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Les vaches, et le réchauffement climatique, sujet du jour. Vidéo explique. La planète compte environ 1,5 milliards de bovins, zébus inclus, dont environ 1,3 milliard de vaches. Cet immense troupeau, qui travaille dans les champs, produit du lait qui devient beurre, se transforme en bifteck, offre ses bouses comme combustible, rend de sacrés services à l’humanité. Surtout dans certains pays sous-développés, où posséder une vache est déjà signe de richesse. Mais du point de vue de la planète, ce bétail représente aussi une sacrée plaie. Les vaches qui mangent, digèrent, rotent, et exhalent, produisent environ 300.000 milliards de litres de méthane par an, entre 100 et 500 litres par jour et par animal, sans compter les émissions liées aux excréments, et aux déchets de l’étable. Selon la FAO (2006), l’élevage bovin émet plus de gaz à effet de serre que le transport automobile. De fait, l’activité présente une très mauvaise fiche environnementale, 18% de l’ensemble des rejets de GES ( en équivalent CO²), près de 40% de la production de méthane liée aux activités humaine. Après le CO² et les fréons, le méthane serait le troisième facteur du dérèglement climatique.
Pour réduire la production de méthane, de nombreux scientifiques ont planché sur le régime alimentaire des vaches. L’an dernier, des chercheurs britanniques du Rowett Research Institute d’Aberdeen décident d’ajouter de l’acide fumarique aux aliments du bétail. L’un des chercheurs estime que cette recette pourrait diminuer jusqu’à 70% la production de méthane qui accompagne le processus de digestion. A Aberystwyth, au pays de Galles, une autre équipe de scientifiques propose l’ail, un additif alimentaire qui attaque les organismes producteurs de méthane dans l’intestin. Cette solution permettrait de diviser par 2 les émissions de méthane.(3) Des chercheurs canadiens de l’Ontario, incités par des producteurs de lait soucieux de la planète, ont travaillé sur une alimentation à base de grains, plus digeste. Et donc, moins productrice de méthane. Solution retenue, le maïs roulé à sec, 7% seulement de méthane en moins, mais plus facile à adapter dans le menu du bétail. Et comme les vaches n’ont pas le monopole de la production de méthane, les Australiens ont cherché à réduire les émissions provenant de leurs troupeaux d’ovins, 120 millions d’individus sur l’île-continent. Solution adoptée, le vaccin. Avant de s’attaquer au cas des bovins, jugés plus productifs en méthane. En 2003, la Nouvelle Zélande, 45 millions de moutons et 10 millions de bovins, responsables de la moitié de la production de gaz à effet de serre du pays, avait proposé une « taxe flatulence ». Eleveurs indignés, projet annulé.
The New scientist Magazine rapporte qu’une équipe de chercheurs japonais a converti le steak en émission de gaz à effet de serre, et autres pollutions. Bilan, avaler un steak d’un kilo est pire que conduire sa voiture pendant trois heures, tout en laissant les lampes de la maison allumées. Pour effectuer cette conversion, les chercheurs se sont intéressés à la production de veaux. Ils ont combiné des informations sur la gestion de l’élevage, ont mesuré son impact environnemental, et évalué les conséquences du transport des aliments destinés au bétail. Ce qui a permis d’effectuer une autre conversion. Un kilo de steak équivaut à la production de CO² d’une voiture européenne standard, pour 250 kms. Soit une consommation d’énergie équivalente à celle d’une lampe de 100 Watts, allumée pendant une vingtaine d’années. Ces estimations, effectuées d’après un modèle d’élevage rationalisé, qui excluent les dépenses énergétiques et les rejets liés à l’activité de la ferme et au transport de la viande, sont vraisemblablement sous-estimées. L’étude retient que l’essentiel de la production de gaz à effet de serre provient du bétail, et de sa production de méthane. Plus des deux tiers de l’énergie consommée sont absorbés par l’activité, et le transport des aliments. La solution, parier sur un meilleur régime animal, et optimiser la production de viande. Ou mieux, arrêter de manger du steak.
M.J.
En prime, une autre vidéo….
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