Ces deux jours aux archives départementales de la Sarthe m’ont beaucoup plu. Les gens qui se sont occupés de nous étaient très accueillants et nous ont considérablement aidés dans nos recherches. Certains des documents que nous avons eu entre les mains sont de vraies mines d’or, pas tous, ou du moins nous ne le saurons jamais : plusieurs étaient en langues étrangères (Allemand, anglais, japonais, etc.) ou tout bonnement illisibles. D’autres n’étaient pas pertinents pour notre travail, des éléments anodins dans le quotidien d’un homme (cartes de visites, articles de journaux…), si bien que j’ai parfois eu la drôle d’impression d’être une fouineuse. Ces détails nous rapprochent du personnage, comme si on entrait chez lui par effraction. Enfin, pas par effraction puisque ces documents constituent un don d’Estournelles aux archives. Il a laissé la porte ouverte, dira-t-on ! J’ai trouvé cela émouvant de toucher des dossiers vieux de presque un siècle : le papier jauni, toutes les formes d’écritures, les cartes anciennes, les photos en noir et blanc, les télégrammes…maintenant il va falloir les exploiter du mieux que l’on peut, sans trahir la pensée d’Estournelles. Cela ne sera pas évident, car si il y a une conclusion évidente que j’ai pu tirer du personnage, c’est qu’il est bien compliqué ! Par tout ce qu’il a entrepris tout au long de sa carrière, ses idées, ses relations : sa vie est très riche.

Merci M. Bois d’avoir organisé cette sortie instructive et  Mme Termeaux (désolé si j’écorche le nom) de nous avoir accompagnés.