www.seattlepi.com/business/1310ap_mi_budget_great_lakes.html

(2) Carte/ source : « Les grands lacs -Atlas écologique et manuel des ressources ». Rédigé conjointement par :Gouvernement du Canada Toronto (Ontario) et United States Environmental Protection Agency Great Lakes National Program Office -Chicago (Illinois) -3° edition

(3) Grand Lacs, Encyclopédie de l’Agora. http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Grands_Lacs

(4) Wikipedia, d’après un chercheur français, le Centre Saint-Laurent d’Environnement Canada, et l’Institut de recherche en biotechnologie de Montréal.


Publié le 5 février 2010 par marlene dans Non classé

RAMSAR fête ses zones humides.

Bonjour,

Le 2 février est la Journée mondiale des zones humides. Thème de l’année, « Les zones humides, la biodiversité et les changements climatiques». Ce jour commémore la signature de la Convention RAMSAR, signée en 1971 dans la ville iranienne du même nom, située au bord de la Mer Caspienne. Et chaque année, organismes gouvernementaux, ONG, ou associations de citoyens, en profitent pour rappeler l’importance des zones humides. Une zone humide est une région où l’eau détermine un milieu naturel, faune et flore associées. La Convention de RAMSAR, qui veille à l’équilibre et à l’utilisation rationnelle de ces écosystèmes, en dresse un catalogue plus imagé: « marais et marécages, lacs et cours d’eau, prairies humides et tourbières, oasis, estuaires, deltas et étendues à marée, zones marines proches du rivage, mangroves et récifs coralliens, sans oublier les sites artificiels tels que les bassins de pisciculture, les rizières, les réservoirs et les marais salants. ».  Au total, de la toundra aux tropiques, les zones humides couvriraient environ 6% de la surface de la terre. Ces étendues d’eau  rendent de sacrés services aux populations qui vivent à proximité. Elles constituent une source d’eau fraîche. Elles déterminent une vie économique qui mêle pêche, agriculture, production de bois, ou tourisme. Elles portent une mémoire collective, née de la gestion commune d’écosystèmes, aux paysages et aux animaux très particuliers. Beaucoup de zones humides, aménagées et exploitées, ne sont plus des espaces naturels. Et beaucoup de zones humides, colonisées par la ville, l’industrie, les routes, les marinas, dénaturées par la pollution, commencent à ne plus ressembler à grand-chose. La Convention RAMSAR a  établi une liste impressionnante de sites d’intérêt international à préserver, pas moins de 1886, un tour du monde qui part d’Albanie, ordre alphabétique oblige, pour finir en Zambie. Une liste où pays riches, USA, Canada, Japon, Royaume-Uni, France, cotoient les pays pauvres, Ghana, Kenya, Madagascar, Thaïlande, ou Vietnam. A chaque modèle de développement, son processus de dégradation. La Convention, qui visait un réseau international de 2500 zones humides en 2010, devra encore collecter quelques signatures….

M.J

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Publié le 2 février 2010 par marlene dans Actualité,Biodiversité,Développement durable,eau
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