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	<title>Environnement &#187; Developpement</title>
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	<description>Un blog sur la géo-environnement</description>
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		<title>Kangbashi, &#171;&#160;ghost-city&#160;&#187;.</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 08:25:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Developpement]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisation]]></category>
		<category><![CDATA[Kangbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Mongolie Intérieure]]></category>
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		<category><![CDATA[ville fantôme]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, Si les villes- fantômes racontent souvent des histoires anciennes, Kangbashi, cité radieuse et endormie sur un bout de désert,  attend l’avenir qui convient à sa modernité clinquante. C’est la chaine d’info Al Jazeera qui, en novembre 2009, diffuse la première un reportage sur ce paysage urbain  « made in China », posé dans les steppes désertiques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Si les villes- fantômes racontent souvent des histoires anciennes, Kangbashi, cité radieuse et endormie sur un bout de désert,  attend l’avenir qui convient à sa modernité clinquante. C’est la chaine d’info Al Jazeera qui, en novembre 2009, diffuse la première un reportage sur ce paysage urbain  « made in China », posé dans les steppes désertiques de <a title="Map / Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:China_Inner_Mongolia.svg">Mongolie intérieure</a> . Cette région, nouveau front d’une Chine dopée aux énergies fossiles, dispose d’immenses réserves de gaz naturel et de charbon, découvertes en 2004.  C’est à peu près à cette époque que les Autorités <a title="Map / Wikipedia" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d3/OrdosPeopleMap.jpg">d’Ordos</a> , Préfecture de cette région,  décident de construire une  ville nouvelle. Conçue pour un million d’habitants, elle doit désengorger Dongsheng, petite capitale surpeuplée et assoiffée du district. Les deux villes seront séparées d’une vingtaine de kilomètres.  Dans cette zone aride, Kangbashi  sera érigée à proximité d’une source d’eau. Pendant cinq années, une armée de <a title="Mingongs / Wikipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mingong">Mingongs</a>, ces travailleurs migrants venus d’autres régions, concrétisent d’immenses boulevards, façonnent des milliers de logements  regroupés dans des résidences somptueuses, et empilent des milliers de bureaux.  En 2010, Kangbashi,  toujours en chantier, étale ses excès sur 35 km². La ville peut accueillir 300.000 habitants. L’investissement est estimé à  plus d’un milliard de dollars. On évoque un nouveau Dubaï, quelques km² de désert  convertis en métropole prospère.  En attendant la prospérité, 30.000 habitants, estimation optimiste,  se croisent dans une métropole un peu trop spacieuse. D’où son surnom de « ville- fantôme », toponymie largement reprise par la presse.  Côté positif, l’air est encore pur dans cette cité sans embouteillage, dotée d’attributs écolos, espaces verts, panneaux solaires, et bus circulant au gaz. Robert Preston, journaliste à la BBC, qui passe quelques heures dans cette ville  plantée au milieu « nulle part », prétend qu’il n’a jamais rien vu de semblable. Il s’interroge : « un exemple étonnant d’investissement à long terme, ou la manifestation d’une bulle immobilière malsaine ? » (1) Patrick Chovanec, professeur associé à l’Université  Tsinghua de Beijing,  spécialiste de cette <a title="Chovanec / Blog / English." href="http://chovanec.wordpress.com/2010/05/13/insight-on-ordos/">« bulle immobilière »</a> remarque que les Chinois collectionnent les appartements vides, faute d’alternatives pour investir leur argent.  Au risque de saper les efforts du gouvernement chinois pour contenir le prix des logements. (2) Ce qui n’a pas empêché une augmentation  d’environ 10%, au cours de l’année passée.(3) En attendant le boom immobilier, et les habitants, des jardiniers entretiennent une barrière végétale, composée des milliers d’arbres et d’arbustes,  destiné à tenir le désert hors de la ville.</p>
<p>M.J</p>
<p><span style="color: #333399"><strong>Un nouveau reportage d’Al Jazeera, septembre 2011:</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/11/24/kangbashi-ghost-city/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000080"><strong>Un reportage photos pour  Time Magazine, signé <a title="Time / Photo Gallery" href="http://www.time.com/time/photogallery/0,29307,1975397_2094492,00.html"><span style="color: #000080">Michael Christopher Brown</span></a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) China: boom or bust(1), Robert Preston, BBC News, 05-11-2010 <a href="http://www.bbc.co.uk/blogs/thereporters/robertpeston/2010/11/china_boom_or_bust_1.html">http://www.bbc.co.uk/blogs/thereporters/robertpeston/2010/11/china_boom_or_bust_1.html</a></p>
<p>(2) “Chinese City Has Many Buildings, but Few People”, David Barboza, The New-Tork Times, 19-10-2010,<a href="http://www.nytimes.com/2010/10/20/business/global/20ghost.html?pagewanted=all"> http://www.nytimes.com/2010/10/20/business/global/20ghost.html?pagewanted=all</a></p>
<p>(3) China&#8217;s Desert Ghost City Shows Property `Madness&#8217; Persists, Kevin Hamlin, Bloomberg News, 23-06-2010,<a href="http://www.bloomberg.com/news/2010-06-23/china-s-desert-ghost-city-shows-property-madness-as-buyers-pay-in-cash.html">  http://www.bloomberg.com/news/2010-06-23/china-s-desert-ghost-city-shows-property-madness-as-buyers-pay-in-cash.html</a></p>
<p>Et: Inner Mongolia, Wikipedia, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Inner_Mongolia">http://en.wikipedia.org/wiki/Inner_Mongolia</a>, Kangbashi, Wikipedia,<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Inner_Mongolia"> http://en.wikipedia.org/wiki/Inner_Mongolia</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La complainte des éleveurs tibétains.</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jan 2011 13:09:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Developpement]]></category>
		<category><![CDATA[Migrations.]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[nomades]]></category>
		<category><![CDATA[sédentarisation]]></category>
		<category><![CDATA[Tibet]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, Une femme nomade regrette ses paysages et ses troupeaux, une complainte qui dénonce le début de la fin d’un millénaire de transhumance sur les plateaux du Tibet. « Archi drokmo », une vidéo diffusée par une association de femmes tibétaines (TWA), accessible en fin de blog.  En 2009, environ 50.000 nomades sont sédentarisés par les Autorités [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Une femme nomade regrette ses paysages et ses troupeaux, une complainte qui dénonce le début de la fin d’un millénaire de transhumance sur les plateaux du <a title="Carte." href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:China_Tibet.svg?uselang=fr">Tibet.</a><a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:China_Tibet.svg?uselang=fr"></a> « Archi drokmo », une vidéo diffusée par une association de femmes tibétaines (TWA), accessible en fin de blog.  En 2009, environ 50.000 nomades sont sédentarisés par les Autorités chinoises.(1) Sous prétexte de protéger un espace pastoral fragilisé par le pâturage des troupeaux de yaks, de moutons, de chèvres, et de chevaux, la Chine orchestre une politique environnementale qui cloisonne et interdit le parcours traditionnel des  éleveurs nomades. Et oblige ces populations itinérantes à changer de mode de vie. Lancée à la fin des années 90, cette campagne, inscrite dans le développement des terres occidentales de la Chine, déplace les nomades et les installe dans des habitats pour lesquels ils ne sont pas faits. Sous prétexte de poursuivre l’émergence du Tibet, tout en fabriquant une population locale « plus présentable », selon certains critères du développement, la Chine nie une culture tibétaine, intimement liée au nomadisme. Les éleveurs, nés pour se déplacer dans ces paysages de plateaux, sont invités à préserver une zone écologique sensible, déjà malmenée par les premiers signes du réchauffement climatique. Selon une source citée par Wikipedia, le nombre de yaks et de moutons aurait triplé au cours des cinquante dernières années, quand les pâturages diminuaient, conséquence de l’assèchement des hauts plateaux. (2) (3)</p>
<p><strong>« le Troisième Pôle.»</strong></p>
<p>Le Tibet, plateau de plus d’un million de km² aux trois quarts perché à plus de 3500  mètres d’altitude, est une zone écologique majeure, inscrite dans une géographie de l’eau<a href="http://aventure.blogs.liberation.fr/eautour_du_monde/2008/02/la-bataille-de.html"></a><a title="Blog Libération. " href="http://aventure.blogs.liberation.fr/eautour_du_monde/2008/02/la-bataille-de.html"> stratégique</a> . Surnommé le « Troisième pôle », le Tibet est la troisième réserve de glace de la planète, après l’Arctique et l’Antarctique. Depuis une trentaine d’année, la surface moyenne des glaciers aurait décliné de 17%. Quand certains auraient carrément disparu. (3) La fonte des glaces aurait de lourdes conséquences pour le Tibet, son voisinage asiatique, et pour quelques  millions de personnes, situés en aval. Les fleuves majeurs du continent asiatique y prennent leur source. Le Fleuve Jaune, le Yangtsé, et le Mékong, géants du système hydrographique chinois, s’écoulent depuis le<a title="Carte / Wikipedia." href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/be/SNNR_Map.jpg"> Sanjiangyuan</a>. Cette région, le « château d’eau de la Chine », classée réserve naturelle nationale, est d’ailleurs placée sous haute surveillance écologique depuis les années 2000. L’extraction minière, l’exploitation forestière, la chasse, et la pratique des pâturages, y sont extrêmement encadrées. Les marais et les cours d’eau montrent déjà quelques signes de sécheresse. Quelques milliers d’éleveurs sont incités à émigrer vers d’autres zones du Sanjiangyuan, de moindre importance écologique. Au Tibet, le changement climatique est un sujet sensible. Le Dalaï Lama, porte-parole en exil des Tibétains, n’hésite pas à tirer parti de la crise climatique pour sensibiliser la communauté internationale à la situation du territoire. Et au sort réservé aux nomades. (4)</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Changement d’adresse. </strong></p>
<p>Forcés de vendre ou de débarrasser de leurs yaks, les nomades se sédentarisent dans des lotissements, et s’urbanisent en marge. Beaucoup sont déplacés au Qinghai, dans la province de Gansu, au Sichuan, dans la région autonome du <a title="Carte / Régions " href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/88/Map_of_Tibet_%C3%9C-Tsang_Amdo_and_Kham.jpg">Tibet</a>, souvent sans indemnisation. Dans Wikipedia, une source contradictoire évoque des dédommagements, et une maison. (2) Le gouvernement chinois prétend leur apporter l’éducation et la santé, « privilèges » réservés aux sédentaires. <a title="Site" href="http://tibet.org/tibet3rdpole.org/?p=202">« Tibet 3rd pôle &laquo;&nbsp;</a> , une association qui défend l’exploitation des ressources naturelles du Tibet par les Tibétains, y voit le contrôle de populations qui disposent désormais d’une adresse. Ce développement économique et humain forcé devrait permettre de corriger les statistiques de pauvreté, et faire taire les critiques. <a title="Site." href="http://www.freetibet.org/">« Free Tibet »</a>, une autre association engagée aux côté des Tibétains, remarque que cette conversion entre nomadisme et agriculture sédentaire annonce aussi une conversion entre autosuffisance et comportement consumériste. « Free Tibet » rapporte une paupérisation des nomades qui doivent désormais partager les terres en famille, et attendre le décès des parents pour en vivre mieux. Un système de division des terres qui se complique encore dans une famille nombreuse. Toujours sur le site de « Free Tibet », Camille Richard, spécialiste de pâturages pour le Centre International Développement de Montagne Intégré (ICIMOD), commente cette mutation: &laquo;&nbsp;Le comportement et le raisonnement des éleveurs nomades sont dictés par la conscience du paysage marginal dans lequel ils vivent, paysage qui a supporté leur mode de vie pendant des siècles. Une conversion rapide à un nouveau mode de pensée et de vie ne peut pas avoir lieu sans de graves conséquences socio-économiques et écologiques. » (5)</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pâturages et extraction minière. </strong></p>
<p>Les spécialistes du pâturage formulent plus clairement les conséquences environnementales de la sédentarisation. La mobilité des troupeaux empêche la dégradation des systèmes, et contribue à l’équilibre des paysages. Cloisonner l’espace, et sédentariser les troupeaux, revient à favoriser le surpâturage. Mais que sont quelques excès de pâturages dans l’immensité du territoire tibétain ? <a title="Site." href="http://www.amis-tibet.lu/">« Les amis du Tibet »</a>, autre organisation pro- tibétaine, détaillent dans un article assez ancien les conséquences environnementales de la colonisation chinoise. Extraits. La Chine aurait orchestré un déboisement industriel à l’Est du territoire, provoquant érosion des sols, ravinement, envasement, et inondations. Dans certaines régions, 80% des forêts auraient été détruites. Une centrale hydro-électrique sur le <a title="Lac / Wikipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yamdrok-Tso">LacYamdrok Tso</a>, la plus importante du Tibet, mise en route à la fin des années 90 pour alimenter l’industrie chinoise en électricité, a modifié l’équilibre d’un site sacré pour les Tibétains. La Chine décline encore l’exploitation minière, uranium, charbon, fer, cuivre, plomb. Elle s’intéresse aux réserves de pétrole et de gaz naturel. (6) Résultat sur le site de <a title="Site." href="http://www.circleofblue.org/waternews/2008/world/china-tibet-and-the-strategic-power-of-water/">« Circle of Blue»</a>, une agence qui enquête sur les crises de l&#8217;eau, l’industrie et l’extraction minière, et leurs lots de rejets polluants, aurait modifié la qualité de l’air et de l’eau. Jusqu’à compromettre les réserves d’eau douce du Tibet, pourtant « château d’eau de la Chine ».</p>
<p>M.J</p>
<p><strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=E2qlfKtFTq4"><p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/01/13/la-complainte-des-eleveurs-tibetains/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></a></strong></p>
<p>(1) « 50.000 nomades tibétains sédentarisés », AFP , 24/08/2009- Site du Figaro<a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/24/01011-20090824FILWWW00503-50000-nomades-tibetains-sedentarises.php"> http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/24/01011-20090824FILWWW00503-50000-nomades-tibetains-sedentarises.php</a></p>
<p>(2) L’élevage au Tibet, Wikipedia<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture,_%C3%A9levage_et_sylviculture_au_Tibet#.C3.89levage"> http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture,_%C3%A9levage_et_sylviculture_au_Tibet#.C3.89levage</a></p>
<p>(3) Yeshe Choesang, World News,01-06-2011. <a href="http://article.wn.com/view/2011/01/06/Climate_Change_on_the_Tibet_Plateau_Detrimental_for_Asias_Fu/">http://article.wn.com/view/2011/01/06/Climate_Change_on_the_Tibet_Plateau_Detrimental_for_Asias_Fu/</a></p>
<p>Tibet 3d Pole<a href="http://www.tibet3rdpole.org/"> </a><a href="http://www.tibet3rdpole.org/">http://www.tibet3rdpole.org/</a></p>
<p>(4) “Dalai Lama wants to go green”, Saransh Sehgal <a href="http://tibet.org/tibet3rdpole.org/?p=239">http://tibet.org/tibet3rdpole.org/?p=239</a></p>
<p>(5) “The impact of nomad settlement policies in Tibet”, Kate Saunders (for Free Tibet Campaign), Free Tibet, April 2003, <a href="http://www.freetibet.org/about/rural-society">http://www.freetibet.org/about/rural-society</a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>(6) « L&#8217;environnement au Tibet : un désastre dû à l&#8217;occupation chinoise ! », Raymond MEYERS (D’après le Rapport &laquo;&nbsp;Tibet 2000: Environment and Development Issues&nbsp;&raquo; du gouvernement tibétain en exil. Et ECO-Tibet France, juin 1999.) <a href="http://www.amis-tibet.lu/dossiers/environnement-2.html">http://www.amis-tibet.lu/dossiers/environnement-2.html</a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>(7) « China, Tibet, and the Strategic Power of Water”, Keith Schneider and C. T. Pope, Blue Circle, 08-05-2008. <a href="http://www.circleofblue.org/waternews/2008/world/china-tibet-and-the-strategic-power-of-water/">http://www.circleofblue.org/waternews/2008/world/china-tibet-and-the-strategic-power-of-water/</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Waste for Life&#160;&#187;, nouveau nom du design.</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 13:04:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Developpement]]></category>
		<category><![CDATA[Recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[Cartoneros]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, De l’énergie, des milliers de bouts de plastique qui ne servent plus à rien, un peu de technologie, et quelques idées. C’est la recette de Waste for Life, une organisation qui pense et structure le recyclage du plastique pour adoucir la pauvreté. En 2001, l’Argentine sombre dans une grave crise économique qui marginalise une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>De l’énergie, des milliers de bouts de plastique qui ne servent plus à rien,</strong> un peu de technologie, et quelques idées. C’est la recette de Waste for Life, une organisation qui pense et structure le recyclage du plastique pour adoucir la pauvreté. En 2001, l’Argentine sombre dans une grave crise économique qui marginalise une grosse partie de la société. En 2002, 60% de la population vit en deçà du seuil de pauvreté. Des milliers de personnes apprennent à survivre en ramassant ce qui traîne dans les poubelles. Ces « sans salaire » commencent à se bricoler une nouvelle vie en faisant commerce des objets recyclables qui n’ont plus de valeur pour ceux qui les ont jetés. Ils travaillent seuls, opèrent en famille, ou se regroupent dans de petites coopératives. On les appelle les <a title="Le Monde." href="http://www.lemonde.fr/ameriques/panorama/2007/10/26/avec-les-cartoneros-de-buenos-aires_970812_3222.html">« cartoneros »</a>, ceux qui survivent grâce aux cartons et aux papiers trouvés dans les rues. Waste for Life débarque à Buenos Aires en 2007,  et envisage les possibilités de l’immense décharge de la ville. Collecter, fabriquer, vendre, l’idée est de structurer l’activité des « cartoneros ». La transformation de la matière première est au cœur de ce plan d’action : « Nous ne sommes pas intéressés par le profit, mais nous tenons à répandre une technologie qui améliore les fibres plastiques et naturelles superflues des matériaux composites pour les utiliser dans des produits domestiques et des matériaux de construction. ».</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Avant l’Argentine, l’histoire de Waste for Life commence au <a title="Wikipedia / Map " href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b9/LocationLesotho.svg">Lesotho</a></strong>, &laquo;&nbsp;pays-enclave &nbsp;&raquo; dans le territoire Sud africain, où beaucoup de gens se débrouillent avec bien moins de 2 dollars par jour. Pendant l’été 2006, deux ingénieurs de l’Université du Queens, au Canada, voyagent dans le pays avec une idée en tête. Ils veulent réduire les déchets, tout en générant une petite économie qui profitera aux plus pauvres. L’Université met au point la première presse chauffante, puis améliore le prototype. La Western Australia University rejoint le projet. Aux Etats-Unis, en Italie, au Lesotho, et en Argentine, d’autres universités et école de design adhèrent à l’idée. Des étudiants fabriquent des presses chauffantes, planchent sur les possibilités chromatiques du plastique fondu, imaginent des objets, ou élaborent des matériaux de construction destinés aux situations d’urgence. La dynamique, qui associe scientifiques, ingénieurs, éducateurs, architectes, designers, et coopératives, est lancée. Début 2011, la première presse chauffante, made in Buenos Aires, devrait être livrée à la coopérative « Neuva Mente » de Moron, <a title="Waste For Life / Blog" href="http://wasteforlife.org/">lien vidéo</a> , pour que les « cartoneros » ne soient plus seulement ceux qui fouillent les poubelles. Dommage, pas grand-chose sur le Lesotho. En attendant, quelques <a title="Design. " href="http://www.flickr.com/photos/wasteforlife/page2/">idées-cadeau </a>pour Noël<strong>, </strong>design Rhode Island School of Design (RISD)&#8230;<strong><br />
</strong></p>
<p>M.J</p>
<p><strong><span>Waste For Life à Buenos Aires</span></strong>&#8230;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/12/17/waste-for-life-nouveau-nom-du-design/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Mayange, laboratoire de développement du Millénaire.</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/09/24/mayange-laboratoire-de-developpement-du-millenaire/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Sep 2010 13:36:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Developpement]]></category>
		<category><![CDATA[Objectifs du Millénaire.]]></category>
		<category><![CDATA[Mayange]]></category>
		<category><![CDATA[Millenium Village Initiative]]></category>
		<category><![CDATA[Rwanda]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, A Mayange, au Rwanda, des femmes tressent des paniers pour les vendre. Elles travaillent de leurs mains, se familiarisent avec le business pour gagner un peu d’argent, et échapper à leur condition. C’est l’un des projets porté par le Millenium Village Initiative, un partenariat imaginé par le Earth Institute &#8211; et l’économiste Jeffrey Sachs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/09/24/mayange-laboratoire-de-developpement-du-millenaire/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Bonjour,</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>A Mayange, au Rwanda, des femmes tressent des paniers pour les vendre. Elles travaillent de leurs mains, se familiarisent avec le business pour gagner un peu d’argent, et échapper à leur condition. C’est l’un des projets porté par le Millenium Village Initiative, un partenariat imaginé par le <a title="Site." href="http://www.earth.columbia.edu/sections/view/9">Earth Institute</a> &#8211; et l’économiste Jeffrey Sachs -, le PNUD (Programme des Nation Unies pour le Développement),et le Millenium Promise. Le Millenium Village Initiative vise à aider un certain nombre de communautés, en Afrique sub-saharienne, à éradiquer la grande pauvreté. Et tendre vers les Objectifs du Millénaire.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Sécurité alimentaire. </strong></p>
<p>En 2006, quand Mayange est sélectionné pour expérimenter le programme « Millenium villages »,  le contexte alimentaire est tendu. La<a title="Google map." href="http://maps.google.com/maps?q=-2.211+30.117+%28Mayange%29&amp;ll=-2.211,30.117&amp;spn=05.0,05.0&amp;t=k&amp;hl=e"> région</a>, située dans le « Pays des mille collines », à une quarantaine de kilomètres au Sud de Kigali , est habituée aux sécheresses qui rendent les sols peu productifs. Celle de 2005, consécutive à une mauvaise récolte l’année précédente, fait craindre une famine. Le projet, initié à Kagange, une commune de la circonscription de Mayange, s’étend bientôt à l’ensemble de cette communauté de 20.000 habitants. Comme le reste du Rwanda, Mayange se relève du génocide de 1994. Ici aussi, après la guerre civile, il est question de réconciliation nationale. Et comme ailleurs dans le pays, tous les indicateurs de développement sont dans le rouge. La pauvreté règne, la nourriture manque. L’UNICEF et le World Food Program – Programme alimentaire mondial ou PAM  en français, &#8211; se préparent à une intervention urgente pour sauver des mères et des enfants dénutris. Le dispensaire, privé de personnel, de médicaments, et d’équipement, sans eau courante, sans électricité, ne remplit plus sa fonction. La population connaît pourtant l’un des taux de prévalence du SIDA les plus élevés du pays, 13%. Un enfant sur cinq  meurt avant d’avoir eu 5 ans. Les classes sont  surchargées, jusqu’à 80 élèves. Faute de moyens, peu d’enfants entament un cycle secondaire. En 2006, le Millenium Village Initiative, qui souhaite adoucir la couleur du tableau,  mise d’abord sur la sécurité alimentaire, problème N°1.</p>
<p><strong>Exportation de manioc à bicyclette. </strong></p>
<p>Le paquet est mis dès la première année. Les fermiers s’attaquent à l’érosion des sols,  collectent l’eau de pluie, multiplient les engrais et les semences plus résistantes à la sécheresse. La surface cultivée triple. La communauté stocke désormais des céréales, pour affronter d’éventuelles pénuries. En 2007, une saison des pluies plus longue que d’habitude, et une maladie installée dans les plants de maïs, rappellent un équilibre alimentaire précaire. La communauté, qui s’installe dans l’autosuffisance, commence à développer des activités agricoles à plus forte valeur ajoutée. Elle plante des arbres fruitiers, avocats, mangues, et grenades. Elle se lance dans la culture de patates douces et de haricots, destinés au marché local. Fin 2008, une sécheresse touche le nord du Burundi, à une quinzaine de kilomètres au Sud de Mayange, à deux heures de vélo seulement. Le World Food Program craint une famine. A Mayange, la récolte de Manioc est exceptionnelle. Une partie est exportée au Burundi, par bicyclette. En Juin-juillet, 2009, on estime qu’une centaine d’intermédiaires, grimpés sur des vélos chargés de manioc, effectuent le voyage deux fois par semaine. Ce petit commerce frontalier, pas toujours légal, qui dure quelques mois, rapporte des bénéfices à la communauté. Et aux cyclistes : « Avec l’argent qu’ils ont tiré de ce commerce, les gens peuvent payer les droits d’inscription de l’école et les dépenses de santé, ou en profiter pour améliorer leur maison, et leur menu. », commente le Président de la coopérative de manioc, Twitezimbere Kagenge ‘Kotka’. Le manioc, qui pousse facilement, vendu frais ou en farine, est plein de promesses. Pour lancer la culture, le Millenium Villages Project a investi 70.000 US $ dans les plantations. Une somme que la coopérative devrait  rembourser au Fonds de Développement de la communauté de Mayence au bout de six ans. (1) C’est la règle du jeu.</p>
<p><strong>Un développement accompagné jusqu’en 2015. </strong></p>
<p>Le modèle de développement impulsé par le Millenium Village Initiative suppose, qu’avec un investissement modeste, les communautés puissent régler la question alimentaire, pour développer des activités rentables, et diversifiées. Il s’agit d’améliorer le niveau de vie des ménages, et de stimuler l’économie locale. A terme, la communauté doit assumer seule un développement stable, jusqu’alors financé par d’autres. Actuellement, un villageois coûte 110 US dollar par an. Le Millenium Village en donne 50 ; le gouvernement &#8211; national et local &#8211; en lâche 30 ; les donateurs et ONG impliqués dans les projets locaux, 20. Le reste, 10 $, vient des villageois. Actuellement 80 communautés, disséminées dans une dizaine de pays africains, bénéficient de cet accompagnement financier et technique pour se rapprocher des Objectifs du Millénaire(2) Au terme de cette première phase, 2006-2010, Mayange, en principe débarrassée de la faim, fait progresser quelques indicateurs de développement. Le dispensaire, doté d’un nouvel équipement, compte aujourd’hui 18 infirmières spécialisées. Contre 3 auparavant. Les femmes accouchent au dispensaire, et peuvent y rester quelques jours. Depuis 2005, la mortalité infantile aurait chuté de 30%. Celle des mères de 25%, baisse amorcée avant 2005.(3) La prévalence du paludisme s’est effondrée. Construction et rénovation de classes, formation de professeurs, accès à l’eau et à l’électricité, l’éducation, épaulée par l’UNICEF, se met en ordre de marche. Seulement 35 élèves par classe prévus. Plus de 25 coopératives, dont l’une fonctionne en autonomie, animent une économie qui va de l’élevage du poulet, en passant par les savons, et les fameux paniers. A l’issue du contrat, en 2015, Mayange, comme les autre communautés encadrées par le Millenium Village Initiative, devra continuer, seule, le chemin du Millénaire.</p>
<p>Betty Mukamugenzi, dirige une coopérative de paniers. Citée par la presse africaine, elle admet que maintenant, elle peut employer du personnel pour travailler dans sa ferme. Pendant que ses employées peuvent payer les droits de scolarité de leurs enfants. Actuellement, 90% de profits générés par la coopérative, reviennent aux femmes qui tressent les paniers. Quand 10% sont réinvestis dans la coopérative. Le petit problème, c’est l’abondance de paniers, qui ne trouvent pas toujours preneur. (4) Mais, leçon de développement à l’occidentale, ils sont en vente sur <a title="Facebook." href="http://www.facebook.com/pages/Imirasire-Basket-Weaving-Cooperative-of-Mayange-Rwanda/20664241624">Facebook.</a></p>
<p>M.J</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a title="Millenium Promise" href="http://www.millenniumpromise.org/village_mayange.php">Carte interactive</a> des projets développés à Mayange.<br />
</strong></p>
<p><strong>Voir aussi <a title="UNDP" href="http://www.undp.org.rw/MDGs.html">Rwanda / UNDP</a></strong></p>
<p>(1) « Rwanda’s Millennium Village exports cassava to Burundi. »<a title="Article." href="http://blogs.millenniumpromise.org/index.php/2009/09/30/rwandas-millennium-village-exports-cassava-to-burundi/"> http://blogs.millenniumpromise.org/index.php/2009/09/30/rwandas-millennium-village-exports-cassava-to-burundi/</a></p>
<p>(2)<strong> </strong>Millenium Villages initiative<a title="Site." href="http://www.unmillenniumproject.org/mv/index.htm"> http://www.unmillenniumproject.org/mv/index.htm</a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>(3) «Comment préserver la vie des mères et des enfants », Stephanie Urdang<em>, </em><em>Afrique Renouveau, Vol. 23#4 (Janvier 2009), <a title="Article." href="http://www.un.org/ecosocdev/geninfo/afrec/french/vol23no4/meres-et-enfants.html">http://www.un.org/ecosocdev/geninfo/afrec/french/vol23no4/meres-et-enfants.html</a></em></p>
<p><em> </em></p>
<p>(4) “<a href="http://allafrica.com/rwanda/">Rwanda:</a> Millennium Village Brings Prosperity And Unity”, Yolande Cole, Focus Media, Kigali, 28-08-2009 &#8211; <a title="Article. " href="http://allafrica.com/stories/200908280428.html">http://allafrica.com/stories/200908280428.html</a><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
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		<title>Objectifs du Millénaire, des engagements, du temps, et de l&#8217;argent.</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 14:54:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Developpement]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Il ne reste que cinq ans pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), définis en 2000, lors Sommet du Millénaire organisé par les Nations Unies. Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, réunit aujourd’hui et demain à New York les dirigeants de ce monde pour faire le point. Pauvreté, éducation, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Il ne reste que cinq ans pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement <a title="UN / Millenium Goals" href="http://www.un.org/fr/millenniumgoals/">(OMD)</a>, définis en 2000, lors Sommet du Millénaire organisé par les Nations Unies. Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, réunit aujourd’hui et demain à New York les dirigeants de ce monde pour faire le point. Pauvreté, éducation, condition des femmes, santé, ou biodiversité, le rapport 2010 qui suit les grands chantiers de l’ONU témoigne d’avancées timides.(1) Et donne la mesure des efforts à fournir d’ici à 2015.</p>
<p><strong>Combattre l&#8217;extrême pauvreté et la faim. </strong>Premier objectif qui vise à réduire de moitié, par rapport à 1990, le nombre de personnes vivant avec 1,25 dollar par jour. De 1990 à 2005, le nombre de démunis recule, passant de 1,8 milliard de personnes à 1,4 milliard. Mais la crise mondiale des années 2008 et 2009, qui ralentit aussi la croissance des pays en voie de développement, interrompt cette lente sortie de la misère. Les effets de cette crise pourraient même durablement contrarier ce qui n’était pas si mal parti. Les Nations Unies gardent cependant l’espoir d’une grande pauvreté contenue sous la barre du milliard, d’ici à 2015. L’Asie du Sud-Est, emmenée par la Chine et l’Inde, plus combatives sur le plan de la croissance avec une amélioration du sort des plus pauvres, portent notamment cet espoir. Selon la banque Mondiale, entre 1990 et 2008, l<a title="Banque mondiale / Pauvreté" href="http://donnees.banquemondiale.org/actualites/taux-pauvrete">a Chine</a><a href="http://donnees.banquemondiale.org/actualites/taux-pauvrete"> </a>a réussi à tirer plus de 500 millions de personnes de l’extrême pauvreté. Au niveau mondial, la crise a également contrarié la perspective du plein emploi, moteur d’une réduction significative de la pauvreté. <strong>La faim</strong>. En 1990-1992, elle concerne 817 millions de personnes. Elle grimpe à 830 millions, plus 13, en 2005-2007. Juste avant la crise financière et alimentaire qui annonce une envolée &#8211; vraisemblable &#8211; des chiffres. Les dernières données, livrées par la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation  et l’agriculture, chiffrent à 925 millions le nombre de personnes qui manquent de nourriture en 2010.Ce qui est présenté comme un premier recul de la faim depuis 15 ans retarde l’objectif de réduire moitié le nombre de dénutris, d’ici à 2015. Premières victimes de la faim, les enfants. Dans le monde en développement, un quart des moins de 5 ans n’a pas atteint un poids normal. En Asie du Sud, de mauvaises habitudes alimentaires se combinent avec des produits de mauvaise qualité pour expliquer cette malnutrition infantile. Une cartographie plus optimiste révèle qu’en Asie du Sud &#8211; Est,  notamment en Chine, en Amérique latine, ou au Caraïbes, la faim continue de régresser.</p>
<p><strong>L’éducation pour tous, </strong>le second objectif, piétine. Malgré l’effort de nombre de pays pauvres. L’Afrique sub-saharienne, qui affiche l’une des plus mauvaise note au niveau mondial, enregistre 18% d’inscrits de plus entre 1999 et 2008. En Asie du Sud, autre région mal notée, et en Afrique du Nord, les progrès se situent autour des 10%. Pour inciter les élèves à fréquenter l’école, le Burundi a annulé les frais de scolarité dans le primaire. Résultat, en multipliant par 3 le nombre d’écoliers, le pays arrive à une scolarisation de 99% en 2008. Exemple suivi par la Tanzanie, le Guatemala, et le Nicaragua. Les filles, plus nombreuses à fréquenter l’école qu’auparavant, n’ont pas partout la même chance. En Afrique du Nord, 66% des enfants non scolarisés sont des filles. Mais la principale barrière à l’éducation des filles reste la pauvreté, surtout en milieu rural. C’est un mauvais départ pour tendre vers le troisième objectif,<strong> l’égalité des sexes, et l’émancipation féminine,</strong> l’un des grands chantiers du millénaire. Et pour cause. Le développement repose sur les femmes qui, scolarisées,  préparent mieux leurs enfants pour affronter l’existence, et les envoient à l’école. L’accès à un emploi rémunéré, condition de cette émancipation, reste difficile. En Asie du Sud, en Afrique du Nord, et en Asie de l’Ouest, seulement 20% des femmes exercent un travail rémunéré, hors secteur agricole. Partout, elles doivent se contenter d’emplois précaires. En Asie du sud et en Afrique sub-saharienne, beaucoup de femmes meurent en accouchant, faute de personnel qualifié. Des décès faciles à éviter avec peu de moyens, qui figurent aux <a title="Améliorer la santé maternelle." href="http://www.un.org/fr/millenniumgoals/maternal.shtml">objectifs du Millénaire</a> . Et pourtant, c’est aussi sur des femmes mieux soignées, et mieux nourries, que repose l’autre grand objectif du millénaire, la <strong>réduction de la mortalité infantile.</strong> En baisse entre 1990 et 2008, moins 28%, le taux de mortalité des moins de cinq ans dans les pays en voie de développement reste scandaleux. Très mauvais classement pour l’Afrique subsaharienne et l’Afghanistan. Principaux ennemis des enfants, la malnutrition &#8211; plus d’un tiers des décès infantiles -, la pneumonie, la diarrhée, le paludisme, et le sida. <strong>Le sida,</strong> cible d’un cinquième objectif qui vise à éradiquer les grandes pandémies, marque quelques points en matière de traitement. De 2003 à 2008, le nombre de personnes ayant accès à une thérapie antirétrovirale a quadruplé, passant de 400 000 personnes à 4 millions. Un petit 42% des 8,8 millions d’individus ayant besoin de ce traitement. (2)</p>
<p>Les quelques progrès accomplis au cours des 10 dernières années masquent une amélioration lente, inégale, selon les régions, selon les pays. Manque de personnel pour accompagner ces objectifs; faiblesse des Etats ; pesanteur des sociétés appelées à se modifier, la place des femmes, la place des filles, celle des exclus;  manque d’infrastructures, pas de transports, pas d’hôpitaux, pas d’eau propre; ou contextes de guerre, 42 millions de personnes déplacées entre 2000 et 2009, la vision globale des OMD se heurte aux difficultés multiples du terrain. (3)Mais l’un des obstacles majeurs à cette avancée de l’humanité reste l’argent. Ban Ki-mooon évalue à plus de 100 milliards de dollars l’enveloppe nécessaire pour réaliser cet ambitieux programme. Loin d’être achevé. (4)</p>
<p>M.J</p>
<p>(1) Objectifs du Millénaire pour le Développement, Rapport 2010 – Nations Unies. <a title="Rapport 2010 / PDF" href="http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/report2010.pdf">http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/report2010.pdf</a></p>
<p>(2)Les Objectifs du Millénaire ciblent encore un <strong>environnement durable </strong><a title="Environnement durable." href="http://www.undp.org/french/mdg/goal7-f.shtml">http://www.undp.org/french/mdg/goal7-f.shtml</a> , exploité raisonnablement. Avec un défi de taille, l’accès à une eau salubre, et à un réseau d’assainissement, cible 2015 « hors de portée ». Le 8° objectif vise «<strong>un partenariat mondial pour le développement »</strong> <a title="Partenariat mondial pour le développement. " href="http://www.un.org/fr/millenniumgoals/global.shtml">http://www.un.org/fr/millenniumgoals/global.shtml</a></p>
<p>(3) &laquo;&nbsp;The Path to achieving the Millenium Development Goals, UNDP <a title="Rapport PDF" href="http://content.undp.org/go/cms-service/stream/asset/?asset_id=2677427">http://content.undp.org/go/cms-service/stream/asset/?asset_id=2677427</a></p>
<p>(4) « M.Calmy-Rey à New York pour un sommet de l&#8217;ONU » TSR, 20-09-2010 <a href="http://www.tsr.ch/info/monde/2476953-m-calmy-rey-a-new-york-pour-un-sommet-de-l-onu.html">http://www.tsr.ch/info/monde/2476953-m-calmy-rey-a-new-york-pour-un-sommet-de-l-onu.html</a></p>
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		<title>Le Nil, une ressource disputée.</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 10:54:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Sept pays d’Afrique orientale souhaiteraient profiter des eaux du Nil pour se développer. Réunis mi-mai à Entebbe, en Ouganda, L&#8217;Ethiopie, la Tanzanie, l&#8217;Ouganda, le Kenya, la République démocratique du Congo, le Rwanda,  et le Burundi, réclament un partage plus équitable des eaux du fleuve. L’Egypte et le Soudan, déserts irrigués par le Nil, rejettent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Sept pays d’Afrique orientale souhaiteraient profiter des eaux du Nil pour se développer. Réunis mi-mai à Entebbe, en Ouganda, L&#8217;Ethiopie, la Tanzanie, l&#8217;Ouganda, le Kenya, la République démocratique du Congo, le Rwanda,  et le Burundi, réclament un partage plus équitable des eaux du fleuve. L’Egypte et le Soudan, déserts irrigués par le Nil, rejettent un  processus qui remettrait en cause un accès historique privilégié au plus long fleuve d’Afrique.</p>
<p><strong>Un Nord arrosé, un Sud aride. </strong></p>
<p>Le Nil, qui a porté l’Islam sur le continent africain, et qui bien plus tard, a permis à l’Angleterre de repousser les frontières de son Empire colonial sur les marges orientales, s’étend sur plus de 6800 km. C’est l’un des plus longs fleuves du monde. Son bassin, qui occupe plus de 3 millions de km², environ 10% du continent africain. Il traverse dix pays :le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, l’Ouganda et la Tanzanie. Le fleuve naît à Khartoum, de la <a title="Nil blanc /  Nil bleu / Wiipedia." href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/24/Blue_nile_map.png">confluence</a> du Nil Blanc, venu du Lac Victoria &#8211; partagé par l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie – et du Nil Bleu,  qui prend sa source dans le Lac Tana, dans les hauts &#8211; plateaux éthiopiens.  C’est aussi le Nil Bleu qui contribue à 70% du débit annuel du fleuve. D’ailleurs, le Nil est principalement alimenté par les pays situés en amont, sur un territoire qui couvre 20% seulement de son bassin. Puis il s’écoule vers un nord plus aride, où l’apport en eau est minimal, et l’évaporation intense. Cette différenciation Nord-Sud, un Sud qui nourrit le fleuve et un nord aride, est soulignée par le régime des pluies. Les pluies tropicales abondantes de la région des Grands Lacs et du sud-ouest éthiopien contrastent avec les faibles précipitations relevées en Egypte et au Soudan. Il tombe entre 900 et 1500-1900  mm de pluies par an au Burundi, au Congo, et au Rwanda. La moyenne égyptienne hésite entre zéro et 120 mm par an. Celle du <a title="UNEP / pluviométrie / Soudan" href="http://www.grid.unep.ch/product/map/images/www_2006_ddp_pre_yearb.jpg">Soudan</a> part aussi de zéro, mais peut grimper à1610 annuels.  Autre différence, le Nil n’a pas la même importance pour tous les pays qui partagent son bassin. En République démocratique du Congo, le fleuve ne représente qu’une petite part des ressources totales du pays. A l’opposé, le Rwanda, l’Ouganda, le Soudan, et l’Egypte dépendent du Nil pour leur approvisionnement. Au Burundi et au Rwanda, l’eau se renouvelle à l’intérieur des frontières. En Egypte et au Soudan, l’eau provient surtout de l’extérieur. (1) C’est sans doute pourquoi ces deux grands pays, désertiques et dépendants, défendent un accès privilégié au Nil, accordé par le colonisateur britannique en 1929.</p>
<p><strong>Développement et démographies. </strong></p>
<p>Le traité de 1959, qui prolonge et modifie celui de 1929, sert les projections égyptiennes. Le texte de 1959 alloue 75,7% du débit du Nil, 55,5 milliards de m3, à l’Egypte. Le Soudan, qui réclamait plus, obtient 24,3%, 18,5 milliards de m3. De plus, le Caire dispose d’un droit de veto sur les aménagements susceptibles de réduire le débit du fleuve. Les pays situés en amont ont toujours contesté la validité d’un traité pour lequel ils n’ont pas été consultés, Ethiopie en tête. (2)L’Ethiopie, en crise avec l’Egypte depuis la Seconde Guerre mondiale, prétend que la contribution de son territoire aux eaux du Nil – plus des deux tiers du débit exploité par l’Egypte et le Soudan &#8211; devrait lui autoriser un  meilleur accès. Les pays situés en amont,  où la démographie explose et les forêts reculent, comptent aujourd’hui sur le Nil pour développer des projets d’irrigation, et construire des barrages hydro-électriques. (3)  <a title="Ethiopie / Hydro-électricité / Afrique Avenir" href="http://www.afriqueavenir.org/2010/05/13/l%E2%80%99ethiopie-va-realiser-un-projet-hydro-electrique-de-plus-de-450-millions-de-dollars/">L’Ethiopie </a>ambitionne déjà d’exporter de l’électricité. En aval, l’Egypte plus développée, est également confrontée à une démographie galopante. Sa population de 80 millions d’habitants, qui pourrait doubler d’ici le milieu du siècle, manquera d’eau. (4)</p>
<p>M.J</p>
<p><img src="http://www.grid.unep.ch/product/map/images/nile_populationb.gif" alt="Nil / Population / UNEP" width="540" height="729" /></p>
<p>(1) « Water sharing in the Nile River Valley», Diana Rizzolio, UNEP/DEWA/GRID-Geneva-DR-January-June 1999- January-June 2000 http://www.grid.unep.ch/activities/sustainable/nile/nilereport.pdf</p>
<p>(2) » Les enjeux actuels du partage du Nil entre craintes égyptiennes et rancœur éthiopienne », Frédéric Lasserre, Département de Géographie, Université de Laval, 2003, <a title="Article." href="http://fig-st-die.education.fr/actes/actes_2003/lasserre2/article.htm">http://fig-st-die.education.fr/actes/actes_2003/lasserre2/article.htm</a></p>
<p>(3) « Région des Grands Lacs africains : collapse Nature-société pronostique. »Alain Cazenave-Piarrot. alain.cazenave-piarrot@toulouse.iufm.fr</p>
<p>Publié le lundi 8 février 2010</p>
<p>http://geographica.danslamarge.com/REGION-DES-GRANDS-LACS-AFRICAINS.html</p>
<p>(4) « Démographie Egypte : un défi majeur », <a href="http://www.geopopulation.com/">GéoPopulation</a>, Informations, données, classements, statistiques et cartes sur les pays du monde</p>
<p><a href="http://www.geopopulation.com/20080610/demographie-egypte-defi-majeur/">http://www.geopopulation.com/20080610/demographie-egypte-defi-majeur/</a></p>
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		<title>L&#8217;Australie malmène son environnement.</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 07:46:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Loin de son image  « écolo », l’Australie figure parmi les dix plus gros consommateurs d&#8217;environnement. C’est le résultat d’une étude internationale qui a estimé la désertification, les émissions de carbone, et la perte de la biodiversité dans plus de 150 pays. (1) Un premier classement, qui évalue les dégradations environnementales à grande échelle, place l’Australie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Loin de son image  « écolo », l’Australie figure parmi les dix plus gros consommateurs d&#8217;environnement. C’est le résultat d’une étude internationale qui a estimé la désertification, les émissions de carbone, et la perte de la biodiversité dans plus de 150 pays. (1) Un premier classement, qui évalue les dégradations environnementales à grande échelle, place l’Australie en 9° position. Selon le Professeur Corey Bradshaw de l’Université d’Adelaide &#8211; qui a collaboré à cette enquête -, le continent australien est malmené depuis l’arrivée des colons. Il ne reste plus que la moitié des forêts originelles, et celles qui tiennent encore debout sont clairsemées. Mais l’Australie se place loin derrière le Brésil, placé en tête de ce palmarès du gâchis environnemental à grande échelle. En passant, en 1990, l’Australie consommait encore pas mal de terres vierges, l’équivalent de plus de la moitié de la superficie arrachée à la forêt en Amazonie brésilienne. (2) Dans cette étude, l’Australie se fait encore tirer l’oreille pour sa consommation d’eau, l’une des plus importante de la planète alors que les robinets sont à sec. Elle figure parmi les gros producteurs de carbone par habitant. Et elle obtient un classement record pour l’extinction des mammifères, résultat de l’introduction d’espèces étrangères au continent australien, ou  conséquence de la destruction de leur habitat. Dans un autre classement, qui met en parallèle le potentiel des ressources naturelles et le taux de dégradation de ces ressources, l’Australie regagne des points. L’île-continent est à la  120° position. C’est Singapour, la cité-Etat ultra-urbanisée, aux parcs et jardins entièrement reconstitués, pas un brin d’herbe d’origine, qui remporte la première place.</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/05/11/laustralie-malmene-son-environnement/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>Idée-force de l’étude, plus un état est riche, et plus il abuse de l’environnement. Or, c’est l’idée inverse &#8211; plus un pays est riche et plus il respecte son environnement &#8211; qui est généralement admise. Le Professeur Bradshaw fait référence à la <a title="Wikipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_Kuznets">courbe de Kuznets </a> :”Cela part de l’hypothèse que lorsqu’un pays pauvre commence à se développer, il augmente son empreinte environnementale. »(1) Et parvenu à un certain niveau de richesse par habitant, il accède à des technologies propres. Sa population mieux éduquée, développe une conscience environnementale. Et c’est donc quand le niveau de vie commence à augmenter que l’impact environnemental commence à diminuer. « Tout faux », nous dit l’étude, les pays riches sont plus agressifs pour leur environnement que les pays pauvres. Même si le Professeur Bradshaw remarque que cette relation n’est pas si simple, question d’indicateurs, question d’échelle. Cette étude a encore permis de formuler un modèle pour alléger les habitudes de consommation. Les Australiens ont beaucoup à apprendre. « C’est certainement ce qui explique la mauvaise position de l’Australie car nous avons un niveau très élevé de consommation. Nous sommes un pays très riche, et nous avons tendance à l’excès. »,commente le professeur. En attendant, le gouvernement australien s’engage à changer toutes les ampoules électriques du pays, inefficaces et énergivores, au profit <a title="Climat / Gouv. australien / ambassade de France." href="http://www.france.embassy.gov.au/parifrancais/climate.html">d’ampoules fluorescentes compactes</a>.</p>
<p>M.J</p>
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		<title>Le &#171;&#160;Bouclier rural&#160;&#187;: un plan de campagne.</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 14:33:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Developpement]]></category>
		<category><![CDATA[Monde rural.]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, Fabien Bazin est un peu devenu la voix des campagnes françaises privées de liaisons TER, victimes de la restructuration de La Poste, sans médecin à vingt kilomètres à la ronde, mais à proximité d’un hôpital qui ferme. Avec son « bouclier rural », il imagine de revitaliser des territoires bientôt amenés à recevoir des citadins, lassés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Fabien Bazin est un peu devenu la voix des campagnes françaises privées de liaisons TER, victimes de la restructuration de La Poste, sans médecin à vingt kilomètres à la ronde, mais à proximité d’un hôpital qui ferme. Avec son « bouclier rural », il imagine de revitaliser des territoires bientôt amenés à recevoir des citadins, lassés de la ville. Un plan contre la galère au quotidien, et une vision pour l’espace rural, oublié des décideurs.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L’école, la poste, et le café. </strong></p>
<p>En France, les campagnes occupent environ 60% du territoire et accueillent 18% de la population. En chiffres absolus, ce sont un peu plus de <a title="Graphique INSEE" href="http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=NATTEF01205&amp;reg_id=0&amp;page=graph  ">14 millions</a> de personnes qui vivent en zone rurale. (1) Fabien Bazin, maire de Lormes dans la Nièvre, et Conseiller Général, rêve d’estomper un clivage « villes – campagnes », où les citadins bénéficient de tous les services, quand les ruraux doivent dépenser beaucoup d’énergie, et d’essence, pour parvenir au même résultat. Son « bouclier rural », déclinaison ironique du « bouclier fiscal », vise à instaurer des zones franches dans les déserts ruraux, sur le modèle des banlieues. Il veut mettre l’école et la Poste à moins d’un quart d’heure de route, voiture indispensable, et 45 minutes maximum pour la maternité. Parenthèses. Une étude du <a title="Ecole: la survie des zones rurales." href="http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/n28a3.html">CNRS </a> met en doute l’efficacité et les bénéfices de la politique de regroupement scolaire, menée dans les campagnes depuis trente ans. Une loi de 2005 oblige déjà la  <a title="Le maintien des services..." href="http://www.lessourcesdelinfo.info/La-poste-et-le-maintien-des-services-publics-en-milieu-rural_a1176.html  ">Poste </a>à une certaine proximité en milieu rural. Mais revenons à Fabien Bazin, et à son « bouclier rural ». Il souhaite stopper la fuite des fonctionnaires dans les campagnes françaises, en supprimant la fameuse règle « d’un sur deux non remplacé ». Il demande aussi une fiscalité allégée pour les commerçants et une aide aux médecins pour les inciter à préférer un village. Le « bouclier rural » veut rendre aux bourgs de campagne une partie des services qu’ils offraient avant l’exode rural,  et la voiture. Il y a un demi-siècle, parfois moins, chaque commune  avait son école, son épicerie, sa boulangerie, sa forge, son médecin, et son curé. Sans oublier son café, théâtre indispensable de la vie sociale locale.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> En attendant les citadins. </strong></p>
<p>Il y a l’idée de faciliter la vie des ruraux, il y a aussi l’idée d’accueillir ces citadins qui ne sentent plus à leur place en ville. Et il y a du monde. Selon un sondage réalisé par IFOP en 2009, 11 millions de Français résidant dans une agglomération de plus de 200.000 habitants auraient pour projet de se mettre au vert. (2) Un jour, et plus ou moins définitivement. Projet résidentiel et projet professionnel, formulé par une population plutôt jeune, sans attache familiale à la ville, qui privilégie la qualité de vie et l’environnement. Commerces de proximité, transports, et services de santé, influenceraient le choix du territoire d’accueil. D’ailleurs, ceux qui se cramponnent à la ville justifient leur choix par l’absence de services commerciaux et culturels à la campagne. Les citadins désireux d&#8217;ouvrir leurs volets sur un paysage champêtre attendent aussi un petit coup de pouce de la part des ruraux, un accueil sympa, des logements, et des opportunités professionnelles. Dans sa vision des campagnes du XXI° siècle, Fabien Bazin mise sur les nouvelles technologies, les TIC – technologies de l’information et de la communication -, le Web2.0, sources d’emploi potentielles en milieu rural. D’ailleurs à la campagne, tout le monde, ou presque, se retrouve sur Facebook. Ringards les ruraux ? En lien vidéo, Fabien Bazin, interrogé par Centre France, défend <a title="Interview / video." href="http://www.bouclier-rural.net/Fabien-Bazin-defend-l-avenir-des-zones-rurales_a36.html">l’avenir des zones rurales.</a></p>
<p><strong>Un dossier politique. </strong></p>
<p>Le « bouclier rural » a fait école. A la Réunion, Patrick Lebreton, député- maire de Saint-Joseph, travaille sur un projet du même nom, destiné à favoriser les territoires ruraux des Hauts du département.  Dans le Jura, Esio Perati, à la tête du canton de Saint-Laurent-en-Grandvaux, regrette le temps des services publics et reprend le concept.  « Vite un bouclier rural pour les Français péri-urbains », titrait un blog d’un militant MODEM, associé à l’hebdomadaire Marianne.(3) Jean Philippe Huelin, socialiste, défend lui aussi les territoires ruraux, <a title="Vers un bouclier rural." href="http://www.huelin.fr/2010/01/vers-un-bouclier-rural.html  ">délaissés par l’Etat</a>. En Bourgogne, en Aquitaine, ou en Midi-Pyrénées, le &laquo;&nbsp;bouclier rural&nbsp;&raquo; s&#8217;est invité dans les programmes des dernières<a href="http://www.bouclier-rural.net/Actions_r4.html"> élections régionales.</a> L’aménagement du territoire<strong>, </strong>un sujet politique, un peu comme les banlieues, en plus aéré&#8230;</p>
<p>M.J.</p>
<p>(1)INSEE.</p>
<p>(2)« Vivre et travailler au Vert -Les Français et l’installation des citadins à la campagne », <strong> </strong><a href="http://ressources-solidaires.org/_Guillaume-Chocteau-Ressources_">Guillaume Chocteau (Ressources Solidaires)</a> <a href="http://ressources-solidaires.org/Sondage-Projets-en-campagne-Vivre%20/">http://ressources-solidaires.org/Sondage-Projets-en-campagne-Vivre /</a> d’après  IPSOS / Avril 2009<strong> </strong></p>
<p>(3) « Vite, un bouclier rural pour les Français péri-urbains », l’Hérétique, <a href="http://www.marianne2.fr/Vite,-un-bouclier-rural-pour-les-Francais-peri-urbains_a184352.html">http://www.marianne2.fr/Vite,-un-bouclier-rural-pour-les-Francais-peri-urbains_a184352.html</a></p>
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		<title>BAD barrages.</title>
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		<pubDate>Tue, 19 May 2009 12:53:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Developpement]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Préjudice écologique]]></category>
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		<category><![CDATA[Barrages]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, La Banque asiatique de développement (BAD) s’inquiète des conséquences de la crise financière pour l’économie des pays asiatiques. Elle s’engage à tripler son capital pour financer des infrastructures, afin de booster les économies locales, et réduire la pauvreté. Cette réponse à la crise, défendue à Bali début mai, lors de la réunion annuelle de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Bonjour,</p>
<p class="MsoNormal">La Banque asiatique de développement (BAD) s’inquiète des conséquences de la crise financière pour l’économie des pays asiatiques. Elle s’engage à tripler son capital pour financer des infrastructures, afin de booster les économies locales, et réduire la pauvreté. Cette réponse à la crise, défendue à <a title="Réunion de la BAD." href="http://fr.voi.co.id/news/5/tahun/2009/bulan/05/tanggal/04/id/1644/">Bali </a>début mai, lors de la réunion annuelle de la BAD, rencontre un front d’opposition. Des ONG internationales, surtout originaires du voisinage asiatique, et des organisations locales, association de fermiers et de femmes, environnementalistes et anti-dettes, syndicats de mineurs et de pêcheurs, ne partagent pas cette vision du développement. (1) Pour ce front de résistance qui a fait le déplacement jusqu’à Bali, les grands travaux alimentent la dette des pays engagés. Ils bouleversent l’environnement et déplacent les populations concernées par ces projets, sans vraiment répondre à leurs besoins. Le barrage du West-Seti &#8211; une région située au Nord-Ouest du <a title="Carte/ Wikipedia." href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/40/LocationNepal.svg">Népal</a> &#8211; illustre l’inclinaison de la BAD à financer de gros travaux inadaptés.(2)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>De l’électricité destinée à l’Inde.</strong></p>
<p class="MsoNormal">Avec un système fluvial aux débits rapides, le Népal est un peu l’Eldorado pour les barrages. <span> </span>90% de l’électricité népalaise vient de ses ressources hydriques. Le gouvernement veut aussi exploiter ce potentiel pour alimenter ses puissants voisins gourmands en énergie, l’Inde ou la Chine. Il cherche des investisseurs pour financer ces gros travaux. La BAD, la China Exim Bank, l’une des banques chinoises impliquées, et quelques investisseurs privés, misent sur un ouvrage qui ne fait pas l’unanimité. La société civile népalaise, appuyée par un réseau international, s’oppose à un ouvrage qui devrait avaler plus de 2300 ha de terres cultivables, de forêts, de prairies, bouleverser les écosystèmes, et déplacer plus de 10.000 personnes, dont la plupart re-installées hors de leurs terres d’origine. Le bénéfice sera pour l’Inde, qui devrait importer 90% de l’électricité produite par le barrage du West-Seti. Les impacts négatifs du projet ne sont pas pris en compte par le gouvernement népalais, qui a donné son feu vert. La BAD semble également ignorer les conséquences environnementales et humaines de cet aménagement, pourtant peu conformes aux recommandations de la <a title="Site." href="http://www.dams.org/">Commission mondiale sur les Barrages</a>, un organisme de contrôle indépendant. (3) A Bali, le <a title="site." href="http://www.forum-adb.org/main/">NGO Forum on ADB</a>, une organisation qui pousse la BAD à devenir plus vertueuse, a dénoncé : « La banque collectionne les antécédents de grandes infrastructures qui déplacent massivement des populations pauvres, détruisent les forêts et les systèmes fluviaux <span> </span>dont ces communautés dépendent ». (2)</p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Le prix du kilo de poissons. </strong></p>
<p class="MsoNormal">Selon I<a title="site." href="http://internationalrivers.org/">nternational River Network</a>, une ONG américaine qui protège les bassins fluviaux et les populations asociées, le Népal a déjà connu un précédent avec le barrage d’Arun III. En 1995, la Banque mondiale s’était retirée d’un projet qui ne répondait pas aux besoins énergétiques d’un pays pauvre. Et dont les populations, isolées, avaient peu de chance de bénéficier du réseau électrique. En Asie du sud-Est, International River s’intéresse au bassin du <a title="Carte / wikipedia. " href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e4/Mekong_River_watershed.png">Mékong</a>, source de vie et de protéines pour 60 millions de personnes. Et espace convoité pour les bâtisseurs de barrages. La BAD y porte le développement du réseau électrique. La Chine, le Laos, le Vietnam, le Cambodge, ou le Myanmar (Birmanie) projettent une série d’aménagements sur le cours principal du Mékong, et ses affluents, au risque de bouleverser les paysages et leurs équilibres, sans grand profit pour les populations. En Chine, la cascade d’ouvrages installés sur le Haut-Mekong, dans la province du Yunnan, a perturbé les rythmes du fleuve, avec des conséquences sur la réserve halieutique, et 20 millions de personnes. (4) Au Laos, le projet hydro-électrique de Theun-Hinboun, porté par l’ADB, a paupérisé 30.000 personnes, les privant d’une source de revenus. (5) En 2008, l’organisation américaine pointe le mauvais rapport « coûts-bénéfices » <span class="bbfont2">des barrages de Kamchay et de Stung Atay, au Cambodge. Sous prétexte d’apporter de l’électricité à un pays qui en manque, les deux ouvrages vont déraciner des populations et inonder des forêts protégées. Les Chinois, qui profitent de l’intérêt des autorités cambodgiennes pour l’hydro-électricité, ont largement financé des projets, aux études d’impact incertaines.(6) De son côté, la BAD mise sur un Cambodge « importateur d&#8217;électricité », avant de devenir « exportateur ». (7) Au Vietnam, la BAD a prêté 196 millions de dollars pour développer un projet hydro-électrique dans le centre du pays, communautés déplacées et inquiétudes pour la reproduction des poissons. (8) Sur le Forum de discussion de Khmer-network, on peut lire : « Savez –vous ce que coûte un kg de poissons quand il n’y en a plus ? » (7)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span class="bbfont2"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span class="bbfont2"><strong>Une résistance locale, des réseaux transnationaux. </strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span class="bbfont2"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span class="bbfont2">En Asie, ou ailleurs, les grands barrages témoignent de conflits d’intérêts qui opposent bailleurs de fonds, décideurs, et bâtisseurs, aux populations malmenées par ces grands travaux. Les premiers s’accrochent à une vision du « développement » qui passe par la maîtrise des fleuves, le béton, et l’électricité. Sans oublier leurs intérêts financiers. Les autres aspirent à préserver un milieu qui les accueille et les nourrit depuis des générations. La résistance locale à ces grands travaux, qui a émergé dans les années 80, est aujourd’hui portée par une <a title="Opposition aux grands barrages. " href="http://www.gitpa.org/Autochtone%20GITPA%20300/GITPA300-23GRANDSBARRAGES.htm">opposition</a> transnationale, qui via les réseaux et internet, se fait de plus en plus entendre. Ils étaient environ un millier à Bali.(1) </span></p>
<p class="MsoNormal"><span class="bbfont2"> </span></p>
<p class="MsoNormal">M.J</p>
<p class="MsoNormal"><span class="bbfont2"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span class="bbfont2"><span style="color: #000080;"><strong>Exemple au Myanmar&#8230;</strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span class="bbfont2"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span class="bbfont2"> <p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2009/05/19/bad-barrages/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span class="bbfont2"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span class="bbfont2"> </span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-GB">(1) Indonesian Indian Farmer (SPI), Women’s Union, Friends of the Earth Indonesia (WALHI), Anti-Debt Coalition, People’s Coalition for<span> </span>Fisheries Justice, mining Advocacy Network…« NGOs plan protest at ADB’s Bali meeting”, <strong><span style="font-weight: normal;">The Jakarta Post</span></strong>,</span><script type="text/javascript"><!--
				$(document).ready(function() {
					$("#time h1").load("/server-time.php");
				});
// --></script><span lang="EN-GB">May 12, 2009, </span><a href="http://www.thejakartapost.com/news/2009/04/15/ngos-plan-protest-adb%E2%80%99s-bali-meeting.html"><span lang="EN-GB">http://www.thejakartapost.com/news/2009/04/15/ngos-plan-protest-adb%E2%80%99s-bali-meeting.html</span></a></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-GB">(2) « ADB head : Asia must tackle poverty, climate change”, Stephen Wright, Associated Press, 05-04-2009.<span> </span></span><a href="http://www.syracuse.com/newsflash/index.ssf?/base/business-5/1241425437317650.xml&amp;storylist=new_topstories">http://www.syracuse.com/newsflash/index.ssf?/base/business-5/1241425437317650.xml&amp;storylist=new_topstories</a></p>
<p class="MsoNormal">(3) International River Network, <a href="http://internationalrivers.org/en/south-asia">http://internationalrivers.org/en/south-asia</a></p>
<p class="MsoNormal">(4) New Scientist, mai 2004.</p>
<p class="MsoNormal">(5) International Rivers http://www.internationalrivers.org/en/southeast-asia/laos/theun-hinboun</p>
<p class="MsoNormal">(6) AFP, 29 Janvier 2008, <a href="http://www.khmer-network.com/forum/sujetKN-6291.html">http://www.khmer-network.com/forum/sujetKN-6291.html</a></p>
<p class="MsoNormal">(7) http://www.khmer-network.com/forum/sujetKN-6291.html</p>
<p class="MsoNormal">(8) Romandie News / AFP, 27 juin 2008. http://www.romandie.com/infos/news2/080627050428.ob6ow77y.asp</p>
<p class="MsoNormal">
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		<title>Les maux de la ville.</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 13:22:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Developpement]]></category>
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		<category><![CDATA[ONU-Habitat]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]><xml> <w:WordDocument> <w:View>Normal</w:View> <w:Zoom>0</w:Zoom> <w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone> <w:PunctuationKerning /> <w:ValidateAgainstSchemas /> <w:SaveIfXMLInvalid>false</w:SaveIfXMLInvalid> <w:IgnoreMixedContent>false</w:IgnoreMixedContent> <w:AlwaysShowPlaceholderText>false</w:AlwaysShowPlaceholderText> <w:Compatibility> <w:BreakWrappedTables /> <w:SnapToGridInCell /> <w:WrapTextWithPunct /> <w:UseAsianBreakRules /> <w:DontGrowAutofit /> </w:Compatibility> <w:BrowserLevel>MicrosoftInternetExplorer4</w:BrowserLevel> </w:WordDocument> </xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <w:LatentStyles DefLockedState="false" LatentStyleCount="156"> </w:LatentStyles> </xml><![endif]--> <!--[if gte mso 10]></p>
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<p><![endif]--></p>
<p class="MsoNormal">Bonjour,</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Quand plus de la moitié de l’humanité réside en ville, comment financer des logements abordables dans un contexte de crise financière et climatique ? La question était posée aux représentants d’une soixantaine de pays, réunis du 30 mars au 3 avril dernier à Nairobi, par le conseil d’administration d’ONU-Habitat. Cet organe des Nations Unies pour les établissements humains accompagne les pays, notamment les plus démunis, pour fabriquer des conditions urbaines plus décentes. Chaque mois, les villes des pays en voie de développement accueillent cinq millions de nouveaux habitants.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Inégalités et droit au logement. </strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">La question posée à Nairobi fait écho au dernier rapport ONU-Habitat sur « l’état de villes dans le monde ». (1) Publié en octobre dernier, ce document, intitulé « Villes harmonieuses », mesure la « température urbaine » à l’aide de quelques paramètres, répartition spatiale, évolution de la taille des villes, harmonie et égalité sociale, et relation entre développement urbain et protection de l’environnement. Cette cartographie mondiale révèle une urbanisation à deux vitesses. Urbanisation galopante dans les pays du sud, où la pauvreté des campagnes rend la ville attractive. Croissance modérée et villes en déclin dans les pays développés, notamment en Europe. Les pays en voie développement participent à 95% de l’urbanisation mondiale. C’est en Afrique que les villes gonflent et se bricolent le plus vite. Niamey (Niger), Dar Es Salam (Tanzanie), ou Lomé (Togo) enflent de 4% par an. D’ici à 2050, la moitié de la population africaine sera citadine. Près des deux-tiers en Asie. Cette urbanisation anarchique fabrique des conditions de vie difficiles. A l’échelle mondiale, un citadin sur trois habite un bidonville. En Afrique subsaharienne, plus de la moitié. Le rapport note que la situation sociale est explosive dans de nombreuses villes d’Amérique du Sud, Bogota (Colombie) et<span> </span>Sao Paulo (Brésil) en tête. Et d’Afrique, Johannesburg et le Cap ( Afrique du Sud). Mais les tensions urbaines ne sont pas réservées aux pays pauvres. Les grandes cités des Etats-Unis présentent des niveaux d’inégalité aussi alarmants qu’Abidjan (Côte d’Ivoire), Nairobi (Kenya), ou Maputo( Mozambique). « L’accès au logement est un défi pour tous les pays, qu’ils soient développés ou en développement. » déclare Anne Tibaïjuka, directrice générale d’ONU-habitat. (2)</p>
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<p class="MsoNormal"><strong>Villes et crise climatique. </strong></p>
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<p class="MsoNormal">Selon l’ONU-Habitat, la crise climatique pourrait accentuer les pressions urbaines. Les cités construites dans les zones côtières, plus de 3351 selon le rapport, sont particulièrement exposées aux inondations. Les 13 millions d’habitants de Dhaka, au Bengladesh, connaissent bien ce problème. Calcutta en Inde,<span> </span>est également en première ligne. A Alexandrie, en Egypte, une élévation du niveau marin ferait fuir environ deux millions d’habitants. Lagos (Nigeria) , 10 millions d’habitants, apparaît également très exposée. Si l’Asie reste le continent le plus menacé par les conséquences du réchauffement climatique, l’Afrique apparaît la plus démunie pour affronter les intempéries. <span> </span>Pour ONU-Habitat, les effets des changements climatiques devraient jeter plus de 380 millions de personnes à la rue, la plupart issus des pays en voie de développement.</p>
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<p class="MsoNormal"><strong>Sao Paulo et San Diego. </strong></p>
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<p class="MsoNormal">On apprend encore que si la ville est un producteur actif de gaz à effet de serre (GES), elle peut aussi corriger ses défauts. La ville et ses activités génèrent aujourd’hui 80% du dioxyde de carbone émis sur la terre, sans parler des autres rejets. Mais toutes les cités de la planète ne contribuent pas au réchauffement de la même façon. Si les villes riches sont, en principe, plus polluantes – industries, transports, et niveau de vie de ses habitants -, une meilleure gestion urbaine peut changer la donne. Le rapport cite l’exemple de la mégalopole brésilienne Sao Paulo, plus de 20 millions d’habitants pour environ 249 000 km², qui produit le dixième des émissions de San Diego en Californie, 1,3 millions d’habitants pour environ 164 km². Ce qui indique que le mode de vie urbain, une ville plus compacte et mieux desservie par les transports en communs, peut vraiment jouer sur les émissions de GES. D’où l’importance de développer une stratégie urbaine.</p>
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<p class="MsoNormal"><strong>Bangkok</strong></p>
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<p class="MsoNormal">Le message d’ONU-Habitat est d&#8217;ailleurs &laquo;&nbsp;l’intervention&nbsp;&raquo;. Aider les pays à élaborer une politique du logement<span> </span>et de la ville. A Bangkok (Thaïlande), La Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) et ONU-Habitat ont mis en ligne des <a title="Housing the urban poor. " href="http://www.housing-the-urban-poor.net/QuickGuides.asp">guides</a> <span> </span>pour aider les dirigeants à gérer la croissance sauvage des bidonvilles. Une sorte de mode d’emploi pour soulager la misère des ghettos urbains, condition d’une stabilité sociale. Le Népal, le Cambodge, et l’Indonésie sont également ciblés. Selon le rapport de l’ONU-habitat, Bangkok, probablement 12 millions d’habitants, serait <span> </span>en passe de devenir une « ville harmonieuse ». Une invitation à repenser la ville et ses inégalités, à Abidjan, à Lagos<span class="fullstory">, ou à Chicago. </span></p>
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<p class="MsoNormal"><span class="fullstory"> </span></p>
<p class="MsoNormal">M.J</p>
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<p class="MsoNormal"><span style="color: #000080;"><strong>Le bidonville de Mumbai (Inde)</strong></span></p>
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<p class="MsoNormal"><p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2009/04/10/les-maux-de-la-ville/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">(1) http://www.unhabitat.org/pmss/getPage.asp?page=bookView&amp;book=2562</p>
<p class="MsoNormal">(2) « Conférence de presse sur le « Rapport sur la situation des villes dans le monde 2008-2009 : Villes harmonieuses » <!--[if gte mso 9]><xml> <w:WordDocument> <w:View>Normal</w:View> <w:Zoom>0</w:Zoom> <w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone> <w:PunctuationKerning /> <w:ValidateAgainstSchemas /> <w:SaveIfXMLInvalid>false</w:SaveIfXMLInvalid> <w:IgnoreMixedContent>false</w:IgnoreMixedContent> <w:AlwaysShowPlaceholderText>false</w:AlwaysShowPlaceholderText> <w:Compatibility> <w:BreakWrappedTables /> <w:SnapToGridInCell /> <w:WrapTextWithPunct /> <w:UseAsianBreakRules /> <w:DontGrowAutofit /> </w:Compatibility> <w:BrowserLevel>MicrosoftInternetExplorer4</w:BrowserLevel> </w:WordDocument> </xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <w:LatentStyles DefLockedState="false" LatentStyleCount="156"> </w:LatentStyles> </xml><![endif]--> &lt;!&#8211;  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;;} a:link, span.MsoHyperlink 	{color:blue; 	text-decoration:underline; 	text-underline:single;} a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed 	{color:purple; 	text-decoration:underline; 	text-underline:single;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} &#8211;&gt; <!--[if gte mso 10]></p>
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