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La Coupe Davis

Vendredi 9 février 2007

Bonjour à tous,

Ce Weekend a lieu la Coupe Davis de Tennis. La France joue contre la Roumanie. Profitons de cette actualité sportive afin d’apporter un éclairage historique sur cette compétition particulière.

Le mode de fonctionnement

Depuis sa création, la formule est inchangée. Comme l’avait instauré Dwight Davis, les rencontres se déroulent sur trois jours au cours desquels quatre simples sont entrecoupés d’un double .

  • le 1er jour : les numéros 1 de chaque équipe rencontrent les numéros 2 (2 simples),
  • le 2e jour : le double, qui peut être disputé par des joueurs ayant déjà joué en simple ou par des joueurs spécialement sélectionnés pour le double,
  • le 3e jour : les numéros 1 de chaque équipe se rencontrent en 1er match et les numéros 2 en second.

Tant qu’aucune des deux équipes n’a atteint les trois points décisifs, les matches se déroulent en 3 manches gagnantes. La surface sur laquelle se joueront les matches est choisie par le pays hôte.

Création de la coupe Davis

En 1899, Dwight Davis a l’idée de créer une compétition annuelle internationale. Le vainqueur reçoit un énorme trophée façonné à partir de 18 kg d’argent d’où son surnom, « le saladier d’argent ». Le nom de l’équipe gagnante est gravé chaque année sur le socle qui soutient le Saladier et le vainqueur le garde jusqu’à la prochaine finale.

La France et la coupe Davis

La France est le 4e pays mondial au nombre de victoires. Elle a remporté 9 fois le trophée et fut 5 fois finaliste. L’histoire d’amour entre la France et cette compétition est née dans les années 30 avec 4 joueurs exceptionnels : Henri Cochet, Jean Borotra, René Lacoste et Jacques Brugnon. Ces joueurs ont réussi l’exploit de gagner 6 années consécutives cette compétition. Exploit qui n’a jamais été renouvelé depuis ! Ces 4 joueurs sont également appelés « les mousquetaires » et en mémoire de leurs succès, une place porte leur nom à l’intérieur du stade de Roland Garros (qui n’est pas un tennisman mais un aviateur)

Plus proche de nous, la France a remporté la coupe Davis en 1991, 1996 et 2001.

Comment oublier la victoire en 1991 dans le palais des sports de Lyon ! Comment oublier le tour d’honneur de Guy Forget, Henri Leconte et Yannick Noah sur l’air de « Saga Africa » ! Forget et Leconte se permettent de battre les 2 meilleurs joueurs au monde de l’époque, 2 mythes du tennis mondial : Pete Sampras et André Agassi !

L’arbitrage en question… 1/2

Mercredi 25 octobre 2006

Actuellement, le corps arbitral est mis à mal par le sport le plus médiatisé dans notre pays : le football. Le tristement célèbre « coup de tête » de Zidane en finale de la coupe du monde, les pénaltys à répétition dans le championnat de France de L1 sont autant d’évènement qui déchainent les passions des différents acteurs du football (entraineurs, joueurs, présidents…)

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Commençons par définir ce qu’est un arbitre.

En matière de sport, l’arbitre est une personne neutre qui doit veiller au bon déroulement des épreuves et au respect des règlements et autres lois du jeu. L’arbitrage sportif existait déjà sous l’antiquité, mais a eu tendance à disparaitre au Moyen Age pendant le XVIIIe siècle. Le Jeu de Paume médiéval n’avait ainsi pas de corps arbitral, les joueurs devant s’incliner devant les décisions du… public. Chaque sport connait une histoire différente sur la gestion de l’arbitrage comme le montre aujourd’hui la très grande variété existant dans ce domaine :

  • arbitrage vidéo ou pas ;
  • un seul arbitre ou plusieurs…

…Petit retour historique…
Dans l’antiquité, Grecs et Romains avaient recours à des arbitres. Ces derniers étaient déjà omnipotents. Il existe toutefois des recours, comme le suggère le serment des Jeux Olympiques antiques qui précise dans son article 13 : « Tout concurrent mécontent d’une décision peut en appeler au Sénat contre les arbitres : ceux-ci seront punis ou leur décision annulée si elle est jugée erronée. »

Les Romains étaient également très pointilleux sur les questions d’équité sportive. On n’hésitait pas à faire recourir une course, notamment à l’hippodrome, quitte à rajouter des jours supplémentaires de compétition à la fin du programme des « Ludi » si le besoin s’en faisait sentir. Les cas de ce type sont assez nombreux.

Comme dit en introduction, chaque sport a une vision spécifique de l’arbitrage et une manière particulière de l’appliquer.

Nous verrons donc dans la suite de cet article quelles sont les différentes façon d’appréhender le statut de l’arbitre.

Le Sport

Lundi 16 octobre 2006

Le terme de sport a pour racine le mot de vieux français « desport » qui signifie « loisir« . C’est en Angleterre au XVIIIe siècle que l’on appelle « sport » un certain nombre de loisirs, comme la chasse, la boxe la course et plusieurs jeux de balles. En traversant la Manche, le terme « desport » se mue en sport et évacue petit à petit de son champ la notion générale de loisirs pour se concentrer sur les seules activités physiques. Il existe donc aujourd’hui une grande différence entre le sport moderne et les formes traditionnelles de loisir et d’affrontement. Le sport moderne n’a ni fonction rituelle ni finalité festive. Il repose sur l’égalité des chances entre joueurs et obéit à des règles fixes dont l’objectif est de définir une pratique universelle.

Lorsque l’on parlera de sport à travers ce blog, il faudra l’entendre au sens de sport moderne, sport de compétition. Son objectif est de répondre à la maxime de Coubertin : « Citius, Altius, Fortius » (plus loin, plus haut, plus fort). Ceci implique le fait de s’adresser à une petite partie de la population, celle qui a des qualités physiques et mentales pour obtenir les meilleurs résultats.

L’Education Physique et Sportive

Lundi 16 octobre 2006

C’est une discipline scolaire d’enseignement obligatoire depuis 1880. C’est la seule permettant aux élèves de s’exprimer corporellement. Elle constitue donc un vecteur d’éducation efficace en complément des disciplines dites « intellectuelles ».Un retour historique me parait ici important afin de comprendre l’évolution de cette discipline qui a souvent changé de ministère de tutelle : Défense, Santé, Instruction publique, Jeunesse et Sports et enfin Éducation nationale.

L’éducation physique :

C’est au lendemain de la défaite de la France contre la Prusse que l’EPS fait son apparition à l’école. Son but est alors uniquement hygiéniste : lutter contre les maladies et la dégénérescence de la race, former des hommes forts et des futurs soldats. Les exercices ont principalement gymniques. On éduque physiquement les corps.

L’éducation sportive :

A partir des années 40, le sport devient une force politique. Une nation est considérée comme forte si elle dispose d’athlètes reconnus remportant des titres et médailles aux grands évènements sportifs. Les Jeux Olympiques de Berlin (1936) en sont l’illustration parfaite, Hitler (alors chancelier) voulant prouver la supériorité de la race aryenne y compris dans le domaine sportif.
L’éducation physique devient alors sportive. La performance devient la norme, l’école devient le lieu de détection des futurs talents sportifs français.

L’éducation physique et sportive :

A partir de 1981, l’EPS quitte le ministère Jeunesse et Sport pour intégrer l’Éducation nationale, et doit donc se conformer à l’école, lieu de transmission de connaissances par excellence. Cette discipline a un triple objectif :

1- l’amélioration des capacités physiques, motrices et organiques,
2- l’accès au domaine de la culture que représentent les activités physiques, (règlement…)
3- l’acquisition des compétences nécessaires à l’entretien de la vie physique et citoyenne.

Lorsque nous parlerons d’EPS sur ce blog, il faudra se référer à ces objectifs et l’appréhender comme une discipline qui prend en compte tous les élèves, quel que soit leur niveau. Le but n’est plus de fabriquer des champions mais bien des futurs citoyens capables de comprendre l’action motrice afin de l’adapter à toute situation nouvelle.

Le Sport Scolaire

Lundi 16 octobre 2006

Par sport scolaire, nous entendons le fait d’adhérer à l’association sportive (AS) d’un établissement. C’est un lieu où se construit l’éducation à la citoyenneté, non seulement par la pratique sportive, ses valeurs et ses modalités, mais aussi par l’apprentissage de la vie associative. L’AS vise par son approche organisationnelle à l’ouverture de l’école d’aujourd’hui. Elle est une passerelle pour conduire les jeunes à des activités en dehors de l’école, code d’accès – parmi d’autres – à la vie sociale.

Le sport scolaire se rapproche donc de la notion de sport énoncé plus haut, les dérives en moins. L’encadrement étant assuré par des enseignants, les valeurs de fair-play, de respect et de citoyenneté sont omniprésentes.