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	<title>Environnement &#187; eau</title>
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	<description>Un blog sur la géo-environnement</description>
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		<title>Le Qatar rêve de fertiliser ses sables&#8230;.</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 12:33:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture.]]></category>
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		<description><![CDATA[“Le Qatar poursuit son ambitieux programme de sécurité alimentaire”, titre un article de  l’UNCCD, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Il esquisse la stratégie agricole d’un petit pays, handicapé par le désert et le manque d’eau, mais bien décidé à couvrir 70% de ses besoins alimentaires en 2023. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>“<a title="Map / Wikipedia" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f4/LocationQatar.png">Le Qatar</a> poursuit son ambitieux programme de sécurité alimentaire”, titre un article de  l’UNCCD, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Il esquisse la stratégie agricole d’un petit pays, handicapé par le désert et le manque d’eau, mais bien décidé à couvrir 70% de ses besoins alimentaires en 2023. (1)</p>
<p><strong>Eau et productivité agricole.</strong></p>
<p>Situé sur la rive sud du Golfe persique, le<a title="Google map" href="http://maps.google.fr/maps?q=Qatar+Map&amp;oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;hq=&amp;hnear=0x3e45c534ffdce87f:0x1cfa88cf812b4032,Qatar&amp;gl=fr&amp;ei=1b0eT4znII7EsgbI_cipDA&amp;sa=X&amp;oi=geocode_result&amp;ct=image&amp;resnum=1&amp;ved=0CCkQ8gEwAA"> Qatar</a> est une presqu’île d’un peu plus de 11000 km², 160 kilomètres de long pour 80km de large. Un petit territoire recouvert de sable qui se mesure à l’échelle de l’Île de France. C’est un  pays  assis  au niveau de la mer, qui culmine à un peu plus de 100 mètres dans le Jebel Dukhan, la chaîne de collines de la côte Ouest. C’est ici que se trouvent les principales réserves terrestres de pétrole. Le Qatar, qui vit sous le régime du désert, affiche des températures estivales qui oscillent entre 40 et 50°C. Si les faibles pluies, à peine 80 mm par an, donnent quelques couleurs à cet environnement aride, elles limitent les possibilités de l’agriculture.  Moins de 6% du<a title="FAO / Map / Terres arables et cultures. " href="http://www.fao.org/countryprofiles/Maps/QAT/12/al/index.html"> territoire </a>est cultivable. Irrigation de pénurie, sols pauvres, conditions climatiques extrêmes, manque de main d’œuvre saisonnière, et système de jachères qui laisse des terres incultes, l’agriculture qatare cumule les problèmes. Pour nourrir sa population, un million et demi d’habitants, le pays achète à l&#8217;étranger des milliers de tonnes de céréales,  riz blanchi, orge, blé, de la viande de volaille et de canard, des légumes frais, de l’huile, des graisses végétales, et quelques autres milliers de tonnes de farine de blé. (2) au total, le Qatar importe 90% de ses  besoins alimentaires, une dépendance qui pèse de l’argent et des contraintes. En 2008,  le pays lance un programme national de sécurité alimentaire  qui tient en deux mots, eau et productivité agricole. Et comme le pays est riche, il fait appel aux scientifiques et aux innovations technologiques. Universités, agences d’Etat américaines, dont l’USAID (United States Agency for International Development), planchent déjà sur le dossier de la sécurité alimentaire au Qatar. (1)</p>
<p><strong>L&#8217;eau des Qataris.</strong></p>
<p>Le Qatar, qui pompe sa nappe aquifère, est en train de réaliser que cette source d’eau, non renouvelable, est précieuse. Pour son agriculture, le pays envisage donc de développer un ambitieux programme de désalinisation d’eau de mer. Cette eau traitée devrait être utilisée pour recharger les nappes aquifères qui deviendront des réservoirs, sécurité de pays désertique. Le Qatar connait bien cette  technologie, qui assure actuellement 90% de sa consommation en eau potable. Le pays, qui souhaite adoucir son image de producteur de pétrole, pense aux énergies vertes pour faire tourner des usines de désalinisation, jusqu’alors alimentées au pétrole et au gaz naturel. A terme, les technologies de conversion, <a title="CNRS, désalinisation." href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/potable/dessalEau.html">osmose inversée</a> associée au <a title="Sogreah / Brèves" href="http://www.sogreah.fr/breves-fr-2010-01.html"> solaire </a>, devraient permettre de couvrir la plupart des besoins de l’agriculture. Un parc d’énergie solaire est planifié à cet effet dans le <a title="Projet / english" href="http://www.qnfsp.gov.qa/programme/renewable-energy/solar-energy">sud du territoire</a>,  région la mieux dotée en lumière. Pour diversifier ses sources, l&#8217;Emirat devrait développer un recyclage des eaux industrielles. Le Qatar réfléchit à rendre plus efficace une irrigation traditionnelle, par inondation, qui gaspille beaucoup d’eau. La technique du  goutte à goutte, pratiquée depuis l’antiquité, utilisée dans les espaces arides car économe en eau et en engrais, est l’une des pistes majeures de cette transition agricole. Cette efficience de l’eau pourrait s’articuler à une agriculture hydroponique, des cultures hors sol installées sur des substrats neutres et inertes, sable, billes d’argile, ou laine de roche. La culture de légumes sous serre, par exemple. Mais, cactus de taille dans cette aventure agricole, ne pas toucher à l’eau destinée à la consommation personnelle des Qataris.(1)</p>
<p><strong>Le bush en colère&#8230;</strong></p>
<p>En attendant une agriculture productive, le Qatar projette des colonies agricoles en territoire étranger. En Afrique, où l&#8217;Emirat a acheté 40.000 hectares de terres au Kenya, avant de convoiter d&#8217;autres espaces agricoles au Soudan. (3) En Asie, la Qatar Investment Authority (QIA) &#8211; le fonds d’investissement souverain de l&#8217;Etat &#8211; crée des Joint-Ventures avec les gouvernements du Vietnam et d’Indonésie. Des contrats similaires, qui associent les pays d’accueil et leur attribuent une aide au développement, sont en négociation en Malaisie et aux Philippines. Une formule assez inédite qui, pour l&#8217;instant, semble contenter tout le monde. (4)  Autre son de clache, en juin 2011, un article paru dans the Age, un quotidien australien édité à Melbourne, dénonce l’offensive du Qatar dans l’Etat du Victoria. La firme Hassad Foods, le «bras agricole » du petit Emirat, souhaite acquérir plus de  8000 hectares de  pâturages à moutons et de terres cultivables, pour une somme de 35 millions de dollars. On parle de l’une des plus importantes transactions de terres pastorales dans l’histoire récente du Victoria. L’accord, pourtant consenti par les vendeurs, a soulevé une vague d’indignation dans le bush. Un partie de l’opinion australienne, sensible à la question de la sécurité alimentaire et préoccupée l&#8217;irruption d&#8217;étrangers sue leurs terres, demande une législation plus stricte. (5)</p>
<p><strong>L&#8217;argent et l&#8217;eau.</strong></p>
<p>L’article de l’UNCCD établit un parallèle entre le Qatar et l’Arabie Saoudite, deux agricultures contrariées par le désert et le manque d’eau. Après deux décennies, l’Arabie Saoudite, qui importe 80% de son alimentation, vient d’abandonner sa course à l’autosuffisance.(6) Un  mirage jugé trop coûteux. Depuis, le Royaume saoudien achète des terres agricoles en Asie, en Afrique, se résignant à l&#8217;idée que la nourriture des Saoudiens sera produite à l’étranger. Cité dans l’article, Elie Elhadj, spécialiste du Moyen-Orient, expose les limites d&#8217;une agriculture «produced in the desert » : « Cette expérience montre simplement que la combinaison de l’argent et de l’eau peut même faire fleurir le désert, jusqu’à ce que l’argent et l’eau manquent. » (1) Même si la taille du Qatar, sa démographie, et une pluviosité à peine mieux dotée que celle de son voisin saoudien, rendent un peu moins irréaliste cette quête à l’autosuffisance.<br />
M.J</p>
<p><strong><span style="color: #000080">La péninsule arabique est un quasi-désert, où les habitants ont toujours lutté pour avoir accès à l’eau douce.. De l’eau potable à l’irrigation, la désalinisation de l’eau de mer permet aujourd’hui de couvrir la plupart des besoins.  Mais ces unités de production ont un coût environnemental assez élevé…Un reportage d’AlJazeera.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/01/26/le-qatar-reve-de-fertiliser-ses-sables/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>(1) Towards self-sufficiency: Qatar pursues ambitious food security programme,Healthy soil, healthy earth, UNCDD News, Issue 3.3 / May-June 2011  <a href="http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf">http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf</a></p>
<p>(2 FAOSTAT, 2009, Importations agro-alimentaires : <a href="http://faostat.fao.org/desktopdefault.aspx?pageid=342&amp;lang=fr&amp;country=179">http://faostat.fao.org/desktopdefault.aspx?pageid=342&amp;lang=fr&amp;country=179</a> Production : <a href="http://faostat.fao.org/DesktopDefault.aspx?PageID=339&amp;lang=fr&amp;country=179">http://faostat.fao.org/DesktopDefault.aspx?PageID=339&amp;lang=fr&amp;country=179</a><br />
(3)« The great Land Grab », Rush for World’s Farmland, Threatens Food Security for the Poor<br />
Shepard Daniel with Anuradha Mittal, Oakland Institute, 2009<br />
<a href="http://www.oaklandinstitute.org/pdfs/LandGrab_final_web.pdf">http://www.oaklandinstitute.org/pdfs/LandGrab_final_web.pdf</a><br />
(4)“Land grab or development opportunity?”, Agricultural investment and<br />
international land deals in Africa,Lorenzo Cotula, Sonja Vermeulen, Rebeca Leonard and James Keeley , FAO, IIED and IFAD, 2009 <a href="http://www.ifad.org/pub/land/land_grab.pdf">http://www.ifad.org/pub/land/land_grab.pdf</a><br />
(5)”Qatar land grab angers bush”, Cameron Houston and Royce Millar, The Age, 19-06-2011<br />
June 19, 2011<a href="http://www.theage.com.au/victoria/qatar-land-grab-angers-bush-20110618-1g99l.html">http://www.theage.com.au/victoria/qatar-land-grab-angers-bush-20110618-1g99l.html</a></p>
<p>(6) Service d&#8217;exportation agroalimentaire, Profile du secteur de l&#8217;agroalimentaire1 &#8211; Riyad, Arabie saoudite, Agriculture et agro-alimentaire Canada, Mai 2010 h<a href="//www.ats.agr.gc.ca/afr/4631-fra.htm">ttp://www.ats.agr.gc.ca/afr/4631-fra.htm</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Brown revolution&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 08:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique - Environnement.]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, La « brown revolution », ou « révolution marron », couleur peau de vache, est une expérience assez insolite, menée au Zimbabwe. Elle vise à restaurer des sols et des écosystèmes dégradés en intégrant des troupeaux dans des paysages enclos. Le concept, qui bouscule l’idée que le bétail est l’ennemi de l’environnement, est porté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
La « brown revolution », ou « révolution marron », couleur peau de vache, est une expérience assez insolite, menée au <a title="Map / Wikipedia" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/50/Zimbabwe_%28orthographic_projection%29.svg">Zimbabwe</a>. Elle vise à restaurer des sols et des écosystèmes dégradés en intégrant des troupeaux dans des paysages enclos. Le concept, qui bouscule l’idée que le bétail est l’ennemi de l’environnement, est porté par Allan Savory, biologiste zimbabwéen. En 2009, il fonde le <a title="Site" href="http://www.savoryinstitute.com/">Savory Institute</a>, un organisme à but lucratif chargé de relayer la « brown revolution », une pratique environnementale née d’une vision holistique. Ce courant,  né dans les années 20, considère la nature come un « tout », où chaque élément influence les autres. Acquis à cette conception, Allan Savory considère que le changement climatique, la perte de la biodiversité, et la désertification des terres ne sont pas trois problèmes distincts, mais connectés. La dégradation de la biodiversité résulte de la désertification et du changement climatique, exacerbé par l’usage d’énergies fossiles. Dans ce contexte, s’il y a respect de la biodiversité, la désertification n’a pas lieu. Mais revenons à nos troupeaux, dont les sabots sont les outils de cette biodiversité. Dans un article publié par la Green Universtity, Allan Savory évoque d’immenses hordes de bisons, un défilé qui dure des heures, labourant les pâturages de leurs sabots, bien groupés pour échapper aux prédateurs. Ils piétinent l’herbe, tassent la végétation morte sur le sol, tandis que les graines utiles pénètrent  la terre pour germer. Ces plantes sont recouvertes d’un tapis de végétaux secs, qui favorise la pénétration de l’eau, et la retiennent. Cette humidité, qui tempère la surface du sol, stimule le renouvellement des prairies après le départ des bisons. Cette conception de la lutte contre la désertification se pratique dans des espaces clos et mouvants. Les bisons piétinent groupés, avant de partir fouler d’autres prairies. <a title="Site" href="http://achmonline.squarespace.com/">L’African Center For Holistic Management </a>(ACHM), partenaire  de terrain du Savoy Institute, a expérimenté ce pâturage, très encadré, au Zimbabwe. (1) (2)</p>
<p><strong>Au bon endroit, pour les bonnes raisons, au bon moment.  </strong></p>
<p>L’expérience est développée dans la région de Dimbangombe, à proximité des <a title="Vue / Wikipedia." href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1d/Victoria_Falls_from_the_helicopter.jpg">Chutes Victoria</a> sur le fleuve Zambèze, frontière entre le Zimbabwe et la Zambie. Le Zimbabwe, situé en climat tropical, avec une saison des pluies d’octobre à mars, et une saison sèche équivalente,  est une terre de hauts plateaux, autrefois couvert de forêts. La pauvreté,  la croissance de la population, et des besoins en bois, pour brûler et pour construire, ont nourri la déforestation. Des sécheresses à répétition ont contribué à l’appauvrissement des sols. La situation est telle que l’UNEP (2008), le Programme des Nations Unies pour l’environnement, place l’érosion des terres agricoles et la déforestation au cœur de la problématique environnementale du Zimbabwe. (3) Près des Chutes Victoria, le projet, inscrit sur une exploitation de 2900 hectares, a redonné vie à l’écosystème du <a title="Projet / English" href="http://achmonline.squarespace.com/success-stories/2010/3/12/river-restoration.html">fleuve Dimbangombe</a>. Les troupeaux, bétail et chèvres, ont d’abord été gonflés de 400%. Chaque jour, les bêtes ont été incitées à consommer des pâturages, en fonction du calendrier de renouvellement de cet écosystème. Pas de stress sur les troupeaux pour les maintenir sains et productifs. Il a fallu ensuite construire des infrastructures, légères et pratiques, pour accompagner la migration des animaux. Tout en les protégeant des lions, des léopards, des chiens sauvages, ou des hyènes, qui viennent rôder pendant la nuit. Chaque semaine, la ferme ambulante a été déplacée sur des sites différents, afin de multiplier les espaces de fertilisation, enrichis grâce aux sabots des animaux, et par leurs déjections. Malgré des sécheresses de 2004 à 2007, là où le sol était nu, l’herbe pousse à nouveau. La rivière s’est remise à couler dans un environnement reconstitué. ACHM Zimbabwe résume les lois d’un pâturage bénéfique « Un troupeau, au bon endroit, pour les bonnes raisons, au bon moment. »  (4)</p>
<p><strong>Sans bétail, le désert. </strong></p>
<p>Canada, Mexique, Etats-Unis, Amérique du Sud, Australie, ou Nouvelle Zélande, la pratique holistique concerne aujourd’hui un peu plus de 16 millions d’hectares dans le monde. Le Savory Institute forme des « missionnaires», éducateurs et consultants, qui travaillent en Namibie, au Kenya, aux Etats-Unis, au Mexique et en Australie. Le Savory Institute cherche à conquérir de nouveaux territoires pour y développer sa pratique de restauration des écosystèmes, et conquérir l’approbation du monde scientifique. Reste une vision holistique qui bouscule quelques idées reçues. « Au cours du dernier million d’années, nous n’avons développé que trois outils majeurs pour gérer notre environnement en général. Ces outils sont la technologie, le feu, et le repos biologique ». résume Allan Savory dans une publication de  l’UNEP,(5). Or, la technologie, qui ne peut remplacer le cycle végétatif des prairies, n’est pas la bonne option. Le feu, utilisé depuis toujours pour la santé des pâturages, les oxyde, les expose, et libère de grandes quantités de gaz à effet de serre. Quant au repos des terres dans des espaces soumis aux pluies saisonnières, il favorise l’oxydation, la mort des végétaux, la nudité des sols, la désertification, et le changement climatique. La vision holistique veut que ces terres là soient dérangées par des troupeaux pour se reconstituer. Sans l’intervention du bétail, elles tournent rapidement au désert.</p>
<p>M.J</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/01/18/brown-revolution/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>(1) “Holistic Management, A New Framework for Decision Making&nbsp;&raquo;<br />
by Allan Savory with Jody Butterfield” <a href="http://www.greenuniversity.net/Ideas_to_Change_the_World/AllanSavory.htm">http://www.greenuniversity.net/Ideas_to_Change_the_World/AllanSavory.htm</a></p>
<p>(2) Africa Center for Holistic Mangement, Wikipedia <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Africa_Center_for_Holistic_Management">http://en.wikipedia.org/wiki/Africa_Center_for_Holistic_Management</a></p>
<p>(3) &laquo;&nbsp;Africa: Atlas of Our Changing Environment&nbsp;&raquo;  , The United Nations Environment Programme (UNEP), 2008.<a href="http://na.unep.net/atlas/africa/downloads/chapters/Africa_Atlas_French_Intro.pdf"> http://na.unep.net/atlas/africa/downloads/chapters/Africa_Atlas_French_Intro.pdf</a></p>
<p>(4) Grazing Planning &#8211; Africa Center for Holistic Management (ACHM), Zimbabwe. Moving cattle &laquo;&nbsp;in one herd, to the right place, for the right reasons, at the right time&nbsp;&raquo;. From a Video by Seth J. Itzkan</p>
<p>(5) « We need a brown revolution”, Allan Savory, Healthy soil, healthy earth,, UNCDD News, Issue 3.3 / May-June 2011  <a href="http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf">http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf</a></p>
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		<title>Le ciel et le São Francisco, sources du Nordeste.</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 13:09:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brésil]]></category>
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		<category><![CDATA[Nordeste]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, L’histoire se passe dans le Nordeste, un immense territoire d’un million et demi de km², peuplé de 54 millions d’habitants, situé dans la partie orientale du Brésil. Les belles plages qui ourlent l’Océan Atlantique y contrastent avec une misère rurale estimée à 67%. Le Nordeste passe pour être l’un des espaces les moins avancés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>L’histoire se passe dans le Nordeste, un immense territoire d’un million et demi de km², peuplé de 54 millions d’habitants, situé dans la <a title="Carte /  Wikipedia. " href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Brazil_Region_Nordeste.svg">partie orientale</a> du Brésil. Les belles plages qui ourlent l’Océan Atlantique y contrastent avec une misère rurale estimée à 67%. Le Nordeste passe pour être l’un des espaces les moins avancés du continent Sud-américain. (1) Cette pauvreté, nourrie par une répartition très inégale des terres et une population importante, s’explique aussi par un régime des pluies capricieux. Manque de précipitations, mauvaise distribution, ou les deux, le Nordeste est habitué aux sécheresses qui diminuent les cultures de subsistance,  haricot ou maïs. (2) 1912, 1915, 1919, 1932, 1958, 1983, marquent un calendrier qui s’étire jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui. (3) Un récent article d’IPS évoque la sécheresse de 1993, consécutive à deux années sans pluie. Le déclin des cultures et des troupeaux s&#8217;était articulé à une pauvreté plus ancienne, pour nourrir le mécontentement. Des flots de paysans, affamés et en colère, s’étaient mis en route vers les villes du Nordeste. (4) A <a title="Maplandia / Ouricuri" href="http://www.maplandia.com/brazil/pernambuco/ouricuri/">Ouricuri</a>, cité du Sertão Pernambucano, dans l’Etat du Permambuco, ils étaient 1500 à réclamer de la nourriture. Des négociations, un toit, et quelques repas avaient permis d’éviter des affrontements avec la police locale. (4) Dans le Nordeste, les sécheresses sont aussi prétexte à explosions sociales. Si l’eau n’est qu’un aspect d&#8217;un contexte socio &#8211; économique plus complexe, sa distribution conditionne cependant le recul de la faim. Et  ralentit aussi l’émigration vers les grandes villes du Sud-Est brésilien.</p>
<p><strong>« One Million Rural Water Tanks Programme »  </strong></p>
<p>Dix ans après la sécheresse de 1993,  l’<a title="ASA // Site" href="http://www.asabrasil.org.br/Portal/Informacoes.asp?COD_MENU=97">Articulação no Semi-Árido Brasileiro </a>(ASA), un réseau de plus de 700 ONG, réagit. Il s’agit de trouver des solutions pour composer avec les conditions semi-arides du Nordeste. L’ASA se met au travail et lance le « One Million Rural Water Tanks Programme »  (P1MC), un plan d&#8217;un million de réservoirs destiné à collecter les eaux de pluies. Aujourd’hui, plus de 350.000 familles récoltent l’eau qui ruisselle de leur toit dans des cuves en ciment de 16 000 litres, presque l’eau courante à domicile. L’ASA en  profite pour développer une petite agriculture maraîchère. Ce programme adoucit les conditions de vie des petits fermiers et des ouvriers agricoles, moins vulnérables aux sécheresses. Et bien que les pluies aient terriblement manqué l’année passée, créant des conditions aussi difficiles qu’en 1993, il n’y a pas eu de famine. Le programme d’assistance sociale, développé par l’administration du Président Lula, repris par celle de Dilma Roussef, comme la <a title="Bolsa Familia / Banque mondiale. " href="http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:20758917~pagePK:64257043~piPK:437376~theSitePK:1074931,00.html">« Bolsa familia »  </a>a également contribué à faciliter la vie des paysans du Nordeste. A Ouricuri, l’ONG<a title="Caatinga / site" href="http://elbagalindo.com/coordenador-da-ong-caatinga-em-ouricuri-representa-o-brasil-na-alemanha/"> Caatinga </a>est l’un des moteurs du développement rural. Selon le directeur de cette ONG, plus d’un demi million de tanks ont déjà été construits, avec la contribution du gouvernement brésilien, des Autorités locales, et de quelques autres partenaires. On reproche à Lula, pourtant enfant du Nordeste, lui même pauvre et émigré, de ne pas avoir mieux soutenu l’idée de faire de l’eau avec de la pluie. Mais Lula s’est aussi intéressé à une autre idée. (4)</p>
<p><strong>Canaux, pompage, aqueducs, tunnels, et réservoirs. </strong></p>
<p>Dans ce Nordeste, qui occupe 12% du territoire brésilien et où coule seulement 3% des eaux de surface, le bassin du <a title="Sao Francisco / Wikipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rio_S%C3%A3o_Francisco"> São Francisco</a> rafraîchit le paysage. Ce fleuve de plus de 3000 km de long, alimenté par plus de 160 affluents en partie soumis aux irrégularités des pluies, est convoité pour développer la région. Le transfert d’une partie des eaux du Rio São Francisco, projet ancien mais jamais réalisé, est l’une des priorités de Lula, fraîchement élu à la Présidence (2002-2010). Ce projet, servi par un réseau de canaux artificiels, de stations de pompage, d’aqueducs, de tunnels et de réservoirs, doit alimenter en eau le Pernambouc, le Ceará, le Paraíba, et le Rio Grande do Norte, quatre Etats du Nordeste. Environ 12 millions de personnes doivent bénéficier d’une eau potable, disponible toute l’année. Deux canaux de plus de 700 kilomètres de long, l’axe Nord et l’axe Est, sont au cœur de l’ouvrage. Ils devront alimenter une trentaine de réservoirs qui apporteront de l’eau dans les rivières, en toute saison. Au cours de son second mandat, Lula tente d’accélérer un projet, sans doute largement accepté, plusieurs fois retardé, mais aussi dénoncé. On lui reproche une distribution différenciée des eaux, qui profiterait aux grandes exploitations tournées vers l’exportation, fruits et crevettes, au détriment des petits paysans. Sur le plan environnemental, ces aménagements pomperaient les eaux d’un fleuve déjà  diminué par les barrages hydro-électriques et les prélèvements clandestins. Depuis un demi-siècle, le Rio São Francisco aurait déjà perdu plus du tiers de son débit. Le pompage des eaux, conséquence d’une dénivelé qui place le captage des eaux  quelques centaines de mètres en dessous des canaux  de distribution, est l’une des difficultés du projet. Les pompages, liés à l’abondance des eaux, sont annoncés temporaires. (4) Et pour balayer les critiques, le gouvernement brésilien prétend qu&#8217;en détournant seulement 1,4 % du débit  du São Francisco, on offrira au Nordeste une meilleure gestion de ses eaux,  et un accès au développement. (3)</p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/09/26/le-ciel-et-le-sao-francisco-sources-du-nordeste/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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<p><strong>Fier d’être un « Nordestino »</strong></p>
<p>A Ouricuri,  l’eau de pluie coule  dans les réservoirs. La faim aurait reculé. Après les nombreux départs consécutifs aux sécheresses des années 90, la ville aurait regagné des habitants. Le gouvernement brésilien, par le biais du Ministère du Développement social, a financé les trois quarts des réservoirs conçus par l’ASA, destinés à cette région semi-aride. Il aurait fallu beaucoup plus d’argent pour atteindre le million en 2008. Dommage. Mais l’un des coordinateurs du réseau ASA, en charge de la collecte d’eaux de pluie pour arroser les jardins, déplace un peu la question de l’eau: « Vivre dans un environnement semi-aride suppose plus que de disposer d’eau, cela implique aussi de valoriser la terre, se sentir fier d’être un « Nordestino », se sentir capable de vivre sur  sa terre et de ne pas se sentir inférieur. » (3)</p>
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<p>M.J</p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/09/26/le-ciel-et-le-sao-francisco-sources-du-nordeste/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) Rural Poverty in Brazil, IFAD (International Fund or Agricultural Development), <a href="http://www.ruralpovertyportal.org/web/guest/country/home/tags/brazil">http://www.ruralpovertyportal.org/web/guest/country/home/tags/brazil</a></p>
<p>(2) Les sécheresses de la region Nordeste du Brésil et leurs consequences, JC.Lebrun, M. Molinier, E.Cadier, G.Fotius, O.Galindo, F.Souza Ramos, H.Ramos de Souza., Synthèse, Sécheresse 1995, Documentation IRD<a href="http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_6/b_fdi_35-36/41792.pdf"> h</a><a href="//horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_6/b_fdi_35-36/41792.pdf">ttp://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_6/b_fdi_35-36/41792.pdf</a></p>
<p>(3)Les séchereresses du Nordeste brésilien, M.Molinier, E. Cadier, A.Gusmao, ORSTOM, SUDENE,<a href="http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_7/divers3/30589.pdf"> http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_7/divers3/30589.pdf</a></p>
<p>(4) ”Beating Drought in Semiarid Northeast” , Mario Osava, IPS, OURICURÍ, Brazil, 14-09-2011<a href="http://ipsnews.net/news.asp?idnews=105106">http://ipsnews.net/news.asp?idnews=105106</a></p>
<p>(5)<em> </em><strong>« Le Brésil, ferme du monde », </strong>Agriculture irriguée dans la moyenne vallée du São Francisco : l’Agriculture familiale cherche sa voie / Le bassin du São Francisco, épine dorsale de l&#8217;est brésilien / Le transfert des eaux du São Francisco, un projet régional ambitieux (en annexe : la politique brésilienne de l&#8217;eau et son évolution), <strong>Geoconfluences, </strong>édition  et synthèse deSylviane Tabarly,17 -02-2010<strong><a href="http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/etpays/Bresil/BresilDoc9.htm"> http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/etpays/Bresil/BresilDoc9.htm</a></strong></p>
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		<title>Turquie: Hasankeyf, une cité ancienne promise aux eaux.</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 12:41:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Barrages]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire.]]></category>
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		<category><![CDATA[Hasankeyf]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine.]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, Hasankeyf, petite cité assise depuis plus de 12000 ans sur les rives du Tigre, dans le Sud-Est de la Turquie, influencée par une vingtaine de cultures qui y ont laissé une empreinte architecturale précieuse, est aujourd’hui menacée par les eaux. Les Autorités locales, les archéologues, les architectes, les environnementalistes, ou l’association « Initiative to Keep [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Bonjour,</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a title="Google Map / Geo Commons" href="http://maps.google.fr/?ll=37.715222222222,41.412527777778&amp;spn=0.01,0.01&amp;t=k&amp;q=http://toolserver.org/~para/GeoCommons/GeoCommons-simple.kml&amp;hl=fr">Hasankeyf, </a>petite cité assise depuis plus de 12000 ans sur les rives du Tigre</strong>, dans le Sud-Est de la Turquie, influencée par une vingtaine de cultures qui y ont laissé une empreinte architecturale précieuse, est aujourd’hui menacée par les eaux. Les Autorités locales, les archéologues, les architectes, les environnementalistes, ou l’association <a title="Site." href="http://www.hasankeyfgirisimi.com/en/index.htm">« Initiative to Keep Hasankeyf Alive »</a>, pourtant très active, ne pourront sans doute pas grand-chose pour empêcher la mise en eau du barrage <a title="Site barrage. " href="http://www.rivernet.org/turquie/ilisu.htm">d’Ilisu</a>, projeté au début des années 2000. Cet ouvrage colossal, qui promet d’être la seconde plus grande retenue d’eau de Turquie, et la quatrième centrale hydro-électrique du pays, va engloutir cet héritage. Le projet, qui devrait déplacer entre 50.000 et 60.000 personnes, majoritairement Kurdes, noiera aussi une partie de la mémoire historique du Kurdistan turc. (1) (2)</p>
<p><strong> Depuis une quarantaine d’années, la Turquie construit des barrages</strong>. En 1976, le GAP  (Guneydogu Anadolu Projesi), ou Projet d’Anatolie du Sud-Est, annonce la construction de 22 barrages et de 19 centrales hydro-électriques sur le système fluvial du <a title="Wiipedia / Cartographie des barrages. " href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2f/Bassin_Tigre_Euphrate.jpg">Tigre et de l’Euphrate</a>. Le GAP sert une course à l’électricité, 30 milliards de kilowattheures prévus à l’issue du projet, et un développement agricole, 1,7 milliards de terres irriguées pour tendre vers l’autosuffisance alimentaire. Il s’agit aussi d’intégrer une Turquie orientale, moins avancée que le reste du territoire. Le barrage d’Ilisu, prétexte officiel à un développement régional, des emplois et une agriculture stimulée, permettra encore d’approvisionner en électricité les centres industriels de l’Ouest du pays. Le GAP  a déjà englouti quelques centaines de villages, déplacé environ 200.000 personnes. Il a encore confisqué Zeugma, autre bijou antique de l’Euphrate, situé au sud du pays. Même si mosaïques, peintures, et objets précieux, sauvés de ce déluge artificiel, ont été déposés au musée archéologique de <a title="Musée" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_arch%C3%A9ologique_de_Gaziantep">Gazianteip</a>. (3) (4)</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong>Point de rencontre des influences du Proche-Orient et de l’Anatolie, voie de passage pour Alexandre Le Grand</strong>, la Civilisation grecque, le commerce de la soie, et route pour les épices, Hasankeyf est un carrefour historique. Son nom signifie « rocher fortifié », en araméen et en arabe. Le site est troué d’habitations troglodytes, refuge vraisemblable des premiers habitants. Au III° siècle, il délimite les marges Est de l’Empire romain, voisines de la Perse. Les Romains y construisent une forteresse, ils y font passer leurs récoltes et leurs troupeaux. Au V° siècle, la cité passe sous influence byzantine. Puis, vers le milieu du VII° siècle, conquise par les arabes, elle s’ouvre à l’Islam. Avant d’être administrée par les Turcs, les Kurdes, puis les Mongols qui s’installent dans la région dans la seconde moitié du XIII° siècle. Etape importante de la route de la soie au début du Moyen Âge, et sans doute traversée par Marco-Polo, Hasankeyf est intégrée à l’Empire Ottoman au début du XVI° siècle. Elle est aujourd’hui une petite ville turque d’environ 5000 habitants, qui vit au rythme d’un tourisme de proximité. Quelques ruines de l’ancien pont traversé par la route de la soie, quelques mosquées, une citadelle, et deux mausolées rappellent ce mélange d’influences. Dommage, le site a raté de peu son classement au Patrimoine mondial de l’UNESCO. (1) (5)</p>
<p><strong>L’importance archéologique de Hasankeyf, loin d’être révélée par des fouilles trop lentes,</strong> sera engloutie par un barrage, très controversé par le voisinage, l’Europe, ou les défenseurs de l’environnement. Le contrôle du débit du Tigre par la Turquie, qui arrose aussi les vallées agricoles de la Syrie et de l’Irak, attise les <a title="Vertigo/ Géopolitique." href="http://vertigo.revues.org/3869">tensions</a> entre les trois pays. En 2010, le Danemark, la Suisse, l’Autriche, et l’Allemagne, et plusieurs banques occidentales, ont bloqué leurs promesses de financement et de crédits. Des raisons géopolitiques, et environnementales, contribuent à expliquer ce retournement. Des hydrologues pointent que la retenue d’Ilisu, ouvrage à grande échelle, affectera la qualité de l’eau, et celle des écosystèmes environnants. Les Européens voulaient aussi sauver ce patrimoine culturel. Mais la Turquie, fidèle à sa vision du développement, construira cet autre grand barrage. Les habitants de Hasankeyf sont d&#8217;ailleurs invités à évacuer la ville dans les mois qui viennent. (2) (6)</p>
<p>M.J</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/06/17/turquie-hasankeyf-une-cite-ancienne-promise-aux-eaux/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>(1) « Endangered Site: The City of Hasankeyf,  Turkey”, Diane M. Bolz, <em>Smithsonian</em> magazine, March 2009,  <a href="http://www.smithsonianmag.com/travel/Endangered-Cultural-Treasures-The-City-of-Hasankeyf-Turkey.html">http://www.smithsonianmag.com/travel/Endangered-Cultural-Treasures-The-City-of-Hasankeyf-Turkey.html</a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>(2)« Dam Project in Turkey Breeds Controversy », IPS, 06-13-2011,  <a href="http://www.smithsonianmag.com/travel/Endangered-Cultural-Treasures-The-City-of-Hasankeyf-Turkey.html">http://peakwater.org/?p=5942</a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>(3 ) «  Wikipedia: Projet d’Anatolie du Sud Est / <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_d%27Anatolie_du_Sud-Est#.C3.89nergie">http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_d%27Anatolie_du_Sud-Est#.C3.89nergie</a></p>
<p>(4) »Barrages Turcs », Jean Christophe Victor, Virginie Raisson, Franck Tétart, Le Dessous des Cartes, Atlas Géopolitique, Le dessous des Cartes, Tallandier /Arte Editions, 2006, p 226-229.</p>
<p>(5) « Aspects culturels du projet relatif au barrage d’Ilisu, Turquie &#8211; Rapport d’information1 », Commission de la culture, de la science et de l’éducation &#8211; Rapporteur général pour le patrimoine culturel : Mme Vlasta Stepová, République tchèque, du Groupe socialiste. Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Doc. 930118 décembre 2001 <a href="http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc01/FDOC9301.htm">http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc01/FDOC9301.htm</a></p>
<p>(6)«Un barrage peut en cacher un autre -Troisième épisode : La région de Batman et le barrage d’Illisu »par <a href="http://faidosonore.net/spip.php?auteur1">Faidos</a> ⋅ 10-01- 2010 ⋅ Contexte géopolitique de la construction des barrages turcs du GAP, Bouleversement du tissu social de vallées kurdes / reportage MP3<a href="http://faidosonore.net/spip.php?article25"> http://faidosonore.net/spip.php?article25</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Hippo Water Roller&#160;&#187;: une petite idée qui roule facile.</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Dec 2010 15:43:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Hippo Water Roller]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, Dans certaines campagnes d’Afrique du Sud, il arrive de croiser un drôle d’animal muni d’un long cou et équipé d’un réservoir, poursuivi par une femme qui l’oblige à parcourir des pistes accidentées, ou à franchir des obstacles difficiles. Cet animal de brousse,  étrange et domestiqué,  s’appelle un Hippo Water Roller, présentation en images.  Sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Dans certaines campagnes d’Afrique du Sud, il arrive de croiser un drôle d’animal muni d’un long cou et équipé d’un réservoir, poursuivi par une femme qui l’oblige à parcourir des pistes accidentées, ou à franchir des obstacles difficiles. Cet animal de brousse,  étrange et domestiqué,  s’appelle un <strong>Hippo Water Roller,</strong> présentation en <a title="Hipporoller / Images. " href="http://www.hipporoller.org/index.php?Itemid=26">images</a>. <strong> </strong> Sa mission, transporter de l’eau, jusqu’à 90 litres en une seule fois, pour une charge voisine de 10 kg. Soit l’équivalent de cinq seaux de 20 kg chacun, un fardeau porté sur la tête.  Il allège la sacrément la tâche des femmes habituées à parcourir plusieurs kilomètres pour se ravitailler au point d’eau le plus proche, avec souvent plusieurs aller- retours par jour. Il leur évite aussi une accumulation de seaux d’eau qui se compte en années, et qui finit par peser sur la colonne vertébrale. Malgré de gros efforts après l’Apartheid pour développer une politique de l’eau, de nombreuses régions rurales d’Afrique du Sud restent oubliées. (1) Dans les campagnes pauvres, <strong>environ 7 millions de personnes, </strong>et sans doute plus, ne disposent pas d’une source d’eau  à proximité. Ce qui signifie aussi que quelques millions de femmes et d’enfants marchent beaucoup pour rapporter l’eau nécessaire au ménage.(2) (3) Une corvée fatigante, qui ne permet pas toujours de satisfaire les besoins journaliers. C’est dans ce contexte de pénurie et d’asservissement que Pettie Petzer et Johan Joner, deux ingénieurs sud-africains, imaginent au début des années 90 une autre façon de transporter l’eau. Ils l’appellent alors « Aqua Roller ».  Le corps, fabriqué en polyéthylène, sert à la fois de roue et de réservoir. Il est surmonté d’une poignée de fer qui permet de le tirer, ou de le pousser, selon les difficultés du terrain. Poussé en territoire miné, il peut aussi sauver des vies. Cet « hippopotame » tout-terrain, évocation du <strong>« cheval du fleuve »</strong> en Grec ancien, s’est fait un nom dans le monde du design. En 1992, le «Cullinan Design Award ; en 1997 le « Design For Development Award »; et en 2005 le « Index Design To Improve Life Award ».(1) En 2010, près de 30.000 rollers ont été distribués, en Afrique du Sud surtout, mais aussi e Namibie, ou dans le Nord de la Somalie, via le PAM, le programme alimentaire mondial. Une enquête révèle que chaque roller <strong>facilite la vie de 7 personnes,</strong> plus tous ceux qui bénéficient d’une eau plus légère. Le projet est introduit par IMBUVU, « Hippo » en langue Zoulou, une organisation qui travaille à alléger la pauvreté avec des solutions simples.(4) Il est ensuite porté par INFOTECH, une entreprise spécialisée en technologies de l’information, qui reconnaît l’utilité sociale de l’invention, et collecte des fonds. Le Hyppo Water Roller, trop cher pour un paysan sud-africain, est<strong> financé par des donateurs. </strong>Aux Etats-Unis, la  <a title="Site." href="http://www.hipporoller.org/">Hippo Water International</a>, une ONG, s’en charge. (1) Toujours au Etats-Unis, Emily Pilloton, designer industriel, assure la promotion du roller, via sa <a title="Fast Company / Blog" href="http://www.fastcompany.com/blog/alissa-walker/designerati/project-hs-hippo-roller">Fast Company</a>. Elle en a acheté 75 pour un village d’Afrique du Sud. C’est aussi elle qui remarque les dysfonctionnements d’un marché qui ne demande pourtant qu’à grandir. Une production peu efficace, 75 rollers utilisables pour 120 fabriqués. Un coût de transport trop élevé, des roues volumineuses qui voyagent à vide. (5) Et, sur le terrain, des containers détériorés, rafistolés avec des sacs plastiques. Quelques fausses notes pour une technologie simple, qui porte une <strong>petite révolution sociale. </strong>Question de moyens. <strong> </strong></p>
<p>M.J<strong><br />
</strong></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>What does an idea look like ? </strong></span></p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/12/07/hippo-water-roller-une-petite-idee-qui-roule-facile/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>(1)Hippo Water Roller, Wikipedia.<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hippo_water_roller"> http://en.wikipedia.org/wiki/Hippo_water_roller</a> &#8211; Hippo Water Roller Project, <a href="http://www.hipporoller.org/">http://www.hipporoller.org/</a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>(2)« In rural South Africa, &#8216;hippos&#8217; carry the load -A new invention has made the difficult task of transporting water a little easier. », Nicole Itano, The Christian Science Monitor, 05-04-2002.<a href="http://www.csmonitor.com/2002/0405/p07s01-woaf.html"> </a><a href="http://www.csmonitor.com/2002/0405/p07s01-woaf.html">http://www.csmonitor.com/2002/0405/p07s01-woaf.html</a></p>
<p>(3)Water supply and sanitation in South   Africa, Wikipedia.<a href="http://www.csmonitor.com/2002/0405/p07s01-woaf.html">http://en.wikipedia.org/wiki/Water_supply_and_sanitation_in_South_Africa</a></p>
<p>(4) “Imvubu’s  Hippo Water Roller – Facilitate Water Access in Rural African Communities”, RotoWorld, Magazine For the Rotational Moulding and Plastic Design Industries, Volume VI, Issue 1- 2010<br />
<a href="http://www.moldingraphics.com/pdf/Hippo%20Roller.pdf">http://www.moldingraphics.com/pdf/Hippo%20Roller.pdf</a></p>
<p>(5) Fast Company – Hippo Roller / Blog<a href="http://www.fastcompany.com/blog/alissa-walker/designerati/project-hs-hippo-roller"> </a><a href="http://www.fastcompany.com/blog/alissa-walker/designerati/project-hs-hippo-roller">http://www.fastcompany.com/blog/alissa-walker/designerati/project-hs-hippo-roller</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Histoire de la bouteille d&#8217;eau&#8230;.</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/09/17/histoire-de-la-bouteille-deau/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Sep 2010 12:10:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[environnement.]]></category>
		<category><![CDATA[plastique]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, Bouteille d&#8217;eau ou eau du robinet ? Eclairage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Bouteille d&#8217;eau ou eau du robinet ? Eclairage.</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/09/17/histoire-de-la-bouteille-deau/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Eau et pollutions.</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/09/15/eau-et-pollutions/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 12:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Pollution de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[pollutions invisibles.]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, La pollution, thème de la 20° édition de la Semaine mondiale de l’Eau qui vient de s’achever à Stockholm, s’aggrave au niveau mondial. Chaque jour, environ deux millions de tonnes de déchets, liés aux activités humaines, finissent dans les fleuves, les lacs, ou les mers. Le développement des villes, la progression d’une agriculture rentable, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/09/15/eau-et-pollutions/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>La pollution, thème de la 20° édition de la Semaine mondiale de l’Eau qui vient de s’achever à Stockholm, s’aggrave au niveau mondial. Chaque jour, environ deux millions de tonnes de déchets, liés aux activités humaines, finissent dans les fleuves, les lacs, ou les mers. Le développement des villes, la progression d’une agriculture rentable, ou les résidus d’une industrie dopée au profit, expliquent largement ce gâchis. Le <a href="http://www.siwi.org/">SIWI</a> (Stockholm International Water Institute) , à l’origine de cette conférence annuelle, estime que les pays développés déversent 70% de leurs déchets industriels dans l’eau, sans prendre la peine de les traiter. Avec des conséquences pour l’eau potable, second volet du problème. La progression de la pollution entraîne une dégradation généralisée de la qualité de l’eau dans le monde. Quand près d’un milliard de personnes vit déjà sans eau potable dans le monde en développement..</p>
<p><strong>Des pollutions qui finissent dans l&#8217;eau&#8230; </strong></p>
<p>Un milieu aquatique est pollué quand  des quantités importantes de substances toxiques, naturelles ou produites, modifient durablement son équilibre. Cette altération, qui a des conséquences néfastes pour l’écosystème, détériore la qualité de l’eau. Qui devient aussi impropre à la consommation. La pollution des eaux, essentiellement organique, matières fécales, boue, résidus de bois, est une pratique ancienne. Elle se développe au tournant du XX° siècle. Puis s’accélère. La démographie, l’urbanisation, l’industrialisation, et l’agriculture accentuent le phénomène, et fabriquent de nouveaux types de <a title="Cité des sciences / Pollutions de l'eau" href="http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/eau_pour_tous/type_pollution.php?rub=maitrise_eau&amp;ss_rub=10">pollutions</a>.  Physique, modification du milieu récepteur, comme la salinité. Chimique, fertilisants, pesticides, métaux, détergents. Biologique, bactéries, virus, champignons. Ces polluants, qui circulent dans l’atmosphère, s’évacuent avec les eaux usées, ou imprègnent les sols, finissent trop souvent leur course dans les rivières, les lacs, ou les mers intérieures. Au début de la décennie, la moitié des fleuves et des lacs, en Europe et en Amérique du Nord, sont considérés comme gravement pollués. Le phénomène s’est déplacé. Exemple en Chine, avec la lente agonie du <a title="Lac Taihu / RFI" href="http://www.rfi.fr/sciencefr/articles/110/article_78563.asp">Lac Taihu</a>, 3° grande source d’eau potable du pays, asphyxié par les algues, nourries aux effluents agricoles et industriels. La pollution, qui accompagne souvent le cours des fleuves, de la source à l’embouchure, gagne les mers et les océans. Plus vastes, plus agités, et plus ouverts que les mers, les océans résistent mieux à cette pollution,  qui pour l’instant reste en surface. Les nappes phréatiques, plus difficiles à atteindre, ne sont pas pour autant imperméables aux effluents. Exemple, la <a title="Université de Strasbourg" href="http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?cPath=17_48&amp;article_id=7965">nappe phréatique du Rhin</a>, qui ne se renouvelle que tous les 50 ans. (1) Le réchauffement climatique risque de peser un peu plus sur la quantité, et la qualité, de l’eau disponible.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pollution invisibles. </strong></p>
<p>Au programme de Stockholm, les nouvelles formes de pollutions, nano-particules, résidus chimiques et pharmaceutiques, qui s’infiltrent dans l’eau. Ces « polluants invisibles », peuvent être produits par un environnement familier, appareils électro -ménagers, cosmétiques, vêtements, ou nourriture. Ces nouveaux intrus chimiques qui dénaturent l’eau s’appellent, pesticides, <a title="Wikipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9ro%C3%AFde">stéroïdes</a> , ou  hormones. Celles contenues dans les pilules contraceptives. Des chercheurs ont montré que certains résidus chimiques avaient des effets <a title="Radio Canada" href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2008/09/16/002-fleuve-hormones.shtml">« féminisants »</a> sur les poissons mâles, qui peuplent les rivières et les lacs. Une métamorphose du milieu qui menacerait la reproduction, et la sécurité alimentaire. Chez l’homme, l’absorption de ces particules causerait de graves dysfonctionnements organiques. Quels impacts réels sur la santé, comment éviter que ces substances chimiques s’invitent dans le cycle de l’eau, ou comment adapter le système de traitement des eaux, la question de ces <a title="Emerging pollutants / English" href="http://eureau.org/node/164">nouveaux polluants</a> reste à fouiller. Mais selon Anders Berntell, directeur du SIWI : « la meilleure façon de stopper la diffusion de micro -polluants, c’est, d’abord, de leur interdire l’accès au système d’égouts. »(2)</p>
<p>M.J</p>
<p>(1) CNRS- Dossier scientiique, l’eau. Accès au site : <a title="Dossier CNRS" href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/degradation/01_qu_est_ce.htm">http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/degradation/01_qu_est_ce.htm</a></p>
<p>(2) « Invisible pollutants’ in focus at world water week”, Eyractiv,, 13-09-2010</p>
<p><a title="Euractiv." href="http://www.euractiv.com/en/sustainability/invisible-pollutants-focus-world-water-week-news-497672">http://www.euractiv.com/en/sustainability/invisible-pollutants-focus-world-water-week-news-497672</a></p>
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		<title>L&#8217;eau: des chiffres qui en disent moins long que prévu.</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Sep 2010 09:52:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Stockholm organise la 20° édition de la Semaine mondiale de l’eau jusqu’au 11 septembre. La pollution est au programme de cette conférence annuelle qui examine la situation de l’eau dans le monde. La Stockholm International Water Institute (SIWI), à l’origine de l’évènement, publie sur son site une série de statistiques qui esquisse une cartographie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Stockholm organise la 20° édition de la <a title="World Water Week" href="http://www.worldwaterweek.org/">Semaine mondiale de l’eau</a> jusqu’au 11 septembre. La pollution est au programme de cette conférence annuelle qui examine la situation de l’eau dans le monde. La Stockholm International Water Institute (SIWI), à l’origine de l’évènement, publie sur son site une série de<a title="SIWI / Stats" href="http://www.siwi.org/sa/node.asp?node=159"> statistiques </a> qui esquisse une cartographie mondiale du partage de la ressource, et des pressions qui pèsent sur elle. Une esquisse qui donne la mesure des efforts à accomplir pour tendre vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD &#8211; 2000),  et ceux  du Sommet mondial sur le développement durable (2002). Il s’agissait, à l’horizon 2015, de réduire de moitié la population n’ayant pas accès à l’eau potable et à un réseau sanitaire.</p>
<p><strong>Ressource et pénurie. </strong>Sur notre planète, l’eau est surtout salée.  97% de la ressource circule dans les mers et les océans. L’eau fraîche, 3%, est principalement stockée dans les glaces des pôles (70%), ou retenue dans les sols et les nappes aquifères. Ce qui reste, moins de 1%, permet de subvenir à nos <a title="World Ressources Institute (WRI)" href="http://www.neomansland.info/wp-content/uploads/idata.over-blog.com/0/53/11/31/2007-s3/a-quoi-sert-l--eau.jpg">besoins,</a> domestiques, agricoles, et industriels. Environ 20% de l’eau totale consommée provient de nappes phréatiques, renouvelables ou non. Et plus les régions sont sèches, plus les nappes souterraines sont sollicitées. Un palmarès des plus gros consommateurs, en volume,  place l’Inde, la Chine, les Etats-Unis en tête, suivis par le Pakistan, le Japon, la Thaïlande, l’Indonésie, le Bengladesh, le Mexique, et la fédération russe. La « pénurie d’eau » recouvre deux réalités. Une eau en abondance, mais employée inefficacement ou gaspillée. Et une eau rare, déficit de pluies ou population importante et ressource limitée. La crise de l’eau, qui n’est pas forcément liée à la <a title="Disponibilité mondiale en eau douce /2000 /UNEP" href="http://acces.inrp.fr/eduterre-usages/ressources/scenarioeau/images-scenario/dispomondiale.jpg">géographie de la ressource</a>, dépend beaucoup de la géopolitique – des rivalités pour l’accès à l&#8217;eau-, de la pauvreté, et des inégalités associées.</p>
<p><strong>Eau potable. </strong>Chaque jour, nous avons besoin de 20 à 50 litres d’eau, non polluée, pour satisfaire nos besoins immédiats. Correction immédiate, un enfant né dans un pays développé consomme 30 à 50 fois plus d’eau qu’un autre enfant qui grandit dans un espace pauvre. 87% de la population mondiale, près de 6 milliards de personnes, consomme de l’eau potable en provenance d’une source. Dont 54% dispose d’une arrivée d’eau dans leur logement. Et 33% qui utilise les fontaines publiques, les puits, ou les collectes d’eau de pluie. Restent 884 millions de personnes, dont la moitié vit sur le continent asiatique, qui consomment de l’eau non contrôlée, puisée dans les étangs, les rivières, les canaux d’irrigation, ou les puits non protégés. L’accès à l’eau potable, véritable défi pour une population urbaine appelée à exploser vers le milieu du siècle, enregistre quelques progrès. En Afrique. La Tanzanie, qui couvrait 38% de ses besoins en 1990, parvient à 73% en 2002. Pour la même période, la Namibie est passée de 58% à 80%. Et à la question, « qui va chercher l’eau potable à une source éloignée du domicile » ? Les femmes, deux fois plus nombreuses que les hommes.</p>
<p><strong>Eau et santé. </strong>Environ 2,5 milliards de personnes vivent sans structure sanitaire. Avec des ruraux plus mal lotis que les urbains. Et une fracture Nord-Sud évidente. Moitié moins d’équipements sanitaires dans les pays en développement que dans les pays industrialisés. Près de deux millions de personnes, essentiellement des enfants de moins de 5 ans, meurent de maladies diarrhéiques chaque année. Sur le papier, un accès à l’eau potable, des structures sanitaires, et une éducation à la propreté, pourraient faire <a title="OMS / Eau, hygiène, et santé." href="http://www.who.int/water_sanitation_health/publications/facts2004/fr/index.html">chuter </a>le nombre de ces morts prématurées. Une réduction de la morbidité estimée entre 20 et 45%. En réalité, les progrès sont lents. D’ici à 2015, la population d’exclus des équipements sanitaires pourrait glisser vers les 2,4 milliards de personnes.</p>
<p><strong>Eau et pauvreté. </strong>Environ deux personnes sur trois sans accès à l’eau potable survivent avec moins de 2 dollars par jour. Moins d’un dollar pour la troisième. Plus de 600 millions de personnes privées d’évacuations sanitaires disposent de moins de 2 dollars par jour. Plus de 385 millions n’arrivent pas au dollar journalier. Difficile pour ces ménages d’investir dans l’aménagement domestique, dans l’hypothèse où les réseaux sont en place. Au niveau des Etats, les chiffres montrent que l’investissement dans la distribution d’eau potable et la multiplication de réseaux sanitaires éviteraient de plus grosses dépenses liées à la pollution de l’eau, aux maladies, et aux morts prématurées. Cette mortalité coûterait au continent africain l’équivalent de 5% de son PIB. Au chapitre <a title="Transparence International / France" href="http://www.transparence-france.org/ewb_pages/div/Rapport-mondial-corruption-2008.php">« eau et corruption »</a>, le prix d’un raccordement domestique au réseau d’eau serait majoré d’environ 30%.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Eau et agriculture. </strong>Grande consommatrice d’eau,  l’agriculture avale 70% des réserves disponibles. Dont une bonne partie est absorbée par l’irrigation, environ 20% des surfaces mondiales cultivées. Soit 40% de la production vivrière totale. Le développement de l’élevage, et le besoin d’aliments qui l’accompagne, accroît la pression sur la ressource. En d’autres termes, la production de viande demande 8 à 10 fois plus d’eau que la production de céréales. Pour le dire autrement, 1  kg de viande nécessite autant d’eau que la consommation moyenne d’une famille riche – 50  litres d’eau par jour et par personne – pendant 10 mois. Pour nourrir tout le monde en 2050, les malnutris et les trois milliards de personnes à naître, il faudrait 50% d’eau en plus. A moins de réduire le <a title="Gaspillage alimentaire / Compagnie de l'Air" href="http://www.lacompagniedelair.eu/fr/actualite/actualite5.html">gaspillage</a>, moins de récoltes gâchées, moins de transports, et moins d’aliments jetés à la poubelle. Sans oublier une irrigation plus efficace, arroser moins pour produire plus. Une irrigation moins généreuse, aussi, pour les cultures destinées aux carburants alternatifs.</p>
<p><strong>Eau et climat. </strong>Pendant la dernière décennie du siècle passé, plus de deux milliards de personnes ont été affectées par les désastres naturels, inondations et sécheresses, surtout. Des sécheresses meurtrières, qui exacerbent la malnutrition et la famine. Et qui rendent l’accès à l’eau encore plus difficile. Des inondations qui corrompent les installations sanitaires, et font le lit des épidémies. L’amplification des inondations pourrait produire 330 millions de réfugiés climatiques. Une errance qui retarderait encore les objectifs des années 2000 et 2002.</p>
<p>M.J.</p>
<p><strong><span style="color: #000080">En lien, une carte inter-active (FAO), <a title="FAO / Carte interactive" href="http://www.fao.org/nr/water/art/2008/flash/ruralmaps/gallery1.html">« L’eau et les pauvres en milieu rural »</a>, irrigation, pauvreté, cultures, et interventions pour réduire la pauvreté sur le continent africain. …</span></strong></p>
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		<title>L&#8217;homme qui rêvait de blanchir la montagne.</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 12:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, L’homme qui rêvait de blanchir la montagne s’appelle Eduardo Gold. Ce Péruvien d’une cinquantaine d’années, qui voit son glacier andin reculer d’année en année, va tenter de le reconstituer en le badigeonnant de blanc. L’idée est simple. Recouvrir les hauteurs du Chalon Sombrero, un sommet perché à  4756 mètres, d’une mixture à base de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>L’homme qui rêvait de blanchir la montagne s’appelle Eduardo Gold. Ce Péruvien d’une cinquantaine d’années, qui voit son glacier andin reculer d’année en année, va tenter de le reconstituer en le badigeonnant de blanc. L’idée est simple. Recouvrir les hauteurs du Chalon Sombrero, un sommet perché à  4756 mètres, d’une mixture à base de citron, de blanc d’œufs, et d’eau, pour recréer une surface blanche, et augmenter<a title="albedo / Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alb%C3%A9do"> l’albedo</a>.  Quand le soleil est réfléchi sur une surface blanche, ou claire, son énergie est renvoyée dans l’atmosphère, puis dans l’espace, sans réchauffer la surface de la terre. Ainsi, le sommet de Chalon Sombrero, recouvert de blanc, bénéficierait d’un micro- climat, plus froid, qui lui permettrait de recouvrer une partie de ses glaces. Idée loufoque selon les uns, idée géniale selon les autres, mais pourquoi ne pas essayer ?  La Banque Mondiale qui mène l’opération <a title="World Bank" href="http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:22385353~pagePK:64257043~piPK:437376~theSitePK:1074931,00.html">«  Cent idées pour sauver la planète »</a>, a retenu, parmi d’autres, le projet de ce glaciologue autodidacte. Et lui a attribué une enveloppe de 200.000 dollars pour éclairer son sommet. (1)</p>
<p><a title="Google Map." href="http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&amp;t=p&amp;source=embed&amp;oe=UTF8&amp;msa=0&amp;msid=102519317002662426126.000460498e32d58c317cf&amp;z=5">Le Pérou</a>, qui concentre 70% des glaciers de l’espace tropical, est l’un des pays les plus exposés au changement climatique. Un rapport sur ses effets, publié en 2007 par Les Amis de la Terre, documenté par le GIEC (2007), rapporte un recul des glaciers plus alarmant au Pérou que dans les autres pays andins.(2) Au cours des 35 dernières années, ils auraient perdu environ le quart de leur surface. Or ces glaces, qui sont des réservoirs d’eau potable pour les communautés andines et les importantes populations côtières, qui permettent de produire de l’hydro-électricité, et qui irriguent l’agriculture, sont vitales pour le pays.(2) Les habitants de Lipaca, le village que surplombe le Chalon Sombrero, qui dépendent des eaux de son glacier, remarquent son retrait progressif depuis une bonne quinzaine d’années. Et quand moins d’eau signifie moins de pâturages, ils s’inquiètent pour leurs troupeaux, principale activité de la bourgade andine. Pour contrer les effets d’un changement de climat, également observé par des variations de température, quelques villageois, armés de gobelets remplis de cette mixture naturelle utilisée par les Anciens, blanchissent les rochers qui entourent les sommets du Chalon Sombrero pour redonner vigueur à son glacier.</p>
<p>Le problème, c’est qu’il a fallu deux semaines pour couvrir deux hectares. Et qu’il en faudra encore beaucoup pour badigeonner les 70 hectares environnants, à moins d’y employer tout le village. C’est peut-être ici, confinée sur ce petit bout de territoire andin qui lui a donné naissance, que l’idée révèle ses limites. Thomas Condom, glaciologue français impliqué depuis une quinzaine d’année dans l’évolution de ces glaciers tropicaux, interrogé par BBC News, contextualise l’idée d’Eduardo Gold : « L’impact sera nécessairement local, il ne renversera pas ou ne stoppera pas un phénomène observé à l’échelle d’une région entière. Il serait très difficile de reproduire l’expérience à grande échelle dans les Andes. » (1)</p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>L&#8217;histoire, en <a title="Video / AFP / Yahoo" href="http://video.yahoo.com/watch/7753419/20588638?v=7753419">vidéo</a>&#8230;</strong></span></p>
<p>M.J</p>
<p>(1) Can painting a mountain restore a glacier?, By Dan Collyns<br />
BBC News, Ayacucho, 17-06-2010.</p>
<p><a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/world/latin_america/10333304.stm">http://news.bbc.co.uk/2/hi/world/latin_america/10333304.stm</a></p>
<p>(2) « Climate Testimonies », Les Amis de la Terre International, Novembre 2007, Pérou, p 24 à 27. <a title="Rapport / PDF" href=" http://www.foei.org/fr/publications/pdfs/climate-testimonies/"> http://www.foei.org/fr/publications/pdfs/climate-testimonies/</a></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Quand la Chine convoite les eaux du Tibet.</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2010 10:21:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Barrages]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Le Yarlung Zangbo, qui prend sa source dans les montagnes de l’Himalaya, à 5000 mètres d’altitude, est un fleuve majeur partagé par le Tibet &#8211; et la Chine -, l’Inde, et le Bengladesh. Il s’appelle Yarlung Tsangpo quand il traverse le Sud-Est du Tibet. Puis il tourne et pénètre en Inde par une vallée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Le Yarlung Zangbo, qui prend sa source dans les montagnes de l’Himalaya, à 5000 mètres d’altitude, est un fleuve majeur partagé par le <a title="Carte régionale / Wikipedia." href="http://rm.wikipedia.org/wiki/Datoteca:Historic_Tibet_Map.png">Tibet &#8211; et la Chine -, l’Inde, et le Bengladesh.</a> Il s’appelle Yarlung Tsangpo quand il traverse le Sud-Est du Tibet. Puis il tourne et pénètre en Inde par une vallée très profonde, où il devient le Brahmapoutre, et irrigue la vallée fertile de l<a title="Assam / Inde / Wikipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:India_Assam_locator_map.svg">’Assam</a>. Au Bengladesh, où il s’appelle Yamuna, il s’achemine vers le Golfe du Bengale, via le delta du Gange Brahmapoutre. Au Tibet, dans l’extrémité orientale de l’Himalaya, le fleuve a creusé l’une des gorges les plus impressionnantes au monde, le canyon du Yarlung Zangbo, en chinois. Avec plus de 500 km de long et une profondeur moyenne de 2200 mètres, il détrône le canyon du Colorado.(1) Ce fleuve, très fréquenté par les touristes et les néo-explorateurs, a été surnommé « L’Everest  des rivières », en raison de sa difficulté d’accès. (2) C’est ici, en territoire tibétain, dans la région du Great Bend, quand le fleuve effectue un <a title="Geat Bend / Yarlung panorama" href="http://www.shangri-la-river-expeditions.com/1stdes/yarlung/tsangposummary.html">brusque méandre</a> avant de pénétrer en territoire indien, dans une gorge où il plonge de 2500 mètres sur environ 200 kilomètres, que la Chine a décidé de construire un giga barrage. Le projet, situé près de la ville de Metog, préparé de longue date, longtemps tenu secret, techniquement difficile à réaliser, doit tirer parti de l’un des meilleurs sites du monde pour son potentiel hydro-électrique. La future centrale, d’une capacité annoncée de 38 gigawatt, soit un peu plus du double de celle du barrage des Trois Gorges, installée dans les paysages accidentés et instables du Tibet, sera raccordée au territoire chinois. Les prouesses techniques déployées pour dompter la géographie himalayenne en disent long sur les besoins en électricité de la Chine. Pour les Tibétains, raccordés il y a peu de temps au  réseau électrique, pour ceux qui le sont, la vallée du Yarlung Tsangpo accompagne leur civilisation. Un peu comme le Nil pour les Egyptiens. Le fleuve a donné son nom à la première dynastie de rois tibétains. La vallée est dotée de nombreux sites sacrés, de lieux de méditation, et de monastères. Le Yarlung Tsangpo est omniprésent dans l’imagerie tibétaine. La région du Great Bend, Pema Koe, qui territorialise le bouddhisme, est un espace sacré pour les Tibétains, et pour les milliers de croyants répartis à travers le monde. La région est aussi un trésor de biodiversité. Difficile d’accès pour les botanistes, on y dénombre cependant quelques 3 700 espèces de plantes. Mais la zone, assise sur l’Himalaya et le plateau tibétain, à la rencontre de deux plaques tectoniques, serait aussi soumise à un risque sismique, argument des opposants, mais jusqu’alors minime. Mais selon un autre spécialiste, le risque se précise si l’on met en parallèle l’immense retenue d’eau du barrage, avec les explosions nucléaires destinées à creuser des tunnels sous l’Himalaya. (2) Plus embêtant encore, le projet risque de priver d’eau des millions de personnes, riveraines du Brahmapoutre en Inde, et de la Yamuna au Bengladesh. Car il est aussi question de détourner l’eau, sur des milliers de kilomètres à travers les plateaux tibétains, pour arroser les régions assoiffées du Nord- Ouest de la Chine, dans les provinces du Xinjiang et du Gansu.(2) Reste que le barrage rendrait l’Inde et le Bengladesh dépendants de la Chine pour l’eau pendant la saison sèche, et pour contenir les inondations pendant la saison des pluies. Sans compter que le barrage retiendrait les sédiments qui valorisent les sols en aval. Dès 2003, l’Inde s’inquiète du projet. En avril dernier, la <a title="Tibetan plateau Blogspot. " href="http://tibetanplateau.blogspot.com/2010/04/india-poorly-informed-about-chinese.html  ">presse indienne </a>rapporte l’aveu des Chinois. Le projet est bel et bien en route. Dans un contexte où le tracé frontalier qui sépare la Chine et l’Inde sur les hauteurs himalayennes fait l’objet d’une <a title="Chine - Inde / Tracé frontalier contesté / Map " href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/56/China_India_western_border_88.jpg">discorde</a>, la question de l’eau pourrait aggraver les tensions entre deux pays. Ils n’ont pas d’accord sur les partages de l’eau. (3). Mais selon le Guardian, l’Inde et la Chine se seraient entendues pour s’informer mutuellement des projets d’aménagement sur le « Tsangpo -Brahmapoutre». (4) Les Chinois, qui se vantent de maîtriser les contraintes techniques du barrage, devraient commencer une construction, déjà bien balisée. Une route qui mène au site, perchée sur les hauteurs, rappelle que techniquement rien n’est impossible. Le Tibet, dont les eaux abondantes irriguent le Sud et le Sud-Est asiatique, serait le nouveau réservoir de la Chine. On parle d&#8217;’autres projets, plus modestes, en cours et à venir. (1) En 2005, Li Ling, un ancien officier de l’Armée chinoise de Libération du peuple publie un livre intitulé: &laquo;&nbsp;How Tibet&#8217;s Water Can Save China&nbsp;&raquo;. (1)</p>
<p>M.J</p>
<p><span style="color: #0000ff;">Une video indienne qui prétend apporter des preuves de la construction d’un barrage, côté (tibétain) chinois du Brahmapoutre. En langue indienne, pour l&#8217;ambiance&#8230;<br />
</span></p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/05/31/quand-la-chine-convoite-les-eaux-du-tibet/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>(1) “<a href="http://tibetanplateau.blogspot.com/2010/05/damming-tibets-yarlung-tsangpo.html">Damming Tibet&#8217;s Yarlung Tsangpo-Brahmaputra and other South Asian rivers</a> », The Tibetan Plateau blog,  24-05- 2010<a href="http://tibetanplateau.blogspot.com/2010/05/damming-tibets-yarlung-tsangpo.html"> http://tibetanplateau.blogspot.com/2010/05/damming-tibets-yarlung-tsangpo.html</a></p>
<p>(2)”Tsangpo River Project”, Candle for Tibet, posted by Maryse, 03-01-2009 <a href="http://candle4tibet.ning.com/profiles/blogs/tsangpo-river-project">http://candle4tibet.ning.com/profiles/blogs/tsangpo-river-project</a></p>
<p>(3) « China admits to Brahmaputra project”, IST,Indrani Bagchi,TNN, The Economic Times, 22-04-2010.</p>
<p>http://economictimes.indiatimes.com/news/politics/nation/China-admits-to-Brahmaputra-project/articleshow/5842624.cms</p>
<p>(4) “Chinese engineers propose world&#8217;s biggest hydro-electric project in Tibet”, <a href="http://www.guardian.co.uk/profile/jonathanwatts">Jonathan Watts</a>, Asia environment correspondent, The Guardian, 24-05-2010. <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2010/may/24/chinese-hydroengineers-propose-tibet-dam">http://www.guardian.co.uk/environment/2010/may/24/chinese-hydroengineers-propose-tibet-dam</a></p>
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