Tokyo. Photo: Aioneko, 2002.
Bonjour,
Pour rebondir sur le blog précédent, et bousculer encore la relation “population - étalement urbain”, une nouvelle perspective. Direction le Japon, où le déficit attendu de la population ne devrait pas faire reculer la ville.
Petit rappel géographique. L’espace japonais, composé pour 70% de zones montagneuses, volcaniques, et de hauts plateaux, n’offre guère d’opportunité d’expansion à sa population. Le pays représente les 2/3 du territoire français, pour 127 millions d’habitants, soit le double de la démographie française. Le Japon offre l’une des plus fortes densités au monde, 331 habitant/km², soit environ 30 fois celle des Etats - Unis. C’est aussi l’un des pays les plus urbanisés au monde, avec près de 80% de citadins. Tokyo, la capitale, compte plus de 33 millions d’habitants et présente des densités de 1228 habitant/km². La mégalopole qui s’étend du Nord de Tokyo à Fukuoka au Sud, organisée autour de trois pôles, Tokyo, Osaka, Nagoya, s’étire sur environ 1200 kilomètres, pour 10 à 50 kilomètres de large. Environ 100 millions d’habitants s’y concentrent. (populationdata.net, décembre 2006, Wikipedia)
Perspective démographique. La population japonaise vient d’amorcer une décrue. Pour la première fois en 2005, elle a régressé de 30.000 personnes. Cette tendance s’explique, notamment, par un fort vieillissement. Les démographes estiment qu’en 2050, les Japonais ne seront plus que 90 ou 100 millions, voire un peu moins selon les sources. C’est à dire que le Japon devrait perdre presque trente millions d’habitants. Les pressions démographiques, et environnementales, exercées sur l’espace japonais, devraient alors s’atténuer. Moins de concentration urbaine, des logements plus grands, et un bien être croissant pour une population, encore, majoritairement citadine. A noter qu’il manque déjà 450.000 logements à Tokyo. Et la plupart des personnes travaillant dans le centre de la capitale passent plus d’une heure par jour dans les transports en commun. (blog.france2, la mégalopole japonaise, 01, 06, 2005)
Pas du tout, nous dit un article de populationdata.net. La pression sur l’environnement ne devrait pas s’arrêter pour autant. Le démographe projette: “L’étalement urbain continuera, et risque de faire du pays presque entier une immense zone recouverte de villes sans fin, éliminant toute agriculture, et toute activité environnementale”. La multiplication de nouvelles cités, et une délocalisation des activités en périphérie de la mégalopole, pourraient signaler cette emprise de la ville. Le démographe conclut, la régression de la population ne changera pas ce phénomène. Au contraire, les Japonais, qui disposeront de plus de place par personne, profiteront de ce privilège.
Difficile d’étayer cette perspective. Reste l’idée d’une urbanisation, et son lot de pollutions, qui accompagnent le développement économique. Et celle d’une civilisation citadine toujours en quête de “mieux-être”. Mais avec de telles densités urbaines, on ne peut pas reprocher aux Japonais d’avoir envie de respirer un peu.
M.J.

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1 L’espace mondial : villes, métropoles, mégalopoles - Les dossiers du WebPédagogique - LeWebPédagogique // 28 fév 2007 le 9:55
[...] Continent asiatique - Le Japon, Pékin, - Bengladesh, [...]
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