Quand la recherche européenne tient salon…
Publié le 31 mai 2007 par ami dans ActualitésLe salon européen de la recherche se tient, à Paris, à la Porte de Versailles du 7 au 9 juin 2007, en partenariat avec Radio-classique.
1. Un objectif européen.
C’est l’occasion de se souvenir que, dans le cadre du processus de Lisbonne qui concourt de l’émergence de la société de la connaissance, le Conseil européen de Barcelone, en mars 2002, a réaffirmé que l’UE devait accomplir un effort financier en la matière pour atteindre le seuil de 3% de leurs PIB en 2010; contre 1,9% en 2004. Le Sénat dans un rapport en 2004 s’est interrogé sur les conséquences macroéconomiques que comporterait le fait pour l’Union européenne à atteindre ce seuil de 3% en 2030.
L’Union européenne a mis en place le 7ème PCRD (Programme Commun de Recherche et Développement) qui couvre la période 2007-2013, doté de milliards d’€.
2. Le retard français.
Au moment où Valérie Pécresse, la benjamine du Gouvernement de François Fillon, prend ses fonctiions de Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la France connait un retard par rapport à ses propres concurrents qui ne tient pas seulement au budget qu’elle y consacre, mais aussi au nombre de publications scientifiques et à la pyramide des âges.
3. Quelques pistes de réflexion.
1) Il s’agit d’attirer les étudiants étrangers en plus grand nombre en France au moyen de bourses et de perspectives de carrière, comme en a pris conscience le Gouvernement qui en 2005 a adopté une série de mesures en ce sens.
2) Créer des pôles de compétences comme lors de la naissance de cancéropoles en 2004.
3) Des mesures fiscales à l’égard des entreprises comme le Crédit d’Impôt Recherche.
4) Investir dans des secteurs nouveaux, comme celui de l’éco-innovation, sur la base du document publicé par la Commission européenne en mai 2007.
5) Favorer une culture de l’évaluation qui permette aux chercheurs français de se comparer facilement avec leurs homologues européens et internationaux. La mise en place de l’AERES, en mars 2007, comme l’explique le quotidien le Figaro, va dans ce sens.
6) Accroitre le nombre de chercheuses en incitant les femmes, sur les traces de Marie Curie, à aller vers les carrières scientifiques.
4. Le rôle pilote du CNRS.
Le CNRS contribue à cet effort de la recherche en menant à bien des projets qui répondent aux besoins de la société en mêlant recherche fondamentale et recherche appliquée. Au demeurant, cette dichotomie tend à s’effacer au profit du terme plus gobal de recherche et développement.
Parmi ses recherches, citons celle concernant ces véhicules individuels publics qui, selon la vidéo ci-dessous, évoluent place de Jaude, à Clermont-Ferrand et allient mobilité urbaine et développement durable.