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	<title>Environnement</title>
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	<description>Un blog sur la géo-environnement</description>
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		<title>&#171;&#160;Appropriate Proportion&#160;&#187;</title>
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		<comments>http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/28/appropriate-proportion/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 May 2012 15:05:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Architecure.]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Hiroshi Sugimoto]]></category>
		<category><![CDATA[Mer intérieure du Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Naoshima]]></category>
		<category><![CDATA[sanctuaire shinto]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur l’île de Naoshima, dans la Mer Intérieure du Japon, Hiroshi Sugimoto, photographe et architecte japonais, a imaginé et reconstruit un petit temple Shinto , le Go-Ho Shrine....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Sur l’île de Naoshima, dans la <a title="Map / Wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:Inlandsea.jpg">Mer Intérieure du Japon,</a> Hiroshi Sugimoto, photographe et architecte japonais, a imaginé et reconstruit un petit temple <a title="maratray / Shinto religion. " href="http://maratray.chez-alice.fr/religions/shinto.htm">Shinto</a> , le Go-Ho Shrine. Ce sanctuaire s’intègre dans le Art House Project, un projet artistique de rénovation de l’habitat ancien lancé en 1998. Depuis le début des années 90,  Naoshima est offerte à un ensemble de projets <a title="Benesse Artsite" href="http://www.benesse-artsite.jp/en/">d’art contemporain</a> installés pour réveiller l’une des<a title="Teshima / Lewebpedagogique" href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/04/24/teshima-des-poussieres-noires-au-beton-blanc/"> îles endormies</a>  de la Mer de Seto. Et y attirer des visiteurs. Invité à recréer l’atmosphère particulière d’un temple de la période <a title="Muromachi / Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89poque_de_Muromachi">Muromachi (1358 -1573)</a>, quand les Shoguns de la famille Ashikaga installaient un gouvernement militaire à Kyoto, Hiroshi Sugimoto découvre une structure très dégradée par le temps. Il veut lui redonner vie sans reproduire tout à fait la typologie architecturale des sanctuaires Shinto. Il s’intéresse à une période antérieure aux premiers temples, quand la foi animiste s’exprime dans un coin de nature doté d’une atmosphère particulière, à proximité d’un arbre géant, d’une chute d’eau, ou d’un rocher. Selon l’histoire sacrée, les divinités ne s’y manifestent que lorsque les humains ont purifié le lieu, afin de les y accueillir. Hiroshi Sugimoto imagine le Go-Ho Shrine à partir d’un immense rocher, fréquenté par un kami local. Les environs de Naoshima comptent un grand nombre de carrières, certaines exploitées depuis le Moyen Âge.  Le rocher de Sugimoto, fragment d’un bloc plus important, pèse 24 tonnes et révèle une petite empreinte humaine. Il faut l’acheminer sur le site de Go-Ho Shrine, pour en composer la structure. Le temple s’articule autour de trois éléments, le hall des prières, le sanctuaire principal, et la chambre rocheuse, souterraine. Depuis cette chambre, un passage tapissé de bétons’ouvre sur le paysage environnant, avec vue sur la mer en quittant le temple. La composition architecturale est traversée d’un escalier de verre posé sur linteau de roche, un « escalier de lumière » qui relie l’espace terrestre à l’espace céleste. L’oeuvre, livrée en 2002, s’intitule <a title="Apprpriate proportion / Sugimoto website" href="http://www.sugimotohiroshi.com/appropriate.html">« Appropriate proportion »</a>.</p>
<p>M.J</p>
<p><span style="font-size: medium;color: #000080"><strong>Naoshima, salle d&#8217;art contemporain&#8230;</strong></span></p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/28/appropriate-proportion/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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<p>Hiroshi Sugimoto / Official Website <a href="http://www.sugimotohiroshi.com/">http://www.sugimotohiroshi.com/</a></p>
<p>Hiroshi Sugimoto, Kerry Brougher and Pia Müller-Tamm, Catague designed by Takaaki Matsumoto, ed. Hatje Cantz, 2010 – “Appropriate Proportion”, 2002, p254 à 271.</p>
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		</item>
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		<title>Yeosu, plaidoyer pour l&#8217;Océan.</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/23/yeosu-plaidoyer-pour-locean-2/</link>
		<comments>http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/23/yeosu-plaidoyer-pour-locean-2/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 May 2012 08:02:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[Elevation des mers.]]></category>
		<category><![CDATA[Océans]]></category>
		<category><![CDATA[Pêche.]]></category>
		<category><![CDATA[Pollution de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Expo 2012]]></category>
		<category><![CDATA[transition verte]]></category>
		<category><![CDATA[Yeosu]]></category>

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		<description><![CDATA[Yeosu est une cité assise sur un littoral découpé qui plonge dans un paysage insulaire, dans le Sud de la péninsule coréenne. C’est dans ce décor, entre terre et mer, que s’est installée jusqu’au 12 aout prochain l’EXPO 2012....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p><a title="Site" href="http://fra.expo2012.kr/exponas/cheditor/attach/JRVnJ5Alen4zdtLKOZefixXW3.jpg">Yeosu </a>est une cité assise sur un littoral découpé qui plonge dans un paysage insulaire, dans le Sud de la <a title="Google Map" href="http://maps.google.fr/maps?oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;q=yeosu+map+south+korea&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;hq=&amp;hnear=0x356d941f1f8babaf:0x8902d9dae5886e8b,Yeosu-si,+Jeollanam-do,+South+Korea&amp;gl=fr&amp;ei=D4G7T8vfOuek0QXTqr3NBw&amp;sa=X&amp;oi=geocode_result&amp;ct=image&amp;resnum=1&amp;ved=0CA8Q8gEwAA">péninsule coréenne</a>. C’est dans ce décor, entre terre et mer, que s’est installée jusqu’au 12 aout prochain l’EXPO 2012. Intitulée  « Pour des côtes et des océans vivants », elle vise à sensibiliser le public et les décideurs  sur les pressions qui pèsent sur les océans, les systèmes côtiers, et leurs ressources. La <a title="Déclaration" href="http://fra.expo2012.kr/is/ps/unitybbs/bbs/selectBbsDetail.html?ispsBbsId=BBS001&amp;ispsNttId=0000000003">« Déclaration de Yeosu »</a>, texte final adopté par les pays présents à l’exposition, doit imaginer un avenir plus doux à un complexe océanique qui occupe près de 70% de la surface du globe. L’UNEP, le programme des Nations Unies pour l’environnement, y tient pavillon aux côtés dune vingtaine d’agences, dont l’Organisation Maritime Internationale, (OMI), le Groupe d&#8217;experts intergouvernemental sur l&#8217;évolution du climat (GIEC), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), ou le Programme alimentaire mondial (PAM). Les océans constituent une réserve de nourriture de première importance.</p>
<p><strong>4 milliards de consommateurs de poissons. </strong></p>
<p>En 2009, la population mondiale a absorbé 122 millions de tonnes de poissons, crustacés, et autres mollusques.(3) Une demande en hausse car les produits de la mer constituent une source de  protéines de qualité, encore largement abordable pour les ménagères du monde émergent. Plus de 4 milliards de personnes consomment du poisson, qui représente en moyenne 15% de l’apport en protéines du menu planétaire. (3) En Afrique, en Chine, en Asie, il constitue la principale source de protéines d’origine animale des foyers les plus pauvres. L’Océan est ensuite une immense industrie qui emploie plus de monde que l’agriculture traditionnelle. En 2009,  plus de 180 millions de personnes travailleraient dans l’exploitation des produits de la mer, de la pêche à l’aquaculture, à temps plein ou à temps partiel.(3) Elargie à l’échelle familiale, un qui travaille, quatre ou cinq qui en bénéficient, la pêche et les activités associées feraient vivre 540 millions de personnes dans le monde. Environ 8% de la population mondiale. (3) Si l’UNEP (2011) note un léger recul de la pêche depuis une dizaine d’années, à l’exception du thon, les pressions sur l’écosystème marin restent intenses.(4)</p>
<p><strong>Des agressions connues.</strong></p>
<p>L’aquaculture, qui produit plus de 50 millions de tonnes des poissons, près de la moitié de la consommation mondiale, est un secteur en pleine expansion. Avec quelques <a title="Greenpeace" href="http://www.greenpeace.org/canada/fr/actualites/lancement-rapport-aquaculture/">traces durables </a>dans l’environnement côtier et marin, rejets chimiques, menace pour les colonies de poissons sauvages, altération des systèmes de mangrove et coralliens. En 2011, la FAO estime que l’élevage de crevettes, grosses et petites, a été multiplié par 400 entre 1992 et 2009, principalement sur les côtes d’Asie, en Indonésie, en Thaïlande, aux Philippines, au Sri Lanka, ou sur les côtes du Chili.(5) Autre agresseur des littoraux et de la vie aquatique, le touriste et son écosystème de béton, hôtels, résidences, parkings, ou marinas. (1) Les océans sont encore soumis au réchauffement climatique. L’eau qui se réchauffe de 0,2°C au début des années 90, affiche + 0,5°C en 2010. (3) Conséquence,  le niveau des mers s’élève. Plus 2,5 mm par an entre 1992 et 2011, résultat de la dilatation d’une eau plus chaude, et de la <a title="CNRS" href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dospoles/alternative13.html">fonte des glaces</a> de l’Arctique, de l’Antarctique, et du Groenland. (3) Parmi les multiples perspectives géographiques d’une mer qui monte, la question des petites <a title="UN" href="http://www.un.org/french/ga/special/sids/trade.htm">Nations insulaires</a>, sans doute vouées à la submersion. La pollution et le réchauffement climatique menacent mangroves et coraux. En 2010, l’UNEP estime que 1/5° des mangroves, installées surtout dans l’espace intertropical, ont disparu dans le monde, à un rythme 3 à 4 fois plus élevé que pour les autres forêts. Aujourd’hui, cette déforestation se calme, la restauration progresse. La mangrove, qui protège l’espace côtier et assure le renouvellement de nombreuses espèces de poissons, est aussi un enjeu économique. Toujours selon l’UNEP (2010), un hectare de mangrove peut générer entre 2000 et 9000 US dollars par hectare, bien plus que le tourisme. Les récifs coralliens, eux aussi indispensables à l’équilibre économique de nombre de régions, sont soumis à des pressions très localisées. En février 2011, l’UNEP estime que l’agression conjuguée,  pêche excessive, aménagement des littoraux, et  pollutions diverses, menacent plus de 60% des <a title="UNEP" href="http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=659&amp;ArticleID=6914">récifs coralliens </a>de la planète. A plus grande échelle, le déclin du corail serait également lié à <a title="CNRS" href="http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1660.htm">l’acidification des océans</a>, L’absorption de CO² d’origine atmosphérique, qui diminue le ph des eaux, réduit partout la vie aquatique et fait muter les espèces.</p>
<p><strong>RIO+20</strong></p>
<p>L’Expo 2012, dont la déclaration finale devrait engager les pays émergents à se développer plus en douceur, en mer et dans l’espace côtier, regarde vers le RIO+20. Ce nouveau Sommet de la Terre, réuni du 20 au 22 juin 2012 au Brésil, vingt ans après la rencontre « Planète terre », s’intéressera aux possibilités d’une « économie verte dans le contexte du développement durable et l’éradication de la pauvreté. » Les Océans seront l’un des sept dossiers du <a title="RIO+20 Océans" href="http://www.uncsd2012.org/rio20/index.php?page=view&amp;type=400&amp;nr=216&amp;menu=45">RIO+20</a>. D’où le message envoyé depuis Yeosu, celui d’une possible transition entre une surexploitation des milieux marins et des littoraux, et une gestion plus soft d’un patrimoine qui montre déjà ses limites.</p>
<p>M.J</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/23/yeosu-plaidoyer-pour-locean-2/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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<p>(1)“Protecting Oceans Equals Protecting Our Planet”, IPS U.N. Bureau Chief Thalif Deen Interviews AMINA MOHAMED, deputy executive director of the U.N. Environment Programme, 09-05-2012 <a href="http://ipsnews.net/news.asp?idnews=107729">http://ipsnews.net/news.asp?idnews=107729</a></p>
<p>(2) “Expo 2012 to Focus on Protecting World&#8217;s Marine Resources”<br />
U.N. Bureau Chief Thalif Deen interviews Commissioner General SAM KOO, IPS, 16-05-2012, <a href="http://ipsnews.net/news.asp?idnews=107729">http://ipsnews.net/news.asp?idnews=1070</a></p>
<p>(3) “Oceans and Coasts: Connecting Our Lives, Ensuring Our Future- The Choice is Yours”, UN, Expo 2012  <a href="http://www.un-expo2012.org/index.php/one-un/fact-sheets">http://www.un-expo2012.org/index.php/one-un/fact-sheets</a></p>
<p>(4) UNEP 2011</p>
<p>(5) FAO 2011</p>
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		<item>
		<title>Fraser et ses insulaires&#8230;</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/14/fraser-et-ses-insulaires/</link>
		<comments>http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/14/fraser-et-ses-insulaires/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 May 2012 07:17:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Australie aborigène.]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes.]]></category>
		<category><![CDATA[Aborigènes]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[écosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Fraser Island]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Fraser Island est une curiosité géologique. Une île de sable, la plus étendue au monde, qui raconte 700 000 ans de changements climatiques et de modifications du niveau de la mer. Elle est le territoire des Aborigènes, des Européens, des touristes, et des dingos....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Située à quelques encablures de la côte Est de l’Australie, à proximité du Sud de l’Etat du Queensland, à environ 300 kilomètres au Nord de Brisbane, <a title="Carte / Wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:Fraser_island_locator_map.svg">Fraser Island</a> est une curiosité géologique. Une île de sable, la plus étendue au monde, qui raconte 700 000 ans de changements climatiques et de modifications du niveau de la mer. Elle est née d’une accumulation de sables sur un lit de roches volcaniques, qui a développé un système dunaire complexe. Et toujours en mouvement. Les dunes, dont les plus hautes voisinent avec les 260 mètres, sont aujourd’hui colonisées par une forêt tropicale dense. Certaines essences grimpent à une soixantaine de mètres. Des lacs perchés, une quarantaine, se sont installés dans des dépressions creusées par le vent, sur un tapis de matières organiques, feuilles, écorces, et plantes mortes. Le Lac Mac Kenzie, une centaine de mètres au dessus du niveau de la mer, est le plus célèbre de ces lacs perchés. Sans doute le plus beau, aussi. L’eau y est si pure qu’aucun organisme ni aucun animal ne peuvent  y vivre. Lacs perchés, lacs de barrage, et lacs de fenêtre, une centaine au total, Fraser est une île qui ne manque pas d’eau douce. A l’arrière des plages de sables blonds, on peut voir des étendues brunes qui ressemblent à des rochers, des « coffee rocks ». Ces sables cimentés par des matières organiques rappellent que les côtes se sont déplacées au cours d’une histoire finalement assez récente, comparée à celle du continent australien. C’est un  petit  fragment insulaire, un paradis aux <a title="Carte interactive." href="http://www.fraserisland.net/fraser-island-map.html">paysages surprenants </a>, convoité par les hommes et peuplé de dingos. (1)(2)(3)</p>
<p><strong>Aborigènes.</strong></p>
<p>« Ces gens sont entièrement nus, et ressemblent ( sinon ) aux habitants de Port Jackson dans leur apparence personnelle, mais ils sont bien plus charnus, peut-être parce qu’ils ont accès à une meilleure réserve de nourriture que l’on attrape dans les filets, fait connu dans le sud de l’île. » (4) écrit Matthew Flinders dans son journal de bord, en 1802. Si le capitaine Cook est passé au large de Fraser dans les années 1770, Matthew Flinders est le premier européen à y accéder. Après une première tentative, deux pêcheurs de baleines américains lui ont indiqué  un passage. Flinders découvre des communautés aborigènes, qui profitent d’une nourriture abondante. Ils ramassent des coquillages, pêchent des anguilles et toutes sortes de poissons,  chassent des dugongs, le frère du lamantin, des tortues de mer, des oiseaux aquatiques, et des opossums. Ils consomment du miel, des patates sauvages, des racines, des feuilles, et des fruits collectés en forêt. Des vestiges de campement ont montré que les Aborigènes vivent  sur l’Île Fraser depuis environ 5000 ans. Au début du XIX° siècle, cette communauté insulaire, principalement des Butchulla, compte entre 400 et 500 personnes. L’hiver, qui pousse d’autres groupes du continent à aller chercher de la nourriture sur Fraser, la population de l’île grimpe probablement autour des 2000 à 3000 habitants. Explorateurs, forçats évadés, ou survivants de naufrage, arrivent à leur tour sur l’île. Dans les années 1860, débarquent des marins, puis des bûcherons venus exploiter les belles forêts d’eucalyptus et de kauris. Une partie de ce bois est envoyé en Egypte, qui construit le canal de Suez. Sur l’île de Fraser, les maladies, l’alcool, et l’opium commencent à gangréner la société aborigène. Le mépris d’une communauté prétendue inférieure fait le reste. Sur ce chapitre, c’est Eliza Fraser, qui commence.(1)(4)</p>
<p><strong>Européens.</strong></p>
<p>En 1836, quelques rescapés du « Stirling Castle »,  un bateau qui a fait naufrage plus au Nord sur la grande barrière de corail, débarquent sur l’île de Fraser à bord d’un canot. Ces Européens sont recueillis et nourris par la communauté aborigène. Parmi eux, Eliza Fraser, la femme du capitaine du « Stirling Castle ». Quelques semaines plus tard, elle est évacuée sur le continent. A Brisbane, elle fait passer les Aborigènes pour des diables, esclavage, torture, et cannibalisme. Elle nourrit la paranoïa des Européens. Elle rentre à Londres, où elle publie son aventure. Le livre, qui diffuse l’image d’une communauté brutale et cruelle, a beaucoup de succès. «L’un des héritages d’Eliza Fraser aura été le massacre de ceux-là même qui lui ont porté secours », peut-on lire sur le site de Fraser Island Defenders Organization, une association qui travaille à la préservation des ressources insulaires. (4) Quelle que soit la responsabilité de cette femme, pendant plus d’un demi-siècle, ces Aborigènes insulaires sont chassés, massacrés, ou noyés. En 1890, ils ne sont plus qu’environ 300. La moitié, sept ans plus tard. Au tournant du XX° siècle, les survivants sont déportés dans des missions du Queensland, administrées par des Européens. Peu survivront à des conditions de détention, décrites épouvantables. (2) Plus de 300 personnes (2006), Australiens d’origine européenne, vivent sur l’Île Fraser. D’autres y laissent une caravane, pour pêcher le maquereau, privilège accordé à condition de la déplacer périodiquement. (1) (4)</p>
<p><strong>Dingos</strong></p>
<p>L’Ile Fraser est aussi le territoire des <a title="savefraserislanddingoes" href="http://savefraserislanddingoes.com/">dingos</a> , un animal de la famille des canidae australiens qui ressemble à un chien, mais qui peut se montrer loup. C’est un animal sauvage, aux réactions imprévisibles. Il est aussi un argument touristique. Fraser, accueille sans doute la population de dingos la plus importante de cette partie de l’Australie. La population la plus pure aussi. Pour respecter l’espèce, pas de chien sur l’île. Le dingo de Fraser mesure plus d’un mètre de long, 60 cm de haut, son pelage est doré. Il est facile de l’approcher, surtout à l’heure des sandwiches et des chips. Mais, attention, il est interdit de le nourrir. Argument des rangers, une nourriture facile pourrait faire décliner son aptitude à la chasse. Et le rendre agressif avec les touristes radins sur le sandwich. Le dingo est là pour être observé, à une certaine distance. En 2001, un enfant meurt après l’attaque d’un dingo. Après l’accident, les rangers en tuent plus d’une centaine, réduisant considérablement la population. En 2008, ils sont entre 120 et 150. Si un ex-ranger dénonce à ce moment là une situation de malnutrition, il reste interdit de les nourrir. L’accident de 2001 a inspiré une interprétation stricte de la relation entre l’homme et l’animal sauvage. Avec un respect du territoire du dingo, mis à mal par l’invasion touristique. (5)</p>
<p><strong>Touristes.</strong></p>
<p>Listée au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, récompense pour la vitalité de ses écosystèmes, l’Île Fraser est un aimant à touristes. Ils débarquent par ferry, avant de se déplacer en colonies biens rangées dans des véhicules tout terrain, de toutes les tailles, sur la plage et sur les pistes intérieures. Impossible de visiter Fraser sans véhicule 4&#215;4. Chaque année, 350.000 à un demi-million de visiteurs débarquent sur cette  île de 1840 km², 123 km par 23,  presque un grain de sable par rapport à l’Australie. Cette déferlante touristique laisse  quelques traces dans les écosystèmes, déjà fragilisés par l’insularité. De l’urine et du jus de crème solaire dans les eaux pures des lacs, qui du coup le sont moins. Et qui transforme certaines parties du bush en toilettes publiques. Quant à la plage qui ceinture l’île, elle s’apparente à une autoroute où se succèdent et se croisent des dizaines de véhicules chargés de touristes, auxquels on assène quelques grands principes de conservation. A proximité d’un point d’intérêt, la plage devient parking où stationnent tous les modèles de 4&#215;4, du particulier au bus équipé de roues motrices, voire un avion. Car il est très chic d’atterrir sur l’une des  plages de Fraser Island. (1) (2)</p>
<p>M.J</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/14/fraser-et-ses-insulaires/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) Fraser Island, Wikipedia, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Island">http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Island</a></p>
<p>(2) Fraser Island, UNESCO, <a href="http://whc.unesco.org/fr/list/630">http://whc.unesco.org/fr/list/630</a></p>
<p>(3) Fraser Island, Great Sandy National Park <a href="http://www.derm.qld.gov.au/parks/fraser/index.html">http://www.derm.qld.gov.au/parks/fraser/index.html</a></p>
<p>(4) “<em>These people go entirely naked, and otherwise much resemble the inhabitants of Port Jackson in personal appearance, but they were much more fleshy, perhaps from being able to obtain a better supply of food with scoop nets which are now known on the southern parts of the coast.</em>”, From F<a href="http://www.fido.org.au/">raser Island Defenders Organization</a>, FIDO, <em>“The Watchdog of Fraser Island”</em>, aims to ensure the wisest use of Fraser Island&#8217;s natural resources. <a href="http://www.fido.org.au/education/AboriginalHistory.html"> http://www.fido.org.au/education/AboriginalHistory.html</a></p>
<p>(5)Save Fraser Island Dingoes Inc <a href="http://savefraserislanddingoes.com/">http://savefraserislanddingoes.com/</a></p>
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		<title>Les mini stories des &#171;&#160;Trolley pushers&#160;&#187; de Jo&#8217;burg.</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/02/les-mini-stories-des-trolley-pushers-de-joburg/</link>
		<comments>http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/02/les-mini-stories-des-trolley-pushers-de-joburg/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 May 2012 08:01:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Migrations.]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Recyclage]]></category>
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		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Ismail Farouk]]></category>
		<category><![CDATA[Johannesburg]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, « Trolley pushers » est un travail de photographe qui raconte l’histoire d’une petite humanité qui déambule dans les rues de Johannesburg en poussant de vieux chariots de supermarché pour collecter des bouts de  plastique, de la ferraille, du carton, tout ce qui peut être revendu à un professionnel du recyclage pour quelques Rands, l’équivalent de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>« Trolley pushers » est un travail de photographe qui raconte l’histoire d’une petite humanité qui déambule dans les rues de Johannesburg en poussant de vieux chariots de supermarché pour collecter des bouts de  plastique, de la ferraille, du carton, tout ce qui peut être revendu à un professionnel du recyclage pour quelques Rands, l’équivalent de quelques euros. Pendant que d’autres « Trolley pushers » louent leurs jambes et leur mini-utilitaire pour transporter des paquets trop lourds, d’une station de taxi à une autre. Johannesburg,  <a title="IRD" href="http://www.mpl.ird.fr/suds-en-ligne/fr/metropol/johannesburg/johan01.htm">Jo’burg</a>, métropole <a title="South Africa Wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:South_Africa_%28orthographic_projection%29.svg">sud-africaine </a>d’un peu plus de 10 millions d’habitants dans sa définition la plus large, est l’une des places mondiales de l’économie informelle, un royaume de la débrouille où toute chance est bonne à saisir pour quelques pièces. Madoda Mkoben, a suivi le monde de la récup urbaine pendant une dizaine d’années. Ses photos racontent la précarité, la clandestinité, mais aussi l’amitié. Un extrait de son travail est mis en ligne par <a title="IPS Africa / Vimeo video /" href="http://vimeo.com/36079230">IPS Africa</a>. Un autre site, édité par un collectif d’architectes, the <a title="Informal City" href="http://informalcity.co.za/recycle-2">South African Informal City</a>, raconte l’histoire de Paul. Une mini  success story, ici tout est « mini », dans le business du recyclage informel. Mais pour commencer l’histoire, il faut d’abord un chariot, d’occase, volé dans un supermarché, d’où l’illégalité de l’exploitation et les descentes de police. Il coûte environ 50 Rands, environ 5 Euros. C’est derrière lui que Paul trace les rues de Jo’burg pour collecter tout ce qu’il va pouvoir revendre à une centrale d’achat. C’est elle qui fixe le prix des matériaux. Pas de chance, Paul qui habite le centre de Johannesburg doit se lever plus tôt que ses collègues de banlieue, il doit beaucoup marcher pour repérer avant les autres quelques déchets à recycler. Des banlieues comme Yeoville et Kensington sont déjà très courues par les recycleurs. Mais compensation, Paul vit à côté de trois centres de stockage, qui lui achètent sa collecte. Paul, qui trie et stocke ses matériaux, les vend toutes les deux semaines. Quand il a accumulé suffisamment d’articles pour valoriser sa transaction. Les  bonnes semaines, il gagne plus de 1000 Rands,  près de 100 euros, mais la moyenne tourne autour des 800 à 900 Rands. Pour accumuler plus de 1000 Rands, Paul marche et pousse 600 kilos de déchets pendant 5 jours. Les bénéfices de ce mini business lui permettent de loger sa femme et son bébé dans une petite chambre, 2 mètres sur 2, pas d’eau, pas d’électricité. Il met de l’argent de côté, environ  1000 Rands par mois, et envoie l’équivalent à sa famille restée au Lesotho. Mais tous les pousseurs de chariots n’ont pas la même veine. Certains recycleurs gagnent à peine de quoi se payer le prochain repas. D’autres, les porteurs de bagages payés à la course, n’obtiennent que rarement le prix demandé. Difficile de se plaindre à la police quand on exerce dans l’illégalité.</p>
<p><strong>« Immigrés ». </strong></p>
<p>Les  « trolley pushers » de Johannesburg racontent encore une histoire d’immigration en Afrique du Sud. Ismail Farouk, artiste-géographe-urbaniste, qui vit travaille à Johannesburg,  s’intéresse à leur sort. En 2010, il dénonce sur son<a title="Ismail Farouk's blog" href="http://ismailfarouk.com/s/?p=64"> blog</a> les descentes de police et  les tracasseries dont sont victimes ces travailleurs venus du Mozambique, ou du Zimbabwe. Prétexte, ils travaillent avec des chariots volés. Volés et revendus par un réseau de jeunes, également originaires du Zimbabwe. La police confisque l&#8217;outil de travail, fixe l’amende à 300 Rands, environ 30 euros, et les jette en prison. En 2008, les raids de la police se multiplient, les séjours en prison aussi. Les pushers, étrangers, sans papiers, sont une proie facile. Ismail Farouk rappelle que si l’activité est illégale, elle n’est pas dangereuse, et connue de tout le monde.  Certains « Trolley pushers » arpentent les rues depuis 2001. Pour les tirer de la clandestinité, les Autorités proposent de leur louer des trolleys, 20 Rands par jour, d’une capacité moindre que ceux dérobés sur les parkings des supermarchés. « Trop cher » réagissent les pousseurs, pas très contents de ce racket officiel. En 2008, les « Trolley pushers» se mobilisent pour obtenir des représentants, première étape vers une régularisation de la profession. La même année, Ismail Farouk initie « Trolleyworks », une manifestation artistique et urbaine, pluridisciplinaire, qui doit attirer l’attention du public sur la condition des « Trolley pushers ». Des caméras sont installées dans les chariots pour saisir le quotidien de ces travailleurs immigrés. Un trolley plus facile à manier, plus coloré, est réalisé. Ismaël Farouk  remporte la <a title="Josi Artlab" href="http://www.jozi-artlab.co.za/en/sylt_quelle_cultural_award/award.php">Sylt Quelle Cultural Award for Southern Africa 2008</a>, En mai 2009, seconde phase du projet, le Goethe Institut de Johannesburg invite les visiteurs à parcourir le territoire des « trolley pushers », géographie d’une activité informelle et circulatoire dans la métropole. Ismail Farouk explique son intention: »Nous espérons exposer les gens aux contradictions de la grande ville et nous tentons de les sensibiliser au besoin de marcher dans le centre de Johannesbourg. Marcher à Johannesbourg est intimement lié à la classe sociale, à l’appartenance ethnique, au crime, à la peur, et à la paranoïa. » (1)</p>
<p>M.J</p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/05/02/les-mini-stories-des-trolley-pushers-de-joburg/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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<p>(1)”<a href="http://trolleyworks.blogspot.fr/2010/02/porters-and-performers.html">Porters and Performers</a> , Story by Anthea Buys for the Mail &amp; Guardian, 07-02-2010,<a href="http://www.mg.co.za/article/2009-05-29-porters-and-performers"> http://www.mg.co.za/article/2009-05-29-porters-and-performers</a></p>
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		<title>Teshima, des poussières noires au béton blanc.</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/04/24/teshima-des-poussieres-noires-au-beton-blanc/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 07:34:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Préjudice écologique]]></category>
		<category><![CDATA[déchets industriels]]></category>
		<category><![CDATA[Mer intérieure du Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Teshima Art Museum]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Bonjour, Encerclée par les îles principales de Honshû au Nord, de Shikoku au Sud, et de Kyûshû à l’Ouest, la  Mer intérieure du Japon a les allures tranquilles d’un immense lac. On y dénombre plus  de 3000 îles, petites ou grandes, solitaires ou groupées, la plupart plantées de pins  plongent leurs verts mousseux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/04/24/teshima-des-poussieres-noires-au-beton-blanc/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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<p>Bonjour,</p>
<p>Encerclée par les îles principales de Honshû au Nord, de Shikoku au Sud, et de Kyûshû à l’Ouest, la  Mer intérieure du Japon a les allures tranquilles d’un immense lac. On y dénombre plus  de 3000 îles, petites ou grandes, solitaires ou groupées, la plupart plantées de pins  plongent leurs verts mousseux dans les bleus subtiles d’une Mer intérieure qui n’en est pas vraiment une. La<a title="carte wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:Inlandsea.jpg"> Mer intérieure de Seto</a>, son vrai nom, communique en réalité avec l’océan Pacifique. A L’est de ce paysage insulaire, entre l’île de Shodoshima, plus imposante,  et la petite Naoshima, un autre petit bout de terre d’une quinzaine de km², <a title="Google Map" href="http://maps.google.fr/maps?ll=34.470991,133.99702&amp;z=11&amp;t=h&amp;hl=fr">Teshima</a>.  Au guidon d’un vélo  électrique loué près du débarcadère, on en fait le tour en moins d’une heure. Trois lignes de ferry mènent à Teshima, celui qui vient de Shodoshima accoste toutes les deux heures dans le petit port le plus proche. Teshima, un peu plus de 1500 habitants au début des années 2000, sans doute encore un peu plus de 1000 aujourd&#8217;hui, des pêcheurs et des paysans, souffre des mêmes maux que ses voisines insulaires. La  population vieillit ou s’exile, l’économie se traîne. Ceux qui restent envisagent avec curiosité ces  jeunes branchés, lainage sobre, Wayfarer, et chaussures Repetto, venus admirer l’une des perles architecturale de l’art contemporain, En 2010, Teshima est l’une des sept îles retenues pour le <a href="http://setouchi-artfest.jp/en/">Setouchi Art Festival</a>, une manifestation censée la tirer de son ennui.  Depuis, Teshima est devenue célèbre. Mais sa renommée est bien antérieure à sa  reconversion artistique. (1)(2)(3)</p>
<p><strong> « Island of waste ».</strong></p>
<p>Dans les années 80, Teshima est connue comme le pire exemple de décharge industrielle illégale au Japon. On l’appelle « Island of waste », l’île aux déchets. En 1975, une société de retraitement des rejets industriels s&#8217;installe sur la côte Ouest de l’île.  Très vite, les insulaires s’opposent à cette activité qui pollue. D’ailleurs, la Préfecture de Kagawa ne donne pas son aval. En 1978, la société qui prétend recycler seulement des substances non dangereuses, renouvelle sa demande d’autorisation auprès de l’administration. Qui finalement accepte. En réalité, des quantités astronomiques de poussières nocives et d’huiles usagées sont déversées dans la nature, brûlées en plein air au lieu d’être retraitées.  La police préfectorale enquête. La société, qui cesse son activité, laisse des collines de déchets toxiques derrière elle. Au début des années 90, une analyse y révèle la présence de cadmium, de plomb, d’arsenic, de mercure, de PCB, ou de dioxines. Une formule chimique très enrichie qui s’est invitée dans le sol et la nappe d’eau souterraine de cette partie de l&#8217;île. Aujourd&#8217;hui, Teshima raconte l’histoire de ce  Japon en plein boom économique, rapidement dépassé par la profusion de ses déchets, industriels et urbains, et qui ne sait qu’en faire. La tentation est grande de les stocker dans des îles dépeuplées, situées à proximité des sites de production. La côte de la Mer Intérieure, où se sont développées Osaka, Kobe, ou Hiroshima, est l’une des plus industrialisées de ce  Japon.  En 2000, l’affaire de Teshima était en cours de règlement. Un mur étanche devait protéger l’océan des eaux polluées produites par la décharge. Les 600.000 tonnes de déchets devaient être recyclées dans la composition de ciment, sur l’île de <a title="Naoshima Eco Island" href="http://www.naoshima.net/en/sights_and_activities/eco_island_naoshima_plan/index.html">Naoshima, </a>l’autre site couru de l’art contemporain dans la Mer Intérieure de Seto. (4) (5)</p>
<p><strong>Coquillage de béton blanc. </strong></p>
<p>Posé come une goutte d’eau à proximité des rizières en terrasses, le Teshima Art Museum indique un changement dans le paysage insulaire. Radical, mais en douceur. Le bâtiment, un <a title="Teshima Art Museum / Photo" href="http://www.benesse-artsite.jp/en/teshima-artmuseum/index.html">coquillage de béton blanc</a> inséré dans le sommet d’une colline verte, voisine avec la mer qui se montre en chemin.  Pour pénétrer dans la structure, assez grande, environ 40 mètres sur 60, il faut chausser de petits chaussons gris. Sur les points les plus élevés du bâtiment, deux ouvertures sur le paysage invitent l’air, la lumière, et les bruits extérieurs. Sur le sol de béton poli et traité, qui explique les petits chaussons, des gouttes d’eau perlent par de petits trous. Portées par la topographie du sol,  elles se mélangent pour former une tâche plus importante, qui coulera doucement pour s’échapper par un autre orifice, percé dans le béton. Cette fontaine perpétuelle rythme le temps qui passe. L’œuvre, qui résulte d’une collaboration entre l’artiste Rei Nato et l’architecte Ryue Nishizawa, fait écho à ce paysage insulaire, baigné par la mer et douché par les pluies. C’est pour profiter de cette expérience sensorielle inédite que les petits Japonais branchés débarquent sur l’île de Teshima.  (6)</p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/04/24/teshima-des-poussieres-noires-au-beton-blanc/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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<p>Un peu plus loin, de l’autre côté du petit port qui accueille le ferry de Shodoshima , un pavillon de bois assis sur une plage. Christian Boltanski y expose <a href="http://www.benesse-artsite.jp/en/boltanski/index.html">« Les archives du cœur »</a>, une compilation de battements de cœur enregistrés  en France, en Tasmanie, en Allemagne, en Corée, ou au Japon. Dans un laboratoire sonore, installé face à la mer, il faut mettre un casque pour écouter des cœurs qui battent encore, ou peut-être plus. Battements réguliers ou arythmies, étrange compilation.  Boltanski archive ici la petite musique intime d’une partie de l’humanité. Vous, si vous souhaitez l’enregistrement de votre rythme cardiaque. A côté, dans une pièce noire, une ampoule clignote au rythme assourdissant d’un cœur en mouvement. (7)</p>
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<p>M.J</p>
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<p>(1)Seto Inland Sea, Wikipedia, <a href="http://www.benesse-artsite.jp/en/boltanski/index.html">http://en.wikipedia.org/wiki/Seto_Inland_Sea</a></p>
<p>(2) Teshima Island, Japan-guide.com, <a href="http://www.japan-guide.com/e/e5440.html">http://www.japan-guide.com/e/e5440.html</a></p>
<p>(3)Inland Sea of Japan, factanddetails.com, <a href="http://factsanddetails.com/japan.php?itemid=963&amp;catid=25&amp;subcatid=171">http://factsanddetails.com/japan.php?itemid=963&amp;catid=25&amp;subcatid=171</a></p>
<p>(4)The Teshima Island Industrial case and its process towards  resolution, Hiroshi Takatsuki, 10-06-2002, Special Feature: Conference Report, Integrated Management for Hazardous Waste.    <a href="http://www.bvsde.paho.org/bvsacd/cd43/isla.pdf">http://www.bvsde.paho.org/bvsacd/cd43/isla.pdf</a></p>
<p>(5) “Teshima Island waste dispute nears end”  , The Japan Times Online, 27-05-2000<a href="http://www.japantimes.co.jp/text/nn20000527b6.html"> http://www.japantimes.co.jp/text/nn20000527b6.html</a></p>
<p>(6) Teshima Art Museum, Benesse Art Site Naoshima, <a href="http://www.benesse-artsite.jp/en/teshima-artmuseum/index.html">http://www.benesse-artsite.jp/en/teshima-artmuseum/index.html</a></p>
<p>(7)”Les archives du coueur”, Benesse Art Site Naoshima <a href="http://www.benesse-artsite.jp/en/boltanski/index.html"> http://www.benesse-artsite.jp/en/boltanski/index.html</a></p>
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		<title>Le Qatar rêve de fertiliser ses sables&#8230;.</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/01/26/le-qatar-reve-de-fertiliser-ses-sables/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 12:33:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture.]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Pays du Golfe.]]></category>
		<category><![CDATA[Désalinisation]]></category>
		<category><![CDATA[désert]]></category>
		<category><![CDATA[land grab]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>

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		<description><![CDATA[“Le Qatar poursuit son ambitieux programme de sécurité alimentaire”, titre un article de  l’UNCCD, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Il esquisse la stratégie agricole d’un petit pays, handicapé par le désert et le manque d’eau, mais bien décidé à couvrir 70% de ses besoins alimentaires en 2023. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>“<a title="Map / Wikipedia" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f4/LocationQatar.png">Le Qatar</a> poursuit son ambitieux programme de sécurité alimentaire”, titre un article de  l’UNCCD, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Il esquisse la stratégie agricole d’un petit pays, handicapé par le désert et le manque d’eau, mais bien décidé à couvrir 70% de ses besoins alimentaires en 2023. (1)</p>
<p><strong>Eau et productivité agricole.</strong></p>
<p>Situé sur la rive sud du Golfe persique, le<a title="Google map" href="http://maps.google.fr/maps?q=Qatar+Map&amp;oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;hq=&amp;hnear=0x3e45c534ffdce87f:0x1cfa88cf812b4032,Qatar&amp;gl=fr&amp;ei=1b0eT4znII7EsgbI_cipDA&amp;sa=X&amp;oi=geocode_result&amp;ct=image&amp;resnum=1&amp;ved=0CCkQ8gEwAA"> Qatar</a> est une presqu’île d’un peu plus de 11000 km², 160 kilomètres de long pour 80km de large. Un petit territoire recouvert de sable qui se mesure à l’échelle de l’Île de France. C’est un  pays  assis  au niveau de la mer, qui culmine à un peu plus de 100 mètres dans le Jebel Dukhan, la chaîne de collines de la côte Ouest. C’est ici que se trouvent les principales réserves terrestres de pétrole. Le Qatar, qui vit sous le régime du désert, affiche des températures estivales qui oscillent entre 40 et 50°C. Si les faibles pluies, à peine 80 mm par an, donnent quelques couleurs à cet environnement aride, elles limitent les possibilités de l’agriculture.  Moins de 6% du<a title="FAO / Map / Terres arables et cultures. " href="http://www.fao.org/countryprofiles/Maps/QAT/12/al/index.html"> territoire </a>est cultivable. Irrigation de pénurie, sols pauvres, conditions climatiques extrêmes, manque de main d’œuvre saisonnière, et système de jachères qui laisse des terres incultes, l’agriculture qatare cumule les problèmes. Pour nourrir sa population, un million et demi d’habitants, le pays achète à l&#8217;étranger des milliers de tonnes de céréales,  riz blanchi, orge, blé, de la viande de volaille et de canard, des légumes frais, de l’huile, des graisses végétales, et quelques autres milliers de tonnes de farine de blé. (2) au total, le Qatar importe 90% de ses  besoins alimentaires, une dépendance qui pèse de l’argent et des contraintes. En 2008,  le pays lance un programme national de sécurité alimentaire  qui tient en deux mots, eau et productivité agricole. Et comme le pays est riche, il fait appel aux scientifiques et aux innovations technologiques. Universités, agences d’Etat américaines, dont l’USAID (United States Agency for International Development), planchent déjà sur le dossier de la sécurité alimentaire au Qatar. (1)</p>
<p><strong>L&#8217;eau des Qataris.</strong></p>
<p>Le Qatar, qui pompe sa nappe aquifère, est en train de réaliser que cette source d’eau, non renouvelable, est précieuse. Pour son agriculture, le pays envisage donc de développer un ambitieux programme de désalinisation d’eau de mer. Cette eau traitée devrait être utilisée pour recharger les nappes aquifères qui deviendront des réservoirs, sécurité de pays désertique. Le Qatar connait bien cette  technologie, qui assure actuellement 90% de sa consommation en eau potable. Le pays, qui souhaite adoucir son image de producteur de pétrole, pense aux énergies vertes pour faire tourner des usines de désalinisation, jusqu’alors alimentées au pétrole et au gaz naturel. A terme, les technologies de conversion, <a title="CNRS, désalinisation." href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/potable/dessalEau.html">osmose inversée</a> associée au <a title="Sogreah / Brèves" href="http://www.sogreah.fr/breves-fr-2010-01.html"> solaire </a>, devraient permettre de couvrir la plupart des besoins de l’agriculture. Un parc d’énergie solaire est planifié à cet effet dans le <a title="Projet / english" href="http://www.qnfsp.gov.qa/programme/renewable-energy/solar-energy">sud du territoire</a>,  région la mieux dotée en lumière. Pour diversifier ses sources, l&#8217;Emirat devrait développer un recyclage des eaux industrielles. Le Qatar réfléchit à rendre plus efficace une irrigation traditionnelle, par inondation, qui gaspille beaucoup d’eau. La technique du  goutte à goutte, pratiquée depuis l’antiquité, utilisée dans les espaces arides car économe en eau et en engrais, est l’une des pistes majeures de cette transition agricole. Cette efficience de l’eau pourrait s’articuler à une agriculture hydroponique, des cultures hors sol installées sur des substrats neutres et inertes, sable, billes d’argile, ou laine de roche. La culture de légumes sous serre, par exemple. Mais, cactus de taille dans cette aventure agricole, ne pas toucher à l’eau destinée à la consommation personnelle des Qataris.(1)</p>
<p><strong>Le bush en colère&#8230;</strong></p>
<p>En attendant une agriculture productive, le Qatar projette des colonies agricoles en territoire étranger. En Afrique, où l&#8217;Emirat a acheté 40.000 hectares de terres au Kenya, avant de convoiter d&#8217;autres espaces agricoles au Soudan. (3) En Asie, la Qatar Investment Authority (QIA) &#8211; le fonds d’investissement souverain de l&#8217;Etat &#8211; crée des Joint-Ventures avec les gouvernements du Vietnam et d’Indonésie. Des contrats similaires, qui associent les pays d’accueil et leur attribuent une aide au développement, sont en négociation en Malaisie et aux Philippines. Une formule assez inédite qui, pour l&#8217;instant, semble contenter tout le monde. (4)  Autre son de clache, en juin 2011, un article paru dans the Age, un quotidien australien édité à Melbourne, dénonce l’offensive du Qatar dans l’Etat du Victoria. La firme Hassad Foods, le «bras agricole » du petit Emirat, souhaite acquérir plus de  8000 hectares de  pâturages à moutons et de terres cultivables, pour une somme de 35 millions de dollars. On parle de l’une des plus importantes transactions de terres pastorales dans l’histoire récente du Victoria. L’accord, pourtant consenti par les vendeurs, a soulevé une vague d’indignation dans le bush. Un partie de l’opinion australienne, sensible à la question de la sécurité alimentaire et préoccupée l&#8217;irruption d&#8217;étrangers sue leurs terres, demande une législation plus stricte. (5)</p>
<p><strong>L&#8217;argent et l&#8217;eau.</strong></p>
<p>L’article de l’UNCCD établit un parallèle entre le Qatar et l’Arabie Saoudite, deux agricultures contrariées par le désert et le manque d’eau. Après deux décennies, l’Arabie Saoudite, qui importe 80% de son alimentation, vient d’abandonner sa course à l’autosuffisance.(6) Un  mirage jugé trop coûteux. Depuis, le Royaume saoudien achète des terres agricoles en Asie, en Afrique, se résignant à l&#8217;idée que la nourriture des Saoudiens sera produite à l’étranger. Cité dans l’article, Elie Elhadj, spécialiste du Moyen-Orient, expose les limites d&#8217;une agriculture «produced in the desert » : « Cette expérience montre simplement que la combinaison de l’argent et de l’eau peut même faire fleurir le désert, jusqu’à ce que l’argent et l’eau manquent. » (1) Même si la taille du Qatar, sa démographie, et une pluviosité à peine mieux dotée que celle de son voisin saoudien, rendent un peu moins irréaliste cette quête à l’autosuffisance.<br />
M.J</p>
<p><strong><span style="color: #000080">La péninsule arabique est un quasi-désert, où les habitants ont toujours lutté pour avoir accès à l’eau douce.. De l’eau potable à l’irrigation, la désalinisation de l’eau de mer permet aujourd’hui de couvrir la plupart des besoins.  Mais ces unités de production ont un coût environnemental assez élevé…Un reportage d’AlJazeera.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/01/26/le-qatar-reve-de-fertiliser-ses-sables/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>(1) Towards self-sufficiency: Qatar pursues ambitious food security programme,Healthy soil, healthy earth, UNCDD News, Issue 3.3 / May-June 2011  <a href="http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf">http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf</a></p>
<p>(2 FAOSTAT, 2009, Importations agro-alimentaires : <a href="http://faostat.fao.org/desktopdefault.aspx?pageid=342&amp;lang=fr&amp;country=179">http://faostat.fao.org/desktopdefault.aspx?pageid=342&amp;lang=fr&amp;country=179</a> Production : <a href="http://faostat.fao.org/DesktopDefault.aspx?PageID=339&amp;lang=fr&amp;country=179">http://faostat.fao.org/DesktopDefault.aspx?PageID=339&amp;lang=fr&amp;country=179</a><br />
(3)« The great Land Grab », Rush for World’s Farmland, Threatens Food Security for the Poor<br />
Shepard Daniel with Anuradha Mittal, Oakland Institute, 2009<br />
<a href="http://www.oaklandinstitute.org/pdfs/LandGrab_final_web.pdf">http://www.oaklandinstitute.org/pdfs/LandGrab_final_web.pdf</a><br />
(4)“Land grab or development opportunity?”, Agricultural investment and<br />
international land deals in Africa,Lorenzo Cotula, Sonja Vermeulen, Rebeca Leonard and James Keeley , FAO, IIED and IFAD, 2009 <a href="http://www.ifad.org/pub/land/land_grab.pdf">http://www.ifad.org/pub/land/land_grab.pdf</a><br />
(5)”Qatar land grab angers bush”, Cameron Houston and Royce Millar, The Age, 19-06-2011<br />
June 19, 2011<a href="http://www.theage.com.au/victoria/qatar-land-grab-angers-bush-20110618-1g99l.html">http://www.theage.com.au/victoria/qatar-land-grab-angers-bush-20110618-1g99l.html</a></p>
<p>(6) Service d&#8217;exportation agroalimentaire, Profile du secteur de l&#8217;agroalimentaire1 &#8211; Riyad, Arabie saoudite, Agriculture et agro-alimentaire Canada, Mai 2010 h<a href="//www.ats.agr.gc.ca/afr/4631-fra.htm">ttp://www.ats.agr.gc.ca/afr/4631-fra.htm</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Brown revolution&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 08:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour, La « brown revolution », ou « révolution marron », couleur peau de vache, est une expérience assez insolite, menée au Zimbabwe. Elle vise à restaurer des sols et des écosystèmes dégradés en intégrant des troupeaux dans des paysages enclos. Le concept, qui bouscule l’idée que le bétail est l’ennemi de l’environnement, est porté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
La « brown revolution », ou « révolution marron », couleur peau de vache, est une expérience assez insolite, menée au <a title="Map / Wikipedia" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/50/Zimbabwe_%28orthographic_projection%29.svg">Zimbabwe</a>. Elle vise à restaurer des sols et des écosystèmes dégradés en intégrant des troupeaux dans des paysages enclos. Le concept, qui bouscule l’idée que le bétail est l’ennemi de l’environnement, est porté par Allan Savory, biologiste zimbabwéen. En 2009, il fonde le <a title="Site" href="http://www.savoryinstitute.com/">Savory Institute</a>, un organisme à but lucratif chargé de relayer la « brown revolution », une pratique environnementale née d’une vision holistique. Ce courant,  né dans les années 20, considère la nature come un « tout », où chaque élément influence les autres. Acquis à cette conception, Allan Savory considère que le changement climatique, la perte de la biodiversité, et la désertification des terres ne sont pas trois problèmes distincts, mais connectés. La dégradation de la biodiversité résulte de la désertification et du changement climatique, exacerbé par l’usage d’énergies fossiles. Dans ce contexte, s’il y a respect de la biodiversité, la désertification n’a pas lieu. Mais revenons à nos troupeaux, dont les sabots sont les outils de cette biodiversité. Dans un article publié par la Green Universtity, Allan Savory évoque d’immenses hordes de bisons, un défilé qui dure des heures, labourant les pâturages de leurs sabots, bien groupés pour échapper aux prédateurs. Ils piétinent l’herbe, tassent la végétation morte sur le sol, tandis que les graines utiles pénètrent  la terre pour germer. Ces plantes sont recouvertes d’un tapis de végétaux secs, qui favorise la pénétration de l’eau, et la retiennent. Cette humidité, qui tempère la surface du sol, stimule le renouvellement des prairies après le départ des bisons. Cette conception de la lutte contre la désertification se pratique dans des espaces clos et mouvants. Les bisons piétinent groupés, avant de partir fouler d’autres prairies. <a title="Site" href="http://achmonline.squarespace.com/">L’African Center For Holistic Management </a>(ACHM), partenaire  de terrain du Savoy Institute, a expérimenté ce pâturage, très encadré, au Zimbabwe. (1) (2)</p>
<p><strong>Au bon endroit, pour les bonnes raisons, au bon moment.  </strong></p>
<p>L’expérience est développée dans la région de Dimbangombe, à proximité des <a title="Vue / Wikipedia." href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1d/Victoria_Falls_from_the_helicopter.jpg">Chutes Victoria</a> sur le fleuve Zambèze, frontière entre le Zimbabwe et la Zambie. Le Zimbabwe, situé en climat tropical, avec une saison des pluies d’octobre à mars, et une saison sèche équivalente,  est une terre de hauts plateaux, autrefois couvert de forêts. La pauvreté,  la croissance de la population, et des besoins en bois, pour brûler et pour construire, ont nourri la déforestation. Des sécheresses à répétition ont contribué à l’appauvrissement des sols. La situation est telle que l’UNEP (2008), le Programme des Nations Unies pour l’environnement, place l’érosion des terres agricoles et la déforestation au cœur de la problématique environnementale du Zimbabwe. (3) Près des Chutes Victoria, le projet, inscrit sur une exploitation de 2900 hectares, a redonné vie à l’écosystème du <a title="Projet / English" href="http://achmonline.squarespace.com/success-stories/2010/3/12/river-restoration.html">fleuve Dimbangombe</a>. Les troupeaux, bétail et chèvres, ont d’abord été gonflés de 400%. Chaque jour, les bêtes ont été incitées à consommer des pâturages, en fonction du calendrier de renouvellement de cet écosystème. Pas de stress sur les troupeaux pour les maintenir sains et productifs. Il a fallu ensuite construire des infrastructures, légères et pratiques, pour accompagner la migration des animaux. Tout en les protégeant des lions, des léopards, des chiens sauvages, ou des hyènes, qui viennent rôder pendant la nuit. Chaque semaine, la ferme ambulante a été déplacée sur des sites différents, afin de multiplier les espaces de fertilisation, enrichis grâce aux sabots des animaux, et par leurs déjections. Malgré des sécheresses de 2004 à 2007, là où le sol était nu, l’herbe pousse à nouveau. La rivière s’est remise à couler dans un environnement reconstitué. ACHM Zimbabwe résume les lois d’un pâturage bénéfique « Un troupeau, au bon endroit, pour les bonnes raisons, au bon moment. »  (4)</p>
<p><strong>Sans bétail, le désert. </strong></p>
<p>Canada, Mexique, Etats-Unis, Amérique du Sud, Australie, ou Nouvelle Zélande, la pratique holistique concerne aujourd’hui un peu plus de 16 millions d’hectares dans le monde. Le Savory Institute forme des « missionnaires», éducateurs et consultants, qui travaillent en Namibie, au Kenya, aux Etats-Unis, au Mexique et en Australie. Le Savory Institute cherche à conquérir de nouveaux territoires pour y développer sa pratique de restauration des écosystèmes, et conquérir l’approbation du monde scientifique. Reste une vision holistique qui bouscule quelques idées reçues. « Au cours du dernier million d’années, nous n’avons développé que trois outils majeurs pour gérer notre environnement en général. Ces outils sont la technologie, le feu, et le repos biologique ». résume Allan Savory dans une publication de  l’UNEP,(5). Or, la technologie, qui ne peut remplacer le cycle végétatif des prairies, n’est pas la bonne option. Le feu, utilisé depuis toujours pour la santé des pâturages, les oxyde, les expose, et libère de grandes quantités de gaz à effet de serre. Quant au repos des terres dans des espaces soumis aux pluies saisonnières, il favorise l’oxydation, la mort des végétaux, la nudité des sols, la désertification, et le changement climatique. La vision holistique veut que ces terres là soient dérangées par des troupeaux pour se reconstituer. Sans l’intervention du bétail, elles tournent rapidement au désert.</p>
<p>M.J</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/01/18/brown-revolution/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>(1) “Holistic Management, A New Framework for Decision Making&nbsp;&raquo;<br />
by Allan Savory with Jody Butterfield” <a href="http://www.greenuniversity.net/Ideas_to_Change_the_World/AllanSavory.htm">http://www.greenuniversity.net/Ideas_to_Change_the_World/AllanSavory.htm</a></p>
<p>(2) Africa Center for Holistic Mangement, Wikipedia <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Africa_Center_for_Holistic_Management">http://en.wikipedia.org/wiki/Africa_Center_for_Holistic_Management</a></p>
<p>(3) &laquo;&nbsp;Africa: Atlas of Our Changing Environment&nbsp;&raquo;  , The United Nations Environment Programme (UNEP), 2008.<a href="http://na.unep.net/atlas/africa/downloads/chapters/Africa_Atlas_French_Intro.pdf"> http://na.unep.net/atlas/africa/downloads/chapters/Africa_Atlas_French_Intro.pdf</a></p>
<p>(4) Grazing Planning &#8211; Africa Center for Holistic Management (ACHM), Zimbabwe. Moving cattle &laquo;&nbsp;in one herd, to the right place, for the right reasons, at the right time&nbsp;&raquo;. From a Video by Seth J. Itzkan</p>
<p>(5) « We need a brown revolution”, Allan Savory, Healthy soil, healthy earth,, UNCDD News, Issue 3.3 / May-June 2011  <a href="http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf">http://newsbox.unccd.int/3.3/imgissue/UNCCDNews3,3.pdf</a></p>
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		<title>La terre des Africains dédiée aux carburants.</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 08:35:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour, L’Afrique serait une réserve de terres agricoles lorgnée par des investisseurs, le plus souvent étrangers au continent , pour y développer une agriculture d’’exportation, ou, plus scandaleusement, des plantations destinées à produire des carburants. Ce n’est pas un scoop, mais une étude des Amis de la Terre , publiée en 2010, et intitulée : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>L’Afrique serait une réserve de terres agricoles lorgnée par des investisseurs, le plus souvent étrangers au continent , pour y développer une agriculture d’’exportation, ou, plus scandaleusement, des plantations destinées à produire des carburants. Ce n’est pas un scoop, mais une étude des <a title="foeeurope.org" href="http://www.foeeurope.org/">Amis de la Terre</a> , publiée en 2010, et intitulée : « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises. (1)   Avec un constat qui précise le rapport de force : « Les agrocarburants font concurrence aux cultures vivrières pour les terres arables, et les firmes qui veulent développer les agrocarburants font concurrence aux paysans pour l’accès à la terre. » (p4/36). La crise alimentaire de 2008, et les émeutes de la faim consécutives, éclairent encore cette rivalité entre nourriture et énergie. « L’utilisation d’une partie des récoltes pour la production d’agrocarburants a été un facteur majeur d’augmentation du prix de la nourriture » lit-on à la même page. Sur le continent africain, près du tiers des terres faisant l’objet d’une transaction, soit 5 millions d’hectares, sont destinés à la production de carburants d’origine végétale.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Riziculteurs de Tanzanie.</strong></p>
<p>Une carte, esquissée à partir d’une dizaine d’exemples fouillés par l’organisation, quantifie une partie du  problème. (p6/36) En Sierra Leone, 26.000 hectares sont destinés à la canne à sucre. Au Ghana, plus de 700.000 hectares ont été confisqués aux Ghanéens. Au Benin, 300.000 à 400.000 hectares de zones humides, dans le Sud du pays, sont appelées à  se couvrir de palmiers à huile. Au Nigeria, 100.000 hectares saisis ; au  Cameroun, un bail de 60 ans pour près de 60.000 hectares de palmiers à huile ; en Angola, plus de 500.000 hectares de terres vouées aux agrocarburants. En Ethiopie, 700.000 hectares sont réservés à la canne à sucre, et 23 millions d’hectares bientôt couverts de plants de jatropha.  Au Kenya, 500.000 hectares sont destinés aux entrepreneurs. En Tanzanie, un millier de petits riziculteurs ont été obligés de céder leurs terres aux planteurs de canne à sucre. Au Mozambique, près de 5 millions d’hectares, soit 1/7° des terres arables du pays, sont dans la ligne de mire d’investisseurs. Attirés par des terres bon marché, ils sont Européens, Suisse, Italie, Royaume-Uni, Norvège, France, Espagne, Belgique, ou Portugal. D’autres investisseurs, venus d’Israël,  du Canada, du  Japon, ou du Brésil, laboratoire mondial des agrocarburants, ont encore flairé le bon plan. Addax Bioenergy, des Suisses au Mozambique ; Jatropha  Africa, des britanniques au Ghana ; Compagnie Franco-camerounaise, la carte détaille les intérêts fonciers. (p3/6) A la question « Qui ? », le rapport répond «…des PME &#8211; souvent des start-up  ayant identifié des perspectives commerciales dans les agrocarburants ». Avec l’intention claironnée de développer l’économie, locale et nationale, et de créer des emplois, notamment dans les zones rurales. Argument qui réjouit  le pays d’accueil, sans trop d’effets sur le terrain. Quelques économies continentales, Afrique du Sud, Cameroun, Angola, s’intéressent aussi à la filière des carburants, via des entreprises d’Etat et des sociétés d’investissements privés. En 2006, une quinzaine de pays africains, dont le Benin, le Ghana, le Sénégal, et le Mali ont crée une « OPEP verte », l’Association panafricaine des non producteurs de Pétrole (PANPP). La canne à sucre, le sorgho sucrier, le manioc, qui contribuent à l’alimentation des Africains, produisent de l’éthanol. Le palmier à huile, le soja, l’arachide, et le jatropha &#8211; plante non comestible qui s’adapte aux sols ingrats – sont utilisés pour le biodiesel.   Si l’intention générale est de produire des carburants alternatifs pour parer la hausse du prix du pétrole et anticiper une pénurie annoncée, il existe aussi des stratégies alimentaires. L’Arabie Saoudite projette d’investir des terres agricoles en Ethiopie, au Soudan, ou en Egypte,  pour y constituer des réserves de céréales.  La Corée du Sud partage cette ambition. En 2008, la société Daewoo Logistic convoite plus d’un million d’hectares de terres arables à Madagascar. Le projet s’ébruite, les Malgaches s’énervent, le gouvernement démissionne. <a title="Madagascar Tribune / Chronologie de l'Affaire." href="http://www.madagascar-tribune.com/Chronologie-de-l-affaire-Daewoo,11023.html">La transaction est annulée</a>.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Eau fraîche, canne à sucre, et jatropha.</strong></p>
<p>« Les répercussions », Chapitre 5 du rapport. Une vision occidentale qui évacue les pratiques rurales des sociétés africaines, et tente de tirer profit de ressources, déjà rares. Si la disponibilité des terres africaines semble sans mesure, 800 millions d’hectares dont seul le quart serait mis en culture, leur vocation échappe parfois aux investisseurs.  La  tradition agricole, qui joue sur l’alternance, cultures-pâturages-jachères, vise à ne pas épuiser les sols. Cette mise en valeur, qui demande probablement plus d’espace disponible que supposé, serait contrariée par une extension des cultures énergétiques. Autre  malentendu souligné dans le rapport, celui des « terres marginales », utilisées pour faire paître les troupeaux, pour collecter du bois et des plantes médicinales, ou pour entretenir un petit jardin. Ces « terres marginales », à vocation communautaire et sans titre de propriété individuel, sont souvent avalées par de gros projets d’agrocarburants. C’est souvent le cas du <a title="Jatropha, facteur d'insécurité...ong-adg" href="http://www.ong-adg.be/spip/Le-Jatropha-facteur-d-insecurite.html">jatropha</a>, présenté comme une culture qui ne concurrence pas l’agriculture vivrière. Dans le Nord du Ghana,  Biofuel Africa,  intérêts norvégiens, projette  « la plus grande plantation de jatropha au monde » (p20/36), 38.000 hectares convertis. Or une partie de ces terres était mise en valeur par des villageois qui y cultivaient du maïs et du riz. Au Ghana, au Nigeria, en Tanzanie, la compétition pour les terres tourne au profit des agro-industriels.  Et grande est la tentation de planter du jatropha ou du sorgho sucrier, pourtant promis aux sols ingrats, sur des terres plus riches, dotées en eau fraîche. Si la canne à sucre a besoin d’être irriguée pour pousser, le jatropha a besoin d’eau pour démarrer. Il faut 4000 litres d’eau pour produire un litre d’éthanol à base de maïs et de canne à sucre. Et un peu plus de 9000 pour un litre de biodiesel à base de soja. Au <a title="Accaparement des terres au Kenya et au Mozambique / fian.org" href="http://www.fian.org/resources/documents/others/accaparement-de-terres-au-kenya-et-au-mozambique-1">Kenya</a> , où les sécheresses consécutives diminuent les récoltes – un kenyan sur 10 se nourrit grâce à l’aide alimentaire -, le gouvernement autorise le Qatar à cultiver des plantes horticoles dans la région du delta du fleuve Tana, une zone agro-pastorale dédiée aux pâturages communautaires. Là, ou de précédents projets de canne à sucre avaient échoué.</p>
<p>« Les ressources les plus précieuses de l’Afrique – sa biodiversité, ses terres, ses habitants – sont exploitées pour exporter du carburant vers des pays énergivores comme l’Union Européenne, les Etats-Unis, la Chine, et l’Inde. », résume le Réseau africain de Biodiversité. » (p24/36) En Tanzanie, à Madagascar,  au Ghana, où au <a title="L'Afrique privatiose ses terres / Slateafrique" href="http://www.slateafrique.com/64677/afrique-privatise-ses-terres">Sénégal</a>, le ton monte contre les voleurs de terres.</p>
<p>M.J.</p>
<p><span style="color: #000080"><strong>L’Indien Ram Karuturi rachète 300.000 hectares de terres agricoles dans l’Ouest de l’Ethiopie pour y produire du riz, beaucoup de riz, et développer des pépinières de palmiers à huile…Avant de partir conquérir d’autres terres au Soudan. … Planète à vendre ( Agoravox , un documentaire diffusé sur ARTE le 19 avril 2011</strong></span>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/01/12/la-terre-des-africains-dediee-aux-carburants/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>(1) : « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises. Ampleur et conséquences de l’accaparement des terres pour produire des agrocarburants. Rapport. Les Amis de la Terre Afrique et les Amis de la Terre Europe, juin 2010.<a href="http://www.foeeurope.org/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010_FRENCH.pdf"> http://www.foeeurope.org/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010_FRENCH.pdf</a></p>
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		<title>Yasuni, marchandage inédit.</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 09:44:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour, Marchandage inédit. Le gouvernement de la République d’Equateur  demande de l’argent à la communauté internationale pour ne pas exploiter une importante réserve de pétrole, endormie sous l’un des joyaux de la biodiversité mondiale.  L’histoire se passe dans Le Parc National Yasuní, classé Réserve Naturelle Mondiale par  l’UNESCO, en Amazonie équatorienne, une région difficile d’accès, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p><strong>Marchandage inédit</strong>. Le gouvernement de la <a title="Map / Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:ECU_orthographic.svg">République d’Equateur </a> demande de l’argent à la communauté internationale pour ne pas exploiter une importante réserve de pétrole, endormie sous l’un des joyaux de la biodiversité mondiale.  L’histoire se passe dans Le Parc National <a title="Map / Liveyasuni" href="http://www.liveyasuni.org/map.html">Yasuní</a>, classé Réserve Naturelle Mondiale par  l’UNESCO, en Amazonie équatorienne, une région difficile d’accès, arrosée par de nombreux affluents de l’Amazone et par le fleuve Napo, gorgée de pétrole. C’est sur ce territoire que vivent, depuis de longs siècles,  les Tagaeri et les Taromenane, deux peuples de culture Waoranie. Entre les fleuves et un prodigieux catalogue d’espèces, ils ont choisi l&#8217;isolement de la forêt, sans probablement se douter qu’ils étaient assis sur un gisement d’or noir.  La Ishpingo-Tambococha-Tiputini (ITT), c’est le nom  de ce gisement, renfermerait 900 millions de barils. (2) Le site LiveYasuni.org, qui défend  ces paysages et leurs habitants, prétend l’extraction difficile. Chaque baril de pétrole produirait l’équivalent de quatre barils d’eau, qu’il faudrait ensuite réinjecter dans le sous-sol. Avec des conséquences dévastatrices pour cet écosystème forestier, et les bassins versants de la région, déjà malmenés par d’autres exploitations pétrolières.  En 2007, le Président Rafael Correa, nouvellement élu, suspend le projet. Et décide de  monnayer  ce renoncement. Le gouvernement équatorien demande <strong>3,6 milliards de dollars</strong> de dédommagement. Soit la moitié de la valeur nette des réserves évaluées, et la valeur économique des 407 millions métriques d’émissions de CO² épargnées par l’extraction et la combustion de ce pétrole. (3) L’Equateur, où l’agriculture pèse encore dans la balance commerciale, profite aussi de la rente pétrolière pour doper son économie.  Si la pauvreté n’est pas complètement éliminée, elle a cependant reculé de 40% en deux décennies. (4) Au 31 décembre dernier, 116 millions de dollars ont été collectés, sans doute de quoi geler temporairement le projet,  en attendant les 3 milliards et quelques qui manquent.  Dans un article daté du 31 décembre dernier, The Guardian évoque une mobilisation aussi internationale que variée. (5) Des pays donateurs, Chili, Colombie, Géorgie, Turquie, Pérou, Australie, Espagne ; des régions, en France, en Belgique – la seule Wallonie aurait versé deux millions de dollars - ; un banquier New-Yorkais qui aurait sacrifié un an de salaire ; ou quelques vedettes de cinéma, Bo Derek,  Leonardo Di Caprio, ou Edward Norton. Autre contributeur, récompensé par le Nobel de la Paix 2007 pour son engagement contre le réchauffement climatique, <strong>Al Gore, l’auteur de « Une vérité qui dérange ».</strong> Marchands de sodas et boutiques japonaises auraient également contribué à la collecte. Si le <a title="Initiative Yasuni / English" href="http://mdtf.undp.org/factsheet/project/00067168">PNUD</a>, le programme des Nations Unies pour le développement, impliqué dans la gestion des fonds collectés, ou la FAO, l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture, s’intéressent à cette initiative, c’est qu’elle ne parle pas que d’argent frais. Le contrat, qui lie le gouvernement équatorien et les donateurs, s’il fonctionne un jour, vise à préserver cette partie de la forêt amazonienne, tout en stimulant une transition énergétique. Le déboisement sera interdit dans une quarantaine de zones protégées, une surface voisine de 5 millions de km². Soit près de 20% du territoire équatorien. (3) Les sols, menacés de dégradation, seront plantés d’arbres. La régénération de la forêt aura libre cours.  Le contrat comprend  encore un volet « développement humain »,  éducation, santé, formation, et emplois, écotourisme ou agro- foresterie. Sans oublier que les Tagaeri, les Taromenane, et leurs voisins, les Kichwa et les Naporuna, vivront bien plus tranquilles sans le scénario et les acteurs de l’exploitation pétrolière.  Cette transition énergétique annoncée, qui suppose de laisser dormir le pétrole et les émissions CO² associées, parie sur les technologies renouvelables, autre priorité de l’engagement. Mais le projet Yasuni, qui pourrait concrétiser un front contre la déforestation en Amazonie,  ouvrir la voie à une économie sans pétrole, fabrique aussi des sceptiques. Propos rapportés par The Guardian, Dirk Niebel, le Ministre allemand du développement commente le principe de payer pour ne pas exploiter du pétrole: <strong>« Cela introduirait une jurisprudence à l’orientation imprévisible. »</strong> (5) Le Nigeria, le Cameroun, et le Gabon, pays de forêts et de pétrole, intéressés par ce marchandage inédit, ne partagent pas cet avis. (5)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>M.J</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2012/01/05/yasuni-marchandage-inedit/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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<p>(1) Equateur, Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quateur_%28pays%29 <a href="http://www.youtube.com/watch?v=JwNFTZhVb7o">http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quateur_%28pays%29</a></p>
<p>(2)Live Yasuni,<a href="http://www.liveyasuni.org/"> http://www.liveyasuni.org/</a></p>
<p>(3)Initiative Yasuni ITT, Ambassade de l’équateur en France.<a href="http://ambassade-equateur.org/fra/?page_id=768">http://ambassade-equateur.org/fra/?page_id=768</a> ( et id=776)</p>
<p>(4)« Pauvreté, pourcentage de la population vivant avec moins de deux dollars par jour (PPP) », Équateur, Perspective Monde, Université de Sherbrooke. <a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&amp;codePays=ECU&amp;codeTheme=2&amp;codeStat=SI.POV.2DAY">http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&amp;codePays=ECU&amp;codeTheme=2&amp;codeStat=SI.POV.2DAY</a></p>
<p>(5)“World pays Ecuador not to extract oil from rainforest”, J<a href="http://www.guardian.co.uk/profile/johnvidal">ohn Vidal</a>, environment editor,  <a href="http://www.guardian.co.uk/">guardian.co.uk</a>, 30-12-2011, <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2011/dec/30/ecuador-paid-rainforest-oil-alliance?intcmp=239">http://www.guardian.co.uk/environment/2011/dec/30/ecuador-paid-rainforest-oil-alliance?intcmp=239</a></p>
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		<title>Les peuples des forêts contestent le REDD.</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:24:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marlene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
		<category><![CDATA[Durban]]></category>
		<category><![CDATA[Global Alliance of Indigenous Peoples and Local Communi]]></category>
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		<category><![CDATA[REDD]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Bonjour, &#160; “Les communautés indigènes demandent un moratoire pour le REDD », titre un article d’IPS du 12 décembre dernier. (1) Il fait écho à la Global Alliance of Indigenous Peoples and Local Communities against REDD and for Life. Cette représentation de communautés forestières a demandé la suspension du REDD à la Conférence des Nations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/12/16/les-peuples-des-forets-contestent-le-redd/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=4Z4TIC1ObUI"><strong><br />
</strong></a><strong></strong></p>
<p>Bonjour,</p>
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<p><strong>“Les communautés indigènes demandent un moratoire pour le REDD »</strong>, titre un article d’IPS du 12 décembre dernier. (1) Il fait écho à la Global Alliance of Indigenous Peoples and Local Communities against REDD and for Life. Cette <em></em>représentation de communautés forestières a demandé la suspension du REDD à la Conférence des Nations Unies sur le Climat qui vient de se terminer à  Durban. Le <a title="REDD / UNEP / FRENCH" href="http://www.unep.org/climatechange/reddplus/Portals/24101/Documents/UN-REDD%20Leaflet_French.pdf">REDD </a>( pour Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation) est un programme des Nations Unies qui vise à indemniser les pays, et les communautés, qui  protègent leurs forêts primaires. L’ONU, qui donne une valeur financière au carbone stocké dans les forêts, entreprend un vaste chantier, inclus dans une stratégie globale de lutte contre le réchauffement climatique. A l’échelle planétaire, la déforestation représente 15 à 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.  En septembre 2008, Ban Ki-Moon, le secrétaire Général de l’ONU, commente cette initiative qui débute: «La lutte contre le changement climatique ne peut être gagnée sans les forêts du monde, cela est maintenant clair. » (2) Aujourd’hui, le programme REDD est développé dans 9 pays pilotes, la République Démocratique du Congo, la Tanzanie, la Zambie, l’Indonésie, la Papouasie-Nouvelle Guinée, le Viet Nam; la Bolivie, le Panama et le Paraguay<strong>. </strong>Auxquels s’ajoutent une <a title="Pays engagés dans le programme REDD" href="http://observatoire-comifac.net/projectREDD">vingtaine de pays</a>, qui découvrent la valeur de leurs forêts. A Durban, sept pays d&#8217;Afrique centrale, soutenus par leurs donateurs occidentaux,  ont demandé une accélération de mise en oeuvre du REDD dans le  <a title="Bassin du Congo / Wikiforests. " href="http://www.wikiforets.org/index.php?title=Bassin_du_Congo">bassin du Congo</a>, seconde forêt primaire de la planète après l’Amazonie. Henri Djombo, Ministre du Développement durable et de l’économie forestière du Congo-Brazzaville approuve. Il espère que d’importantes ressources financières seront disponibles au début de l’année 2012. <strong>Moins impatiente, la Global Alliance of Indigenous Peoples and Local Communities<a href="http://pwccc.wordpress.com/2011/12/06/press-release-of-the-global-alliance-of-indigenous-peoples-and-local-communities-against-redd-and-for-life/" target="_blank">.</a></strong> A Durban, elle a exprimé quelques doutes sur les bénéfices de la transaction REDD pour les communautés originaires des forêts. Un nombre croissant de rapports de terrain signaleraient que les droits des autochtones sont bafoués lors de la mise en œuvre de cette stratégie. Le dispositif REDD, d’abord pensé pour les propriétaires officiels de parcelles forestières, a fait l’impasse sur les territoires coutumiers. Beaucoup de gens vivant dans la forêt, et de la forêt, depuis des générations, ne disposent pas de titre de propriété. Pas plus que d’alternative pour vivre autrement. Selon l’ONU, plus d’un milliard et demi de personnes dépendent directement des systèmes forestiers pour leur survie. Une lecture assouplie d’un droit  à la propriété, concession du REDD, pourrait protéger les “sans-titres” qui exploitent la forêt, argumentent certains. Heriberta Hidalgo, représentante  de communautés du Nord du Chili, n’y croit pas: « C’est une fantaisie plaisante (de croire) que le REDD aidera les populations à sécuriser la propriété foncière. » ‘(1) Madame Hidalgo a une autre vision de l’avenir. Elle voit la forêt céder la place aux plantations, repoussant les populations qui en dépendent pour leur nourriture et leur médecine traditionnelle. Ils pourraient y perdre leur territoire de référence. Le programme REDD propose encore un dispositif de terrain, qui vise à informer les communautés, accompagner la protection des forêts, et éviter les abus. Des pays comme le Brésil ou l’Indonésie le trouvent difficile à mettre en place, trop cher. Au Mexique, lors de la mise en place de projets REDD, cet accompagnement n’a pas suivi. Les populations forestières devaient être informées du déroulement du projet, avant de  donner leur consentement. Mais, d’après Berenice Sánchez, du MesoAmerican Indigenous Women’s BioDiversity Network, une organisation basée à Mexico, le message est mal passé. Les communautés, qui ont bien compris qu’elles allaient recevoir de l’argent, se sont précipitées pour obtenir des crédits. Elles sont aujourd’hui endettées, avec  pour seule issue, vendre leurs terres. Madame Sanchhez  ajoute : « Le REDD est un masque pour les usurpations de terre à grande échelle. »(1) Un autre représentant des communautés de l’Equateur, la Confederation of Indigenous Nationalities of Ecuador (CONAIE) rappelle quarante ans de lutte face à de grands groupes, Texaco, Shell, Rio Tinto. Ces sociétés ont promis une vie meilleure, avant de dévaster les terres, et faire éclater les communautés.  Plus tranchante, Berenice Sanchez  demande l’arrêt immédiat de tous les programmes  REDD qui se mettent en place dans le monde. <strong>« C’est une nouvelle forme de colonialisme.»</strong> (1) L’IUCN, Union internationale pour la conservation de la nature, met en garde : « Pas de REDD sans les peuples autochtones et la société civile..  ». (3)</p>
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<p>M.J.</p>
<p><span style="color: #000080;font-size: medium">La cupidité par les arbres. Le Cas Chiapas : la Forêt Lacandona au meilleur offrant&#8230;</span></p>
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<p><a href="http://lewebpedagogique.com/environnement/2011/12/16/les-peuples-des-forets-contestent-le-redd/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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<p><span style="color: #333399"><span style="font-size: medium">Pour fouiller le sujet / document PDF/ Forest People Programme :Enseignements à tirer de l’expérience sur le terain ; REDD+ et les droits des peuples autochtones et des communautés tributaires de la forêt</span>.</span><a href="http://www.forestpeoples.org/sites/fpp/files/publication/2011/11/lessons-field-briefing-french_0.pdf"> http://www.forestpeoples.org/sites/fpp/files/publication/2011/11/lessons-field-briefing-french_0.pdf</a></p>
<p>(1)” Indigenous Peoples Call for REDD  Moratorium”, Stephen Leahy , DURBAN, South Africa, 12-12 2011 (Tierramérica) <a href="http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=106187">http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=106187</a></p>
<p>(2<strong>) « </strong>REDD au secours des forêts<strong> », <strong>Les Nations Unies et la Norvège s&#8217;unissent pour lutter contre les changements climatiques causés par la déforestation, PNUE, New York, 24-10  2008 </strong></strong><a href="http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=545&amp;ArticleID=5930&amp;l=fr">http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=545&amp;ArticleID=5930&amp;l=fr</a></p>
<p>(3) « Pas de REDD sans les peuples autochtones et la société civile : le Cameroun lance le processus d’élaboration de la Readness Preparation Proposal (R-PP) », IUCN, 29-03-2011 <a href="http://www.iucn.org/fr/nouvelles_homepage/nouvelles_par_date/2011_news/mars_news_2011/?7184/Pas-de-REDD-sans-les-peuples-autochtones-et-la-societe-civile--le-Cameroun-lance-le-processus-delaboration-de-la-Readness-Preparation-Proposal--R-PP">http://www.iucn.org/fr/nouvelles_homepage/nouvelles_par_date/2011_news/mars_news_2011/?7184/Pas-de-REDD-sans-les-peuples-autochtones-et-la-societe-civile&#8211;le-Cameroun-lance-le-processus-delaboration-de-la-Readness-Preparation-Proposal&#8211;R-PP</a></p>
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