Bonjour,
Pour les vacances, petite escapade en Mongolie, un grand bol d'air, mais beaucoup de poussières venues du désert.
Un désert qui ne tient plus en place.
La Mongolie est un immense territoire qui s’étale sur 1 565 500 km², entre Russie et Chine. Le pays partage avec son voisin chinois le désert de Gobi, qui s’étend du Nord de la Chine au Sud de la Mongolie. C’est l’un des plus grands déserts du monde, qui comporte plus de pierres que de sables, avec en prime des paysages de prairies. Et comme son voisin chinois, la Mongolie subit les assauts de ce grand désert, qui ne tient plus en place. Des poussières, balayées par les tempêtes d’Asie Centrale, assombrissent le ciel de la Mongolie, et poursuivent leur course jusque dans le Nord de la Chine, et dans la péninsule coréenne. Ces nuages de poussières qui pénètrent les villes, interdisent les aéroports, ferment les écoles, et provoquent des maladies respiratoires, constituent un véritable fléau environnemental.
A grand désert, solution démesurée.
Pour contrer l'invasion du désert, la Mongolie est en train d’édifier une immense barrière verte, juxtaposition de pins, de saules, de genévriers, d’aubépines, de trembles, et de quelques autres espèces. Depuis deux ans, le gouvernement mongol, assisté d’une armée de bénévoles, a déjà planté 360 000 arbres. Et pour ériger les 3000 kilomètres de cette ceinture verte installée dans le désert, il faudra encore une trentaine d’année. (Courrier International, 25 octobre, 2006)
Une désertification en marche.
En Mongolie, où les pluies sont moins abondantes et où les rivières s’assèchent, la désertification grignote encore le territoire. Si le réchauffement climatique pourrait, partiellement, expliquer cette progression du désert, l’élevage n’y est pas étranger. Les éleveurs mongols possèdent de plus en plus de chèvres qui dégradent les sols, broutant jusqu’à la racine des plantes. (Courrier International, 25 octobre, 2006) Faute de végétation, les couches supérieures du sol sont transportées par le vent, vers les zones arables, ou vers les villes. Et cette désertification en marche contribue encore à multiplier les tempêtes de sables et de poussières.
La voix de Mao Zedong.
Depuis cinq ans, la Chine s’est engagée sur un projet similaire. Une ceinture verte courant de Beijing à la Mongolie Intérieure, soit plus de 4500 kilomètres, devrait permettre de lutter contre le « dragon jaune », ces tempêtes de sables les plus puissantes du monde. Le projet, amorcé il y a cinq ans, devrait également prendre plusieurs décennies. (Tunza, UNEP, 2006) Et de chaque côté de cette frontière qui sépare la Chine et la Mongolie, la voix de Mao Zedong résonne encore : « Conquiert et change la nature afin d’atteindre la liberté. »


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