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Nomination de D’Estournelles à la conférence de La Haye 1899.

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12 J 66

« Le vrai dialogue, c’est quand on reconnaît à l’autre la même dignité. »

Europe, La politique coloniale, Lettre, Sources 0 commentaire »

« Le vrai dialogue, c’est quand on reconnaît à l’autre la même dignité. Il n’y a pas de dialogue entre un maître et son esclave. […] L’Europe occidentale a dominé et exploité le monde à partir de la conquête des amériques, elle a pratiqué la traite des Noirs et l’esclavage, elle a exercé les dominations les plus longues et les plus dures de l’hsitoire. » Edgar Morin.

Petite mise au point historique

A la fin du XIIème siècle, Marco Polo revient de Chine et éveille chez les européens un attrait pour ces terres riches et alléchantes. Ils tentèrent à plusieurs reprises de prendre pied sur l’Empire de Milieu, mais ils furent repoussés par ces orientaux qui les considéraient comme des barbares. Les anglais et les américains se rabatirrent, en désespoir de cause à la contrebande. De 1820 à 1830, celle-ci était florissante, du thé contre de l’opium. Naturellement, cette drogue était interdite. Les britanniques trouvèrent enfin un prextexte pour attaquer la Chine, lorsqu’elle saisit une importante réserve d’opium anglaise, il faut « défendre ses marchants » ! Dès qu’ils occupèrent HongKong, le traité de Nankin est mis en place : ouverture de cinq ports au commerce et une somme considérable (5.75 millions de livres) à la coutonne d’Angleterre, à titre de réparation de guerre.

Les occupants devinrent de plus en plus exigeants et ils ne virent aucune autre solution que le recours aux armes pour imposer leurs conditions nouvelles. Un incident anodin, une accusation, à raison, d’un capitaine anglais permit à l’Angleterre de réitérer une guerre. Ils demandèrent d’ailleurs le soutien des Français qu’ils obtinrent…Le port de Kanton est pris sous le feu des coalialitionnaires. Ils réclament la révision du traité de Nankin, des réparations de geurre et le droit d’asseoir en Chine des réprésentations européenes. Les chinoises refusent, les alliés européens marchent vers Pékin. L’empereur jette l’éponge et le 26 juin 1858 il signe la capitulation. Les occidentaux obtiennent ceux qu’ils veulent et continuent d’abuser de leur pouvoir : un traité est mis en place pour la légalisation du commerce d’opium avec la mention « Médicament étranger » ! La dynastie Mandchoue qui ne jouissait pas de grande sympathie au sein de son peuple, craignit de totalement perdre le contrôle. En désespoir de cause, elle engage la troisième guerre d’opium, qui se finit comme les autres par une défaite. Tout au long du XIXème siècle, la Chine ne cesse s’être humiliée, même par des Etats insignifiants, qui, sous le manteau occidental, dictent leurs conditions. La fierté chinoise se réveille en 1900, c’est la guerre des boxers. Les membres de la société secrète du Yihetuan se soulève contre la présence étrangère, ils envahissent les missions catholiques, tuent des prêtres et l’ambassadeur allemand. Les européens ont riposté avec une hargen et une violence sanguinaire. Voici ce que dit général Chaffé avec deception : « Pour tout véritable boxer qui a été tué depuis la prise de Pékin, seuls 15 pauvres coolies ou ouvriers agricoles ont été exécutés ainsi que des femmes et des enfants. » Les exaltions, les abus et les exécutions gratuites des occidentaux en Chine se prolongèrent jusqu’au-delà de la deuxième guerre mondiale, jus’qu’à la prise de pouvoir par les communistes de Mao Tsé Toung en 1949.

12J 285

Dans l’année 1900, d’Estournelles reçoit une lettre d’un de ses amis députés. Ce dernier réagit, fulminant au discours de Claude Cochin, député adverse.

La position de Cochin : Au vu de la résistance minime des boxers, et de la victoire internationale, Cochin parle de l’inutilité militaire de la Chine. Autrement dit, il faut continuer une politique de conquête, bien qu’il s’en d’éfende. Cochin considère cela comme une « mise en valeur de la Chine ». Il réclame un « pied à terre », comme un investissement, au côté des allemands, des russes et des anglais.

L’ami d’Estournelles, résume cela en une phrase : « Ainsi, monsieur Cochin ne veut pas démembrer la Chine, il se contente d’en prendre un morceau ! »

La position de l’auteur et de d’Estournelles : Cochin et ses partisans ne tirent aucune leçon de ce quil s’est passé (la révolte des boxers), en outillant la Chine, ils l’arment contre son ennemi : eux. En outillant 400 millions d’habitants, c’est un avenir sanglant qui se prépare et de nombreuses insurections. La répression de ces révoltes que Cochin qualifie de « locales » coûtera beaucoup de troupes et d’argent, ce qu’ils trouvent habituellement en Chine. Mais celle-ci est épuisée, en faillite; ce qui les obligera à puiser ces ressources sur le territoire français. De plus, notre armée est déjà concentrées sur la frontière de l’est, opposée aux Allemands, notre flotte opposée à celle des anglais, pourquoi crée une troisième armée, colonialiste ? Evidemment, créer une armée est un projet bien trop important pour se justifier uniquement avec le problème chinois, elle ira donc dans les autres pays colonisés par les européens, en Afrique et ailleurs. Par conséquent, cette armée devra être assez forte pour lutter contre, non seulement des indigènes, équipés d’armes perfectionnées, dirigés par des instructeurs occidentaux, mais aussi créer des tensions nouvelles. Le transport, le recrutement, et l’approvisionnement des notres, nous obligera à de perpetuels et croissants sacrifices. En France, le trésor s’épuise et ne réussit pas à être alimenté par des impôts, qui double depuis 30 ans ! Le surplus de population est illusoire. Notre population stagne, contrairement aux Allemands…L’ami d’Estournelles resistera de toutes ses forces à cette politique de mégalomanie, encouragée par Cochin. Elle est contre nature et hors de proportions avec les forces d’un seul Etat car elle n’aboutit qu’à des conflits.

D’estournelles dit « Ne vous contentez pas d’avoir une politique, commençez par vous procurer les ressources de cette politique. »

Pour l’auteur, la France ne doit pas suivre ses voisins, son rôle est au contraire de rappeler à la prudence. Il faut trouver un terrain d’entente, s’unir contre des dangers communs. Il met aussi en garde contre la futur puissance des chinois (ce qui se vérifie aujourd’hui !).

Pour l’Arbitrage

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cote: 12J 212

Pour l’Arbitrage

°Type de document: Discours rectoral (adressé aux étudiants de l’Université écossaise de Saint-André, 17 octobre, 1905, puis diffusion mondiale)

°Auteur: M. Andrew Carnegie

°Préface: M. D’ Estournelles De Constant

°Traduction française: Albert Métin

°Langues de diffusion: anglais, français, allemand, esperanto, japonais, brésilien, hollandais, suédois, méxicain, italien, grec, et quelques pays de l’Europe de l’Est…

Extrait de la préface de « Pour l’Arbitrage »:

Vous trouverez le monde beaucoup meilleur que vos aïeux l’ont trouvé. On éprouve une grande satisfaction à constater que tout devient meilleur. Mais il ya encore un mal dans notre temps et il dépasse de si loin tous les autres dans son étandue et dans ses effets que je me permets de le signaler à votre attention.

La polygamie et l’esclavage ont été abolis par les nations civilisées. Le duel n’existe plus partout où l’anglais est parlé. Le droit de guerre privée et de course est mort. On a aboli bien d’autres maux pour le bien de l’humanité, mais il reste la plus abominable de toutes les taches qui ont jamais souillé la terre, le massacre d’hommes civilisés par d’autres hommes, procédé de bêtes sauvages admis comme moyen de régler les disputes internationales, bien que Rousseau ait appelé la guerre le plus abominable ennemi que la bouche de l’Enfer ait jamais vomi. En cette qualité, ce mal fut, dès les temps les plus anciens et dans la succession des siècles, condamné avec la dernière énergie…

12J345 Politique de La Paix.

Allemagne, Le baron : version "People", Le baron et la paix, Lettre, Sources 0 commentaire »

Lettres écrites par D’Estournelles de Constant, l’une le 16 Juin 1916 pour le Directeur du «Petit Courrier» et l’autre le 17 Juillet pour le Directeur des «Annales».

Ces 2 journaux sont accusés d’avoir lancer de fausses rumeurs sur le baron. Il aurait soit disant laissé une photo d’un empereur allemand à la vue de personnes hospitalisées sous son toit. Des soldats seraient alors rentrés dans une telle colère qu’ils faillirent tout casser dans le château. Certains ont alors pensé à l’époque qu’il était un «traître» étant donné cette relation professionnelle avec un allemand, peuple ennemi de La France ces temps ci.

D’Estournelles demande donc à ces journaux de publier son démenti qui dit d’ailleurs que cette photo n’a jamais existée, ni les manifestations et les plaintes des hospitalisés. Tout est faux et il met même quiconque au défi, je cite : «d’apporter le témoignage d’un ancien hospitalisé pour confirmer cette ridicule histoire».

Groupe Parlementaire de L’Arbitrage International présidé par d’Estournelles de Constant

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12J371

Le Groupe de L’Arbitrage International a pour but un désarmement des états qui se concilie avec une paix fiable et durable. Voici une partie de son programme avec ses objectifs. Parmit la liste des adhérents, on retrouve des noms renommés tel que J. Jaurès, A. Briand, Caillaux, Waldeck-Rousseau …

Ils prévoient pour cela une évolution progressive, partant d’une préparation de l’opinion des Etats et des peuples à ce changement. Cette opinion, motivée  par le respect de la justice et de la conscience d’une solidarité nouvelle entre les états contractants, impliquera des échanges de concessions réciproques. Il y aura alors des changements de relations entre les Puissances, et ces changements devront être consacrés par des traités. Ce sont aussi les traités qui limiteront l’augmentation des armements. Pour ensuite se diriger vers une diminution progressive des armements. Le désarmement ne sera que le dernier terme de l’évolution pacifique. Aucune étape ne pourra se permettre d’être abrégées au risque de faire de la France un état prématurément désarmée, affaiblie, une victime et une proie. Le but est au contraire d’obtenir une France plus forte, moins exposée et plus prospère qu’à l’heure actuelle. En opposition aux adversaires de l’Arbitrage eux considèrent comme un danger ou comme un rève ce programme et ces idées.

Avec ce programme d’Estournelles nous dévoile ses objectifs vis à vis de la paix en Europe et plus encore. Il nous fait part d’une de ses idées majeur et novatrice, qui deviendra l’ancètre de l’ONU. Une union militaire entre les états qui viendraient à résoudre raisonnablement et honorablement le plus grand nombre de conflits par les voies de droits. On voit dans la Cour Permanente de la Haye un embryon d’Union Européenne…

Chambres des députés ( 1er séance du 21 janvier 1902)

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Tout d’abord, en introduction, Paul d’Estournelles de Constant dit que les années qu’ils ont vécues ont séparé des siècles de l’humanité en deux âges, l’âge de pierre et l’âge de fer.

Pour lui, nous sommes entré dans une nouvelle époque : l’époque ferroviaire ou scientifique. Les hommes de l’époque antérieure ont gouverné à leur manière, sans vraiment une réel démocratie et c’est de leurs fautes si l’Europe n’a pas pu vivre en paix pendant 30 ans.

La politique des grands états européens, accumulent beaucoup de périls et elle n’a été qu’une grande illusion. La politique européenne n’a donné aucun faits. Elle n’a été que des mots, des ombres et des semblants de remèdes. Cette politique n’a apporté que des faux-semblants, des aggravations de maux. Elle est restée inoffensive contre les vrais périls. Il n’y a eut aucune entente politique ou économique concernant l’avenir de l’Europe. Elle vit au jour le jour, passant de la méfiance à la mégalomanie. Tout ce que cette politique a entrainé, c’est de multiplier les rivalités européennes. En effet , la politique européenne a poussé les pays à augmenter massivement son armement. Les nations sont entrées en rivalité constante et croissante, «  elle ajoute à la folie de la paix armée, la folie de la politique mondiale ! »

Guillaume Chevalier

Premier Congrès Universel des Races (Londres, 1911)

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D’Estournelles de Constant a écrit :

« LE RESPECT QUE DOIT LA RACE BLANCHE AUX AUTRES RACES« 

« Je ne parlerai pas de nos devoirs ; je me borne à faire appel à notre intérêt. »

« L’intérêt de la race blanche est de voir clair, de mesurer la masse innombrable des populations que nous avons dominées jusqu’à ce jour et que notre orgueil a cru pouvoir définitivement classer comme inférieures. Cette classification s’explique dans une certaine mesure car il est clair que les populations si diverses qui occupent la surface du globe n’ont pas été toutes également partagées. Il est des populations indigènes très malheureuses, odieusement opprimées par d’autres indigènes et pour lesquelles la conquête des blancs a été un secours et même le salut. Mais cela dit, il faut ajouter aussi que cette classification a permis, pendant des siècles, à une minorité d’exploiter sans scrupules et sans limite une majorité d’êtres humains moins privilégiés. Aurait-on jamais tolérer l’infamie de la traite des nègres si on ne l’avait pas justifiée en abaissant ces malheureux à la condition d’un bétail ou d’un gibier ? Et cette condition a été si bien établie dans nos mœurs qu’il a fallu, en dépit de l’abolition de l’esclavage, fonder des sociétés pour les indigènes dans le même esprit que les sociétés pour la protection des animaux. »

« Nous avons donc bien du chemin à faire pour nous affranchir de nos préjugés de races, parce que ces préjugés nous conviennent et ne sont au fond que des prétextes. A coté des ses instincts généreux qu’il est impossible de méconnaître, la race blanche étant la race dominante a trouvé commode de se qualifier de race supérieure pour mettre bien des abus au compte des exigences de la civilisation. Ce n’est pas par amour du progrès que nous dépouillons les indigènes de ce qu’ils possèdent. »

« Si la race blanche était plus sincère, si elle appliquait simplement les principes chrétiens qu’elle reproche aux races soi-disant inférieures de ne pas connaître, elle s’inspirait du plus élémentaire de ses principes : « ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fit » ; et la question des races, comme la question sociale ne se poserait pas. « 

« La Révolution Française nous a donné la déclaration des Droits de l’Homme ; ce n’est pas assez, il faut nous acheminer maintenant à une déclaration plus désintéressée, plus générale, plus . Les Conférences de la Haye ne sont qu’un début, nous arriverons un jour à la déclaration des Devoirs de l’Homme. « 

« En attendant, sans viser trop haut, respectons les autres races dans notre intérêt plus encore que dans le leur. C’est notre intérêt individuel et notre intérêt national. »

« C’est en Tunisie que j’ai fait mon apprentissage de la Conciliation. En somme le succès de la France en Tunisie s’explique parce que nous avons dominé notre orgueil et pas seulement celui des Arabes. « 

« Tout pays où ces axiomes élémentaires sont encore considérés comme des naïvetés est un pays menacé. »

« Tout d’abord c’est la rancune, le mépris qu’une domination violente, étrangère inspire aux indigènes ; des haines silencieuses mais profondes s’accumulent ; elles livrent nos installations à la merci d’un soulèvement que la première occasion favorable fait éclater. « 

« En d’autres termes, il faut faire oublier notre conquête matérielle par notre conquête morale, de sorte qu’elle soit un bienfait et non un fléau. « 

« Heureusement, tout excès provoque en nous sa réaction, sa protestation et nous voyons aux colonies , parmi les explorateurs, les officiers, les hommes d’énergie et d’action que pousse une volonté ardente d’être utiles, des caractères admirables, des apôtres, dont la bonté rachète l’erreur des autres ; là, comme ailleurs , mais plus brutalement se poursuit la lutte du bien et du mal. En face des vieux instincts de pirates et de négriers, se dressent des âmes de saints ! Là, comme ailleurs, celui qui s’élève au-dessus de lui-même élève son pays et l’humanité. Mais le problème n’en reste que plus nettement posé. Il se résume ainsi : le blanc qui n’aspire qu’à se faire craindre des indigènes est détestable et détesté ; il attire sur lui, sur son pays, sur sa race, des vengeances qui n’atteindront peut-être que ses fils, mais qui seront d’autant plus terribles qu’elles auront été plus lentes à s’exercer. En sorte que le dernier mot de l’éducation des indigènes c’est l’éducation préalable des blancs, c’est la culture de l’esprit, c’est l’abaissement de notre orgueil, c’est le respect des droits d’autrui. « 

« Ces grands mots n’étaient que des mots jadis ; on en riait ; aujourd’hui ils vivent, se propagent et s’imposent. Je les ai vus triompher, quoi qu’on en dise, aux deux Conférences de la Haye, où les représentants des races « soi-disant inférieures » ont pu discuter librement avec ceux des plus grandes puissances et faire triompher, aux applaudissements de tous, les principes les plus généreux et les plus sages, obliger la force à commencer de s’incliner devant le droit. »

« Ce n’est qu’un commencement, je le sais ; mais ces grands débats nous acheminent à découvrir le monde, à nous mieux connaître nous-même. Ces rapprochements internationaux ont l’heureux effet de stimuler, chez les uns et chez les autres, l’éducation nationale, l’éducation morale et, finalement, l’éducation générale ; ils nous apprennent à nous discipliner, à discipliner notre égoïsme ; ils éclairent notre conscience et nous découvrent notre véritable intérêt. Le reste vient ensuite par surcroît. Les blancs seront d’autant plus respectés et plus aimés qu’ils seront vraiment supérieurs, et non seulement les plus instruits et les plus forts. »

« Déjà un immense progrès a été réalisé le jour où tous les États, sans distinction de races, petits ou grands, ont eu à la Haye chacun une seule voix posant exactement le même poids que les autres. On ne reviendra pas sur ce progrès : à chacun sa voix, à chacun son droit, à chacun sa part dans le Monde. « 

« C’est une ère nouvelle qui commence : il s’agit maintenant de conserver les résultats ; que chacun en profite en contribuant par sa propre organisation nationale au progrès de l’organisation générale. « 

Côte : 12J368 / Congrès de Londres, 1911

Deuxième congrés universel des races (Paris 1915)

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DELAFOSSE a écrit (approuvé par d’Estournelles de Constant) :

« Il serait utile de rechercher si le meilleur moyen d’assurer l’entente et la coopération de ces populations avec les nations européennes qui se sont instituées leur tutrices, tant dans l’intérêt bien entendu de ces nations que dans celui des races indigènes, ne serait pas de favoriser l’évolution des populations autochtones dans le sens de leurs civilisations propres, plutôt que de chercher à leur inculquer les principes et les méthodes de la civilisation européenne. « 

« Comme corollaire de la proposition précédente, il paraitrait éminemment utile que chaque nation ayant des possessions coloniales fît procéder à l’étude rationnelle des institutions civiles, sociales et politiques des populations indigènes de ses possessions respectives, ainsi que de l’histoire de ces populatons, de façon à s’inspirer des résultats de cette étude pour la politique à adopter vis-à-vis de chacune desdites populations. « 

« La réalisation pratique de la deuxième proposition pourrait-être obtenue, en dehors des efforts tentés individuellement par chaque nation colonisatrice au moyen de la création d’un office international ethnographique. « 

 » Il serait intéressant de rechercher le moyen de faire participer les habitants indigènes de chaque colonie à l’adminidtration de cette colonie, non pas en les appelant à des emplois de commandement ni en leur faisant prendre part à l’oeuvre législative de la métropole, mais en leur donnant accès, selon les possibilités locales à une sorte de parlement ou conseil au moins consultatif qui assisterait de ses avis le chef de la colonie pour tout ce qui concernerait la question indigène. « 

Elaboration du programme :

« Recherche des moyens d’atténuation ou d’apaisement de ces conflits. Lutte contre les préjugés de races, de couleur. Efforts pour se comprendre et s’apprécier. Esprit de tolérance. « 

« Direction morale dont-il convient de se préoccuper dans ces questions. Devoir de respecter les personnes et les propriètés. « 

 » Tendance croissante à respecter, tout en gardant l’autorité, les coutumes des peuples soumis. « 

 » Possibilité, selon les cas, pour le règlement des questions indigènes, de faire intervenir un groupement d’indigènes ayant voix consultative. Institutions et organisations (ex: Chambres de commerce, sociètés agricoles, etc ..) à faire fonctionner pour amener les indigènes à collaborer avec les personnes venues du dehors à la mine en valeur de la colonie. Disposition et garanties pouvant intéresser la main-d’oeuvre indigène. « 

 » Education et préparation des personnes qui doivent agir à divers titres dans les pays assujettis. Nécessité qu’elle connaissent et apprécient les populations parmi lesquelles elles se rendent. « 

 » Possibilité, utilité d’efforts pour aboutir aux moyens d’échange des idées, à l’adoption d’une mangue universelle. « 

 » Voeux du Congrès de Londres au faveur de la fondation d’un Institut International destiné à Centraliser les efforts et moyens d’entente. « 

12J368

Conférence internationale de la Haye

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Proposition d’institution d’un comité permanent de conciliation:

La cour internationale de la Haye

Texte écrit le 13 mai 1899. En vue d’un discours lors de la conférence internationale de la Haye. Dans ce discours il soutient fortement la création de ce nouveau conseil ou, «  dans le cas d’un dissentiment grave menaçant de dégénérer, les pays signataires s’engageraient à ne pas en appeler aux armes sans avoir préalablement eu recours au comité international de conciliation ». Il fait donc part ici de son envie d’unifier l’ Europe afin de parer aux nouvelles puissances montante qu’étaient à l’époque les États-unis et le Japon.

Nous pouvons voir ici que d’ Estournelles de Constant avait des idées novatrices car cette perspective d’unification se rapproche de l’idée de l’union européenne.

Ce qui fait qu’il avait quasiment un siècle d’avance sur ses pairs…!

Des difficultés de d’Estournelles pour faire avancer la paix

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En mai 1908, Estournelles de Constant est resté à Paris depuis le retour de La Haye et écrit une lettre à un ami se prénommant Renault, et avec qui il projette de créer un livre jaune, contenant des jugements de collègues comme Sillac ou Bourgeois. Il dit travaillé de tout cœur sur cet ouvrage.

Estounelles explique essentiellement à son interlocuteur les problèmes qu’il peut avoir avec les cercles politiques de Paris, le fait que certain le traite de rêveur parce qu’il est trop consciencieux et sa carrière pas assez brillante. Chacune de ses élections déclare une tempête à laquelle il faut se préparer et dont il faut ensuite réparer le désordre.

Dans cette lettre, Estournelles déclare aussi à son ami tout le respect et la sympathie qu’il lui porte. Selon lui, personne ne comprend mieux que Renault le sentiment du devoir et de la responsabilité. Le baron souhaite voir son ami rapidement pour régler un différent avec Le Président.

Cette lettre comporte 4 pages, Estournelles précise qu’il a pris du temps pour Renault bien qu’il soit surmené.