Ecologie et vision du monde.
Publié le 23 février 2007 par marlene dans LireL’autre jour, je tombe sur un dossier concernant le réchauffement climatique, paru dans “Valeurs actuelles” . Point de vue défendu, l’homme ne serait pas au coeur de la crise climatique. Bon. Et pour équilibrer, je vous propose la lecture du livre d’Hervé Kempf: ” Comment les riches détruisent la planète”. Il place l’homme face à son avenir sur la planète.
Premier point de vue, défendu dans un dossier intitulé “Politiquement Incorrect”, paru dans Valeurs actuelles (N°3611). Cette enquête démonte l’idéologie dominante, défendue par des “prisonniers de la pensée unique” - notamment les experts du GIEC (Groupe d’experts sur l’évolution du climat) -, et bouscule la relation entre l’homme et le réchauffement climatique. Selon cette vision, il est infondé de croire que l’homme est responsable du réchauffement climatique, et des bouleversements écologiques consécutifs. Il n’est donc pas utile de remettre en cause un système de production et de consommation - de type libéral -, prétendu à l’origine de cette crise climatique. Georges Bush, et les Américains, trop rapidement présentés comme des vilains, ont vraisemblablement raison de s’opposer au diktat de Kyoto, supposé contrarier un modèle de développement. Donc, je vous propose un article intitulé “Un dogme écologique remis en cause: le réchauffement controversé”, écrit par Jacques Garello. Il y expose les positions de Valeurs actuelles.
Plus long, l’original, “Le réchauffement controversé”, une enquête de Pierre Kohler. Il y démonte les idées dominantes en matière d’écologie, et donne un autre éclairage scientifique du réchauffement climatique. Il s’interroge sur les prévisions du GIEC. Et refuse la civilisation proposée par les “climatocrates”.
Et pour faire la balance, je vous invite vivement à lire “Comment les riches détruisent la planète”. L’auteur, Hervé Kempf, journaliste au Monde, travaille depuis une vingtaine d’années sur les questions d’environnement. Au fil d’une enquête, très documentée, il esquisse la représentation d’un monde où crise sociale et crise écologique fonctionnent ensemble. Il s’interroge encore sur la nécessité de produire “plus”, quand les besoins des pays développés sont largement comblés. Il parle encore “d’urgence” dans la recomposition de ce monde, pour ne pas dépasser les limites d’un équilibre écologique, déjà précaire.
Pour en savoir un peu plus sur le contenu de cet ouvrage.
L’écologie est clairement introduite dans le champ de la géopolitique. Un réchauffement climatique, deux visions du monde, et deux orientations de civilisation.
M.J.



Compteur
23 février 2007 à 7:29
Peux t-on véritablement mettre les deux thèses sur un pied d’égalité ?
27 février 2007 à 7:23
Justement, bonne question. L’histoire. Je tombe donc sur cette enquête sur le réchauffement climatique dans Valeurs Actuelles. Par hasard. Les yeux me sortent de la tête. Je laisse tomber, mais quand même, j’ai envie de dire que ce type d’analyse existe, et sert une vision libérale, voire très libérale du développement. Blog pédagogique, je n’ai pas à faire état de mon avis, enfin pas ouvertement. Donc, je décide de mettre cette vision en parallèle avec celle d’Hervé Kempf - je viens de lire le bouquin -, et qui dit l’opposé. Ma sensibilité, ma culture, ou ma lecture du monde, comme vous voudrez, font que j’accorde beaucoup plus de crédit à la thèse de Kempf. Le bouquin est bien documenté, bien mené, et avance une théorie qui lie “environnement et pauvreté”, et qui remet en cause l’idéologie néolibérale. Il dénonce surtout une élite mondiale, opposée aux changements dans la manière de produire et de consommer, et prête à tout pour se maintenir au pouvoir. Et donc “aveugle” à la crise écologique. Bref, lisez le bouquin. Donc, j’ai décidé de mettre en parrallèle ces deux visions du monde. Même si, intellectuellement, je ne peux pas adhérer complètement à la thèse de Kempf - qui reste une démonstration -, sa vision me semble plutôt éclairée. Elle me servait de prétexte pour présenter l’autre point de vue, la vision de Valeurs actuelles, instrumentalisée, intentionnelle, et surtout peu crédible face aux conclusions des scientifiques ( les experts du GIEC) qui planchent sur le réchauffement climatique depuis quelques années, ou quelques décennies. J’ai suggéré mon avis, mes précédents blogs pouvaient renforcer la suggestion. Autre argument, la suggestion pouvait avoir plus de poids que la démonstration. Compte tenu de votre remarque, mise en parrallèle ratée. Autant pour moi. Par contre, reste la question de la “position affirmée” - c’est à dire ici d’une vision politique - dans un article destiné à des scolaires. J’ai préféré jouer la retenue, et mis ma position entre les lignes….Ce qui n’est plus le cas. Merci Vincent.
7 mars 2007 à 3:24
[…] Des journalistes… - Bob Woodward, journaliste américain. - Un journaliste provocateur : Borat. - Hervé Kempf : comment les riches détruisent la planète. […]
30 avril 2007 à 3:38
Bonjour,
Il existe un nouveau journal sur internet, écrit par des professionnels bénévoles, qui traite des sujets comme le commerce équitable et le tourisme solidaire.
Je vous le conseil, son nom: L’avisé
n°4 - Pouvoir d’achat: des ménages sous pression.
- Equitable, “oui” mais avec style !
- Quand le tourisme devient un acte citoyen équitable…
n°3 - Santé, concilier rentabilité et service public.
- Redon: premier parc éolien coopératif et participatif.
- Le rap, entre revendications et chroniques sociales.
n°2 - Universités: assurer un avenir aux jeunes diplômés.
- L’artisanat, un géant économique méconnu.
- De la ferme à la protection de la planète.
n°1 - Les seniors et l’emploi, un enjeu majeur.
- L’économie sociale et solidaire s’affirme comme un troisième secteur.
- Sinéo, allie innovation écologique et éthique.
http://www.lavise.fr
OK, merci pour l’info. Je regarde…