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	<title>Environnement</title>
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	<description>Un blog sur la géo-environnement</description>
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		<title>Le Qatar rêve de fertiliser ses sables&#8230;.</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 12:33:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture.]]></category>
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		<description><![CDATA[“Le Qatar poursuit son ambitieux programme de sécurité alimentaire”, titre un article de  l’UNCCD, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Il esquisse la stratégie agricole d’un petit pays, handicapé par le désert et le manque d’eau, mais bien décidé à couvrir 70% de ses besoins alimentaires en 2023. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>“<a title="Map / Wikipedia" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f4/LocationQatar.png">Le Qatar</a> poursuit son ambitieux programme de sécurité alimentaire”, titre un article de  l’UNCCD, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Il esquisse la stratégie agricole d’un petit pays, handicapé par le désert et le manque d’eau, mais bien décidé à couvrir 70% de ses besoins alimentaires en 2023. (1)</p>
<p><strong>Eau et productivité agricole.</strong></p>
<p>Situé sur la rive sud du Golfe persique, le<a title="Google map" href="http://maps.google.fr/maps?q=Qatar+Map&amp;oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;hq=&amp;hnear=0x3e45c534ffdce87f:0x1cfa88cf812b4032,Qatar&amp;gl=fr&amp;ei=1b0eT4znII7EsgbI_cipDA&amp;sa=X&amp;oi=geocode_result&amp;ct=image&amp;resnum=1&amp;ved=0CCkQ8gEwAA"> Qatar</a> est une presqu’île d’un peu plus de 11000 km², 160 kilomètres de long pour 80km de large. Un petit territoire recouvert de sable qui se mesure à l’échelle de l’Île de France. C’est un  pays  assis  au niveau de la mer, qui culmine à un peu plus de 100 mètres dans le Jebel Dukhan, la chaîne de collines de la côte Ouest. C’est ici que se trouvent les principales réserves terrestres de pétrole. Le Qatar, qui vit sous le régime du désert, affiche des températures estivales qui oscillent entre 40 et 50°C. Si les faibles pluies, à peine 80 mm par an, donnent quelques couleurs à cet environnement aride, elles limitent les possibilités de l’agriculture.  Moins de 6% du<a title="FAO / Map / Terres arables et cultures. " href="http://www.fao.org/countryprofiles/Maps/QAT/12/al/index.html"> territoire </a>est cultivable. Irrigation de pénurie, sols pauvres, conditions climatiques extrêmes, manque de main d’œuvre saisonnière, et système de jachères qui laisse des terres incultes, l’agriculture qatare cumule les problèmes. Pour nourrir sa population, un million et demi d’habitants, le pays achète à l&#8217;étranger des milliers de tonnes de céréales,  riz blanchi, orge, blé, de la viande de volaille et de canard, des légumes frais, de l’huile, des graisses végétales, et quelques autres milliers de tonnes de farine de blé. (2) au total, le Qatar importe 90% de ses  besoins alimentaires, une dépendance qui pèse de l’argent et des contraintes. En 2008,  le pays lance un programme national de sécurité alimentaire  qui tient en deux mots, eau et productivité agricole. Et comme le pays est riche, il fait appel aux scientifiques et aux innovations technologiques. Universités, agences d’Etat américaines, dont l’USAID (United States Agency for International Development), planchent déjà sur le dossier de la sécurité alimentaire au Qatar. (1)</p>
<p><strong>L&#8217;eau des Qataris.</strong></p>
<p>Le Qatar, qui pompe sa nappe aquifère, est en train de réaliser que cette source d’eau, non renouvelable, est précieuse. Pour son agriculture, le pays envisage donc de développer un ambitieux programme de désalinisation d’eau de mer. Cette eau traitée devrait être utilisée pour recharger les nappes aquifères qui deviendront des réservoirs, sécurité de pays désertique. Le Qatar connait bien cette  technologie, qui assure actuellement 90% de sa consommation en eau potable. Le pays, qui souhaite adoucir son image de producteur de pétrole, pense aux énergies vertes pour faire tourner des usines de désalinisation, jusqu’alors alimentées au pétrole et au gaz naturel. A terme, les technologies de conversion, <a title="CNRS, désalinisation." href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/potable/dessalEau.html">osmose inversée</a> associée au <a title="Sogreah / Brèves" href="http://www.sogreah.fr/breves-fr-2010-01.html"> solaire </a>, devraient permettre de couvrir la plupart des besoins de l’agriculture. Un parc d’énergie solaire est planifié à cet effet dans le <a title="Projet / english" href="http://www.qnfsp.gov.qa/programme/renewable-energy/solar-energy">sud du territoire</a>,  région la mieux dotée en lumière. Pour diversifier ses sources, l&#8217;Emirat devrait développer un recyclage des eaux industrielles. Le Qatar réfléchit à rendre plus efficace une irrigation traditionnelle, par inondation, qui gaspille beaucoup d’eau. La technique du  goutte à goutte, pratiquée depuis l’antiquité, utilisée dans les espaces arides car économe en eau et en engrais, est l’une des pistes majeures de cette transition agricole. Cette efficience de l’eau pourrait s’articuler à une agriculture hydroponique, des cultures hors sol installées sur des substrats neutres et inertes, sable, billes d’argile, ou laine de roche. La culture de légumes sous serre, par exemple. Mais, cactus de taille dans cette aventure agricole, ne pas toucher à l’eau destinée à la consommation personnelle des Qataris.(1)</p>
<p><strong>Le bush en colère&#8230;</strong></p>
<p>En attendant une agriculture productive, le Qatar projette des colonies agricoles en territoire étranger. En Afrique, où l&#8217;Emirat a acheté 40.000 hectares de terres au Kenya, avant de convoiter d&#8217;autres espaces agricoles au Soudan. (3) En Asie, la Qatar Investment Authority (QIA) &#8211; le fonds d’investissement souverain de l&#8217;Etat &#8211; crée des Joint-Ventures avec les gouvernements du Vietnam et d’Indonésie. Des contrats similaires, qui associent les pays d’accueil et leur attribuent une aide au développement, sont en négociation en Malaisie et aux Philippines. Une formule assez inédite qui, pour l&#8217;instant, semble contenter tout le monde. (4)  Autre son de clache, en juin 2011, un article paru dans the Age, un quotidien australien édité à Melbourne, dénonce l’offensive du Qatar dans l’Etat du Victoria. La firme Hassad Foods, le «bras agricole » du petit Emirat, souhaite acquérir plus de  8000 hectares de  pâturages à moutons et de terres cultivables, pour une somme de 35 millions de dollars. On parle de l’une des plus importantes transactions de terres pastorales dans l’histoire récente du Victoria. L’accord, pourtant consenti par les vendeurs, a soulevé une vague d’indignation dans le bush. Un partie de l’opinion australienne, sensible à la question de la sécurité alimentaire et préoccupée l&#8217;irruption d&#8217;étrangers sue leurs terres, demande une législation plus stricte. (5)</p>
<p><strong>L&#8217;argent et l&#8217;eau.</strong></p>
<p>L’article de l’UNCCD établit un parallèle entre le Qatar et l’Arabie Saoudite, deux agricultures contrariées par le désert et le manque d’eau. Après deux décennies, l’Arabie Saoudite, qui importe 80% de son alimentation, vient d’abandonner sa course à l’autosuffisance.(6) Un  mirage jugé trop coûteux. Depuis, le Royaume saoudien achète des terres agricoles en Asie, en Afrique, se résignant à l&#8217;idée que la nourriture des Saoudiens sera produite à l’étranger. Cité dans l’article, Elie Elhadj, spécialiste du Moyen-Orient, expose les limites d&#8217;une agriculture «produced in the desert » : « Cette expérience montre simplement que la combinaison de l’argent et de l’eau peut même faire fleurir le désert, jusqu’à ce que l’argent et l’eau manquent. » (1) Même si la taille du Qatar, sa démographie, et une pluviosité à peine mieux dotée que celle de son voisin saoudien, rendent un peu moins irréaliste cette quête à l’autosuffisance.<br />
M.J</p>
<p><strong><span style="color: #000080">La péninsule arabique est un quasi-désert, où les habitants ont toujours lutté pour avoir accès à l’eau douce.. De l’eau potable à l’irrigation, la désalinisation de l’eau de mer permet aujourd’hui de couvrir la plupart des besoins.  Mais ces unités de production ont un coût environnemental assez élevé…Un reportage d’AlJazeera.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/01/26/le-qatar-reve-de-fertiliser-ses-sables/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>(1) Towards self-sufficiency: Qatar pursues ambitious food security programme,Healthy soil, healthy earth, UNCDD News, Issue 3.3 / May-June 2011  <a href="http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf">http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf</a></p>
<p>(2 FAOSTAT, 2009, Importations agro-alimentaires : <a href="http://faostat.fao.org/desktopdefault.aspx?pageid=342&amp;lang=fr&amp;country=179">http://faostat.fao.org/desktopdefault.aspx?pageid=342&amp;lang=fr&amp;country=179</a> Production : <a href="http://faostat.fao.org/DesktopDefault.aspx?PageID=339&amp;lang=fr&amp;country=179">http://faostat.fao.org/DesktopDefault.aspx?PageID=339&amp;lang=fr&amp;country=179</a><br />
(3)« The great Land Grab », Rush for World’s Farmland, Threatens Food Security for the Poor<br />
Shepard Daniel with Anuradha Mittal, Oakland Institute, 2009<br />
<a href="http://www.oaklandinstitute.org/pdfs/LandGrab_final_web.pdf">http://www.oaklandinstitute.org/pdfs/LandGrab_final_web.pdf</a><br />
(4)“Land grab or development opportunity?”, Agricultural investment and<br />
international land deals in Africa,Lorenzo Cotula, Sonja Vermeulen, Rebeca Leonard and James Keeley , FAO, IIED and IFAD, 2009 <a href="http://www.ifad.org/pub/land/land_grab.pdf">http://www.ifad.org/pub/land/land_grab.pdf</a><br />
(5)”Qatar land grab angers bush”, Cameron Houston and Royce Millar, The Age, 19-06-2011<br />
June 19, 2011<a href="http://www.theage.com.au/victoria/qatar-land-grab-angers-bush-20110618-1g99l.html">http://www.theage.com.au/victoria/qatar-land-grab-angers-bush-20110618-1g99l.html</a></p>
<p>(6) Service d&#8217;exportation agroalimentaire, Profile du secteur de l&#8217;agroalimentaire1 &#8211; Riyad, Arabie saoudite, Agriculture et agro-alimentaire Canada, Mai 2010 h<a href="//www.ats.agr.gc.ca/afr/4631-fra.htm">ttp://www.ats.agr.gc.ca/afr/4631-fra.htm</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Brown revolution&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 08:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique - Environnement.]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, La « brown revolution », ou « révolution marron », couleur peau de vache, est une expérience assez insolite, menée au Zimbabwe. Elle vise à restaurer des sols et des écosystèmes dégradés en intégrant des troupeaux dans des paysages enclos. Le concept, qui bouscule l’idée que le bétail est l’ennemi de l’environnement, est porté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
La « brown revolution », ou « révolution marron », couleur peau de vache, est une expérience assez insolite, menée au <a title="Map / Wikipedia" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/50/Zimbabwe_%28orthographic_projection%29.svg">Zimbabwe</a>. Elle vise à restaurer des sols et des écosystèmes dégradés en intégrant des troupeaux dans des paysages enclos. Le concept, qui bouscule l’idée que le bétail est l’ennemi de l’environnement, est porté par Allan Savory, biologiste zimbabwéen. En 2009, il fonde le <a title="Site" href="http://www.savoryinstitute.com/">Savory Institute</a>, un organisme à but lucratif chargé de relayer la « brown revolution », une pratique environnementale née d’une vision holistique. Ce courant,  né dans les années 20, considère la nature come un « tout », où chaque élément influence les autres. Acquis à cette conception, Allan Savory considère que le changement climatique, la perte de la biodiversité, et la désertification des terres ne sont pas trois problèmes distincts, mais connectés. La dégradation de la biodiversité résulte de la désertification et du changement climatique, exacerbé par l’usage d’énergies fossiles. Dans ce contexte, s’il y a respect de la biodiversité, la désertification n’a pas lieu. Mais revenons à nos troupeaux, dont les sabots sont les outils de cette biodiversité. Dans un article publié par la Green Universtity, Allan Savory évoque d’immenses hordes de bisons, un défilé qui dure des heures, labourant les pâturages de leurs sabots, bien groupés pour échapper aux prédateurs. Ils piétinent l’herbe, tassent la végétation morte sur le sol, tandis que les graines utiles pénètrent  la terre pour germer. Ces plantes sont recouvertes d’un tapis de végétaux secs, qui favorise la pénétration de l’eau, et la retiennent. Cette humidité, qui tempère la surface du sol, stimule le renouvellement des prairies après le départ des bisons. Cette conception de la lutte contre la désertification se pratique dans des espaces clos et mouvants. Les bisons piétinent groupés, avant de partir fouler d’autres prairies. <a title="Site" href="http://achmonline.squarespace.com/">L’African Center For Holistic Management </a>(ACHM), partenaire  de terrain du Savoy Institute, a expérimenté ce pâturage, très encadré, au Zimbabwe. (1) (2)</p>
<p><strong>Au bon endroit, pour les bonnes raisons, au bon moment.  </strong></p>
<p>L’expérience est développée dans la région de Dimbangombe, à proximité des <a title="Vue / Wikipedia." href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1d/Victoria_Falls_from_the_helicopter.jpg">Chutes Victoria</a> sur le fleuve Zambèze, frontière entre le Zimbabwe et la Zambie. Le Zimbabwe, situé en climat tropical, avec une saison des pluies d’octobre à mars, et une saison sèche équivalente,  est une terre de hauts plateaux, autrefois couvert de forêts. La pauvreté,  la croissance de la population, et des besoins en bois, pour brûler et pour construire, ont nourri la déforestation. Des sécheresses à répétition ont contribué à l’appauvrissement des sols. La situation est telle que l’UNEP (2008), le Programme des Nations Unies pour l’environnement, place l’érosion des terres agricoles et la déforestation au cœur de la problématique environnementale du Zimbabwe. (3) Près des Chutes Victoria, le projet, inscrit sur une exploitation de 2900 hectares, a redonné vie à l’écosystème du <a title="Projet / English" href="http://achmonline.squarespace.com/success-stories/2010/3/12/river-restoration.html">fleuve Dimbangombe</a>. Les troupeaux, bétail et chèvres, ont d’abord été gonflés de 400%. Chaque jour, les bêtes ont été incitées à consommer des pâturages, en fonction du calendrier de renouvellement de cet écosystème. Pas de stress sur les troupeaux pour les maintenir sains et productifs. Il a fallu ensuite construire des infrastructures, légères et pratiques, pour accompagner la migration des animaux. Tout en les protégeant des lions, des léopards, des chiens sauvages, ou des hyènes, qui viennent rôder pendant la nuit. Chaque semaine, la ferme ambulante a été déplacée sur des sites différents, afin de multiplier les espaces de fertilisation, enrichis grâce aux sabots des animaux, et par leurs déjections. Malgré des sécheresses de 2004 à 2007, là où le sol était nu, l’herbe pousse à nouveau. La rivière s’est remise à couler dans un environnement reconstitué. ACHM Zimbabwe résume les lois d’un pâturage bénéfique « Un troupeau, au bon endroit, pour les bonnes raisons, au bon moment. »  (4)</p>
<p><strong>Sans bétail, le désert. </strong></p>
<p>Canada, Mexique, Etats-Unis, Amérique du Sud, Australie, ou Nouvelle Zélande, la pratique holistique concerne aujourd’hui un peu plus de 16 millions d’hectares dans le monde. Le Savory Institute forme des « missionnaires», éducateurs et consultants, qui travaillent en Namibie, au Kenya, aux Etats-Unis, au Mexique et en Australie. Le Savory Institute cherche à conquérir de nouveaux territoires pour y développer sa pratique de restauration des écosystèmes, et conquérir l’approbation du monde scientifique. Reste une vision holistique qui bouscule quelques idées reçues. « Au cours du dernier million d’années, nous n’avons développé que trois outils majeurs pour gérer notre environnement en général. Ces outils sont la technologie, le feu, et le repos biologique ». résume Allan Savory dans une publication de  l’UNEP,(5). Or, la technologie, qui ne peut remplacer le cycle végétatif des prairies, n’est pas la bonne option. Le feu, utilisé depuis toujours pour la santé des pâturages, les oxyde, les expose, et libère de grandes quantités de gaz à effet de serre. Quant au repos des terres dans des espaces soumis aux pluies saisonnières, il favorise l’oxydation, la mort des végétaux, la nudité des sols, la désertification, et le changement climatique. La vision holistique veut que ces terres là soient dérangées par des troupeaux pour se reconstituer. Sans l’intervention du bétail, elles tournent rapidement au désert.</p>
<p>M.J</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/01/18/brown-revolution/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>(1) “Holistic Management, A New Framework for Decision Making&nbsp;&raquo;<br />
by Allan Savory with Jody Butterfield” <a href="http://www.greenuniversity.net/Ideas_to_Change_the_World/AllanSavory.htm">http://www.greenuniversity.net/Ideas_to_Change_the_World/AllanSavory.htm</a></p>
<p>(2) Africa Center for Holistic Mangement, Wikipedia <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Africa_Center_for_Holistic_Management">http://en.wikipedia.org/wiki/Africa_Center_for_Holistic_Management</a></p>
<p>(3) &laquo;&nbsp;Africa: Atlas of Our Changing Environment&nbsp;&raquo;  , The United Nations Environment Programme (UNEP), 2008.<a href="http://na.unep.net/atlas/africa/downloads/chapters/Africa_Atlas_French_Intro.pdf"> http://na.unep.net/atlas/africa/downloads/chapters/Africa_Atlas_French_Intro.pdf</a></p>
<p>(4) Grazing Planning &#8211; Africa Center for Holistic Management (ACHM), Zimbabwe. Moving cattle &laquo;&nbsp;in one herd, to the right place, for the right reasons, at the right time&nbsp;&raquo;. From a Video by Seth J. Itzkan</p>
<p>(5) « We need a brown revolution”, Allan Savory, Healthy soil, healthy earth,, UNCDD News, Issue 3.3 / May-June 2011  <a href="http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf">http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf</a></p>
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		<title>La terre des Africains dédiée aux carburants.</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 08:35:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[biocarburants]]></category>
		<category><![CDATA[crise alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[accaparement des terres]]></category>
		<category><![CDATA[agrocarburants.]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, L’Afrique serait une réserve de terres agricoles lorgnée par des investisseurs, le plus souvent étrangers au continent , pour y développer une agriculture d’’exportation, ou, plus scandaleusement, des plantations destinées à produire des carburants. Ce n’est pas un scoop, mais une étude des Amis de la Terre , publiée en 2010, et intitulée : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>L’Afrique serait une réserve de terres agricoles lorgnée par des investisseurs, le plus souvent étrangers au continent , pour y développer une agriculture d’’exportation, ou, plus scandaleusement, des plantations destinées à produire des carburants. Ce n’est pas un scoop, mais une étude des <a title="foeeurope.org" href="http://www.foeeurope.org/">Amis de la Terre</a> , publiée en 2010, et intitulée : « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises. (1)   Avec un constat qui précise le rapport de force : « Les agrocarburants font concurrence aux cultures vivrières pour les terres arables, et les firmes qui veulent développer les agrocarburants font concurrence aux paysans pour l’accès à la terre. » (p4/36). La crise alimentaire de 2008, et les émeutes de la faim consécutives, éclairent encore cette rivalité entre nourriture et énergie. « L’utilisation d’une partie des récoltes pour la production d’agrocarburants a été un facteur majeur d’augmentation du prix de la nourriture » lit-on à la même page. Sur le continent africain, près du tiers des terres faisant l’objet d’une transaction, soit 5 millions d’hectares, sont destinés à la production de carburants d’origine végétale.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Riziculteurs de Tanzanie.</strong></p>
<p>Une carte, esquissée à partir d’une dizaine d’exemples fouillés par l’organisation, quantifie une partie du  problème. (p6/36) En Sierra Leone, 26.000 hectares sont destinés à la canne à sucre. Au Ghana, plus de 700.000 hectares ont été confisqués aux Ghanéens. Au Benin, 300.000 à 400.000 hectares de zones humides, dans le Sud du pays, sont appelées à  se couvrir de palmiers à huile. Au Nigeria, 100.000 hectares saisis ; au  Cameroun, un bail de 60 ans pour près de 60.000 hectares de palmiers à huile ; en Angola, plus de 500.000 hectares de terres vouées aux agrocarburants. En Ethiopie, 700.000 hectares sont réservés à la canne à sucre, et 23 millions d’hectares bientôt couverts de plants de jatropha.  Au Kenya, 500.000 hectares sont destinés aux entrepreneurs. En Tanzanie, un millier de petits riziculteurs ont été obligés de céder leurs terres aux planteurs de canne à sucre. Au Mozambique, près de 5 millions d’hectares, soit 1/7° des terres arables du pays, sont dans la ligne de mire d’investisseurs. Attirés par des terres bon marché, ils sont Européens, Suisse, Italie, Royaume-Uni, Norvège, France, Espagne, Belgique, ou Portugal. D’autres investisseurs, venus d’Israël,  du Canada, du  Japon, ou du Brésil, laboratoire mondial des agrocarburants, ont encore flairé le bon plan. Addax Bioenergy, des Suisses au Mozambique ; Jatropha  Africa, des britanniques au Ghana ; Compagnie Franco-camerounaise, la carte détaille les intérêts fonciers. (p3/6) A la question « Qui ? », le rapport répond «…des PME &#8211; souvent des start-up  ayant identifié des perspectives commerciales dans les agrocarburants ». Avec l’intention claironnée de développer l’économie, locale et nationale, et de créer des emplois, notamment dans les zones rurales. Argument qui réjouit  le pays d’accueil, sans trop d’effets sur le terrain. Quelques économies continentales, Afrique du Sud, Cameroun, Angola, s’intéressent aussi à la filière des carburants, via des entreprises d’Etat et des sociétés d’investissements privés. En 2006, une quinzaine de pays africains, dont le Benin, le Ghana, le Sénégal, et le Mali ont crée une « OPEP verte », l’Association panafricaine des non producteurs de Pétrole (PANPP). La canne à sucre, le sorgho sucrier, le manioc, qui contribuent à l’alimentation des Africains, produisent de l’éthanol. Le palmier à huile, le soja, l’arachide, et le jatropha &#8211; plante non comestible qui s’adapte aux sols ingrats – sont utilisés pour le biodiesel.   Si l’intention générale est de produire des carburants alternatifs pour parer la hausse du prix du pétrole et anticiper une pénurie annoncée, il existe aussi des stratégies alimentaires. L’Arabie Saoudite projette d’investir des terres agricoles en Ethiopie, au Soudan, ou en Egypte,  pour y constituer des réserves de céréales.  La Corée du Sud partage cette ambition. En 2008, la société Daewoo Logistic convoite plus d’un million d’hectares de terres arables à Madagascar. Le projet s’ébruite, les Malgaches s’énervent, le gouvernement démissionne. <a title="Madagascar Tribune / Chronologie de l'Affaire." href="http://www.madagascar-tribune.com/Chronologie-de-l-affaire-Daewoo,11023.html">La transaction est annulée</a>.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Eau fraîche, canne à sucre, et jatropha.</strong></p>
<p>« Les répercussions », Chapitre 5 du rapport. Une vision occidentale qui évacue les pratiques rurales des sociétés africaines, et tente de tirer profit de ressources, déjà rares. Si la disponibilité des terres africaines semble sans mesure, 800 millions d’hectares dont seul le quart serait mis en culture, leur vocation échappe parfois aux investisseurs.  La  tradition agricole, qui joue sur l’alternance, cultures-pâturages-jachères, vise à ne pas épuiser les sols. Cette mise en valeur, qui demande probablement plus d’espace disponible que supposé, serait contrariée par une extension des cultures énergétiques. Autre  malentendu souligné dans le rapport, celui des « terres marginales », utilisées pour faire paître les troupeaux, pour collecter du bois et des plantes médicinales, ou pour entretenir un petit jardin. Ces « terres marginales », à vocation communautaire et sans titre de propriété individuel, sont souvent avalées par de gros projets d’agrocarburants. C’est souvent le cas du <a title="Jatropha, facteur d'insécurité...ong-adg" href="http://www.ong-adg.be/spip/Le-Jatropha-facteur-d-insecurite.html">jatropha</a>, présenté comme une culture qui ne concurrence pas l’agriculture vivrière. Dans le Nord du Ghana,  Biofuel Africa,  intérêts norvégiens, projette  « la plus grande plantation de jatropha au monde » (p20/36), 38.000 hectares convertis. Or une partie de ces terres était mise en valeur par des villageois qui y cultivaient du maïs et du riz. Au Ghana, au Nigeria, en Tanzanie, la compétition pour les terres tourne au profit des agro-industriels.  Et grande est la tentation de planter du jatropha ou du sorgho sucrier, pourtant promis aux sols ingrats, sur des terres plus riches, dotées en eau fraîche. Si la canne à sucre a besoin d’être irriguée pour pousser, le jatropha a besoin d’eau pour démarrer. Il faut 4000 litres d’eau pour produire un litre d’éthanol à base de maïs et de canne à sucre. Et un peu plus de 9000 pour un litre de biodiesel à base de soja. Au <a title="Accaparement des terres au Kenya et au Mozambique / fian.org" href="http://www.fian.org/resources/documents/others/accaparement-de-terres-au-kenya-et-au-mozambique-1">Kenya</a> , où les sécheresses consécutives diminuent les récoltes – un kenyan sur 10 se nourrit grâce à l’aide alimentaire -, le gouvernement autorise le Qatar à cultiver des plantes horticoles dans la région du delta du fleuve Tana, une zone agro-pastorale dédiée aux pâturages communautaires. Là, ou de précédents projets de canne à sucre avaient échoué.</p>
<p>« Les ressources les plus précieuses de l’Afrique – sa biodiversité, ses terres, ses habitants – sont exploitées pour exporter du carburant vers des pays énergivores comme l’Union Européenne, les Etats-Unis, la Chine, et l’Inde. », résume le Réseau africain de Biodiversité. » (p24/36) En Tanzanie, à Madagascar,  au Ghana, où au <a title="L'Afrique privatiose ses terres / Slateafrique" href="http://www.slateafrique.com/64677/afrique-privatise-ses-terres">Sénégal</a>, le ton monte contre les voleurs de terres.</p>
<p>M.J.</p>
<p><span style="color: #000080"><strong>L’Indien Ram Karuturi rachète 300.000 hectares de terres agricoles dans l’Ouest de l’Ethiopie pour y produire du riz, beaucoup de riz, et développer des pépinières de palmiers à huile…Avant de partir conquérir d’autres terres au Soudan. … Planète à vendre ( Agoravox , un documentaire diffusé sur ARTE le 19 avril 2011</strong></span>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/01/12/la-terre-des-africains-dediee-aux-carburants/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>(1) : « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises. Ampleur et conséquences de l’accaparement des terres pour produire des agrocarburants. Rapport. Les Amis de la Terre Afrique et les Amis de la Terre Europe, juin 2010.<a href="http://www.foeeurope.org/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010_FRENCH.pdf"> http://www.foeeurope.org/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010_FRENCH.pdf</a></p>
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		<title>Yasuni, marchandage inédit.</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 09:44:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Climat]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Marchandage inédit. Le gouvernement de la République d’Equateur  demande de l’argent à la communauté internationale pour ne pas exploiter une importante réserve de pétrole, endormie sous l’un des joyaux de la biodiversité mondiale.  L’histoire se passe dans Le Parc National Yasuní, classé Réserve Naturelle Mondiale par  l’UNESCO, en Amazonie équatorienne, une région difficile d’accès, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p><strong>Marchandage inédit</strong>. Le gouvernement de la <a title="Map / Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:ECU_orthographic.svg">République d’Equateur </a> demande de l’argent à la communauté internationale pour ne pas exploiter une importante réserve de pétrole, endormie sous l’un des joyaux de la biodiversité mondiale.  L’histoire se passe dans Le Parc National <a title="Map / Liveyasuni" href="http://www.liveyasuni.org/map.html">Yasuní</a>, classé Réserve Naturelle Mondiale par  l’UNESCO, en Amazonie équatorienne, une région difficile d’accès, arrosée par de nombreux affluents de l’Amazone et par le fleuve Napo, gorgée de pétrole. C’est sur ce territoire que vivent, depuis de longs siècles,  les Tagaeri et les Taromenane, deux peuples de culture Waoranie. Entre les fleuves et un prodigieux catalogue d’espèces, ils ont choisi l&#8217;isolement de la forêt, sans probablement se douter qu’ils étaient assis sur un gisement d’or noir.  La Ishpingo-Tambococha-Tiputini (ITT), c’est le nom  de ce gisement, renfermerait 900 millions de barils. (2) Le site LiveYasuni.org, qui défend  ces paysages et leurs habitants, prétend l’extraction difficile. Chaque baril de pétrole produirait l’équivalent de quatre barils d’eau, qu’il faudrait ensuite réinjecter dans le sous-sol. Avec des conséquences dévastatrices pour cet écosystème forestier, et les bassins versants de la région, déjà malmenés par d’autres exploitations pétrolières.  En 2007, le Président Rafael Correa, nouvellement élu, suspend le projet. Et décide de  monnayer  ce renoncement. Le gouvernement équatorien demande <strong>3,6 milliards de dollars</strong> de dédommagement. Soit la moitié de la valeur nette des réserves évaluées, et la valeur économique des 407 millions métriques d’émissions de CO² épargnées par l’extraction et la combustion de ce pétrole. (3) L’Equateur, où l’agriculture pèse encore dans la balance commerciale, profite aussi de la rente pétrolière pour doper son économie.  Si la pauvreté n’est pas complètement éliminée, elle a cependant reculé de 40% en deux décennies. (4) Au 31 décembre dernier, 116 millions de dollars ont été collectés, sans doute de quoi geler temporairement le projet,  en attendant les 3 milliards et quelques qui manquent.  Dans un article daté du 31 décembre dernier, The Guardian évoque une mobilisation aussi internationale que variée. (5) Des pays donateurs, Chili, Colombie, Géorgie, Turquie, Pérou, Australie, Espagne ; des régions, en France, en Belgique – la seule Wallonie aurait versé deux millions de dollars - ; un banquier New-Yorkais qui aurait sacrifié un an de salaire ; ou quelques vedettes de cinéma, Bo Derek,  Leonardo Di Caprio, ou Edward Norton. Autre contributeur, récompensé par le Nobel de la Paix 2007 pour son engagement contre le réchauffement climatique, <strong>Al Gore, l’auteur de « Une vérité qui dérange ».</strong> Marchands de sodas et boutiques japonaises auraient également contribué à la collecte. Si le <a title="Initiative Yasuni / English" href="http://mdtf.undp.org/factsheet/project/00067168">PNUD</a>, le programme des Nations Unies pour le développement, impliqué dans la gestion des fonds collectés, ou la FAO, l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture, s’intéressent à cette initiative, c’est qu’elle ne parle pas que d’argent frais. Le contrat, qui lie le gouvernement équatorien et les donateurs, s’il fonctionne un jour, vise à préserver cette partie de la forêt amazonienne, tout en stimulant une transition énergétique. Le déboisement sera interdit dans une quarantaine de zones protégées, une surface voisine de 5 millions de km². Soit près de 20% du territoire équatorien. (3) Les sols, menacés de dégradation, seront plantés d’arbres. La régénération de la forêt aura libre cours.  Le contrat comprend  encore un volet « développement humain »,  éducation, santé, formation, et emplois, écotourisme ou agro- foresterie. Sans oublier que les Tagaeri, les Taromenane, et leurs voisins, les Kichwa et les Naporuna, vivront bien plus tranquilles sans le scénario et les acteurs de l’exploitation pétrolière.  Cette transition énergétique annoncée, qui suppose de laisser dormir le pétrole et les émissions CO² associées, parie sur les technologies renouvelables, autre priorité de l’engagement. Mais le projet Yasuni, qui pourrait concrétiser un front contre la déforestation en Amazonie,  ouvrir la voie à une économie sans pétrole, fabrique aussi des sceptiques. Propos rapportés par The Guardian, Dirk Niebel, le Ministre allemand du développement commente le principe de payer pour ne pas exploiter du pétrole: <strong>« Cela introduirait une jurisprudence à l’orientation imprévisible. »</strong> (5) Le Nigeria, le Cameroun, et le Gabon, pays de forêts et de pétrole, intéressés par ce marchandage inédit, ne partagent pas cet avis. (5)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>M.J</p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/01/05/yasuni-marchandage-inedit/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) Equateur, Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quateur_%28pays%29 <a href="http://www.youtube.com/watch?v=JwNFTZhVb7o">http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quateur_%28pays%29</a></p>
<p>(2)Live Yasuni,<a href="http://www.liveyasuni.org/"> http://www.liveyasuni.org/</a></p>
<p>(3)Initiative Yasuni ITT, Ambassade de l’équateur en France.<a href="http://ambassade-equateur.org/fra/?page_id=768">http://ambassade-equateur.org/fra/?page_id=768</a> ( et id=776)</p>
<p>(4)« Pauvreté, pourcentage de la population vivant avec moins de deux dollars par jour (PPP) », Équateur, Perspective Monde, Université de Sherbrooke. <a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&amp;codePays=ECU&amp;codeTheme=2&amp;codeStat=SI.POV.2DAY">http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&amp;codePays=ECU&amp;codeTheme=2&amp;codeStat=SI.POV.2DAY</a></p>
<p>(5)“World pays Ecuador not to extract oil from rainforest”, J<a href="http://www.guardian.co.uk/profile/johnvidal">ohn Vidal</a>, environment editor,  <a href="http://www.guardian.co.uk/">guardian.co.uk</a>, 30-12-2011, <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2011/dec/30/ecuador-paid-rainforest-oil-alliance?intcmp=239">http://www.guardian.co.uk/environment/2011/dec/30/ecuador-paid-rainforest-oil-alliance?intcmp=239</a></p>
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		<title>Les peuples des forêts contestent le REDD.</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:24:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Bonjour, &#160; “Les communautés indigènes demandent un moratoire pour le REDD », titre un article d’IPS du 12 décembre dernier. (1) Il fait écho à la Global Alliance of Indigenous Peoples and Local Communities against REDD and for Life. Cette représentation de communautés forestières a demandé la suspension du REDD à la Conférence des Nations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/12/16/les-peuples-des-forets-contestent-le-redd/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=4Z4TIC1ObUI"><strong><br />
</strong></a><strong></strong></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>“Les communautés indigènes demandent un moratoire pour le REDD »</strong>, titre un article d’IPS du 12 décembre dernier. (1) Il fait écho à la Global Alliance of Indigenous Peoples and Local Communities against REDD and for Life. Cette <em></em>représentation de communautés forestières a demandé la suspension du REDD à la Conférence des Nations Unies sur le Climat qui vient de se terminer à  Durban. Le <a title="REDD / UNEP / FRENCH" href="http://www.unep.org/climatechange/reddplus/Portals/24101/Documents/UN-REDD%20Leaflet_French.pdf">REDD </a>( pour Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation) est un programme des Nations Unies qui vise à indemniser les pays, et les communautés, qui  protègent leurs forêts primaires. L’ONU, qui donne une valeur financière au carbone stocké dans les forêts, entreprend un vaste chantier, inclus dans une stratégie globale de lutte contre le réchauffement climatique. A l’échelle planétaire, la déforestation représente 15 à 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.  En septembre 2008, Ban Ki-Moon, le secrétaire Général de l’ONU, commente cette initiative qui débute: «La lutte contre le changement climatique ne peut être gagnée sans les forêts du monde, cela est maintenant clair. » (2) Aujourd’hui, le programme REDD est développé dans 9 pays pilotes, la République Démocratique du Congo, la Tanzanie, la Zambie, l’Indonésie, la Papouasie-Nouvelle Guinée, le Viet Nam; la Bolivie, le Panama et le Paraguay<strong>. </strong>Auxquels s’ajoutent une <a title="Pays engagés dans le programme REDD" href="http://observatoire-comifac.net/projectREDD">vingtaine de pays</a>, qui découvrent la valeur de leurs forêts. A Durban, sept pays d&#8217;Afrique centrale, soutenus par leurs donateurs occidentaux,  ont demandé une accélération de mise en oeuvre du REDD dans le  <a title="Bassin du Congo / Wikiforests. " href="http://www.wikiforets.org/index.php?title=Bassin_du_Congo">bassin du Congo</a>, seconde forêt primaire de la planète après l’Amazonie. Henri Djombo, Ministre du Développement durable et de l’économie forestière du Congo-Brazzaville approuve. Il espère que d’importantes ressources financières seront disponibles au début de l’année 2012. <strong>Moins impatiente, la Global Alliance of Indigenous Peoples and Local Communities<a href="http://pwccc.wordpress.com/2011/12/06/press-release-of-the-global-alliance-of-indigenous-peoples-and-local-communities-against-redd-and-for-life/" target="_blank">.</a></strong> A Durban, elle a exprimé quelques doutes sur les bénéfices de la transaction REDD pour les communautés originaires des forêts. Un nombre croissant de rapports de terrain signaleraient que les droits des autochtones sont bafoués lors de la mise en œuvre de cette stratégie. Le dispositif REDD, d’abord pensé pour les propriétaires officiels de parcelles forestières, a fait l’impasse sur les territoires coutumiers. Beaucoup de gens vivant dans la forêt, et de la forêt, depuis des générations, ne disposent pas de titre de propriété. Pas plus que d’alternative pour vivre autrement. Selon l’ONU, plus d’un milliard et demi de personnes dépendent directement des systèmes forestiers pour leur survie. Une lecture assouplie d’un droit  à la propriété, concession du REDD, pourrait protéger les “sans-titres” qui exploitent la forêt, argumentent certains. Heriberta Hidalgo, représentante  de communautés du Nord du Chili, n’y croit pas: « C’est une fantaisie plaisante (de croire) que le REDD aidera les populations à sécuriser la propriété foncière. » ‘(1) Madame Hidalgo a une autre vision de l’avenir. Elle voit la forêt céder la place aux plantations, repoussant les populations qui en dépendent pour leur nourriture et leur médecine traditionnelle. Ils pourraient y perdre leur territoire de référence. Le programme REDD propose encore un dispositif de terrain, qui vise à informer les communautés, accompagner la protection des forêts, et éviter les abus. Des pays comme le Brésil ou l’Indonésie le trouvent difficile à mettre en place, trop cher. Au Mexique, lors de la mise en place de projets REDD, cet accompagnement n’a pas suivi. Les populations forestières devaient être informées du déroulement du projet, avant de  donner leur consentement. Mais, d’après Berenice Sánchez, du MesoAmerican Indigenous Women’s BioDiversity Network, une organisation basée à Mexico, le message est mal passé. Les communautés, qui ont bien compris qu’elles allaient recevoir de l’argent, se sont précipitées pour obtenir des crédits. Elles sont aujourd’hui endettées, avec  pour seule issue, vendre leurs terres. Madame Sanchhez  ajoute : « Le REDD est un masque pour les usurpations de terre à grande échelle. »(1) Un autre représentant des communautés de l’Equateur, la Confederation of Indigenous Nationalities of Ecuador (CONAIE) rappelle quarante ans de lutte face à de grands groupes, Texaco, Shell, Rio Tinto. Ces sociétés ont promis une vie meilleure, avant de dévaster les terres, et faire éclater les communautés.  Plus tranchante, Berenice Sanchez  demande l’arrêt immédiat de tous les programmes  REDD qui se mettent en place dans le monde. <strong>« C’est une nouvelle forme de colonialisme.»</strong> (1) L’IUCN, Union internationale pour la conservation de la nature, met en garde : « Pas de REDD sans les peuples autochtones et la société civile..  ». (3)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>M.J.</p>
<p><span style="color: #000080;font-size: medium">La cupidité par les arbres. Le Cas Chiapas : la Forêt Lacandona au meilleur offrant&#8230;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/12/16/les-peuples-des-forets-contestent-le-redd/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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<p><span style="color: #333399"><span style="font-size: medium">Pour fouiller le sujet / document PDF/ Forest People Programme :Enseignements à tirer de l’expérience sur le terain ; REDD+ et les droits des peuples autochtones et des communautés tributaires de la forêt</span>.</span><a href="http://www.forestpeoples.org/sites/fpp/files/publication/2011/11/lessons-field-briefing-french_0.pdf"> http://www.forestpeoples.org/sites/fpp/files/publication/2011/11/lessons-field-briefing-french_0.pdf</a></p>
<p>(1)” Indigenous Peoples Call for REDD  Moratorium”, Stephen Leahy , DURBAN, South Africa, 12-12 2011 (Tierramérica) <a href="http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=106187">http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=106187</a></p>
<p>(2<strong>) « </strong>REDD au secours des forêts<strong> », <strong>Les Nations Unies et la Norvège s&#8217;unissent pour lutter contre les changements climatiques causés par la déforestation, PNUE, New York, 24-10  2008 </strong></strong><a href="http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=545&amp;ArticleID=5930&amp;l=fr">http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=545&amp;ArticleID=5930&amp;l=fr</a></p>
<p>(3) « Pas de REDD sans les peuples autochtones et la société civile : le Cameroun lance le processus d’élaboration de la Readness Preparation Proposal (R-PP) », IUCN, 29-03-2011 <a href="http://www.iucn.org/fr/nouvelles_homepage/nouvelles_par_date/2011_news/mars_news_2011/?7184/Pas-de-REDD-sans-les-peuples-autochtones-et-la-societe-civile--le-Cameroun-lance-le-processus-delaboration-de-la-Readness-Preparation-Proposal--R-PP">http://www.iucn.org/fr/nouvelles_homepage/nouvelles_par_date/2011_news/mars_news_2011/?7184/Pas-de-REDD-sans-les-peuples-autochtones-et-la-societe-civile&#8211;le-Cameroun-lance-le-processus-delaboration-de-la-Readness-Preparation-Proposal&#8211;R-PP</a></p>
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		<title>Durban, épilogue.</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 15:02:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<category><![CDATA[conférence sur le climat]]></category>
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		<category><![CDATA[Kyoto.]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, Durban, épilogue. Le Protocole de Kyoto, qui s’achève en 2013, sera prolongé. De 5 à 8 années, la décision reste à prendre. Dommage, les pays qui défendent ce premier traité international sur le climat ne contribuent que pour 15% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le Canada, la Russie, et le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p><a title="Durban/ Lewebpedagogique Environnement. " href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/12/08/durban-un-climat-different-de-kyoto/">Durban</a>, épilogue. Le Protocole de Kyoto, qui s’achève en 2013, sera prolongé. De 5 à 8 années, la décision reste à prendre. Dommage, les pays qui défendent ce premier traité international sur le climat ne contribuent que pour 15% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le Canada, la Russie, et le Japon, ne suivent pas. Ils refusent l’engagement contraignant de Kyoto. Un nouvel accord, instrument légal encore à préciser, devrait être signé en 2015. Pour devenir effectif en 2020. Cette fois, tous les pays devraient être impliqués dans la lutte contre le réchauffement. Le Fonds Vert, aide des pays riches pour adoucir les aléas climatiques chez les plus pauvres, n’a toujours pas trouvé de financement. Il doit pourtant démarrer en 2013, pour fonctionner pleinement en 2020. Avec, à la clé, une enveloppe annuelle de 100 millions de dollars. Durban, commentaires et réactions en images…</p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/12/12/durban-epilogue/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		<title>Durban, un climat différent de Kyoto.</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 13:25:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Durban]]></category>
		<category><![CDATA[Protocole de Kyoto]]></category>
		<category><![CDATA[UNFCC]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, La conférence des Nations Unies sur le changement climatique, réunie à Durban en Afrique du sud, se termine vendredi. Ministres de l’environnement et négociateurs  devaient imaginer la seconde phase du protocole de Kyoto , seul outil international contraignant.  Il obligeait une quarantaine de pays industrialisés à réduire leurs rémissions  de gaz à effet de serre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>La conférence des Nations Unies sur le changement climatique, réunie à Durban en Afrique du sud, se termine vendredi. Ministres de l’environnement et négociateurs  devaient imaginer la seconde phase du protocole de <a title="Kyoto / La documentation française." href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/changement-climatique/protocole-kyoto.shtml">Kyoto</a> , seul outil international contraignant.  Il obligeait une quarantaine de pays industrialisés à réduire leurs rémissions  de gaz à effet de serre d’environ 5%, par rapport à 1992. Cet engagement commun pour limiter la hausse des températures valait pour 5 ans, 2008-2012. Durban, comme les conférences de Copenhague et de Cancun, qui se sont tenues au cours des deux  années précédentes, n’a pas permis de poser les bases d’un nouveau Kyoto.</p>
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<p><strong><a title="Unstats / Carte" href="http://unstats.un.org/unsd/environment/envpdf/CO2_emissions.pdf">La cartographie</a> des gros pollueurs</strong> dopés aux énergies fossiles, pétrole, gaz, charbon, fait apparaître les Etats-Unis et la Chine en rouge. Les deux pays émettent  40% des rejets mondiaux. Les Etats-Unis  y révèlent le niveau de vie élevé de leurs  habitants, addicts aux transports gourmands en carburant, et leurs activités industrielles. La Chine y montre l’importance du charbon, qui produit les 2/3 de son électricité, le boom du bâtiment, et l’expansion de son parc automobile. En matière d’émissions globales, la Chine dépasse déjà  les Etats-Unis. Puis viennent la Russie, l’Inde, le Japon, qui devancent  l’Allemagne et le Canada. Les rejets de CO² par habitant modifient un peu la <a title="Unstats / Carte" href="http://unstats.un.org/unsd/environment/envpdf/CO2_emissions_percapita.pdf">carte</a>.  Ils placent les Etats-Unis et le Canada en tête, devant la Russie et le Japon. Mais le record mondial revient sans doute à l’Australie. Un Australien émet deux fois plus de gaz à effet de serre qu’un japonais. Quand, le continent africain, dix fois plus peuplé que le Japon, rejette pratiquement l’équivalent de l’archipel nippon.  Le continent africain, déjà affecté par les conséquences du réchauffement qui se conjuguent à un climat instable, est l’un des points sombres de cette cartographie mondiale. Vagues de chaleur, inondations, orages violents, élévation du niveau des mers, <a title="UN / Afrique de l'Ouest / Réchauffement climatique." href="http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27061&amp;Cr=&amp;Cr1=climat">baisse de la production agricole</a> , et métropoles devenues invivables, signalent ce changement. Acteurs et  sinistrés du réchauffement climatique, réunis à Durban, n’ont pas tous le même intérêt à finaliser un nouveau Kyoto.</p>
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<p><strong>Le Japon, la Russie, le Canada, et l’Australie</strong>, ne souhaitent pas  forcément reconduire un accord juridiquement contraignant. Ils préfèrent l’option souple, à l’américaine, basée sur le « volontariat ». C’est le pays qui décide de ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre, du calendrier, et des moyens pour y parvenir. Barack Obama, qui mise sur les agro &#8211; carburants et les énergies alternatives, ou se déclare favorable à un marché du CO², semble bien disposé à engager les Etats-Unis  dans la lutte contre le réchauffement, sans subir les contraintes d’un texte international.  Les Etats-Unis n’ont jamais ratifié Kyoto. De l’autre côté, la plupart des pays en développement craignent que cette option « volontariste » conduise  les pays riches à polluer un peu plus. Fidèles à l’esprit de Kyoto, qui impose des restrictions chiffrées, ils souhaitent un nouvel accord international. L’Union européenne défend, elle aussi, l’idée d’un nouveau Kyoto. Plus contraignant que le premier.  Si les pays riches souhaitent contenir la hausse des températures autour des 2°C, option basse,  beaucoup de pays en développement considèrent  ce seuil comme déjà insupportable.</p>
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<p><strong>En 2010, les pays riches ont promis aux plus pauvres</strong> d’accompagner leur adaptation au changement de climat. Après 2020, ils recevront une enveloppe annuelle de 100 milliards de dollars. Mais ce « Fonds Vert » peine à trouver un financement en période de crise économique.  On parle d’une taxe sur les transactions financières, sans pouvoir vraiment préciser le mécanisme de cette nouvelle  aide Nord-Sud.  <a title="UNEP/ REDD" href="http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=545&amp;ArticleID=5930&amp;l=fr">Le REDD </a>(Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation), un programme ambitieux des Nations Unies,  propose encore  de donner de l’argent aux pays qui protègent leurs forêts tropicales. Cette stratégie, qui mise à la fois sur la réduction des émissions de carbone et sur l’aide aux pays  pauvres, se met doucement en place, ralentie par quelques réalités de terrain. Certains pays forestiers, qui pourraient profiter de cette opportunité économique, comptent parmi les plus corrompus.  D’autre part, beaucoup de gens, sans autre ressource, comptent sur les coupes d’arbres pour s’assurer une source de revenus.  Sans compter les  « coupeurs », qui inspirés par la tradition, respectent les rythmes d’une forêt qu’ils habitent depuis toujours. Comment dédommager cette petite humanité ?</p>
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<p><strong>En 2013, aucun texte n’obligera les pays à  faire chuter leurs émissions</strong> de gaz à effet de serre. Un nouveau Kyoto, précisé vers 2015, pourrait démarrer en 2020. Avec l’espoir que la Chine, l’Inde, le Brésil, mais aussi les Etats-Unis, contribuent à l&#8217;effort commun. Contrariée par les difficultés économiques du moment, des intérêts divergents, et des réponses multiples sur la façon de réagir au changement climatique,  Durban n’aura été qu’une étape vers un nouvel accord. (1) Pourtant, fin novembre, l’Organisation météorologique mondiale prévient : « « Les concentrations de gaz à effet de serre dans l&#8217;atmosphère ont atteint de nouveaux pics qui s&#8217;approchent très rapidement des niveaux correspondant à une élévation de 2 à 2,4 degrés Celsius de la température moyenne à la surface du globe, laquelle pourrait entraîner, selon les scientifiques, des changements radicaux et irréversibles de notre planète, de la <a title="Article / UN News" href="http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27014&amp;Cr=climatique&amp;Cr1=">biosphère et des océans »</a>.</p>
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<p>M.J</p>
<p><span style="color: #000080"><strong>Réchauffement climatique en Russie…………</strong></span></p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/12/08/durban-un-climat-different-de-kyoto/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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<p>(1) «  A Durban, Ban Ki-moon exhorte les pays à faire de réels progrès sur le climat. », Centre d’Actualités de l’ONU, 06-12-2011. <a href="http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27077&amp;Cr=climatique&amp;Cr1=">http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27077&amp;Cr=climatique&amp;Cr1=</a></p>
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		<title>7 milliards: des jeunes, des vieux, des Africains, et des femmes.</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 08:09:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[démographie mondiale]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Depuis le 31 octobre dernier, la planète compte 7 milliards d’habitants, estimation des Nations Unies. Il a fallu attendre les années 1800 pour atteindre le premier milliard, il faut désormais 13 années pour en compter un nouveau. Si la baisse de la fécondité dans la plupart des pays du monde ralentit la croissance de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Depuis le 31 octobre dernier, la planète compte 7 milliards d’habitants, estimation des Nations Unies. Il a fallu attendre les années 1800 pour atteindre le premier milliard, il faut désormais 13 années pour en compter un nouveau. Si la baisse de la fécondité dans la plupart des pays du monde ralentit la croissance de la démographie mondiale, la population continue de grossir. En 2011, l’Asie, qui dépasse les 4 milliards d’habitants, a de bonnes chances de rester le continent le plus peuplé. Elle devrait dépasser les 5 milliards au milieu du siècle, avant de redescendre lentement. L ’Amérique, l’Europe, et l’Océanie, en dessous des 2 milliards, devraient les atteindre et s’y stabiliser en 2100. L ’Afrique, qui compte plus d’un milliard d’habitants depuis 2009, caractérisée par une forte fécondité, est en progression vertigineuse. Un rapport publié par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) esquisse un long portrait d’une humanité qui change de profil, et de monde. Trois tendances.</p>
<p><strong>Une humanité plus jeune.</strong> La moitié des 7 milliards d’habitants de la planète est âgée de  moins de 25 ans. L’Inde, où les femmes ont un taux de fécondité de 2,5 enfants &#8211; soit plus que le remplacement des générations situé à 2,1 – compte 600 millions de 24 ans ou moins. Cette jeunesse est accueillie comme une bonne nouvelle par les Autorités car elle permettra de faire tourner l’économie indienne pendant quelques décennies. Un avis que ne partagent pas démographes et sociologues, qui s’interrogent sur leur capacité s’adapter à un contexte économique plus complexe et plus sophistiqué. En Inde, près de la moitié des enfants souffre de malnutrition, 66% terminent un cycle primaire, avec une chance sur deux de continuer des études secondaires. Le chômage des jeunes est d’ailleurs l’une des inquiétudes de ce début de siècle. Selon l’OIT, l’Organisation internationale du Travail, 13% des 15-24 ans sont sans emploi en 2009. Un record historique lié à la crise économique. Dans le monde arabe, cette proportion dépasse les 23%. En Tunisie et en Egypte, ces jeunes ont fait vivre le « Printemps Arabe ». Un adolescent d’une quinzaine d’années, originaire d’une petite ville située sur les bords du Canal de Suez, évoque l’entrée en politique de cette  jeunesse désoeuvrée : «  C’est nous qui avons fait la révolution. Nos familles nous disaient de nous tenir tranquilles. Nous n’en avons rien fait. Nous sommes descendus dans la rue en quête de notre rêve.&nbsp;&raquo; (1) Education insuffisante, chômage, SIDA, mariages précoces, adolescentes enceintes, très nombreuses en Afrique subsaharienne, en Amérique latine, et dans les Caraïbes, contrarient l’idée d’une jeunesse dorée dans l’espace en développement. Pourtant, pointe le rapport: « La génération actuelle des jeunes est prête à modifier fondamentalement le monde ; il y irait de l’intérêt des gouvernements de cultiver et d’utiliser leur potentiel et de ne pas laisser passer les opportunités qu’ils offrent pour le développement. »(2)</p>
<p><strong>Une humanité plus âgée</strong>. En 1950, les plus de 60 ans représentent 8% de la population mondiale. Ils seront 22% vers le milieu du siècle. D’ailleurs, la part des plus de 60 ans progresse de 2,6% par an, plus que la croissance démographique mondiale. Il existe une relation étroite entre jeunes et aînés, dont les vies se séparent. Dans de nombreux pays, développés ou non, la jeunesse émigre vers les villes, à l’étranger, en quête d’un travail, laissant ses aînés seuls, parfois sans ressource. En Chine, la part des personnes âgées progresse régulièrement, conséquence de la politique des familles à un enfant et d’une amélioration de la santé. Les plus de 60 ans, qui représentaient 10% de la population chinoise en 2000, dépassent actuellement plus de 13%. Pour limiter le coût de logements neufs, les Autorités chinoises s’efforcent de retenir la population âgée à domicile. Et y parviennent. Pour parer au coût du vieillissement, la Chine et l’Inde, pourtant dotée d’une démographie plus jeune, réfléchissent comment confier la responsabilité des aînés à leurs enfants. Partout, dans les pays émergents et pauvres, quand l’Etat ne peut intervenir, ONG, collectivités, et donateurs privés sont sollicités pour adoucir la vieillesse, et remédier à l’éclatement des familles. Dans les pays riches, à plus forte espérance de vie et à jeunesse déclinante, le vieillissement pose le problème du financement des retraites, celui du maintien à domicile. S’il existe des écarts, 25% de personnes âgées en Finlande et autour de 5% en Ethiopie et au Mozambique, les vies s’allongent partout. Entre 1950 et 2010, l’espérance de vie a progressé de 11 ans dans les pays développés, de 26 ans dans les pays émergents, et de presque 20 ans dans les pays les plus pauvres. En 2009, le Département des Affaires économiques et sociales des Nations Unies émet un constat mondial : « Le vieillissement de la population est sans précédent ; il est omniprésent ; il est profond ; il est durable. » (3)Au moins jusqu’en 2050.</p>
<p><strong>Espace à part, l’Afrique,</strong> où la fécondité élevée pourrait faire s’envoler la démographie. A l’échelle continentale, malgré des situations très variées, elle est de 4,6 enfants par femme, tendance 2005-2011. En 2011, Thomas Buettner, responsable de la population au Département des Affaires économiques et sociales des Nations Unies, note que si la fertilité africaine se maintient pendant trois siècles, échéance longue, la population du continent voisinerait avec les 3 billions de personnes. Plus raisonnable, Joseph Chamie, du Centre des Etudes migratoires de New-York, se projette à moyen terme. Il note que l’Afrique, et le Nigéria, le pays le plus <a title="Démographie Nigeria / Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_du_Nigeri">peuplé</a> , pourraient influencer la démographie mondiale. « Si les taux de fécondité de l’Afrique devaient rester inchangés au cours des décennies à venir, la population du continent s’accroîtrait à une vitesse extrêmement élevée pour atteindre 3 milliards d’habitants d’ici 2050 et le nombre incroyable de 15 milliards d’ici 2100, soit environ 15 fois sa population actuelle. », écrit Chamie. Il remarque encore que l’Afrique sera sans doute le dernier continent de la planète à accomplir sa transition démographique, réduire simultanément ses taux de natalité et de mortalité. (4)  Le droit des femmes à donner naissance aux enfants désirés, et à décider de leur calendrier maternel, est l’une des conditions de la transition démographique. Environ 215 millions de femmes dans le monde, en âge de procréer, pratiqueraient un contrôle des naissances si elles avaient accès au planning familial. Les femmes, éduquées, sont actrices d’une démographie contenue, attendue pour la fin du siècle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>M.J</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/12/02/7-milliards-des-jeunes-des-vieux-des-africains-et-des-femmes/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000080"><strong>Rapport : « Etat de la population mondiale 2011 », UNFPA</strong></span><a href="http://foweb.unfpa.org/SWP2011/reports/FR-SWOP2011.pdf"> :  http://foweb.unfpa.org/SWP2011/reports/FR-SWOP2011.pd</a></p>
<p>(1) p 29, (2) p 33, (3) p 36, (4) p 62.</p>
<p><span style="color: #000080"><strong>Une cartographie inter-active sur le site de l’UNFPA : « 7 Bilion »</strong></span><a href="http://7billionactions.org/data"> http://7billionactions.org/data</a></p>
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		<title>Durban, la Conférence sur le climat vue de Côte d&#8217;Ivoire.</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/11/28/durban-la-conference-sur-le-climat-vue-de-cote-divoire/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 13:53:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique - Environnement.]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Durban]]></category>
		<category><![CDATA[Nations Unies]]></category>
		<category><![CDATA[RTI]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, Durban, Afrique du Sud. Aujourd’hui s’ouvre la 17° Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques. (CP 17) Pendant une dizaine de jours, jusqu’au 9 décembre, des représentants de 190 pays, des ONG, et des délégués de la société civile, vont tenter de trouver des solutions concrètes pour freiner les effets de la crise climatique. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Durban, Afrique du Sud. Aujourd’hui s’ouvre la 17° <a title="UNFCC / portail français." href="http://unfccc.int/portal_francophone/items/3072.php">Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques</a>. (CP 17) Pendant une dizaine de jours, jusqu’au 9 décembre, des représentants de 190 pays, des ONG, et des délégués de la société civile, vont tenter de trouver des solutions concrètes pour freiner les effets de la crise climatique.  Et peut-être  proposer un « après » au <a title="UNFCC / portail français." href="http://unfccc.int/portal_francophone/essential_background/kyoto_protocol/items/3274.php">Protocole de Kyoto. </a> Quand la Chine et les Etats-Unis refusent de contrôler leurs émissions de gaz à effet de serre. En attendant l’issue de cette nouvelle réunion internationale sur le climat, qu’en pensent les Africains ?  Un point de vue proposé par la RTI, la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/11/28/durban-la-conference-sur-le-climat-vue-de-cote-divoire/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Kangbashi, &#171;&#160;ghost-city&#160;&#187;.</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 08:25:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Developpement]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisation]]></category>
		<category><![CDATA[Kangbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Mongolie Intérieure]]></category>
		<category><![CDATA[Ordos]]></category>
		<category><![CDATA[Spéculation]]></category>
		<category><![CDATA[ville fantôme]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, Si les villes- fantômes racontent souvent des histoires anciennes, Kangbashi, cité radieuse et endormie sur un bout de désert,  attend l’avenir qui convient à sa modernité clinquante. C’est la chaine d’info Al Jazeera qui, en novembre 2009, diffuse la première un reportage sur ce paysage urbain  « made in China », posé dans les steppes désertiques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Si les villes- fantômes racontent souvent des histoires anciennes, Kangbashi, cité radieuse et endormie sur un bout de désert,  attend l’avenir qui convient à sa modernité clinquante. C’est la chaine d’info Al Jazeera qui, en novembre 2009, diffuse la première un reportage sur ce paysage urbain  « made in China », posé dans les steppes désertiques de <a title="Map / Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:China_Inner_Mongolia.svg">Mongolie intérieure</a> . Cette région, nouveau front d’une Chine dopée aux énergies fossiles, dispose d’immenses réserves de gaz naturel et de charbon, découvertes en 2004.  C’est à peu près à cette époque que les Autorités <a title="Map / Wikipedia" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d3/OrdosPeopleMap.jpg">d’Ordos</a> , Préfecture de cette région,  décident de construire une  ville nouvelle. Conçue pour un million d’habitants, elle doit désengorger Dongsheng, petite capitale surpeuplée et assoiffée du district. Les deux villes seront séparées d’une vingtaine de kilomètres.  Dans cette zone aride, Kangbashi  sera érigée à proximité d’une source d’eau. Pendant cinq années, une armée de <a title="Mingongs / Wikipedia." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mingong">Mingongs</a>, ces travailleurs migrants venus d’autres régions, concrétisent d’immenses boulevards, façonnent des milliers de logements  regroupés dans des résidences somptueuses, et empilent des milliers de bureaux.  En 2010, Kangbashi,  toujours en chantier, étale ses excès sur 35 km². La ville peut accueillir 300.000 habitants. L’investissement est estimé à  plus d’un milliard de dollars. On évoque un nouveau Dubaï, quelques km² de désert  convertis en métropole prospère.  En attendant la prospérité, 30.000 habitants, estimation optimiste,  se croisent dans une métropole un peu trop spacieuse. D’où son surnom de « ville- fantôme », toponymie largement reprise par la presse.  Côté positif, l’air est encore pur dans cette cité sans embouteillage, dotée d’attributs écolos, espaces verts, panneaux solaires, et bus circulant au gaz. Robert Preston, journaliste à la BBC, qui passe quelques heures dans cette ville  plantée au milieu « nulle part », prétend qu’il n’a jamais rien vu de semblable. Il s’interroge : « un exemple étonnant d’investissement à long terme, ou la manifestation d’une bulle immobilière malsaine ? » (1) Patrick Chovanec, professeur associé à l’Université  Tsinghua de Beijing,  spécialiste de cette <a title="Chovanec / Blog / English." href="http://chovanec.wordpress.com/2010/05/13/insight-on-ordos/">« bulle immobilière »</a> remarque que les Chinois collectionnent les appartements vides, faute d’alternatives pour investir leur argent.  Au risque de saper les efforts du gouvernement chinois pour contenir le prix des logements. (2) Ce qui n’a pas empêché une augmentation  d’environ 10%, au cours de l’année passée.(3) En attendant le boom immobilier, et les habitants, des jardiniers entretiennent une barrière végétale, composée des milliers d’arbres et d’arbustes,  destiné à tenir le désert hors de la ville.</p>
<p>M.J</p>
<p><span style="color: #333399"><strong>Un nouveau reportage d’Al Jazeera, septembre 2011:</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/11/24/kangbashi-ghost-city/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000080"><strong>Un reportage photos pour  Time Magazine, signé <a title="Time / Photo Gallery" href="http://www.time.com/time/photogallery/0,29307,1975397_2094492,00.html"><span style="color: #000080">Michael Christopher Brown</span></a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) China: boom or bust(1), Robert Preston, BBC News, 05-11-2010 <a href="http://www.bbc.co.uk/blogs/thereporters/robertpeston/2010/11/china_boom_or_bust_1.html">http://www.bbc.co.uk/blogs/thereporters/robertpeston/2010/11/china_boom_or_bust_1.html</a></p>
<p>(2) “Chinese City Has Many Buildings, but Few People”, David Barboza, The New-Tork Times, 19-10-2010,<a href="http://www.nytimes.com/2010/10/20/business/global/20ghost.html?pagewanted=all"> http://www.nytimes.com/2010/10/20/business/global/20ghost.html?pagewanted=all</a></p>
<p>(3) China&#8217;s Desert Ghost City Shows Property `Madness&#8217; Persists, Kevin Hamlin, Bloomberg News, 23-06-2010,<a href="http://www.bloomberg.com/news/2010-06-23/china-s-desert-ghost-city-shows-property-madness-as-buyers-pay-in-cash.html">  http://www.bloomberg.com/news/2010-06-23/china-s-desert-ghost-city-shows-property-madness-as-buyers-pay-in-cash.html</a></p>
<p>Et: Inner Mongolia, Wikipedia, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Inner_Mongolia">http://en.wikipedia.org/wiki/Inner_Mongolia</a>, Kangbashi, Wikipedia,<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Inner_Mongolia"> http://en.wikipedia.org/wiki/Inner_Mongolia</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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