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	<title>Environnement &#187; Ecosystèmes.</title>
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	<description>Un blog sur la géo-environnement</description>
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		<title>Fraser et ses insulaires&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 07:17:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Australie aborigène.]]></category>
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		<description><![CDATA[Fraser Island est une curiosité géologique. Une île de sable, la plus étendue au monde, qui raconte 700 000 ans de changements climatiques et de modifications du niveau de la mer. Elle est le territoire des Aborigènes, des Européens, des touristes, et des dingos....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Située à quelques encablures de la côte Est de l’Australie, à proximité du Sud de l’Etat du Queensland, à environ 300 kilomètres au Nord de Brisbane, <a title="Carte / Wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:Fraser_island_locator_map.svg">Fraser Island</a> est une curiosité géologique. Une île de sable, la plus étendue au monde, qui raconte 700 000 ans de changements climatiques et de modifications du niveau de la mer. Elle est née d’une accumulation de sables sur un lit de roches volcaniques, qui a développé un système dunaire complexe. Et toujours en mouvement. Les dunes, dont les plus hautes voisinent avec les 260 mètres, sont aujourd’hui colonisées par une forêt tropicale dense. Certaines essences grimpent à une soixantaine de mètres. Des lacs perchés, une quarantaine, se sont installés dans des dépressions creusées par le vent, sur un tapis de matières organiques, feuilles, écorces, et plantes mortes. Le Lac Mac Kenzie, une centaine de mètres au dessus du niveau de la mer, est le plus célèbre de ces lacs perchés. Sans doute le plus beau, aussi. L’eau y est si pure qu’aucun organisme ni aucun animal ne peuvent  y vivre. Lacs perchés, lacs de barrage, et lacs de fenêtre, une centaine au total, Fraser est une île qui ne manque pas d’eau douce. A l’arrière des plages de sables blonds, on peut voir des étendues brunes qui ressemblent à des rochers, des « coffee rocks ». Ces sables cimentés par des matières organiques rappellent que les côtes se sont déplacées au cours d’une histoire finalement assez récente, comparée à celle du continent australien. C’est un  petit  fragment insulaire, un paradis aux <a title="Carte interactive." href="http://www.fraserisland.net/fraser-island-map.html">paysages surprenants </a>, convoité par les hommes et peuplé de dingos. (1)(2)(3)</p>
<p><strong>Aborigènes.</strong></p>
<p>« Ces gens sont entièrement nus, et ressemblent ( sinon ) aux habitants de Port Jackson dans leur apparence personnelle, mais ils sont bien plus charnus, peut-être parce qu’ils ont accès à une meilleure réserve de nourriture que l’on attrape dans les filets, fait connu dans le sud de l’île. » (4) écrit Matthew Flinders dans son journal de bord, en 1802. Si le capitaine Cook est passé au large de Fraser dans les années 1770, Matthew Flinders est le premier européen à y accéder. Après une première tentative, deux pêcheurs de baleines américains lui ont indiqué  un passage. Flinders découvre des communautés aborigènes, qui profitent d’une nourriture abondante. Ils ramassent des coquillages, pêchent des anguilles et toutes sortes de poissons,  chassent des dugongs, le frère du lamantin, des tortues de mer, des oiseaux aquatiques, et des opossums. Ils consomment du miel, des patates sauvages, des racines, des feuilles, et des fruits collectés en forêt. Des vestiges de campement ont montré que les Aborigènes vivent  sur l’Île Fraser depuis environ 5000 ans. Au début du XIX° siècle, cette communauté insulaire, principalement des Butchulla, compte entre 400 et 500 personnes. L’hiver, qui pousse d’autres groupes du continent à aller chercher de la nourriture sur Fraser, la population de l’île grimpe probablement autour des 2000 à 3000 habitants. Explorateurs, forçats évadés, ou survivants de naufrage, arrivent à leur tour sur l’île. Dans les années 1860, débarquent des marins, puis des bûcherons venus exploiter les belles forêts d’eucalyptus et de kauris. Une partie de ce bois est envoyé en Egypte, qui construit le canal de Suez. Sur l’île de Fraser, les maladies, l’alcool, et l’opium commencent à gangréner la société aborigène. Le mépris d’une communauté prétendue inférieure fait le reste. Sur ce chapitre, c’est Eliza Fraser, qui commence.(1)(4)</p>
<p><strong>Européens.</strong></p>
<p>En 1836, quelques rescapés du « Stirling Castle »,  un bateau qui a fait naufrage plus au Nord sur la grande barrière de corail, débarquent sur l’île de Fraser à bord d’un canot. Ces Européens sont recueillis et nourris par la communauté aborigène. Parmi eux, Eliza Fraser, la femme du capitaine du « Stirling Castle ». Quelques semaines plus tard, elle est évacuée sur le continent. A Brisbane, elle fait passer les Aborigènes pour des diables, esclavage, torture, et cannibalisme. Elle nourrit la paranoïa des Européens. Elle rentre à Londres, où elle publie son aventure. Le livre, qui diffuse l’image d’une communauté brutale et cruelle, a beaucoup de succès. «L’un des héritages d’Eliza Fraser aura été le massacre de ceux-là même qui lui ont porté secours », peut-on lire sur le site de Fraser Island Defenders Organization, une association qui travaille à la préservation des ressources insulaires. (4) Quelle que soit la responsabilité de cette femme, pendant plus d’un demi-siècle, ces Aborigènes insulaires sont chassés, massacrés, ou noyés. En 1890, ils ne sont plus qu’environ 300. La moitié, sept ans plus tard. Au tournant du XX° siècle, les survivants sont déportés dans des missions du Queensland, administrées par des Européens. Peu survivront à des conditions de détention, décrites épouvantables. (2) Plus de 300 personnes (2006), Australiens d’origine européenne, vivent sur l’Île Fraser. D’autres y laissent une caravane, pour pêcher le maquereau, privilège accordé à condition de la déplacer périodiquement. (1) (4)</p>
<p><strong>Dingos</strong></p>
<p>L’Ile Fraser est aussi le territoire des <a title="savefraserislanddingoes" href="http://savefraserislanddingoes.com/">dingos</a> , un animal de la famille des canidae australiens qui ressemble à un chien, mais qui peut se montrer loup. C’est un animal sauvage, aux réactions imprévisibles. Il est aussi un argument touristique. Fraser, accueille sans doute la population de dingos la plus importante de cette partie de l’Australie. La population la plus pure aussi. Pour respecter l’espèce, pas de chien sur l’île. Le dingo de Fraser mesure plus d’un mètre de long, 60 cm de haut, son pelage est doré. Il est facile de l’approcher, surtout à l’heure des sandwiches et des chips. Mais, attention, il est interdit de le nourrir. Argument des rangers, une nourriture facile pourrait faire décliner son aptitude à la chasse. Et le rendre agressif avec les touristes radins sur le sandwich. Le dingo est là pour être observé, à une certaine distance. En 2001, un enfant meurt après l’attaque d’un dingo. Après l’accident, les rangers en tuent plus d’une centaine, réduisant considérablement la population. En 2008, ils sont entre 120 et 150. Si un ex-ranger dénonce à ce moment là une situation de malnutrition, il reste interdit de les nourrir. L’accident de 2001 a inspiré une interprétation stricte de la relation entre l’homme et l’animal sauvage. Avec un respect du territoire du dingo, mis à mal par l’invasion touristique. (5)</p>
<p><strong>Touristes.</strong></p>
<p>Listée au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, récompense pour la vitalité de ses écosystèmes, l’Île Fraser est un aimant à touristes. Ils débarquent par ferry, avant de se déplacer en colonies biens rangées dans des véhicules tout terrain, de toutes les tailles, sur la plage et sur les pistes intérieures. Impossible de visiter Fraser sans véhicule 4&#215;4. Chaque année, 350.000 à un demi-million de visiteurs débarquent sur cette  île de 1840 km², 123 km par 23,  presque un grain de sable par rapport à l’Australie. Cette déferlante touristique laisse  quelques traces dans les écosystèmes, déjà fragilisés par l’insularité. De l’urine et du jus de crème solaire dans les eaux pures des lacs, qui du coup le sont moins. Et qui transforme certaines parties du bush en toilettes publiques. Quant à la plage qui ceinture l’île, elle s’apparente à une autoroute où se succèdent et se croisent des dizaines de véhicules chargés de touristes, auxquels on assène quelques grands principes de conservation. A proximité d’un point d’intérêt, la plage devient parking où stationnent tous les modèles de 4&#215;4, du particulier au bus équipé de roues motrices, voire un avion. Car il est très chic d’atterrir sur l’une des  plages de Fraser Island. (1) (2)</p>
<p>M.J</p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/14/fraser-et-ses-insulaires/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>(1) Fraser Island, Wikipedia, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Island">http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Island</a></p>
<p>(2) Fraser Island, UNESCO, <a href="http://whc.unesco.org/fr/list/630">http://whc.unesco.org/fr/list/630</a></p>
<p>(3) Fraser Island, Great Sandy National Park <a href="http://www.derm.qld.gov.au/parks/fraser/index.html">http://www.derm.qld.gov.au/parks/fraser/index.html</a></p>
<p>(4) “<em>These people go entirely naked, and otherwise much resemble the inhabitants of Port Jackson in personal appearance, but they were much more fleshy, perhaps from being able to obtain a better supply of food with scoop nets which are now known on the southern parts of the coast.</em>”, From F<a href="http://www.fido.org.au/">raser Island Defenders Organization</a>, FIDO, <em>“The Watchdog of Fraser Island”</em>, aims to ensure the wisest use of Fraser Island&#8217;s natural resources. <a href="http://www.fido.org.au/education/AboriginalHistory.html"> http://www.fido.org.au/education/AboriginalHistory.html</a></p>
<p>(5)Save Fraser Island Dingoes Inc <a href="http://savefraserislanddingoes.com/">http://savefraserislanddingoes.com/</a></p>
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		<title>Mers et océans en état de stress.</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jun 2011 07:08:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Pêche excessive et déclin des populations de poissons, acidification des océans et reproduction ralentie des coraux, manque d’oxygène et expansion des zones mortes, pollution et invasion des plastiques, les signes se multiplient pour confirmer la mauvaise santé des océans. Ces changements, plus rapides que prévus, inquiètent la communauté de chercheurs de l’International Program of [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Pêche excessive et déclin des populations de poissons, acidification des océans et reproduction ralentie des coraux, manque d’oxygène et expansion des zones mortes, pollution et invasion des plastiques<strong>, </strong>les signes se multiplient pour confirmer la mauvaise santé des océans. Ces changements, plus rapides que prévus, inquiètent la communauté de chercheurs de <a title="Site" href="http://www.stateoftheocean.org/">l’International Program of the State of the Ocean </a> (IPSO), réunie à Londres début avril, en partenariat avec l’IUCN, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Leurs conclusions, formulées dans un rapport, évoquent un changement d’époque dans l’histoire des océans. Le réchauffement des mers, l’acidification des eaux, et le manque d’oxygène, se combineraient pour créer un dérèglement du cycle carbone. Ce contexte rappellerait ceux qui ont précédé les cinq grandes périodes <a href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/index.php?pid=decouv_chapA_p2_f1&amp;zoom_id=zoom_a2_1">d’extinction </a>qui ont accompagné l&#8217;aventure de la terre, au cours des 600 millions d’années passées. Selon le rapport, la rapidité de ces mutations ressemble souvent aux pires scénarios prédits par le GIEC, le groupe d’experts internationaux sur le climat. Et les dépasse parfois. La réduction des glaces de l’Arctique, la fonte accélérée du Groënland et du système Antarctique, l’élévation du niveau des mers, et l’échappée du méthane piégé dans les fonds marins, bousculent déjà les projections les plus pessimistes. Avec pour conséquences, migrations et déclins d’espèces marines, déplacement des colonies d’algues toxiques, multiplication des risques sanitaires, ou disparition de certains poissons habitués à vivre dans un système marin, plus riche et plus complexe. Plus que l’addition des facteurs de stress, c’est la multiplication qu’il faut craindre. C&#8217;est-à-dire une dynamique qui mêle pêche excessive, modification du milieu, changement climatique, manque de nutriments, et introduction d’espèces invasives. La porte ouverte à un accroissement de ces espèces indésirables et à une prolifération d’algues toxiques, qui vont asphyxier le milieu. Ou encore, une température plus élevée combinée à une acidification croissante, contexte qui va accélérer le blanchiment et contrarier le développement des coraux, et réduire la vie associée à cet <a title="Terre sacrée / acidification des océans." href="http://terresacree.org/acidificationdesoceans.htm">habitat</a> . Autre exemple de réaction en chaîne, la prolifération des plastiques dans les mers et les océans, et leurs incidences sur la chaîne alimentaire. A une autre échelle, il est question de l’équilibre entre le « système océan » et le « système terre », dont les évolutions climatiques sont liées. Beaucoup de perspectives alarmistes qui débouchent sur les recommandations classiques, réduction immédiate des rejets de CO², restauration des écosystèmes marins, règlements pour limiter les charges imposées au océans, et intervention des Nation Unies – notamment via la <a title="Site." href="http://www.un.org/french/law/los/index.htm">Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer</a> pour formuler un mode d’emploi des océans, plus responsable. Car l&#8217;agent perturbateur est bien identifié : «La résistance des océans aux conséquences du réchauffement climatique est sévèrement compromise par les autres facteurs de stress d’origine humaine, dont la pêche, la pollution, et la destruction de l’habitat. » (1)</p>
<p>M.J</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/06/30/mers-et-oceans-en-etat-de-stress/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>Lien résumé du rapport / English</p>
<p><strong><a href="http://www.stateoftheocean.org/pdfs/1906_IPSO-LONG.pdf">http://www.stateoftheocean.org/pdfs/1906_IPSO-LONG.pdf</a></strong></p>
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		<title>Chili, entre croissance et paysages.</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 07:36:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[énergie]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, « HydroAysen », cinq barrages hydroélectriques projetés en Patagonie chilienne, risque de défigurer l’un des derniers territoires vierges de la planète. Le gouvernement chilien, qui a besoin d’électricité pour accompagner sa croissance, a donné son aval début mai. Les ouvrages, installés sur les rivières Baker et Pascua, deux cours d’eau énergiques de la vallée d’Aysen, devraient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>« HydroAysen », cinq barrages hydroélectriques projetés en Patagonie chilienne,</strong> risque de défigurer l’un des derniers territoires vierges de la planète. Le gouvernement chilien, qui a besoin d’électricité pour accompagner sa croissance, a donné son aval début mai. Les ouvrages, installés sur les rivières Baker et Pascua, deux cours d’eau énergiques de la vallée d<a title="Map / Google. " href="http://maps.google.fr/maps?client=firefox-a&amp;channel=s&amp;hl=fr&amp;q=aysen+chile+map&amp;ie=UTF8&amp;hq=&amp;hnear=R%C3%A9gion+Ais%C3%A9n+del+General+Carlos+Ib%C3%A1%C3%B1ez+del+Campo,+Chili&amp;gl=fr&amp;t=h&amp;z=6">’Aysen</a>, devraient produire l’équivalent de 2750 Megawatt, et augmenter de 20% la capacité électrique du pays. Début des travaux prévus en 2014. « HydroAysen »<a title="Site du projet." href="http://www.hidroaysen.cl/site/inicio.html">,</a> complément énergétique d’un Chili de plus en plus gourmand, a fabriqué une opposition  soucieuse de ces terres australes, et de la vie sauvage qui s’y est nichée. Dans la région d’Aysen, quadrillée par une petite vingtaine de parcs nationaux et de réserves naturelles, les paysages sont précieux. (1)</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/06/14/chili-entre-croissance-et-paysages/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><strong>Face à cette vision paysagiste,</strong> la croissance du pays, attendue autour des 6% dans les prochaines années. Le pays, qui dispose de faibles ressources énergétiques, importe du pétrole et du gaz naturel d’Argentine, source soumise à pénuries fréquentes. Le Chili valorise déjà largement son potentiel hydro-électrique, <a title="Stats / Sherbrooke University." href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/CHL/fr/EG.ELC.HYRO.ZS.html">65% de l’électricité</a> du pays depuis les années 70.  Une production électrique complétée par le gaz naturel,  et le charbon. Avec trois nouvelles centrales annoncées. Ces activités polluantes donnent des arguments aux partisans <a title="Site" href="http://www.hidroaysen.cl/site/inicio.html">d’HydroAysen</a>, qui défendent une hydro-électricité plus propre. Autre argument pour justifier cette course à l’énergie, la croissance économique qui tire de la pauvreté des milliers de chiliens, quand le pays en compte plus de 2 millions. Pour les opposants au projet, la consommation électrique des ménages et l’éclairage des rues ne justifient pas complètement  cette option énergétique.(2) Plus vraisemblable, la consommation des mines de cuivre exploitées dans le désert <a title="Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sert_d%27Atacama">d’Atacama</a>, principale richesse du pays qui pèse pour plus de la moitié des exportations. Au total, l’ensemble du secteur minier, le cuivre mais aussi l’or, l’argent, le fer, ou le zinc,  engloutirait plus de 80% de l’énergie consommée dans le nord du pays. (3) Sans compter l’ouverture de nouvelles mines. Juan Pablo Orrego, à la tête de l’ONG « Ecosystemas », activiste engagé pour une Patagonie vierge, a calculé que les nouveaux projets miniers devraient engloutir 12.000 Mégawatts supplémentaires.(2)</p>
<p><strong>Côté paysages,</strong> le projet devrait noyer près de 6000 hectares de forêts, et déchirer l’horizon avec des pylônes et des câbles sur près des 2000 kilomètres, distance qui sépare Aysen et Santiago, la capitale. Des espaces, restés intacts jusqu’alors, ne le seront plus. Les écosystèmes, habitat du cerf chilien et d’oiseaux natifs, seront malmenés. Des spécialistes annoncent une modification de la<a title="Wikipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Turbidit%C3%A9"> turbidité</a> des fleuves aménagés, avec des conséquences incertaines pour le fonctionnement des fjords associés. Car l’équilibre des fjords dépend de la santé des rivières. Selon le Centre de Recherche sur les Ecosystèmes de Patagonie <a title="Site" href="http://www.ciep.cl/eng/index.php">(CIEP) </a>les fjords de Patagonie absorberaient l’équivalent CO² des rejets actuels du Chili. L’intrusion des barrages modifiera cette carte postale de la Patagonie chilienne, qui attire les touristes et en tire bénéfice. La population de Cochrane, la petite ville située à proximité, gonflée par les travailleurs du barrage, devrait doubler pendant les dix années du chantier. Sans disposer d&#8217;infrastructures adaptées. Et, dans une cinquantaine d’années, quand la centrale ne sera plus exploitée, des friches industrielles signaleront une option énergétique qui pèse toujours sur le paysage. A moins que les vestiges des barrages ne rappellent les débuts de l’exploitation des ressources  de la région d’Aysen, amorcée avec l’hydro-électricité. L&#8217;endroit est doté d’un important potentiel naturel.  (2) (4)</p>
<p><strong>A l’heure d’HydroAysen</strong>, on reparle des mini-centrales hydrauliques, une énergie renouvelable dessinée à l’échelle des hommes et des paysages. Moins d’une vingtaine de Megawatts pour une consommation de proximité. Le Chili en compte plus d’une trentaine,  d&#8217;autres sont en <a title="Chiloe" href="http://www.rechargenews.com/energy/wave_tidal_hydro/article172296.ece">projet</a>,  pour une  production très marginale. Pour atteindre les 20% renouvelables en 2020, objectif du Chili qui reste au dessous de la barre des 5% pour l’électricité, il faudra bien tirer parti des ressources naturelles. Par exemple, pour alimenter les mines de cuivre d&#8217;Atacama, désert au ciel limpide, très ensoleillé, on pense de plus en plus à l’énergie solaire &#8211; avec des panneaux déployés dans un paysage déjà stigmatisé par l’extraction. Des investisseurs étrangers s’y intéressent. (3) En 2009, le <a title="Article." href="http://www.santiagotimes.cl/business/other/16785-REPORT--CHILE-IDEAL-FOR-TIDAL-ENERGY-PROJECTS">Santiago Times </a>titrait sur le potentiel du pays en matière d’énergie marémotrice. En exploitant seulement 10% du potentiel de ses courants marins, énergie plus facile à optimiser que le solaire ou l’éolien, le Chili produirait plus d’électricité qu’aujourd’hui.</p>
<p>M.J</p>
<p><span style="color: #000080"><strong>Alors que 61% des chiliens s&#8217;opposent aux barrages (The Guardian (4)), HydroAysen agite les rues&#8230;</strong></span></p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/06/14/chili-entre-croissance-et-paysages/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><span style="color: #000080"><strong><br />
</strong></span></p>
<p>(1)“Chile officials approve HidroAysen electric dam project”, BBC News, 10-05-2011<a href="http://www.bbc.co.uk/news/mobile/world-latin-america-13343040">http://www.bbc.co.uk/news/mobile/world-latin-america-13343040</a></p>
<p>(2) « Chile&#8217;s HidroAysen dam project provokes mounting anger, Annie Murphy, BBC News, 21-05-2011 <a href="http://www.bbc.co.uk/news/mobile/world-latin-america-13445300">http://www.bbc.co.uk/news/mobile/world-latin-america-13445300</a></p>
<p>(3)« Foreign investment in solar power for Chilean mining industry”, This is Chile.cl <a href="http://www.thisischile.cl/Articles.aspx?id=6108&amp;sec=190&amp;eje=&amp;t=foreign-investment-in-solar-power-for-chilean-mining-industry&amp;idioma=2">http://www.thisischile.cl/Articles.aspx?id=6108&amp;sec=190&amp;eje=&amp;t=foreign-investment-in-solar-power-for-chilean-mining-industry&amp;idioma=2</a></p>
<p>(4) « Protests after Chile backs giant dams in Patagonia&#8217;s valleys”, <a href="http://www.guardian.co.uk/profile/rorycarroll">Rory Carroll</a>, Latin America correspondent <a href="http://www.guardian.co.uk/">guardian.co.uk</a>, Tuesday 10-05-2011. <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2011/may/10/chile-patagonia-dams-hydroelectricity?INTCMP=SRCH">http://www.guardian.co.uk/environment/2011/may/10/chile-patagonia-dams-hydroelectricity?INTCMP=SRCH</a></p>
<p>(5)« Le Chili mise sur les énergies renouvelables », <a title="Voir le profil utilisateur." href="http://www.exportblog.ch/fr/users/roland-meier">Roland Meier</a>, ExpertBlog, 07-02-2011 <a href="http://www.exportblog.ch/fr/blog/le-chili-mise-sur-les-%C3%A9nergies-renouvelables">http://www.exportblog.ch/fr/blog/le-chili-mise-sur-les-%C3%A9nergies-renouvelables</a></p>
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		<title>Des éléphants chassés au piment.</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/03/07/des-elephants-chasses-au-piment/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Mar 2011 15:51:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes.]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Monde rural.]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture.]]></category>
		<category><![CDATA[éléphants d'Asie]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Que faire pour repousser un troupeau d’éléphants, sauvages et affamés, prêts à  se ruer dans une rizière, sachant que chaque mammifère  mesure en moyenne trois mètres de haut, et pèse assez facilement une demi-tonne ? C’est une question qui empoisonne la vie des politiques, et surtout celle des villageois, de l’Etat d’Assam, un territoire situé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Que faire pour repousser un troupeau d’éléphants, sauvages et affamés, prêts à  se ruer dans une rizière, sachant que chaque mammifère  mesure en moyenne trois mètres de haut, et pèse assez facilement une demi-tonne ? C’est une question qui empoisonne la vie des politiques, et surtout celle des villageois, de l’Etat d’<a title="Assam / Map / Wikipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:India_Assam_locator_map.svg">Assam</a>, un territoire situé dans le nord-est de l’Inde. L’Etat d’Assam, l’une des plus fortes densité d<a title="aanemane.org" href="http://www.aanemane.org/FR/elephant-asie/nation_elephant.php">’éléphants sauvages d’Asie</a>, compte environ 5000 mammifères, environ 10% des effectifs du sous-continent indien. (1) Cette population itinérante, poussée par la faim, convoite les rizières et les cultures des communautés villageoises, terrorisées et exaspérées. C’est une lutte pour le territoire et la nourriture qui oppose éléphants et fermiers depuis des années. A l’origine du conflit, des éléphants chassés de leur habitat, et détournés de leurs parcours traditionnels. L’expansion d’un front pionnier illégal, la déforestation, l’installation de rails ferroviaires, la multiplication des champs de thé, des rizières, des cultures vivrières, ont fragmenté le territoire des éléphants, brouillant leurs  routes migratoires, les privant de nourriture. Affamés, les éléphants descendent dans les villages pour voler dans les rizières et les champs. Ce pillage peut ruiner plus de 80% des récoltes. Ce conflit, qui dure depuis des années, a fait des morts dans les deux communautés. De 1997 à 2001, près de 200 éléphants sauvages auraient été tués dans l’Etat d’Assam. Sans compter ceux victimes du rail. De l’autre côté de la ligne de front, on dénombre plus de 200 morts pour la même période.(1) Ce bilan s’est alourdi depuis. Dans nombre de villages, l’arrivée des éléphants provoque toujours la panique. A tel point que les hommes valides embarquent enfants, femmes, et personnes âgées, pour les placer en sécurité. Cette guerre pour la nourriture, discutée au Parlement d’Assam, a mobilisé ONG et villageois qui ont développé quelques idées pour organiser une défense. (2)</p>
<p><strong>Piment explosif.</strong></p>
<p>Une première idée, mise en œuvre dans le district de Karbi Anglong en 2010 par «Green Guard», un groupe de défenseurs de la nature, vise à assourdir l’éléphant. La stratégie consiste à entourer les rizières de fils, d’y accrocher de petites clochettes, connectées à des klaxons, situés à proximité sur des miradors de fortune. Dès que l&#8217;ennemi touche le fil, les clochettes passent le message aux klaxons, qui se mettent en route. Concert bientôt augmenté par la chorale des villageois, prévenus de la visite. Effrayé, l’éléphant bat en retraite. L’idée vient du Zimbabwe.(2) Plus fort, beaucoup plus fort, la barrière de « piment rouge », une astuce développée en 2007 par le Département des Forêts de l’ Etat d’Assam ( Assam State Forest Department) et le WWF (World Wide Fund for Nature), déclinée ailleurs, on y revient. Cette fois, l’idée vient du Mozambique, qui connaît  aussi des conflits hommes/ éléphants. (2) Il s’agit de confectionner une mixture à base de piment, le Bhoot Jolokia, le piment le plus explosif de la planète, confirmation du Guiness des Records 2006, bien que détrôné depuis. Il est mélangé à des feuilles de tabac et à de l’huile de vidange usagée, avant d’être appliqué  sur des bouts de tissus. Lesquels sont accrochés aux fils barbelés qui entourent la rizière. Le jumbo asiatique, à l’odorat réputé raffiné, détale dès qu’il inhale la mixture. Encore plus fort,  concentré de la dernière idée, pratiquement même recette, le fumigène. Ou la bombe pimentée. C’est un mélange de piments, de feuilles de tabac, de paille sèche, placé dans un tube avant d’être enflammé. La fumée dégagée agresse la trompe de l’éléphant, qui ne demande généralement pas son reste. Le Chester Zoo, financé par le <a href="http://darwin.defra.gov.uk/about/">Defra’s Darwin Initiative </a> et le gouvernement britannique, développe cette solution pimentée dans quelques villages du Sonitpur et du Goalpara, deux districts de l’Etat d’Assam. Avant d’étendre ce programme de défense, qui semble fonctionner.(1) Assam, territoire stratégique pour la survie de l’éléphant d’Asie, <a title="IUCN / Red List" href="http://www.iucnredlist.org/apps/redlist/details/7140/0">espèce menacée </a>, expérimente cette méthode plutôt respectueuse pour repousser un mammifère qui nuit aux récoltes, les défenseurs de l’éthique animale apprécieront. Ailleurs dans la région, ils sont repoussés plus violemment, empoisonnés, électrocutés, ou piégés dans des trous dissimulés sous des branchages.(2) Ce mode de résistance offre encore un débouché inattendu au <a title="Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bhut_Jolokia">Bhoot Jolokia</a>,  culture locale jusqu’alors condamnée à l’huile pimentée pour la cuisine. (1) (3)</p>
<p>M.J</p>
<p><span style="color: #000080"><strong>En images au Bannerghatta National Park…</strong></span></p>
<p><span style="color: #000080"><strong><p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/03/07/des-elephants-chasses-au-piment/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p><br />
</strong></span></p>
<p>(1) « Community-Based Human Elephant Conflict Management in Assam », A. Zimmermann, T. E Davies, N. Hazarika, S. Wilson, ASESG, 2009.<a href="http://www.asesg.org/PDFfiles/Gajah/30-34-Zimmermann.pdf"> http://www.asesg.org/PDFfiles/Gajah/30-34-Zimmermann.pdf</a></p>
<p>(2) “Thread Barrier and World&#8217;s Hottest Chilli to Keep Asian Elephants At Bay”, Shib Shankar Chatterjee et Rahul Karmakar, News Blaze, 16-11-2010<a href="http://newsblaze.com/story/20101116124707shan.nb/topstory.html"> http://newsblaze.com/story/20101116124707shan.nb/topstory.html</a></p>
<p>(3) « Are elephants scared of spice?”, AP, in The Independent, 02-03-2011,<a href="http://www.independent.co.uk/environment/are-elephants-scared-of-spice-2229515.html"> http://www.independent.co.uk/environment/are-elephants-scared-of-spice-2229515.html</a></p>
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		<title>2,6 milliards de bovins. Et moi et moi et moi&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Oct 2010 12:27:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes.]]></category>
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		<category><![CDATA[pollution.]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, L’élevage consomme l’environnement. Avec l’agriculture, il occupe environ 70% des terres agricoles mondiales. En Amérique centrale, en Amazonie, la forêt recule sous la pression croissante des troupeaux, et des besoins en terres agricoles pour leur alimentation. L’élevage pompe de l’eau douce, 9% des besoins annuels mondiaux.(1) Il produit des gaz à effet de serre. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p>Bonjour,</p>
<p><strong>L’élevage consomme l’environnement. </strong>Avec l’agriculture, il occupe environ 70% des terres agricoles mondiales. En Amérique centrale, en Amazonie, la forêt recule sous la pression croissante des troupeaux, et des besoins en terres agricoles pour leur alimentation. L’élevage pompe de l’eau douce, 9% des besoins annuels mondiaux.(1) Il produit des gaz à effet de serre. Déforestation, extension de pâturages, conversion de terres en production fourragère, carburant, chauffage, sa contribution CO² s’élève à 9% du total mondial. Plus que les transports. Fermentation entérique des ruminants ou fermentation des déjections, l’élevage compte pour 37% des émissions mondiales de méthane. Sans oublier les 65% d’oxydes nitreux, ou <a title="Wiipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Protoxyde_d%27azote">protoxyde d’azote</a>, ces résidus de <strong>fertilisants industriels azotés </strong>qui distillent leurs effluents dans les écosystèmes, terrestres et marins. Un poison tenace qui plombe dangereusement la facture environnementale de l’élevage. (2) La FAO, qui tient compte d’une population plus nombreuse, plus riche dans les pays émergents, et plus exigeante sur la qualité du menu, estime que la production de viande devrait doubler d’ici, à 2050. Concrètement, les troupeaux de bovins passeraient de 1,5 milliard de têtes à 2,6 milliards. Progression analogue pour les caprins et les ovins, dont le nombre gonflerait jusqu’à 2,7 milliards de têtes. (3) <a href="http://www.pnas.org/content/early/2010/09/27/1004659107">Une étude canadienne </a>, qui envisage l’impact environnemental de l’élevage pour les quarante années à venir, contrarie ces perspectives. L’enquête, qui fouille trois pistes, les émissions de GES, la capacité du globe (biomasse), et le cycle mondial de l’azote, tire le signal d’alarme. Si nous continuons à engraisser plus de bétail pour la viande, <strong>l’élevage utilisera 70 à 80% de la capacité de la terre </strong>à absorber la pollution, vers le milieu du siècle. Ce qui laissera peu de place pour d’autres activités humaines, la production d’énergie, les transports, qui rivalisent déjà pour que la terre puisse absorber leurs effluents. Combiner notre appétit pour la viande avec nos activités polluantes pourrait dépasser le seuil de tolérance de la planète.(4) L’étude dénonce une grande déconnection entre l’ampleur de l’impact environnemental, plus de terre, plus d’eau, plus de GES, plus de fertilisants à base d’azote, et la production de bétail annoncée. Même avec une projection optimiste. Cette recherche, qui conseille moins de nitrates, plus d’engrais naturels, et une agriculture productive aux décideurs, prescrit surtout un régime alimentaire mondial allégé en viande. <strong>De 19 à 42% en moins par assiette en 2050,</strong> calcul qui tient compte de la croissance attendue de la population et des revenus. Un régime alimentaire nécessaire éviter à la planète de se transformer en un vaste pré d’embouche. (5)</p>
<p>M.J</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/10/15/26-milliards-de-bovins-et-moi-et-moi-et-moi/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>(1) La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture 2009 – 4. Elevage et environnement. FAO <a href="http://www.fao.org/docrep/012/i0680f/i0680f04.pdf">http://www.fao.org/docrep/012/i0680f/i0680f04.pdf</a></p>
<p>(2) « The Nitrogen Fix:Breaking a Costly Addiction”, Fred Pearce, Yale Environment 360, 05-11-2009, <a href="http://e360.yale.edu/content/feature.msp?id=2207">http://e360.yale.edu/content/feature.msp?id=2207</a></p>
<p>(3) « Vers un élevage plus durable »- &laquo;&nbsp;La situation mondiale de l&#8217;alimentation et de l&#8217;agriculture&nbsp;&raquo; analyse l&#8217;évolution rapide de la production mondiale de l&#8217;élevage 18-02-2010, <a href="http://www.fao.org/news/story/fr/item/40117/icode/">http://www.fao.org/news/story/fr/item/40117/icode/</a></p>
<p>(4) Stressing the planet, Melissa Hennigar, Dalnews.dal.ca, 05-10-2010 <a href="http://dalnews.dal.ca/2010/10/05/beef.html">http://dalnews.dal.ca/2010/10/05/beef.html</a></p>
<p>(5) « Meat diets pose environmental danger: report », Gerard Wynn, Reuters, 04-10-2010 <a href="http://www.reuters.com/article/idUSTRE6935Q520101004">http://www.reuters.com/article/idUSTRE6935Q520101004</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Tara&#160;&#187; met les voiles pour comprendre les océans.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Sep 2009 14:54:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Comprendre]]></category>
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		<category><![CDATA[Océans]]></category>
		<category><![CDATA[Tara]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, Tara change de bannière et entame une circumnavigation autour du globe. Après une dérive dans la banquise arctique, 2006-2008, la goélette laboratoire, devenue Tara Océans, part samedi de Lorient pour un voyage de trois ans. Habitée d’océanographes, de biologistes, ou de climatologues, Tara devrait parcourir 150.000 kilomètres pour interroger les profondeurs de l’Atlantique, de [...]]]></description>
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<p class="MsoNormal">Bonjour,</p>
<p class="MsoNormal">Tara change de bannière et entame une circumnavigation autour du globe. Après une dérive dans la <a title="Tara, bateau de mauvais augure." href="http://lewebpedagogique.com/environnement/tara-bateau-de-mauvais-augure/">banquise arctique</a>, 2006-2008, la goélette laboratoire, devenue Tara Océans, part samedi de Lorient pour un voyage de trois ans. Habitée d’océanographes, de biologistes, ou de climatologues, Tara devrait parcourir 150.000 kilomètres pour interroger les profondeurs de l’Atlantique, de l’Océan indien, ou du <a title="Carnet de route / Tara." href="http://oceans.taraexpeditions.org/mapdrag.php?lang=fr">Pacifique</a>. La mission doit étudier les planctons et d’autres micro-organismes pour comprendre leur évolution dans un contexte de réchauffement climatique, et de pollution des océans. L’équipe doit constituer un catalogue de cette vie  silencieuse, et encore mystérieuse. Elle doit encore esquisser une cartographie générale des écosystèmes marins. Cette mission scientifique, qui s’intéressera aux virus, aux bactéries, aux larves de poissons, aux méduses, aux algues, ou aux coraux, a également mission pédagogique. Il s’agit d’informer sur le rôle crucial des océans, acteurs du climat, et victimes de son évolution. « L<strong><span style="font-weight: normal">es océans produisent la moitié de l’oxygène que nous respirons…Si les forêts sont un poumon de notre planète, les océans constituent le second. », justifient ces nouveaux <a title="L'expedition." href="http://oceans.taraexpeditions.org/fr/l-expedition/l-expedition.php?id_page=24">explorateurs.</a> Bon voyage&#8230; </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-weight: normal">M.J</span></strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-weight: normal"><br />
</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-weight: normal"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2009/09/04/tara-met-les-voiles-pour-comprendre-les-oceans/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></strong><strong></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le message écolo du Plastiki.</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/environnement/2009/05/04/le-message-ecolo-du-plastiki/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 May 2009 14:27:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes.]]></category>
		<category><![CDATA[Préjudice écologique]]></category>
		<category><![CDATA[Message écologique.]]></category>
		<category><![CDATA[Pacific Garbage Patch]]></category>
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		<category><![CDATA[recyclage]]></category>

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<p><![endif]--></p>
<p class="MsoNormal">Bonjour,</p>
<p class="MsoNormal">David de Rothschild devrait bientôt quitter la baie de San Francisco à bord du Plastiki, un bateau conçu à partir de bouteilles plastique et de matériaux recyclés. Cet « activiste » écolo, représentant de la branche anglaise de la célèbre famille de banquiers, entreprend un voyage à travers le Pacifique pour attirer l’attention sur le « Great Pacific Garbage Patch ». Une « mer intérieure » peuplée de bouts de plastique.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>L&#8217;espérance de vie d&#8217;un bout de plastique&#8230;</strong></p>
<p class="MsoNormal">C’est pour dénoncer cette pollution que l’aventurier a imaginé un catamaran de 20  mètres, un modèle de récup. La coque est remplie de 12000 bouteilles de plastique. La cabine et les cloisons ont été réalisées à partir de matériaux recyclés, principalement des toiles reconstituées à base de plastique. Le design a demandé trois ans de recherches. Quelques retouches ont retardé un départ prévu fin avril, et annoncé pour l’été 2009. Le bateau devrait parcourir 2720  kilomètres, de San Francisco à Sydney, en passant par Hawaï, les îles Bikini, et Vanuatu. De Rothschild, qui invite à bord une équipe de chercheurs, devrait prélever des échantillons d’eau souillée, et réaliser un journal de bord multimédia. Il veut témoigner de l’espérance de vie d’un morceau de plastique, échappé d’une ville de la côte asiatique ou de Californie, porté par les courants et les tourbillons, qui finit sa course dans la <a title="Greenpeace / animation. " href="http://oceans.greenpeace.org/en/the-expedition/news/trashing-our-oceans/ocean_pollution_animation">spirale du Nord-Pacifique.</a></p>
<p class="MsoNormal"><strong>La &laquo;&nbsp;soupe de plastique&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p class="MsoNormal">Ce bassin de déchets flottants, qui se balade entre San Francisco et Hawaï, d’une superficie supérieure à celle de la France, a été découvert il y a une dizaine d’années par l’océanographe Charles Moore. Il témoigne plus tard : «J’étais confronté, aussi loin que se portait mon regard, à la vision d’un bout de plastique. » (1) Pendant une semaine, le bateau de Moore navigue dans cette eau couverte de résidus de la société de consommation, bouchons, bouteilles, emballages, fragments de plastique, ou pneu de camion. Charles Moore rebaptise l’étendue polluée, la &laquo;&nbsp;Great Pacific Garbage Patch&nbsp;&raquo; devient la &laquo;&nbsp;plastic soup&nbsp;&raquo;, « la soupe de plastique ». Les scientifiques estiment qu’elle contient six fois plus de plastique que de plancton, conséquences écologiques assorties. Les oiseaux de mer et les poissons, qui se trompent forcément de nourriture, ingèrent des bouts de plastique. Ces corps étrangers rejettent aussi des polluants, <a title="PCB / Wikipedia. " href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Polychloro-biph%C3%A9nyle">PCB</a> ou pesticides, qui empoisonnent la chaîne alimentaire. Les populations <a title="Albatros / Hawaï" href="http://web1.audubon.org/science/species/watchlist/profile.php?speciesCode=blaalb1">d’albatros</a> du Nord-Ouest d’Hawaï, sanctuaire national américain, sont encore affectées par cette marée de plastique.</p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2009/05/04/le-message-ecolo-du-plastiki/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p><br />
</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal">David de Rothschild veut refaire le voyage de Kon-Tiki, d’où le nom de son bateau. En 1947, l’explorateur norvégien Thor Heyerdahl s’était embarqué sur un radeau de rondins pour tenter de rejoindre les îles polynésiennes depuis l’Amérique du Sud. Et vérifier son hypothèse du <a title="Heyerdahl / wikipedia. " href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thor_Heyerdahl ">peuplement de l‘Océanie.</a> Soixante ans plus tard, le jeune navigateur souhaite montrer que l’on peut recycler le plastique, son bateau le prouve. Il veut aussi témoigner de ce qui arrive, si on ne le fait pas. Le message écologique, retardé pour des problèmes techniques, est porté par un bateau aux réactions incertaines en cas de navigation difficile. Sans parler de l’explorateur qui avoue, lui-même, ne pas avoir le pied marin. <span lang="EN-GB">(2) Good luck, Mr De Rothschild. </span></p>
<p class="MsoNormal"><p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2009/05/04/le-message-ecolo-du-plastiki/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="EN-GB"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">M.j</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-GB">(1)”Eco warrior on voyage to “plastic soup” of Pacific”, robin McKie, New Zealand Herald, 13-04-2009 </span><a href="http://www.nzherald.co.nz/environment/news/article.cfm?c_id=39&amp;objectid=10566328"><span lang="EN-GB">http://www.nzherald.co.nz/environment/news/article.cfm?c_id=39&amp;objectid=10566328</span></a></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-GB"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-GB">(2)”Voyage of the Plastiki”, “The perils of innovation on the high seas”, Paul Kvinta, National Geographic, October 2008. </span><strong><a href="http://adventure.nationalgeographic.com/2008/10/david-de-rothschild/plastiki-text">http://adventure.nationalgeographic.com/2008/10/david-de-rothschild/plastiki-text</a></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-GB"> </span></p>
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		<title>Plus d&#8217;un &#171;&#160;Grenelle&#160;&#187; pour les océans&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2009 11:53:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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<p class="MsoNormal">Bonjour,</p>
<p class="MsoNormal">Quelques nouvelles des océans. Les émissions de gaz à effet de serre, qui modifient le climat terrestre et favorisent un réchauffement des eaux, entraînent encore une acidification inquiétante des océans. C’est le constat d’océanographes, réunis fin janvier à Monaco. Les océans, qui représentent plus de 70% de la surface terrestre, régulent le climat et absorbent environ le tiers des émissions de gaz à effet de serre. Ce qui permet certainement d’atténuer les excès climatiques. Mais face à la croissance des émissions de gaz à effet de serre, les océans saturent. Il y a formation d’acide carbonique, associé à une diminution du <a title="Acidification des océans / Wikipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Acidification_des_oc%C3%A9ans ">PH</a> <span> </span>des eaux, qui deviennent plus acides. Les concentrations de carbonate diminuent. Depuis le début de l’ère industrielle, l’acidification des océans aurait augmenté de 30%. Les scientifiques s’attendent à des valeurs inégalées depuis 20 millions d’années. (1) Les recherches effectuées sur l’accumulation de CO² dans l’océan, amorcées à la fin des années 90, sont encore trop récentes pour tirer des conclusions. Restent quelques probabilités. Cette concentration de CO² est appelée à suivre la courbe inquiétante des rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. D’autre part, l’acidification du milieu marin devrait affecter la croissance d’organismes à squelettes calcaires, algues, crustacés, mollusques, ou coraux, qui utilisent le carbonate de calcium comme matière première. <span> </span>Pour tenter de freiner ce processus qui menace directement la biodiversité marine, et risque de bousculer l’équilibre alimentaire mondial, plus de 150 scientifiques présents sur le rocher ont lancé <a title="Gouv.fr" href="http://www.science.gouv.fr/fr/actualites/bdd/res/3055/acidification-des-oceans-l-appel-de-monaco/">« L’appel de Monaco ».</a>Une nouvelle invitation à limiter les rejets de GES.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2009/03/03/plus-dun-grenelle-pour-les-oceans/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Pauvres coraux. </strong></p>
<p class="MsoNormal">Les coraux, justement on en parle. L’ICRI ( L’ Initiative Internationale pour les Coraux) et son correspondant français, l’IFRECOR, viennent de publier l’état de santé des récifs coralliens, bilan 2008. (2) Un chiffre, 19% des coraux ont déjà disparu des fonds marins. Et une prévision, 54% du patrimoine mondial est plus ou moins menacé, sous la pression conjuguée des activités humaines et des modifications climatiques. Surpêche, pollutions d’origine agricole et industrielle, modification des systèmes côtiers, accélèrent le <a title="Blanchiment Coraux / Wikipedia. " href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blanchissement_des_coraux">blanchissement</a> des coraux. C&#8217;est à dire une mort annoncée. Le réchauffement des océans et l’acidification croissante du milieu marin contribuent encore à la disparition des récifs. D’ici une à deux décennies, 15% des écosystèmes coralliens, notamment en Asie du Sud- Est et dans la Mer des Caraïbes, pourraient être anéantis. Le rapport rappelle que la seule hausse des températures de l’eau, particulièrement sensible dans l’Océan indien en 1998, a entraîné un blanchissement massif des coraux. En 2005, année très chaude, année de tempêtes et d’ouragans, les récifs des Caraïbes ont été décîmés. Si les scientifiques s’alarment de la disparition des coraux, c’est qu’ils occupent <span> </span>une place <span> </span>importante dans le catalogue de la biodiversité, et qu’ils rendent de sacrés services à l’humanité. IIs constituent un « supermarché » pour environ 30 millions de personnes, qui dépendent d’eux pour leur nourriture , et donc leur survie (UNESCO, 2008). Ils adoucissent les effets des cyclones et des tsunamis. Toujours selon l’UNESCO, les systèmes coralliens, qui nourrissent, protègent, renouvellent leurs ressources, ou stimulent le tourisme, font vivre 500 millions de personnes sur la planète. Quand ils sont en bonne santé.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Surpêche et réchauffement climatique. </strong></p>
<p class="MsoNormal">Plus récemment, la FAO dénonce les excès de la pêche, dans un contexte de réchauffement climatique. Dans un rapport publié le 2 mars, (3) l’Agence de L’ONU pour l’alimentation et l’agriculture invite à développer des pratiques de  pêche « responsables ». Alors que les mers sont pillées par ceux qui les exploitent, environ 30% des stocks halieutiques sont tendus ou épuisés, la FAO s’inquiète des conséquences d’un réchauffement des eaux qui confisquerait encore une partie de la ressource. La FAO note que l’élévation des températures des océans a déjà bousculé la répartition des espèces. Certains poissons tropicaux auraient commencé à<span> </span>migrer en direction des pôles, vers des eaux plus fraîches. Et faute de stock, les populations pauvres, qui dépendent de la pêche pour leur survie, <span> </span>risquent de souffrir un peu plus. Deux semaines plus tôt, la FAO s’était penchée sur les abus de la pêche à la crevette, source de revenus et d’emplois <a title="FAO / article. " href="http://www.fao.org/news/story/fr/item/10126/icode/">“pour des millions de ménages vulnérables » </a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Jean Louis Borloo, le Ministre de l’Ecologie, semble avoir entendu l’appel de l’océan. Il vient de lancer le <a title="Gouv.fr" href="http://premier-ministre.gouv.fr/chantiers/developpement_durable_855/lancement_grenelle_mer_62802.html  ">« Grenelle de la Mer » </a>. La France, qui dispose du second espace maritime mondial, 11 millions de km², étire ses côtes, grâce aux DOM-TOM, sur trois océans, Atlantique, Indien, et Pacifique. Déjà, <span> </span>les récifs coralliens de la <a title="IFRECOR." href="http://www.ifrecor.pf/article.php3?id_article=132">Polynésie française </a>ont pris un sacré coup de chaud. http://www.ifrecor.pf/article.php3?id_article=132</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">M.J</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">(1) EPOCA, l’acidification des océans et ses conséquences sur les écosystèmes, CNRS</p>
<p class="MsoNormal"><a title="EPOCA / rapport." href="http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1345.htm">http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1345.htm</a></p>
<p class="MsoNormal">(2) Rapport ICRI : <a href="http://www.icriforum.org/gcrmn/2008/Status%20of%20Coral%20Reefs%20of%20the%20World%202008.pdf">http://www.icriforum.org/gcrmn/2008/Status%20of%20Coral%20Reefs%20of%20the%20World%202008.pdf</a></p>
<p class="MsoNormal">(3) Accès rapport FAO. <a href="http://www.fao.org/docrep/011/i0250f/i0250f00.htm">http://www.fao.org/docrep/011/i0250f/i0250f00.htm</a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
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		<title>Björk défend son île&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Nov 2008 13:13:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes.]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Björk est en colère. Dans un article publié sur son blog (1), la chanteuse islandaise s’oppose à la construction de deux nouvelles fonderies d’aluminium sur son île natale. Ces projets, menés par deux géants mondiaux de l’aluminium, risquent de défigurer des espaces sauvages, déjà estropiés par des ouvrages similaires. En juin dernier, Björk était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Bonjour,</p>
<p class="MsoNormal">Björk est en colère. Dans un article publié sur son blog (1), la chanteuse islandaise s’oppose à la construction de deux nouvelles fonderies d’aluminium sur son île natale. Ces projets, menés par deux géants mondiaux de l’aluminium, risquent de défigurer des espaces sauvages, déjà estropiés par des ouvrages similaires. En juin dernier, Björk était montée sur scène pour dénoncer les promoteurs d’un nouveau gâchis environnemental, multinationales et gouvernement. Aujourd’hui, l’Islande est en <a title="JDD / 9 octobre 2008" href="http://www.lejdd.fr/cmc/economie/200841/l-islande-proche-de-la-faillite_155621.html">faillite financière.</a><a title="JDD / 9 octobre 2008" href="http://www.lejdd.fr/cmc/economie/200841/l-islande-proche-de-la-faillite_155621.html"> </a>Björk craint que le gouvernement, qui a besoin d’argent, avalise ces projets au détriment des paysages, et de l’équilibre national.La colère de Björk, l’occasion d’un voyage en Islande.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Une mosaïque de paysages, des écosystèmes sensibles. </strong></p>
<p class="MsoNormal"><a title="Islande / Carte / Wikipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Islande-physique.jpg"><span> </span>L’Islande</a>, petit état insulaire de l’Atlantique nord, 103 000 km2 pour 316 000 citoyens, moins de 3 habitants au km², presque un désert, est<span> </span>assise sur la <a title="Islande / Dorsale medio-atlantique. " href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosgeol/01_decouvrir/01_extension/01_terrain/05a.htm">dorsale médio-atlantique</a>. Elle voisine avec le Groenland à l’Ouest, les Îles Féroé au Nord Ouest, la Norvède à l’Est, et plus au sud, avec le Royaume Uni. C’est une terre de volcans, une centaine dont certains sont encore en activité, secouée par de nombreux séismes. C’est une île de glaces, environ 10% du territoire est recouvert de glaciers. Les paysages sont troués de <a title="Geysers d'Islande." href="http://www.toutelislande.fr/Geysers%20en%20Islande.html">geysers</a>, un mot d’origine islandaise.L’eau chaude, qui abonde sous la terre, surgit en surface. Les côtes sud-est et nord-ouest de l’île sont déchirées par des fjörds, où sont installées villes et villages de pêcheurs. Les rivières glaciaires, qui descendent de la montagne vers la mer, ont modelé des canyons. Les terres intérieures, les « Hautes terres d’Islande », inhospitalières, sont désertes. L’île est pauvre en végétation. La forêt, exploitée par les colons, est réduite à une peau de chagrin. L’Islande, terre basaltique émergée, soumise à une forte érosion glaciaire, offre une <a title="Landscapes of Iceland / Wikimedia. " href="http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Landscapes_of_Iceland">mosaïque de paysages</a> assez décoiffants. <span> </span>Ce diaporama pour introduire des écosystèmes, uniques et sensibles, menacés par une course à l’énergie.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>L’énergie, une rente. </strong></p>
<p class="MsoNormal">L’Islande, devenue gourmande en énergie, profite d’une nature généreuse. Très tôt, le pays a misé sur les énergies renouvelables, aujourd’hui 70% de la consommation domestique. Près de 90 % des maisons d’Islande sont chauffées grâce à la géothermie. (2) Puis, le gouvernement a développé l’hydroélectricité. Pour doper une <a title="Islande / Economie. " href="http://www.europa-planet.com/islande/economie.htm">économie </a>associée à la mer et à ses ressources, il a parié sur cette énergie produite sur place pour attirer une industrie importée, l’aluminium, très gourmande en électricité. Dès la fin des années 60, les grands noms de l’aluminium entrent en scène, le canadien <span style="text-decoration: none; color: #000000;">Rio Tinto Alcan</span>, les américains <span style="text-decoration: none; color: #000000;">Century Aluminium Company</span> et<span> </span>Alcoa, <span style="text-decoration: none; color: #000000;">En 1969, Rio Tinto Alcan</span> impose une première usine dans le paysage islandais, près de la ville de <span style="text-decoration: none; color: #000000;">Hafnarfjörður</span>, unité appelée à grandir. En 1998, <span style="text-decoration: none; color: #000000;">Nordural</span>, filiale de la <span style="text-decoration: none; color: #000000;">Century Aluminium Compan</span><a title="Century Aluminium Company (page inexistante)" href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Century_Aluminium_Company&amp;action=edit&amp;redlink=1"><span style="text-decoration: none; color: #000000;">y</span></a>, implante un second site à l’ouest de l’île, à <span style="text-decoration: none; color: #000000;">Grundartangi</span>, près de la ville d&#8217;<span style="text-decoration: none; color: #000000;">Akranes</span>. Au fil des années, l’usine accroît sa capacité de production. En 2008, Alcoa met en service une nouvelle fonderie d’aluminium dans la ville de <span style="text-decoration: none; color: #000000;">Reydarfjördur</span>, à l’Est de l’Islande. Pour alimenter dernière cette unité de production, la plus importante du pays, un réseau de barrages est construit à Kárahnjúkar, au nord du glacier de Vatnajökull, le plus grand d’Europe. Environ 60 km² de vallée glaciaire doivent être submergées, des chutes et des cascades confisquées des paysages, sans compter les impacts environnementaux à venir. Les défenseurs de l’environnement se sont violemment opposés à ce projet, qui a finalement été avalisé. Aujourd’hui, l’Islande compte trois fonderies, grosses consommatrices d’électricité. En 2005, l’aluminium absorbe pratiquement la moitié de l’électricité islandaise, d’origine hydroélectrique, 80%, et géothermique, 20%. (3) (2)</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2008/11/10/bjork-defend-son-ile/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #000080;"><strong>Paysages de la région de Karahnjukar, site du projet de barrage. </strong></span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>L’environnement et la crise financière.</strong></p>
<p class="MsoNormal">Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Alcoa projette un nouvelle fonderie près de <span style="text-decoration: none; color: #000000;">Húsavík</span>, quand Nordurál souhaite une seconde centrale près de <span style="text-decoration: none; color: #000000;">Helguvík</span>. (3) Ces projets, qu’il faudra bien alimenter, hydroélectricité ou géothermie, vivement dénoncés par les <a title="France-Islande / Opposition projets ." href="http://www.france-islande.com/v2/?q=node/678">écologistes </a>attendent l’aval d’un gouvernement, empêtré dans la crise financière. Car entre-temps, l’Islande avait aussi parié sur un secteur financier, très actif à l’étranger, pour générer des profits &#8211; et enrichir une élite. La crise bat son plein en Islande, la colère gronde, et la mobilisation en faveur d’un environnement, devenu source de profits pour quelques multinationales, se renforce. <a title="Saving Iceland." href="http://savingiceland.puscii.nl/?page_id=1129&amp;language=en ">Saving Iceland</a>, par exemple, tente d’organiser l’opposition à un pouvoir jugé trop bienveillant envers les géants de l’aluminium. Björk s’engage aussi, et s’inquiète: « J’ai lu la semaine dernière que, en raison de la crise, des députés islandais exerçaient des pressions pour passer outre l’étude d’impact environnemental et construire les barrages aussi vite que possible, afin de fournir à Alcoa et à Rio Tinto l’énergie dont ils ont besoin pour les deux nouvelles usines de <a title="Artcicle / Björk." href="http://www.bjork.fr/bjork-nattura-courrier.html">production d’aluminium.</a> » En 2002, la maman de Björk, très impliquée dans la défense de l’environnement, avait fait une grève de la faim pour protester contre l’implantation d’une usine d’aluminium en Islande, projet Acoa.(4)</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">M.J</p>
<p class="MsoNormal"><p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2008/11/10/bjork-defend-son-ile/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #000080;"><strong>Björk en concert, contre le projet de Karahnjukar, juin 2008. </strong></span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Pour en savoir un peu plus sur la genèse et l’opposition au barrage de <span>Kárahnjúkar :</span></strong>« <span>Islande: Les Ecologistes opposés au Barrage Gigantesque de Kárahnjúkar</span> <span>ont perdu » Anne Françoise Hivert, </span>International news.<a title="Article." href="http://internationalnews.over-blog.com/article-19668055.html"> http://internationalnews.over-blog.com/article-19668055.html</a></p>
<p class="MsoNormal">
<p style="line-height: 12pt;"><strong>Pour comprendre les intérêts qui se profilent derrière le développement hydroélectrique, et pour  cerner l’impact environnemental des projets </strong>: <span>« Développement hydroélectrique en Islande , Le dernier recoin sauvage de l’Europe menacé », </span>Guillaume Roy,<strong> </strong><span>FrancVert, le webzine environnemental. </span><a title="Article." href="http://www.francvert.org/pages/51articlesledernierrecoinsauvage.asp">http://www.francvert.org/pages/51articlesledernierrecoinsauvage.asp</a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">(1) « Björk ne veut pas que la crise coule son île », Courrier international,10 octobre 2008, d’après un article publié par « The Times »</p>
<p class="MsoNormal">(2) « Islande : développement économique et protection de l&#8217;environnement, une symbiose réussie », site du Sénat, <a title="Islande / Sénat" href="http://www.senat.fr/ga/ga73/ga737.html">http://www.senat.fr/ga/ga73/ga737.html</a></p>
<p class="MsoNormal">(3) Economie de l’Islande, Alluminium, Wikipedia, <a title="Wikipedia. " href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l%27Islande#Aluminium">http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l%27Islande#Aluminium</a></p>
<p class="MsoNormal">(4) « Björk soutient la grève de la faim de sa mère », Actus people, 29-10-2002.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
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		<title>L&#8217;IUCN liste les espèces menacées&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 13:05:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Lynx ibérique, cerf du Père David, hutia de Cuba, diable de Tasmanie, phoque de la Mer Caspienne, Orang-Outan des forêts indonésiennes, plus quelques autres, un mammifère sur quatre risque de disparaître. L&#8217;IUCN, l&#8217;Union internationale pour la Conservation de la nature, qui tient Congrès à Barcelone jusqu&#8217;au 14 octobre, vient de publier sa liste rouge [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]><xml> Normal   0   21         false   false   false                             MicrosoftInternetExplorer4 </xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> </xml><![endif]--> <!--[if gte mso 10]></p>
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<p>Bonjour,</p>
<p>Lynx ibérique, cerf du Père David, hutia de Cuba, diable de Tasmanie, phoque de la Mer Caspienne, Orang-Outan des forêts indonésiennes, plus quelques autres, un mammifère sur quatre risque de disparaître. L&#8217;IUCN, l&#8217;Union internationale pour la Conservation de la nature, qui tient Congrès à Barcelone jusqu&#8217;au 14 octobre, vient de publier sa <a title="Liste / Résumé / PDF" href="http://cmsdata.iucn.org/downloads/red_list_press_release_2008_rev_fr.pdf">liste rouge </a>des espèces menacées d&#8217;extinction. Comme chaque année depuis 1963. Cette année, environ 2000 chercheurs ont tracé dans les principaux écosystèmes de la planète pour mettre à jour le catalogue mondial de la biodiversité. Cette collecte d&#8217;informations, qui renseigne aussi sur les oiseaux, les amphibiens, et les plantes, invite à mobilisation sur pour les mammifères. Sur les 5487 espèces que compte la planète, 1141 seraient en danger, dont 188 en « danger critique d&#8217;extinction ». Situation la pire d&#8217;une hiérarchie qui compte encore deux catégories, « en danger », et « vulnérable ». Pour comparaison, depuis les années 1500, 76 mammifères ont disparu des écosystèmes planétaires. Julia Marton-Lefèvre, directrice de l&#8217;IUCN, commente cette évolution : « Au cours de notre vie, des centaines d&#8217;espèces pourraient disparaître en fonction de nos propres actions, ce qui constitue un signe alarmant  sur l&#8217;état des écosystèmes où elles vivent ».</p>
<p>Sur-exploitation des ressources naturelles, urbanisation croissante, pollutions diverses, dont l&#8217;introduction d&#8217;espèces exotiques qui asphyxient certains écosystèmes, la modification des habitats précipite le déclin des espèces. Cette dégradation environnementale touche 40% des mammifères de la planète. Cette perte d&#8217;habitat se combine souvent avec des facteurs aggravants. <a title="Novosti" href="http://fr.rian.ru/world/20070421/64110427.html">Le phoque de la Mer Caspienne</a>, touché par la dégradation de son milieu marin, réchauffement climatique et pollution due à l&#8217;extraction pétrolière, est aussi victime de la chasse. Il passe de « vulnérable » à « en danger ». Les <a title="IUCN/ Extinction espèces proches de l'homme." href="http://www.iucn.org/es/index.cfm?uNewsID=1391&amp;uLangID=2">primates</a> d&#8217;Asie, menacés par les incendies et le défrichement des forêts tropicales, sont aussi des proies intéressantes pour ceux qui font commerce de viande et de substances destinées à la médecine traditionnelle chinoise. Le <a title="La buvette des alpages." href="http://www.buvettedesalpages.be/2005/03/lynx_iberique.html">lynx ibérique</a>, tête de liste IUCN, espèce « en danger critique d&#8217;extinction »,  victime des camions qui traversent son territoire, décline surtout faute de proies. Les lapins et les lièvres représentent 90% de son alimentation. Le diable de Tasmanie, qui grimpe d&#8217;une catégorie pour se classer « en danger », serait victime d&#8217;un cancer facial qui a décimé 60% de sa population au cours de la dernière décennie.</p>
<p>Reste un constat plutôt encourageant, développer des mesurer de protection permet de « repeupler » une espèce. Selon l&#8217;IUCN, 5% des mammifères en danger regagnent en population dans un environnement reconstitué, et sans prédateur. Ainsi, la situation du cheval sauvage de Mongolie, disparu du désert de Gobi dans les années 60, s&#8217;améliore grâce à une mobilisation internationale. Dans les années 90, on a réintroduit l&#8217;espèce et l&#8217;on s&#8217;efforce de restaurer son habitat. L&#8217;éléphant d&#8217;Afrique, dont les effectifs augmentent, illustre encore les « bienfaits » d&#8217;un programme de protection. Ce regain, perceptible en Afrique australe et orientale, peut cependant dissimuler un déclin sur le reste du continent. L&#8217;état des lieux établi par l&#8217;IUCN, pourtant très documenté, révèle aussi un manque d&#8217;information. Pas facile de suivre l&#8217;ensemble des espèces qui peuplent la planète, sans compter celles qui restent à découvrir. Par exemple, on ne sait pas grand-chose de 836 mammifères, ce qui pourrait gonfler le nombre d&#8217;espèces en danger. Priorité donc à la recherche, pour étayer l&#8217;information sur ces populations mal connues, caractériser les dangers qui les guettent, et développer des plans de protection adaptés.</p>
<p><a title="Site IUCN / Français" href="http://www.iucn.org/fr/congress_fr/index.cfm">L&#8217;IUCN</a>, qui intervient sur beaucoup de terrains, travaille à la reconstitution de nombreux écosystèmes dans le monde, et à la préservation de nombres d&#8217;espèces en péril. Et c&#8217;est plutôt bien. Ce qui me choque, c&#8217;est la débauche de moyens pour développer des <a title="Primates." href="http://www.primate-sg.org/PDF/SGA.flier.0408.Frn.pdf">plans de protection des espèces </a>et des habitats dans des espaces, où les populations sont pauvres. Exemple, en Afrique.  Si la reconstitution des écosystèmes est un moyen de lutter contre la pauvreté à long terme, objectif revendiqué par les acteurs de la préservation, les sommes d&#8217;argent dépensées éludent souvent des besoins plus urgents. L&#8217;accès à l&#8217;eau, à la santé, à l&#8217;éducation, le besoin d&#8217;avenir dans les villages de brousse passe après les copulations des grands singes dans un environnement restauré. Je sais, ce n&#8217;est pas la même enveloppe. A propos de cette rivalité entre les hommes et les espèces menacées, Sylvie Brunel, géographe, écrit : « Ils sont comme nous, nous sommes comme eux », la fin de l&#8217;exception humaine légitime la protection des grands singes dans leurs milieux de vie naturels, et l&#8217;absence de hiérarchisation entre le « bébé » gorille et le bébé&#8230;humain. Les droits des animaux concurrencent désormais les droits de l&#8217;homme&#8230;. » (1)</p>
<p>M.J</p>
<p>(1) » A qui profite le développemen durable », Sylvie Brunet, Larousse, « A dire Vrai », 2008, p 100.</p>
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