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“Dans certaines parties du monde, le réchauffement de la planète va se traduire par des pénuries d’eau, la sécheresse et des déserts de plus en plus grands. Dans d’autres parties (du monde), il y aura de plus en plus de pluies, de tempêtes et d’inondations.”, déclare Fredrik Reinfeldt, Premier Ministre Suédois. La Semaine mondiale de l’eau débute.
“Eau” et “climat”.
Réunis à Stockholm du 13 au 18 aôut, environ 2500 experts, scientifiques et représentants d’ONG, vont associer “eau” et “climat”. Une relation déjà soulignée dans le dernier rapport du GIEC(2007) qui prévoit une ‘intensification “vraisemblable” de cyclones tropicaux, de typhons et d’ouragans, accompagnés de vents violents et de fortes précipitations. Autre conséquence d’un climat plus chaud selon le GIEC, une augmentation des précipitations, “très vraisemblables”, aux latitudes élevées. Et des diminutions “vraisemblables” dans la plupart des régions subtropicales. En clair, les zones arides devraient le devenir un peu plus. La sécheresse qui sévit sur le bassin méditerranéen, et les inondations qui affectent l’Asie du sud, actualisent cette relation “eau” et “climat”.
Un milliard de personnes privées d’eau saine.
Autre thème de réflexion à Stockholm, les agro-carburants, issus de cultures, grandes consommatrices d’eau. Des plantations qui grignotent encore la forêt amazonienne, régulatrice de pluies. Autre question abordée, celle des installations sanitaires. Question assortie de statistiques, qui ne semblent guère évoluer. Sur la planète, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à une eau saine, ce qui fait à peu près une sur cinq. Et une sur deux est privée de réseau d’assainissement. Chaque jour, 34 000 personnes meurent de maladies, liées au manque d’eau potable et d’installations sanitaires. Pas de surprise, l’Afrique subsaharienne, l’Asie, l’Amérique latine, sont les plus mal lotis.
Cette conférence, intitulée “Progrès et perspectives dans le domaine de l’eau: pour un développement durable dans un monde qui change”, est donc placée sous le signe du “développement durable”. Une perspective “durable” qui ne répond pas forcément à l’urgence de certaines situations. Heureusement que des ONG améliorent l’accès à l’eau, secteur peu rentable, et difficile à financer.
M.J
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