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Première conférence de la Haye

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Première conférence de la Haye
18 Mai au 29 Juillet 1899
Après une initiative de Nicolas II, à cause d'un état précaire des finances, les dépenses pour l'armement sont réduites.
26 pays participent à la conférence de la Haye tels que l'Europe, les Etats-Unis, le mexique, le Japon, la Perse, la Siam sauf la Trausvaal.
Délegtation française : Léon Bourgeois devient premier délégué et D'estournelles de Constant nommé grâce à son ami le diplomate russe de Staal.
Trois commissions ressorte de cette conférence de la Haye :
  1. Limitation des armements de la guerre.
  2. Droit de la guerre.
  3. troisième (D'Estournelles de Constant) reglement pacifique des différents internationaux.

Ce troisième point est le plus important de congrés.

Première commission : Réduction progressive des armements.
Troisième commission : D'Estournelles est nommé secrétaire du comité d'examen. En cas de conflit aiguë, une commission d'enquête sera ouverte. De cette troisième commission ressort également l'arbitrage international et la lutte pour la cour permanente d'arbitrage.
La cour permanente de l'arbitrage est finallement mise en place.

D'Estournelles de Constant part alors en tournée dans l'Europe et ensuite les Etats-Unis pour promouvoir son discours qui a été principalement retenu la conférence de la Haye.
Côte du document : 16 J 94

Critique coloniale

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Discours de M. d ‘Estournelles

Constant

à la

conference de la Haye

Paul d’Estournelles de Constant et sa critique de la colonisation

Dans le texte que j’ai eu l’occasion d’etudier, Paul d’Estournelles de Constant nous fait part d’une sorte d’inquiétude sur la colonisation.En effet M. d’Estournelles de Constant trouve que les pays qui s’approprient des terres qui ne leurs appartiennent pas, le font d’une maniere qui le derange quelque peu. Comme je l’ai dit precedement, il n’est pas contre la colonisation en elle meme mais celui ci estime que les pays les plus riche ne peuvent pas se donner le droitd’envahir un pays comme bon leurs semble. Celui-ci compare cette colonisation comme une lutte inegale que nous pourrions comparer a David contre Goliath. M. d’Estournelles de Constant, dit aussi que la facon dont sont faites les choses sont devenues trop banalisés par les citoyens et que  » les temps modernes » ont été le theatre de grands crimes, de grandes guerres…

« […] l’exces meme de ce pouvoir sans controle, l’abus des plus admirables progres, provoquerent de grands mouvements spontanés d’horreur et dde rédemption. »

12j359

Discours de Mr. d’Estournelles de Constant, Membre des deux conférences de La Haye.

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«  Les gouvernements des grandes puissances se refusaient à consacrer quelques miliers de francs à l’entretient de la nouvelle institution. C’est en vain que ses amis au Parlement français réclamèrent un modeste budget de la paix qui fît contre poids à celui de la guerre. L’institution de la Haye est l’équivalent de d’une Cendrillon de la vie moderne, nouvelle venue non seulement discrédité, mais aussi déshérité.

L’Europe n’a plus de guide; Gladstone (William Ewart Gladstone était un premier ministre et homme politique britanique ) et Gambetta ( Léon Gambetta était un homme politique français républicain. Il a été président du Conseil et ministre des Affaires étrangères du 14 novembre 1881 au 30 janvier 1882 ) sont morts.

Roosvelt écouta attentivement Estournelles de Constant sur ce qu’il attendait de lui. Il l’envoya lui et M. Cambon trouver son secrétaire John Hay. C’est bien simple, répondit d’Estournelles de constant, la cour de la Haye est fondée, mais personne ne veut s’en servir; on la considère comme mort-née. [ . . . ] Mais la cour de la Haye fréquentée enfin, grâce à l’initiative et au désintéressement des Etats-Unis (Roosevelt), n’en resterait pas moins pauvre et discrédité. Un autre américain, le Général Horace Porter conseilla Paul d’Estournelles de Constant de s’adresser avec une lettre de lui, au milliardaire Andrew Carnegle, ce qu’il fit.  Suite à ces  entrefaites, la guerre russo-japonaise éclata, dans l’indifférence aveugle de la diplomatie européenne. Un conflit terrible menaça de détruire en quelques heures l’oeuvre de la Haye. La flotte russe s’était lancée les yeux fermés au devant de la toute puissante escadre anglaise. Grâce à l’admirable sagesse du Gourvernement britannique, ce désastre fut évité par l’application automatique de la convention de la Haye. Sous le coup de ses défaites et de la révolution qui s’en suivit, le Tzar tourna le dos à son beau rêve et cessa de croire à la paix. C’en était fait de la seconde conférence qui devaut se tenir en 1907 à la Haye. C’était la faillite, mais le Gouvernement des Etats-Unis ne l’entendit pas ainsi. Il annonça sa volonté de reprendre à son compte le projet abandonné. Au fil du temps, la nouvelle conférence doubla le chiffre de membre. Ce fut un parlement universel composé de plus de plus de 300 membres. L’assemblée se tint cette fois à la Haye même. Elle se divisa en deux grands partis, l’un, une imposante majorité composée du bloc libéral, environ 32 à 35 Etats, suivants les votes. L’autre l’Allemagne et ses alliés qui ne disposaient contre ce bloc que d’un nombre de voix restreint « qu’on pouvait compter avec les doights d’une seule main ». Dès le lendemain de cette seconde conférence en 1908, un grave conflit éclatant à casablanca, entre la France et l’Allemagne fut réglé sans difficulté par l’arbitrage. Et trois ans plus tard le traité d’Agadir, du 4 Novembre 1911 devenait l’application automatique des conventions de la Haye. « 

Paul d’Estournelles de Constant à la Conférence de La Haye.

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  • Il forme le bureau de la conférence qui se compose de 52 membres.

Chaque étét est représenté par plusieurs délégués, la conférence constitua un parlement universel constitué de plus de 300 menbres.

Elle a lieu a Binarhoff : cette conférence est divisée en deux partis, une grande partie une grande partie qui constitue le bloc libéral et une autre partie que l’ on peut compter sur les doigts.

Le succès de la nouvelle institution fut une inquiérude pour l’ Europe.

A partir du drame qui s’ est passé à Agadir, un mouvement populaire d’ organisation d’ une justice internationale forma une espérance.

La Russie cherhe des compensations à Constentinople, quant à l’ Allemagneet à l’ Autriche, ils se réservent le chemin de Salonique et de Bagdad.

L’ Autriche s’ annexe la Bosnie et l’ Herzégovine puis l’ Italie en Tripolitaine puis une guerre éclate entre les Balkans et la Turquie.

Deux camps se sont mit en place : un mouvement pacifique qualifié de socialiste et un mouvement militariste.

Il pensait que si la plupart des membres de la Haye avait résisté aux évènements, ils auraient gagner du temps et donc ils auraient tout sauver.

Grâce à l’ intervention des Etats-Unis et de l’ Angleterre, le monde n’ est pas tombé sous les coups du militarisme

  • Dans ce discours Paul D’Estournelles de Constant décrit la conférence de La Haye à laquelle il prend part. C’est une réunion pour la paix des pays, et elle se déroule entre autre dans un lieu charismatique. C’est une assemblée de diplomates où 26 puissances sont représentées. Ces pays, bien qu’ils soient tous différents, parlent tous la langue française qui devient le trait d’union de tous. Dans ce discours, d’Estournelles évoque l’importance de la langue française parlée dans les conférences. Cependant, les diplomates – bien qu’ils aient tous une religion personnelle : protestants, musulmans, catholiques – adoptent tous la même religion. Lors de cette conférence commune, ils ne donnent pas de références précises. Paul d’Estournelles de Constant nous affirme que la réunion prit une tournure neutre et laïque. « La neutralité religieuse fut la conséquence naturelle de la diversité des cultes représentés. » Dans cette conférence de La Haye, il n’était plus question de religions mais d’une justice humaine entraînée par une révolution des diplomates.

Dans son discours, le prix nobel de la paix évoque les noms de représentants de chaque pays qui furent aussi ses maîtres. Ces représentants symbolisent l’intelligence et idées communes dans cette conférence de la paix. Paul d’Estournelles de Constant insiste sur le fait que tous ces pays réunis prennent part à cette conférence dans le but de servir un même idéal, ce qui fut un miracle et un merveilleux souvenir pour d’Estournelles.

12 J 359

Marine & Yoan.

Premier Congrès Universel des Races (Londres, 1911)

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D’Estournelles de Constant a écrit :

« LE RESPECT QUE DOIT LA RACE BLANCHE AUX AUTRES RACES« 

« Je ne parlerai pas de nos devoirs ; je me borne à faire appel à notre intérêt. »

« L’intérêt de la race blanche est de voir clair, de mesurer la masse innombrable des populations que nous avons dominées jusqu’à ce jour et que notre orgueil a cru pouvoir définitivement classer comme inférieures. Cette classification s’explique dans une certaine mesure car il est clair que les populations si diverses qui occupent la surface du globe n’ont pas été toutes également partagées. Il est des populations indigènes très malheureuses, odieusement opprimées par d’autres indigènes et pour lesquelles la conquête des blancs a été un secours et même le salut. Mais cela dit, il faut ajouter aussi que cette classification a permis, pendant des siècles, à une minorité d’exploiter sans scrupules et sans limite une majorité d’êtres humains moins privilégiés. Aurait-on jamais tolérer l’infamie de la traite des nègres si on ne l’avait pas justifiée en abaissant ces malheureux à la condition d’un bétail ou d’un gibier ? Et cette condition a été si bien établie dans nos mœurs qu’il a fallu, en dépit de l’abolition de l’esclavage, fonder des sociétés pour les indigènes dans le même esprit que les sociétés pour la protection des animaux. »

« Nous avons donc bien du chemin à faire pour nous affranchir de nos préjugés de races, parce que ces préjugés nous conviennent et ne sont au fond que des prétextes. A coté des ses instincts généreux qu’il est impossible de méconnaître, la race blanche étant la race dominante a trouvé commode de se qualifier de race supérieure pour mettre bien des abus au compte des exigences de la civilisation. Ce n’est pas par amour du progrès que nous dépouillons les indigènes de ce qu’ils possèdent. »

« Si la race blanche était plus sincère, si elle appliquait simplement les principes chrétiens qu’elle reproche aux races soi-disant inférieures de ne pas connaître, elle s’inspirait du plus élémentaire de ses principes : « ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fit » ; et la question des races, comme la question sociale ne se poserait pas. « 

« La Révolution Française nous a donné la déclaration des Droits de l’Homme ; ce n’est pas assez, il faut nous acheminer maintenant à une déclaration plus désintéressée, plus générale, plus . Les Conférences de la Haye ne sont qu’un début, nous arriverons un jour à la déclaration des Devoirs de l’Homme. « 

« En attendant, sans viser trop haut, respectons les autres races dans notre intérêt plus encore que dans le leur. C’est notre intérêt individuel et notre intérêt national. »

« C’est en Tunisie que j’ai fait mon apprentissage de la Conciliation. En somme le succès de la France en Tunisie s’explique parce que nous avons dominé notre orgueil et pas seulement celui des Arabes. « 

« Tout pays où ces axiomes élémentaires sont encore considérés comme des naïvetés est un pays menacé. »

« Tout d’abord c’est la rancune, le mépris qu’une domination violente, étrangère inspire aux indigènes ; des haines silencieuses mais profondes s’accumulent ; elles livrent nos installations à la merci d’un soulèvement que la première occasion favorable fait éclater. « 

« En d’autres termes, il faut faire oublier notre conquête matérielle par notre conquête morale, de sorte qu’elle soit un bienfait et non un fléau. « 

« Heureusement, tout excès provoque en nous sa réaction, sa protestation et nous voyons aux colonies , parmi les explorateurs, les officiers, les hommes d’énergie et d’action que pousse une volonté ardente d’être utiles, des caractères admirables, des apôtres, dont la bonté rachète l’erreur des autres ; là, comme ailleurs , mais plus brutalement se poursuit la lutte du bien et du mal. En face des vieux instincts de pirates et de négriers, se dressent des âmes de saints ! Là, comme ailleurs, celui qui s’élève au-dessus de lui-même élève son pays et l’humanité. Mais le problème n’en reste que plus nettement posé. Il se résume ainsi : le blanc qui n’aspire qu’à se faire craindre des indigènes est détestable et détesté ; il attire sur lui, sur son pays, sur sa race, des vengeances qui n’atteindront peut-être que ses fils, mais qui seront d’autant plus terribles qu’elles auront été plus lentes à s’exercer. En sorte que le dernier mot de l’éducation des indigènes c’est l’éducation préalable des blancs, c’est la culture de l’esprit, c’est l’abaissement de notre orgueil, c’est le respect des droits d’autrui. « 

« Ces grands mots n’étaient que des mots jadis ; on en riait ; aujourd’hui ils vivent, se propagent et s’imposent. Je les ai vus triompher, quoi qu’on en dise, aux deux Conférences de la Haye, où les représentants des races « soi-disant inférieures » ont pu discuter librement avec ceux des plus grandes puissances et faire triompher, aux applaudissements de tous, les principes les plus généreux et les plus sages, obliger la force à commencer de s’incliner devant le droit. »

« Ce n’est qu’un commencement, je le sais ; mais ces grands débats nous acheminent à découvrir le monde, à nous mieux connaître nous-même. Ces rapprochements internationaux ont l’heureux effet de stimuler, chez les uns et chez les autres, l’éducation nationale, l’éducation morale et, finalement, l’éducation générale ; ils nous apprennent à nous discipliner, à discipliner notre égoïsme ; ils éclairent notre conscience et nous découvrent notre véritable intérêt. Le reste vient ensuite par surcroît. Les blancs seront d’autant plus respectés et plus aimés qu’ils seront vraiment supérieurs, et non seulement les plus instruits et les plus forts. »

« Déjà un immense progrès a été réalisé le jour où tous les États, sans distinction de races, petits ou grands, ont eu à la Haye chacun une seule voix posant exactement le même poids que les autres. On ne reviendra pas sur ce progrès : à chacun sa voix, à chacun son droit, à chacun sa part dans le Monde. « 

« C’est une ère nouvelle qui commence : il s’agit maintenant de conserver les résultats ; que chacun en profite en contribuant par sa propre organisation nationale au progrès de l’organisation générale. « 

Côte : 12J368 / Congrès de Londres, 1911