Coup de théâtre !

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Quand les élèves de 1èreL lisent pour vous!

Dans le cadre du Prix littéraire Carnot 2017 dont la thématique est Le Théâtre contemporain, vous trouverez ci-dessous l’ensemble des critiques issues des lectures effectuées par les élèves de 1èreL! Comme les années précédentes, un vote des meilleures critiques puis un  autre concernant les meilleures vidéos inspirées de ces lectures vous seront proposés en fin d’année, et les lauréats se verront remettre des récompenses. 

Bonne lecture à toutes et à tous!

M. Deteuf 

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Dans la solitude des champs de coton ou quand le commerce devient un échange d’idées…

Cette pièce nous plonge dans un univers qui lui est si particulier. Un quiproquo entre un dealer et un acheteur, qui tourne vite vers une surenchère d’idées, de principes, de valeurs et de fondamentaux. Vous, lecteurs, vous vous y reconnaîtrez, au détour d’une pensée, d’une idée…

L’injuste, le juste, l’illégal, le légal, la filiation, l’amitié, l’imprévisible, le désir, les sentiments : tant de thèmes abordés avec une approche originale, celle du quiproquo. D’une seule et simple querelle, nous, lecteurs, sommes projetés dans un univers à la réflexion subtile qu’elle soit de portée idéologique ou philosophique. Présence d’intéressants points de vue pour deux personnes que tout oppose et que les idées éloignent…

L’objet d’échange devient abstrait et non pas concret comme on aurait pu se l’imaginer. Histoires de désirs refoulés, qu’il soit question de l’objet concret ou de la pensée abstraite…

Ci-dessous différents extraits de vidéos montrant différentes mises en scène du texte initial :

Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès, mise en scène par Roland Auzet.

Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès, mise en scène par Charles Berling.

Une écriture fine et un style unique ont su conquérir mon cœur. J’espère qu’il en sera de même pour vous ! Même si vous êtes réticent aux pièces de théâtre, vous serez subjugués par la beauté de l’écriture et les pensées véhiculées par le texte.

Bernard-Marie KOLTÈS disait :

« Faire du théâtre est la chose la plus superficielle, la plus inutile du monde, et du coup on a envie de la faire à la perfection. »

Je crois qu’avec cette pièce le pari est réussi. Maintenant à vous d’en juger…

Koltès, Bernard-Marie. Dans la solitude des champs de coton. Minuit, 2004. 60 p.

Marie-Jeanne DEMOLIN, 1èreL

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Résultats Prix littéraire Carnot 2017

Ce samedi 10 juin a eu lieu la remise des récompenses pour les élèves méritants du lycée Carnot. Ce fut l’occasion de dévoiler le palmarès du Prix littéraire Carnot 2017 dont la thématique était le théâtre contemporain.

Les lauréats sont les suivants :

Concernant les critiques écrites

1er Prix : Valentine PRUVOT pour la critique Parce que c’était toi, un peu comme une évidence sur la pièce Ex-voto de Xavier DURRINGER

2ème Prix : Caroline KMIEC pour la critique La Rencontre du Blanc et du Noir sur la pièce Le Petit Chaperon rouge de Joël POMMERAT

3ème Prix : Aymeric IVARS pour la critique Au secours! Mon prof est un troll! sur la pièce Mon prof est un troll de Dennis KELLY

Concernant les présentations vidéos

1er Prix : Morjana OULMI et Clara RUMEAUX pour leur vidéo sur la pièce Juste la fin du monde de Jean-Luc LAGARCE

2ème Prix : Joris GUISELIN pour sa vidéo sur la pièce Occupe-toi du bébé de Dennis KELLY

3ème Prix : Gaëlle CHODOROWSKI et Chloé FAUQUEUR pour leur vidéo sur la pièce Screens de Sarah CARRÉ

Un grand bravo à eux et un grand MERCI à celles et ceux qui parmi vous ont pris de leur temps pour voter !  J’espère que leurs productions vous ont donné envie de lire les œuvres ou d’aller au théâtre…

Bonne fin d’année à vous et à l’année prochaine pour une nouvelle aventure littéraire !

Les lauréats 2017 !

M. DETEUF

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Une vie tout à fait banale

Il y a 20 ans de cela, Estelle se fit passer pour une sœur dans un couvant. De nos jours, elle est polyvalente dans un magasin dont la chambre froide fonctionne une fois sur deux. Son entourage est aussi surprenant qu’elle, un frère meurtrier, un patron qui va l’obliger à tromper son mari, son mari retrouvé mort …

Représentation du 27 mars 2011 au Théâtre de l’Europe à Paris

Cette pièce de théâtre est très surprenante car de nombreuses péripéties viennent bouleverser la vie d’Estelle qui les accepte même si cela ne lui plait pas. On peut se rendre compte qu’elle est prête à tout pour garder son travail, que ce soit pour elle ou ses collègues. Estelle va être nommée « chef » de l’entreprise que son patron laisse à ses employés lorsqu’il apprend qu’il est malade et condamné à mourir. De plus cette pièce met aussi en avant le coté bipolaire d’Estelle. En effet celle-ci ce déguise en homme en ce faisant passer pour son propre frère et ceci va avoir un impact sur la relation qu’elle entretiendra avec ses collègues. Grâce a l’autorité qu’elle exerce sur eux en étant un homme, elle parvient à créer sa propre troupe de théâtre.

Cette pièce repose sur la thématique du changement. Selon Estelle, les hommes sont bons de nature, seules leurs idées sont mauvaises. Même si son patron est une ordure, elle ne le juge pas. De plus, nous pouvons aussi remarquer le comportement des employés qui change lorsque l’entreprise est entre leurs mains. Enfin la condition des femmes est mise en avant dans cette pièce puisque Estelle est battue par son mari, elle est peu respectée lorsqu’elle se présente telle qu’elle est et non sous les traits de son frère… On perçoit également les différentes places des autres femmes dans cette pièce. Alors selon vous, arriveriez vous à vivre dans un cadre de vie comme celui d’Estelle? 

Pommerat, Joël. Ma chambre froideActes Sud, 01-09-2011. 101 p.

⭐⭐
Fauqueur Chloé 1L
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Ce village peu soudé

Dans un petit village, l’idiote trouve un nourrisson qui va bouleverser toute la petite communauté! Cependant personne ne veut s’occuper de ce bébé! Pourquoi? Au fur et à mesure nous apprenons les secrets cachés des habitants, lesquels sont révélés à cause ou grâce à ce bébé…

Dans cette pièce écrite en 2012, Carole Thibaut mélange mensonges, rumeurs, et le passé des personnages est au cœur de l’intrigue. Tout nous révèle que dans chaque personne ordinaire un monstre est enfoui. C’est par exemple le cas avec la mère du maire, femme envahissante qui ferait tout pour qu’aucune rumeur soit fondée sur son fils, quitte à se débarrasser du bébé.

On ressent cependant une atmosphère répétitive qui donne un côté monotone au texte. Celui-ci ne m’a pas vraiment plu et le manque de ponctuation renforce cette idée d’histoire interminable. Cette pièce met en avant la place du handicap dans la société et de la figure féminine. Certes je trouve que cela est très intéressant de mettre en avant la femme mais pas dans le contexte d’une communauté malfaisante qui peut faire ressentir un sentiment d’amertume, c’est ce qui ne m’a pas plu… Et vous, comment comprenez-vous cette pièce? 

                                                            L’enfant, Carole Thibaut Théâtre de la Tempête,Paris, 20 octobre 2012.

Cette pièce réaliste est assez dure à lire, on ne peut pas vraiment se concentrer sur le texte. On perd le fils de l’histoire au fur et à mesure. Mais peut-être vous en tirerez une certaine morale…

Thibaut, Carole. L’enfant : drame rural. Lansman Editeur, 01-06-2012. 91 p.

CHODOROWSKI Gaëlle, 1L

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Au secours! Mon prof est un troll!

Max et Alice sont deux enfants qui, par des questions stupides, ont rendu folle leur professeure. Celle-ci ayant été placée dans un hôpital psychiatrique, il fallait donc lui trouver un remplaçant. La surprise fut de taille pour les élèves, comme pour les professeurs ! Car le nouveau directeur de l’école n’est autre qu’un troll…

Une lecture amusante, des illustrations enfantines, une histoire absurde et sortant de l’ordinaire, voilà les trois points qui, pour ma part, décrivent le livre de Dennis Kelly. C’est plaisant, absolument plaisant, et même si l’histoire paraît être dédiée aux enfants on s’y plonge avec le plus grand plaisir. Aux premiers abords cette pièce peut sembler simple d’accès mais elle cache une réelle complexité.

Le thème principal en est… la tolérance à la différence. En effet, le troll ne parle pas du tout le même langage que les enfants : il ne sait dire que des « AK AK AK AK!!!« . Alors, pour régler ses problèmes avec les enfants, il a trouvé la meilleure solution du monde : il va…. les MANGER. Certains passages nous  rappellent quant à eux la place de l’enfant dans le monde. Les élèves de l’école vont devoir travailler à la mine ce qui dénonce, d’une certaine manière, l’esclavage des enfants dans les pays étrangers.

Ce livre est une petite merveille. Il nous fait retomber en enfance, il nous fait rêver, et cette histoire, qui peut sembler absurde aux premiers abords, nous enchante merveilleusement bien. Une pièce que je conseille de lire… AU PLUS VITE !

Signé : AK AK AK AK !!!

Représentation de la pièce de théâtre à l’espace Courbet du quartier des Boiffiers, le 27.01.2017. 

Kelly, Dennis. Mon prof est un troll. L’Arche, 2010. 81 p.

IVARS Aymeric, 1ère Littéraire

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Doit-on renier les personnes qui nous ont offert la vie?

Un vieux père de famille rend visite à sa fille après plusieurs années d’absences. Celui-ci étant près à mourir se permet d’aller la voir une dernière fois. Mais tout se déroulera-t-il comme il l’avait prévu?

Cette pièce met en avant une relation père-fille comme il peut en exister lorsque qu’un père s’en va en laissant sa fille seule avec sa mère. Tout au long de cette pièce on peut voir apparaître la rancœur qu’elle peut éprouver face à son père. Bien qu’il soit souffrant, la jeune fille ne change pas d’avis sur son père, elle le considère déjà comme mort. Son petit ami, Ric, sera prit de pitié pour cet homme et s’en occupera comme s’il faisait partie de sa famille. Tout le long de cette pièce nous nous rendrons compte que Ric sera le seul à s’occuper du père de sa compagne.

Dernière représentation le 25 avril 2008 à Lyon.

Cette pièce est facile à lire, elle nous permet d’être confronté à une situation que l’on rencontre rarement, c’est à dire le fait d’être abandonné par un de nos proches et que celui-ci revienne pour nous annoncer qu’il est mourant. De plus elle nous permet de prendre conscience de l’égoïsme de certaines personnes comme nos deux personnages principaux qui, l’un comme l’autre, n’évoluent pas et restent bloqués à cause des actes du passé qui devraient être, selon moi, oubliés. Personnellement si j’étais cette jeune fille, je lui pardonnerai, tout au moins pour qu’il puise mourir sans avoir à regretter ses actes. Et vous que feriez vous ?

Thibaut, Carole. Faut-il laisser les vieux pères manger seuls aux comptoirs des bars. Lansman Editeur, 01-02-2008. 67 p.

⭐⭐⭐⭐

Fauqueur Chloé 1L

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Amour et Nostalgie

Si vous avez déjà vécu assez longtemps, vous allez sûrement vous reconnaître à travers l’histoire rythmée de musique et d’amour issu de la pièce de Xavier Durringer, Ex-voto.

Couverture de Ex- voto http://www.babelio.com/livres/Durringer-Ex-Voto/481367

 

A travers des moments de nostalgie et des souvenirs communs nous découvrons Léa et Gus qui se sont rencontrés grâce à leur amour pour la musique. Une vie vagabonde, remplie de petits bonheurs malgré une pauvreté omniprésente et qui passe finalement au second plan. Une couple de jeunes gens partageant souvenirs de concerts et road-trip, trébuchant parfois sur des anecdotes passées de leurs histoires non-communes. Je conseille cette pièce aux personnes qui aiment le romantisme et les histoires d’amour singulières. Personnellement, je suis mitigée, trouvant le livre un peu trop court pour vraiment l’apprécier et un parfois même un peu redondant, voire banal, ce qui rend la lecture moins intéressante. Cependant j’aime le caractère des personnages, peut être parfois trop forcé, mais leur vision de la vie (très morale) et leur force mérite d’être soulignée. J’aime beaucoup leur point de vue sur la pauvreté qui apporte la profondeur au livre.

Pour conclure, cette pièce est une belle leçon de vie qui se lit facilement (voir trop) sans pour autant être exceptionnelle, et ne favorise pas l’imagination puisqu’elle est racontée tel un récit. Donc si vous avez du temps libre, faites vous un avis et lisez la!

Durringer, Xavier. Ex-voto. Hatier, 2009. 89p.

 

Mathilde BEGHIN, 1èreL

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Où est Baptiste?

Le jeune Baptiste, fasciné par les appareils électroniques, passe ses journées dessus. Un jour son père, Robin, lui fait des reproches disant qu’il devrait arrêter de les utiliser. Baptiste s’enfui, laissant son père seul et sans indices pour savoir où il peut le retrouver. Mais si Robin lui fait ce genre de reproche, celui-ci n’est pas mieux puisqu’il passe à longueur de journée des appelles téléphoniques pour son travail. Robin va essayer de retrouver son fils avec l’aide de sa meilleure amie Amélie et des gendarmes…

Représentation du 21 janvier a l’espace Athéna de Saint-Saulve.

Grâce à cette pièce de théâtre nous pouvons nous rendre compte que la technologie est autour de nous. De plus nous pouvons observer le comportement des personnes abusant des objets informatiques, lesquelles deviennent de plus en plus agressives… c’est pour cela que Baptiste à fugué. Cette pièce nous fait prendre conscience que nous passons trop de temps sur les appareils électroniques et que nous devons nous occuper davantage de ceux qui nous entourent, en passant plus de temps avec nos proches, en pratiquant des hobbies… Et vous êtes vous près à lâcher votre téléphone portable le temps d’une journée ?

Carré, Sarah. Screens. Lansman Editeur, 2014. 34p.

⭐⭐⭐

 

Chloé Fauqueur 1L

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La femme parfaite

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Pour commencer,  nous débutons le livre avec une petite biographie de l’auteur Carole Thibaut ce qui, pour moi, est  judicieux au début d’un livre. La page suivante, il y a un mini descriptif de la pièce. On nous explique la façon dont les modules (qui sont autant de saynètes ou actes) sont et peuvent être représentés. Pour moi à cet instant je ne m’étais pas rendu compte de l’importance de cette  « sorte de préface » mais elle est indispensable pour comprendre l’oeuvre. En effet, au début de chaque module un paragraphe entier est dédié à l’accueil du public ce qui n’était pour moi pas vraiment important jusqu’à ce que je me rende compte qu’ils faisaient la moitié du livre. La structure de la pièce se présente sous forme de 6 modules indépendants mais forment un tout cohérent. Ils sont tous différents et l’auteure semble être proche du public grâce à eux. Elle se permet de saluer certaines personnes et même d’en critiquer d’autres sans se préoccuper si celles-ci sont présentes ou non dans son public. Je prend l’exemple de l’accueil du public à Confluence, à Paris, où elle juge les lecteurs du magasine Télérama de crétins (même si ce n’est pas à prendre au 1er degré). Elle leur présente les personnes avec qui elle a travaillé et remercie au passage un peu tout le monde, et forcément elle présente un peu son œuvre qui, elle le précise, n’est pas un vrai spectacle car elle n’avait pas le temps de tout écrire. Bref, grâce à ces accueils on en apprend un peu plus sur l’auteur. C’est une personne très franche qui sait faire la part des choses et reconnaître ses fautes. Elle est très accueillante et reconnaissante envers son public. Quelques fois, je dois dire que j’ai un peu l’impression qu’elle part trop loin comme dans son accueil du public à la Chartreuse où elle décrit le vin qu’elle a bu, mais ça ajoute pour moi une proximité entre le lecteur et l’auteure. On aperçoit des petits passages sur la politique bien qu’elle assure ne pas vouloir en parler, on les retrouve à chaque accueils et elle critique la société d’aujourd’hui de façon comique. Pour moi, le meilleur des six accueils du public est le dernier, celui fait à l’occasion de la journée de la femme à Boulogne. Il rend bien compte de l’image qu’à été donnée de la femme durant ces derniers siècles et Carole Thibaut s’est bien concentrée sur cette description et a en passant donné son avis. Vient ensuite les Fantaisies en elles-mêmes dont j’ai apprécié la lecture. Carole Thibaut décrit la femme idéale et dans Fantaisies 3, elle y décrit les habitudes et le comportement qu’une femme idéale se doit d’adopter. Après cette lecture on se rend compte de l’image de la femme, des obligations qu’elle doit respecter, non parce-qu’elle le souhaite mais parce que la société les lui impose. Tous les thèmes sont abordés comme l’éducation, la beauté, la famille ou encore la maternité… L’homme est ici représenté comme un être supérieur à la femme.

Je conseille cette pièce qui vous fera réagir et prendre conscience de l’image de la femme d’aujourd’hui. Le tout tourné, dans ses accueils au public, de façon comique, les pages du livre défileront rapidement sous vos yeux!

« Une femme entre. C’est la femme idéale. Elle dit « Je suis la femme idéale ». Elle traverse lentement l’espace. Elle effleure à peine le sol de ses pieds. Elle ne marche pas elle glisse. Aucun accident ne vient troubler la parfaite harmonie de ce corps en mouvement… »

Il a été possible d’assister à la représentation de Fantaisies de Carole Thibaut à Confluence, à Paris du 29 avril au 09 mai 2009. 

Thibaut, Carole. Fantaisies : l’idéal féminin n’est plus ce qu’il était.  Lansman Editeur, 2011. 63 p.

Morjana OULMI, 1èreL

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« Amis de tableau »

Au départ, Marc est un homme sceptique face à l’art contemporain. Dans la vie il est ingénieur dans l’aéronautique, il a donc une belle situation. Devant son ami Serge, qui a acheté un tableau blanc une fortune, il dit ce qu’il pense sans se préoccuper des conséquences de ses paroles. Serge exerce le métier de dermatologue et gagne bien sa vie, il se permet même de dépenser des fortunes dans l’art pour acheter des tableaux, qu’ils soient peint ou non, mais pense que son goût est décent et ne comprend pas son ami Marc. Quant à Yvan, il est représentant dans une papeterie. C’est le genre d’homme à éviter les conflits. Il est nerveux car son mariage approche à grand pas…

Cette pièce de théâtre montre l’amitié entre trois hommes ayant un avis différent concernant l’art contemporain. Serge se procure une toile d’environ 1,60 m sur 1,20 m peinte en blanc qu’il a payé 200 000 francs, soit une somme très élevée pour un monochrome. Il présente sa nouvelle acquisition à son ami Marc, qui ne comprend pas du tout son choix. Comment peut-on dépenser une telle somme pour un tableau aussi blanc que la lune? Il se permet de donner son opinion vis-à-vis de cet achat et s’empresse d’aller raconter cela à Yvan, qui lui n’en pense pas grand-chose. Avec son mariage qui approche à grands pas, il ne veut se brouiller avec ses amis, qui eux se disputent et finissent par l’entraîner alors qu’il n’a rien demandé. Les trois amis se déchirent à cause d’un malheureux tableau, et cette histoire ne laissera personne indemne…

« Le salon d’un appartement.
Un seul décor. Le plus dépouillé, le plus neutre possible.
Les scènes se déroulent successivement chez Serge, Yvan et Marc.
Rien ne change, sauf l’œuvre de peinture exposée. »

Extrait de la pièce de théâtre qui en dit long sur la fin de celle-ci…

Selon moi, c’est une pièce de théâtre pas très intéressante, je n’ai pas détesté mais ce n’est pas un coup de cœur. Ce n’est pas une œuvre que j’achèterai à tout prix car voir des amis se quereller pour un simple tableau blanc, faire un débat la dessus est stupide. Mais cette pièce montre d’un côté que même étant amis, nous pouvons avoir des différences et que parfois les amis qu’on considère comme de vrais copains ne le sont pas forcément. En effet, en fonction de nos choix ils peuvent nous tourner le dos. C’est une pièce qui mérite d’être lue tout de même car elle permet de nous questionner sur nos propres amis, de nous demander s’il est possible que nos amis nous tournent le dos parce qu’ils ne sont pas du même avis que nous! Cela reste à méditer …

Nous pouvons voir les trois amis cités dans cette pièce face au tableau que Serge a acheter, ce tableau qui les a fait se quereller.

(http://www.instant-city.com/yasmina-reza-art/)

Cette pièce a été mise en scène la première fois le 28 octobre 1994 à la comédie des Champs Élysées, soit un peu plus de deux semaines après sa publication. Le metteur en scène se prénomme quant à lui Patrice Kerbrat. Cette pièce est interprétée par Pierre Vaneck qui joue le rôle de Marc, Jean-Louis Trintignant se mettant dans la peau de Serge et Jean Rochefort qui incarne Yvan.

Art  est une œuvre qui a été traduite en trente-cinq langues et mis en scène dans plusieurs grandes villes très connues, comme Londres, Tokyo, Saint-Pétersbourg, ou encore Tunis et beaucoup d’autres… d’où ses nombreuses récompenses théâtrale comme par exemple un Tony Award en 1998. Le spectacle a reçu deux Molières : meilleur auteur et meilleur spectacle privé en 1995.

Reza, Yasmina. Art. Magnard, 2001. 122 p.

Mathon Chloey, 1ère L

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