Confessions


La vie paraît courte, pourtant elle contient un tas d’histoires incroyables, que souvent les personnes cachent au fond d’elles. Allongé, faible dans mon lit, je sens peu à peu mes forces m’abandonner, je n’éprouve déjà plus l’usage de mes jambes. Je ressens le besoin de confier un moment de ma vie, oui un unique événement, mais le plus terrifiant et le plus sombre de mon existence. Quand il est mourant, un vieillard tel que moi n’a plus de honte à raconter ses frayeurs. Je tends la main à mes trois petits enfants pour les inviter à s’installer près de moi. Je leur dis avec un sourire : axa « – Mes chers petits, venez assister votre vieux grand-père une dernière fois. – Non, ne dis pas cela, me répondent-ils en chœur, car leurs voix légères n’en forment plus qu’une. » Je distingue à présent leurs petits yeux qui s’emplissent peu à peu de larmes. Je leur déclare : « -Mes enfants ne faites pas ces pauvres têtes, ce n’est pas ce que je veux voir en dernier, alors je vais vous raconter une histoire, une histoire étrange.

- Raconte-nous grand-père ! I – Alors écoutez bien ceci : « C’était durant mon voyage dans la Loire, au château de Chambord. J’avais l’intention d’effectuer cette visite pour ensuite la faire découvrir en classe à mes élèves, c’était un bon sujet de géographie. A la fenêtre de la voiture je regardais le paysage de plaines défiler devant mes yeux. J’avais hâte de découvrir ce château. Je souhaitais aussi rencontrer un autre chercheur ayant travaillé sur cet édifice et qui me servirait de guide.

J’aperçus enfin le château. En arrivant, mon guide m’accueillit chaleureusement et m’invita à entrer pour me restaurer. Après avoir bien dîné, je me retirai en m’excusant car je voulais me coucher, j’étais épuisé. Mes yeux lourds allaient se fermer lorsque j’entendis de gros pas boiteux au plafond. Je me demandai qui pouvait donc bien traîner à l’étage, étage dont j’avais appris lors du souper qu’il était abandonné. Je me redressai dans mon lit et me dis : i «Cette brute va m’empêcher de dormir ! » Les pas s’arrêtèrent et je m’endormis en me disant qu’un hibou ou une sorte d’oiseau nocturne avait dû s’aventurer dans la pièce d’en haut, qui ne devait d’ailleurs n’être qu’un vieux grenier délabré. Dans mon sommeil un rêve me saisit : J’étais seul dans le château, qui semblait vide. Une voix résonnait dans ma tête, une voix qui me fit frissonner. Soudain, je me mettais à avancer, malgré moi. Mes jambes me portaient toutes seules et cette voix dans mon crâne résonnait de plus en plus fort, m’ordonnait de faire demi tour, de faire le contraire des mouvements de mon corps. J’hurlais et je me sentais déboussolé. Je m’intéressais enfin où mes jambes me portaient. Incroyablement, elles m’emmenaient à l’étage où j’avais entendu les pas boiteux. La voix me criait, me hurlait de ne pas y aller, mais mes jambes me précédaient. J’entrais dans la pièce où les pas suspects insistaient et j’apercevais un ignoble, un immonde fantôme aux yeux rouge sang, un fantôme boiteux, dont on voyait la jambe coupée, remplacée par un pieux de bois rongé. Cette vision m’affola.

Je m’éveillai en sueur, mais glacé. Dans ma peur et mon affolement, je me précipitai en dehors de ma chambre afin de monter à l’étage du haut quand j’aperçus, au fond du couloir, mon guide qui me regardait étrangement. Je ne bougeai plus mais lui, arriva vers moi et s’assura que tout allait bien. Je retrouvai peu à peu mes esprits et le priai de m’excuser pour cette conduite. Nous allâmes nous habiller puis déjeuner.

Pendant la journée, nous fîmes la visite d’une partie du château, de l’aile droite, qui n’était d’ailleurs pas celle dans laquelle nous dormions. La visite et les explications de mon guide furent fort intéressantes mais je restais cependant troublé par mon rêve. A plusieurs reprises, j’aperçus un homme tassé et étrange m’observer. Cela m’agaça mais je finis par l’ignorer. La journée se termina bien, on mangea, on discuta longuement sur l’histoire du château, mais, bien que je fus historien, cette journée me parut longue et presque lassante.

J’allai me coucher et comme je ne parvenais pas à nouveau à dormir, je pris un livre. Soudain, les pas de la veille retentirent au plafond, un frisson étrange me traversa la nuque et se termina dans mon dos. J’eus de nouveau des sueurs froides. Pour ne pas céder à cette frayeur noire, je repris mon livre et essayai, autant que je pus, d’ignorer ce bruit qui à présent me traumatisait. Comme s’il avait senti mon inattention, le bruit s’arrêta et je m’endormis immédiatement. Le même cauchemar me prit, mais cette fois le fantôme ricana.

Je me réveillai comme la veille, en sueur, glacé mais cette fois terrorisé. Mon rêve s’était de plus en plus précisé, les meubles, les murs, tout était si précis que je croyais ce rêve presque réel. Je n’osai plus bouger avant d’être totalement calmé. Je me levai, m’habillai, puis sortis de ma chambre quand j’aperçus devant ma porte le vieil homme tassé qui m’avait espionné la veille. Il eut un sourire un peu démoniaque qui me fit penser un très court instant à celui du fantôme de mon cauchemar. Tout alla très vite, l’homme fondit sur moi, m’attrapa par le col de ma chemise, rapprocha son visage et me hurla, alors que je n’étais qu’à quelques centimètres de lui : « Vous le savez ! Il existe autant chez moi que dans vos rêves ! Vous l’avez vu jeune homme n’est-ce-pas ? Vous le connaissez maintenant, le maître, le maître de ce château, le boiteux ! Vous l’avez vu ! Vous l’avez vu ! ». Le vieillard serrait tellement mon col qu’il commença sans le vouloir à m’étrangler. Mon guide nous aperçut et retira l’homme de son étreinte, de mon cou. Il fit partir cet individu avec quelques insultes. Ensuite il m’expliqua que c’était un ancien valet étant resté longtemps au château et prétendant voir un vieux maître du château qui aurait soi-disant jeté sa malédiction sur lui.

Une nouvelle journée se déroula, entre les visites, les repas copieux et les longues discussions. Le soir, je me livrai à un test pour trouver l’auteur de ce fameux bruit qui me tourmentait depuis deux nuits. Je me cachai dans une malle se trouvant dans le grenier délabré. Cette pièce, étrangement, était identique de celle de mes rêves, alors que je n’y étais jamais entré. J’attendis, seul dans cette malle et dans l’ombre. Les pas retentirent et se rapprochèrent. Je voulus ouvrir le couvercle de la malle et affronter la vérité, quelle qu’elle soit. Bizarrement, une force, comme si quelqu’un s’y appuyait, m’empêchait de soulever le couvercle. Je poussai de toutes mes forces, j’étais empli de colère. Quand, tout à coup, le couvercle s’ouvrit enfin et je vis pendant seulement une seconde, une nuée de poussière se transformer en une sorte de vision, la vision du fantôme boiteux que je n’eus pas le temps de considérer en entier. Ensuite, plus rien, comme une sorte de trou noir, et je m’évanouis.

Quand je me réveillai, j’étais allongé sur le ventre, devant ma porte de chambre, sans savoir comment j’étais descendu du grenier jusqu’à ma chambre. Je me souvins soudain de la vision du fantôme, peut-être n’était-ce que de la poussière, mais j’avais peur, une frayeur intense que je n’avais encore jamais ressentie avant ces quelques jours. Je voulais fuir, au plus vite, et rentrer chez moi. Je remerciai mon guide et mes hôtes rapidement puis je m’engouffrai dans une voiture qui me ramena chez moi. Je n’ai jamais parlé de ce voyage à mes élèves. »

Mes petits enfants me regardent à présent avec de grands yeux écarquillés. Je leur dis :

« -Maintenant je suis soulagé, je vous remercie mes petits.

-Ton histoire est incroyable grand-père, s’étonnent-ils tous en chœur. »

Je leur fais signe d’aller jouer, de partir un peu. A présent, mon âme est libre, en paix, et je l’attends, oui j’attends la mort sans peur, je l’ai déjà vue, j’ai peut-être même vu pire à cause de cette histoire. En quelques jours la vie d’un homme peut basculer, je le sais mieux que quiconque.

Lisa B.- 4A

Marie ou Jeanne ?

Il y a environ quatorze ans, Marie, ma sœur, mit au monde, une petite fille prénommée Jeanne. Cette naissance eut lieu un vendredi treize Novembre, étrangement, le même jour que celui de la naissance de sa mère. Ma sœur décéda des suites de son accouchement. Le père de la petite était parti, quand Marie lui avait annoncé qu’elle était enceinte. J’accueillis donc ma nièce à Paris où je vivais avec mon mari.

Les premières années, la nuit je me souviens, je me réveillais en sursaut car j’entendais Jeanne crier sans cesse : « maman ».

Je voyais ses yeux bleus dans le noir, terrifiée par ce qu’elle venait de rêver.

-Que t’arrive-t-il ?

-C’était horrible ! J’ai rêvé qu’une femme était morte en mettant au monde son enfant et, son petit ami l’avait abandonné quand elle était enceinte.

Je ne lui avais jamais raconté la mort subite de sa mère. Le lendemain, je regardais des photos étalées sur la table-basse dans le salon quand, Jeanne entra dans la pièce. Elle désigna, de son doigt, une photo de ses parents. Elle dit d’un ton calme :

-C’est les deux personnes dont j’ai rêvé hier.

Et elle repartit dans sa chambre, sans dire un mot.

Je m’étonnai de son comportement étrange et j’en parlais alors avec mon mari.

Les années passèrent. Elle était de plus en plus étrange et parlait très souvent de sa mère. En classe troisième, elle partit trois jours en classe de neige à Val-Thorens. Un journée après son départ, je reçus un coup de fil de son professeur, qui m’annonçait une mauvaise chute de Jeanne et ajoutait qu’elle était partie en hors piste alors que son moniteur le leur avait interdit.

-Nous l’avons faite transporter à l’hôpital de Chambéry, dit-il.

Dès qu’il prononça le mot hôpital je commençais à faire mes bagages pour la rejoindre à Chambéry. Je pris aussi quelques un de ses vêtements, quand je fis tomber un carnet. Je l’ouvris. Bizarrement elle avait la même écriture que sa mère. Je ne m’attardais pas plus sur ce détail et je continuai à faire son sac.

J’arrivai à l’hôpital, je demandai au médecin son état.

-Votre fille est seulement blessée au bras, son traitement ne sera pas long.

J’étais surprise qu’il dise « votre fille » mais ma priorité était de voir Jeanne. Je rentrai dans sa chambre, elle était contente de me voir.

-Dis, maman s’était bien cassé le même bras que moi ?

-Comment sais-tu ça ?

-C’est la femme qui est dans mes rêves qui me l’a dit, tu sais celle que je t’avais montré quand j’étais petite !

J’étais bouche-bée. Je voulais en savoir plus mais, elle me dit, avant que j’ai pu lui poser la moindre question qu’elle se sentait très fatiguée.

Le lendemain, nous retournâmes à Paris. Je racontai à mon mari l’épisode de l’hôpital. Nous décidâmes de consulter un psychologue qui nous affirma que Jeanne n’avait aucun problème mental, mais qu’elle lui avait dit qu’elle avait lu le journal intime de sa mère.

Quelques années plus tard elle nous annonça que tout cela était faux, qu’elle n’avait jamais lu le journal de sa mère mais qu’elle était certaine que tous les événements qu’elle racontait étaient vrais.

Elle nous révéla aussi qu’elle allait être maman. Les mois passèrent et elle s’affaiblissait de jour en jour. Le grand jour arriva elle mit au monde des jumeaux qu’elle appela Thomas et Maëlys et elle mourut.


Coline S. et Malory A.

L’affaire maudite

Pendant un repas entre anciens inspecteurs, un soir d’Halloween, dans les montagnes écossaises Hightlands, on racontait nos enquêtes les plus mystérieuses. On était tous réunis autour d’une table ronde en bois de chêne près de l’âtre du feu. Ce fut au tour de l’inspecteur connu de tout le Royaume-Unis, Oxward de raconter son histoire. Ce qu’il nous raconta nous fit tous frissonner. Il dit :

« Ce que je vais vous relater dépasse les limites du réel. C’était un soir d’Halloween de 1959. Après avoir soupé au « Bûcher flamboyant », un restaurant renommé du Vatican, le Pape fut assassiné avec toute son escorte, un de ses compagnons excepté. Je fus averti au plus vite. Sur les lieux, je vis les corps calcinés sur le sol. Le seul survivant était recroquevillé dans l’angle d’un mur. Il marmonnait quelques paroles incompréhensibles. Je m’approchai pour mieux entendre :

« – Il est là… il est de retour…

-Qui ça?l e questionnai-je

-Le… le Malin… il… a fait… son apparition… dans… dans un déluge de flammes ! »

Je partis, laissant le pauvre dans sa folie, quand soudain, je me sentis épié. Je regardai de tout côté. J’entendis des bruits de pas lourds qui s’éloignaient. Cela provenait de la ruelle opposée. Je m’empressai d’y aller au plus vite. Le coupable n’était pas loin. Sans doute quelqu’un de peu endurant. Je m’approchai de plus en plus… Je vis une ombre colossale se déposer sur un des murs de la ruelle sombre, seulement éclairée par la pleine lune. Je courus de plus en plus vite, mais le proscrit s’éloignait avec une facilité déconcertante. Je sentis une odeur de brûlé. J’avais peur. Je tremblais de tous mes membres. Cette atmosphère était insupportable. Le meurtrier allait m’échapper. Puis plus de bruits. Je continuai, personne… Je cherchai de tous côtés, personne… Je revins en arrière, personne… On chercha pendant plusieurs jours des suspects, des témoins oculaires ou des indices, mais rien, nous n’avions aucune piste…

Je fis mon rapport d’enquête en écrivant qu’il s’agissait sûrement d’un attentat, que le meurtrier s’était déguisé pour ne pas être reconnu, et qu’en aucun cas le Diable n’avait assassiné le Pape. L’effet que j’avais cependant ressenti dans les ruelles m’oppressait, il y avait là une ambiance malsaine, funeste. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui encore le doute subsiste toujours et encore en moi.

Voici la fin de mon récit. »

Cette histoire nous fit tous peur. Soudain, des murmures incompréhensibles se firent entendre. Tous le monde cherchait d’où cela provenait. Ces chuchotements semblaient venir du foyer. Mais celui-ci s’agitait, grossissait ! Le feu se propagea dans toute la pièce, brûlant toutes choses sur son passage. Dans la panique tout le monde se précipita vers la sortie. Le chalet se consumait peu a peu. On remarqua qu’il manquait une personne à l’appel : Oxward.

Soudainement, je vis une ombre sortir du chalet. Je me précipitai en croyant que Oxward avait survécu. Arrivé à l’endroit où j’avais vu l’ombre, je ne vis personne. Je sentis seulement cette odeur de brûlé. Je suffoquai, et je fus pris dans un tourbillon de flammes. Je vis défiler des images, beaucoup d’images sanguinaires : j’étais dans la peau du diable. Je me vis assassiner le Pape, tuer mon ami Oxward. Je revins a la réalité, je réintégrai mon corps grâce à un de mes amis qui me sortit de cet enfer en me secouant. Je n’oublierai jamais l’horreur de cette nuit là…


Rémi L et Adrien B. 4ème E

La cave infernale :

Moi, j’ai 22 ans et je suis psychologue. Il faut que je vous raconte l’histoire la plus horrible que j’ai vécue. Je vis avec ma mère dans une maison prés de Valence et je veux témoigner. Ce jour là, je devais rejoindre ma mère à l’hôpital, (car elle est infirmière) pour qu’elle me présente une personne qui avait perdu l’usage de la parole. Je devais lui apprendre à reparler, pour le moment elle écrivait pour s’exprimer.

Elle se présenta en écrivant son nom sur un papier, elle se prénommait Emma et elle avait 17 ans. Son père avait disparu, sa sœur et sa mère vivaient dans leur maison non loin d’ici. Après un long quart d’heure de présentation, je lui posais la question : « Pourquoi et comment avez-vous perdu votre voix ? »

Là je la vis pleurer, elle me montra du doigt son journal intime avec des pages remplies. Je le saisis pour le lire. C’était très triste :

En fait un jour ou Emma, ses parents et sa sœur passaient une soirée en famille, son père, Paul, lui demanda de descendre à la cave pour prendre une boisson. Après avoir allumé la lumière, elle ouvrit la porte et descendit les escaliers raides de la cave. Tout à coup, la lumière s’éteignit. Emma dut donc aller chercher la boisson dans le noir. Au moment de saisir la bouteille, Emma vit un chien avec trois doigts d’humains accrochés par une ficelle à sa queue. Emma prit panique et essaya de sortir de la cave, mais au moment d’ouvrir la porte, une main sanglante avait saisi sa cheville et elle était tombée en arrière sur une dizaine de marches. Son père avait entendu un énorme bruit et s’était écrié : « Emma ! ».

Malheureusement il n’avait pas entendu de réponse. Emma allongée sur le béton de la cave, avait aperçu une ombre au dessus d’elle qui ne touchait pas le sol. Son père avait dévalé les marches pour aller secourir sa fille. Emma courait dans tous les sens tellement elle avait peur. Quand elle avait vu son père, Emma était sortie de la cave et la porte s’était claquée toute seule. Alors elle avait essayé d’ouvrir à nouveau la porte pour libérer son père.

Mais la porte était bloquée. Sa mère terrifiée avait appelé la police. Quand ils arrivèrent, malheureusement, la cave s’était ouverte toute seule. Les policiers étaient descendus à la cave mais ils n’y avaient vu personne. Ils avaient cru qu’il s’agissait d’une farce et ils étaient partis mécontents

Là je compris pourquoi elle avait perdu sa voix : c’était un traumatisme. Comme je pensais qu’Emma était la proie d’hallucinations, je fis des recherches pour trouver la tombe de son père et je souhaitais la confronter à la réalité d’une mort qu’elle refoulait, peut-être. Quand je suis allé au cimetière, le lendemain soir, je vis une tombe sur laquelle était inscrit « Paul FRAGER »mort en 1954. Emma avait pourtant insisté et à m’affirmer que son histoire était vrai, que l’on n’avait pas retrouvé le corps de son père.

Alors je voulus me rendre dans la maison d’Emma et surtout dans la cave. Une semaine plus tard, sa mère m’invita chez eux pour dîner. Il était 21 heures quand elle m’expliquait l’histoire de Paul. Je lui dis que j’avais vu une tombe avec le nom et le prénom de son mari, mort en 1954.Elle m’expliqua qu’il ne s’agissait pas de son mari mais de son propre père : il portait le même prénom, et il était mort à la guerre. Elle me dit que si je voulais aller dans la cave c’était là-bas. Elle avait pointé du doigt une porte noire. J’y suis allé mais quand je voulus allumer la lumière, ça ne marchait pas. C’est ce que Emma m’avait dit mais je ne l’avais pas crue . Je descendis, et là, une grande lumière blanche m’éblouit et un chien noir avec des taches rouges marchait autour de moi pour m’empêcher de sortir. J’eus des vertiges et tombai par terre. J’entendis alors une voix : « Jordan, Jordan … » .

C’était ma mère qui essayait de me réveiller de mon lit d’hôpital, et là, j’essayais de parler mais je n’arrivais pas.

Safieddine A 4°E

L’enquête de Wilson

C’était le 15 janvier 1744, je m’en souviens car c’était le jour de mon mariage. J’entendis tambouriner à la porte de mon appartement, je me levai, sortis de ma torpeur et regardai l’heure que Big-Ben m’indiquait. J’ouvris la porte et me retrouvai nez-à-nez avec un agent de Scotland Yard qui me dit d’un air pressé :

-Lieutenant, le Commissaire veut vous voir de toutes urgences, suivez-moi !! Je suivis donc l’agent de police qui me conduisit au commissariat où je trouvai le commissaire blême, venant de vomir. Je ne l’avais jamais vu dans cet état-là. Il me dit avec grande peine:

-Lieutenant, si vous résolvez cette affaire, vous serez proclamé commissaire, lorsque je partirai à la retraite. Je l’incitai à m’en dire davantage :

-Commissaire, parlez-moi de cette affaire.

-Très bien mon cher Wilson. Les employés de la boucherie de River Street nous ont alerté au sujet d’un homicide assez sanglant : l’employé a été dépecé à la manière d’un boucher… Sa voix s’étouffa dans une nausée. Je lui tendis un récipient qu’il saisit brusquement. Un agent entra subitement dans la pièce en disant:

-Un boucher a été enlevé près de Regent’s Park !

Le Commissaire me regarda et me dit :

-Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Oui, je savais ce que j’avais à faire. J’allais donc interroger le voisinage des boucheries : ce carnage et cet enlèvement devaient forcément faire du bruit. J’entendis des témoignages surprenant : une silhouette avait été aperçue. Certaines personnes prétendaient avoir vu un fantôme… Je ne m’y attardais pas car certaines autres, plus réalistes, disaient avoir perçu un homme de grande taille possédant un hachoir ensanglanté. Cette version me parut la plus raisonnable, mais celle du fantôme avait été confirmée par plusieurs personnes pourtant crédibles.

Le doute régnait donc. Pour me remettre les idées en place je sortis à l’extérieur du bâtiment. Lorsque que je fus dehors, j’allumai ma pipe et je remarquai des traces de sang qui se dirigeaient vers l’entrepôt de la boucherie. Je m’y dirigeai. J’hésitai à entrer, je me dis qu’il valait mieux demander à un ou deux agents de m’accompagner. Je ne suis pas peureux mais cet endroit ne me disait rien qui vaille. Je retournai donc dans le commissariat et je demandai à deux agents de me suivre. Ils obéirent et me suivirent. Nous nous dirigeâmes vers la Tamise, puis vers la boucherie. J’essayai d’apercevoir les traces de sang mais je ne les retrouvai pas : elles avaient disparu. Les agents de Scotland Yard me regardaient d’un air soupçonneux, et me demandèrent si tout allait bien, je leur répondis que c’était sûrement la fatigue. Je rentrai donc me coucher.

Le lendemain, matin je me réveillai avec une terrible migraine. Je sortis de mon appartement et me dirigeai vers le commissariat. Je retrouvai les traces de sang de la veille : je n’avais pas rêvé ! Je partis dans la direction des traces de sang et me retrouvai dans une ruelle sombre. Les tâches se dirigeaient dans les profondeurs obscurs d’un escalier. Je m’y engageai et me retrouvai dans le noir d’une cave à charbon abandonnée. Je tournai vers la gauche lorsque qu’une odeur agressa mon nez, je me trouvai devant une scène macabre : tous les corps des disparus s’y trouvaient, mais il y avait beaucoup plus de cadavres que je m’y attendais. Une ombre bougea, je sorti mon arme de service et je tirai sur la forme qui cria si fort que mes oreilles bourdonnèrent pendant un long moment. Je m’enfuis à toute vitesse de cette cave qui était pour moi un enfer. Je retournai au commissariat pour faire mon rapport au Commissaire puis rentrai chez moi car j’avais besoin d’être en paix : le Commissaire m’avait assuré que l’individu mourrait d’une infection, mais en arrivant je vis une écriture rouge sur la porte. En m’approchant je me rendis comte que c’était du sang! Il était écrit :

JE ME VENGERAI

Sébstien R. et Vincent D. – 4ème E

Une nuit en forêt

Je m’appelle Denis, j’ai 15 ans et je vais vous raconter mon histoire.

Je me promenais un soir de printemps avec des amis, nous nous étions rendus dans la forêt de Vallin. C’était la nuit, continuant à marcher nous tombâmes sur des ruines. Moi, voulant aller les explorer, je me suis dirigeai vers elles, mais mes amis rebroussèrent chemin. Une brise fraîche balayait mes cheveux qui se collaient contre mon visage. La fine vague de pluie me rafraîchissait la face. De mes yeux noirs, j’analysais les ruines qui se tenaient devant moi.

Tout à coup, une haleine chaude mais qui ce pendant me glaça le sang, était derrière moi. J’entendis un murmure. Pris de panique, je me retournai alors d’un coup sec. Là devant moi, se tenait une chose vêtue d’un drapé blanc qui volait à moitié. Je ne pouvais plus bouger les jambes, ni respirer, ne pensant qu’à m’enfuir. Je réussis à courir, fuyant dans la forêt mais ne voyant rien. Puis j’aperçus une cabane. Une fois devant, j’entrai en espérant que le fantôme ne m’avait pas suivi.

En regardant dans la cabane je vis une petite fille en boule entrain de pleurer. Je m’approchai d’elle et lui dis :

« N’aie pas peur ». La fillette s’assit et je pus alors voir dans ses yeux, soudain, jaillir une grande peur. Je me retournai : le fantôme était derrière nous. Je pris la fille avec moi et fonçant tête baissée, je parvins à sortir de la cabane. Toujours dans le désespoir et en courant je demandai à la fille comment elle s’appelait :

- Je m’appelle Fiona

- Comment es-tu arrivé là ?

- « Je me promenais avec mon frère et ma sœur quand le monstre est apparu. » m’expliqua-t-elle.

J’étais à bout de forces avec le poids le la fillette alors je regardai par çi par là lorsque je vis un vélo. Je me mis à pédaler à toute vitesse avec le peu de force qui me restaient. La route était désertique. Je tombais sur le bord de la route, le monstre toujours derrière nous, parvint toutefois à notre hauteur. Une fois devant nous il se jeta sur moi et la…

Je me suis réveillé d’un bond sur mon lit en sueur et aperçus une chose fuir mais je ne savais pas si c’était le rêve qui se prolongeait, ou la réalité…

Fin

Sylvain B.

LE DOUBLE


Je venais de participer à une réunion nous discutions autour du meurtre

du chancelier allemand arrivé la veille à Londres. J’étais assis au bout d’une table entrain de rêvasser, lorsqu’une voix m’avait réveillé :

« Docteur, qu’est ce que vous pensez, vous, de cette affaire? Moi, je pense qu’elle invraisemblable, impensable, inimaginable. Comment avoir pu tuer ce chancelier alors qu’il était dans le bureau même du ministre?

Alors je répondis :

« Cela est peut être invraisemblable, mais par le passé j’ai vu plus invraisemblable que cela encore.

-Plus invraisemblable ! Alors racontez moi ça !

-Oui, je vais vous tout vous expliquer mais attendez que je me remémore cette histoire.

« Tout commença le jour où Nicolas FLAMEL devait arriver à Londres. Il arriva avec trois heures de retard, et me raconta qu’il m’avait vu de loin l’après midi au centre ville. Étrange ! Car à l’heure dite j’étais à l’aéroport. Au début, je crus qu’il m’avait confondu avec quelqu’un qui me ressemblait. Dans le courant de la journée, une autre personne me dit la même chose en décrivant les habits que je portais à cette heure. A partir de là je me dis : « Suis-je fou, ou ai-je un double ? ».

Après cette histoire troublante, je rentrai chez moi avec la peur de rencontrer ce soit disant double.

Le lendemain matin je réfléchis à cette histoire pour en conclure que j’avais eu sans doute un petit temps de folie et que mes interlocuteur de la veille avaient eu une hallucination.

Au début de l’après midi, alors que je lisais tranquillement, j’entendis une fenêtre claquer en direction de la cuisine. Bizarre toutes les fenêtres étaient fermées ! Par précaution, j’allai vérifier dans la cuisine, j’eus la peur de ma vie. Mon double était là, devant moi, tranquille. Dés qu’il me vit, il fila à vive allure et au passage traversa le mur comme s’il n’y en avait pas ! Cette découverte me fit frissonner, j’avais bel et bien un double de plus il n’était pas tout à fait humain. Cette nuit là je dormis très mal. A huit heures du matin, je me rendis chez le médecin qui dit que j’avais peut être eu une hallucination dut a ma peur de voir ce double.

En rentrant chez moi je pris alors la décision de passer la journée à Cardiff.

Je me sentis un peu mieux à mon retour, c’était peut-être la journée que j’avais passée là-bas qui m’avait fait cet effet. Le lendemain matin, je lus dans le journal que des scientifiques avaient trouvé l’existence d’un nouveau virus qui prenait la forme de celui qu’il contaminait. Cela n’aurait touché que des animaux et pas encore d’ humain. Je pris peur ! Et si j’étais malade ? Si j’avais attrapé ce maudit virus. Je lus tout le reste de la journée avant de m’apercevoir que mon double me regardait, tout d’un coup il devint moins net puis disparut…

OLIVER R.


Le signe

Je fais des études pour devenir, un jour je l’espère, vétérinaire. Ma chienne compte beaucoup pour moi. Ce matin ma famille et moi sommes arrivés en Alsace, à Husseren, pour fêter mon anniversaire ce 11 Décembre. Il aura lieu chez ma grand-mère, à côté de Mulhouse et de ses belles montagnes : les Vosges. A peine rentré, j’aperçois ma cousine en fauteuil roulant, ça me fait du bien de la voir, car depuis 6 ans je n’ai pas pu lui adresser la parole, enfin elle ne me parle plus, depuis cet accident idiot qui aurait pu être évité :

« A l’époque, je lui avais piqué une de ses deux baskets, elle me poursuivait, nous rigolions, je traversai la route à la hâte, je ne regardai ni à gauche ni à droite, ma cousine fit de même et c’est au mauvais moment qu’une voiture arriva, ma cousine se fit renverser et fut paralysée des deux jambes, elle hurla. Mes parents accoururent ainsi que les siens et ma grand-mère. Elle fut conduite d’urgence à l’hôpital. Alors que je m’approchai de le voiture pour voir le coupable, je me penchai pour arriver à la hauteur de la fenêtre et c’est alors que je m’évanouis : il n’y avait personne dans la voiture . »

Nous fêtons mon anniversaire le soir même. Il y a un cadeau anonyme mais personne n’a vu qui l’a déposé ni quand. Ma cousine peut-être, cela m’étonnerait. Il y a peut-être un nom à l’intérieur. Ca y est, nous commençons à manger, il y a des patates revenues à l’huile accompagnées de cordon bleu et le dessert est une surprise. C’est l’heure d’ouvrir les cadeaux :

Je reçois un peu d’argent de ma grand-mère, de mes parents de même et le cadeau « mystère » est un bout de bois avec une croix rouge dessus, rouge comme du sang. Il n’y a pas de nom à l’intérieur, je ne comprends pas trop de qui cela peut bien être ni ce que cela peut bien dire mais comme on dit souvent : c’est l’intérêt qui compte. Maintenant il se fait tard, nous allons nous coucher.

Le lendemain, mon père nous propose d’aller nous aérer, et d’aller faire un tour à la lisière d’une forêt. Ma cousine ne veut pas pas venir de peur de se fatiguer et de nous ralentir, mais mon père propose d’accrocher notre chienne, Lola, à son fauteuil roulant ce qui lui évitera de s’affaiblir trop vite puisque Lola aussi tirera le fauteuil. Elle finit par accepter. Je ne me fie pas trop à cette idée mais bon, nous y allons. Je me retourne de temps en temps pour voire comment elles s’en sortent et à ma grande surprise, Lola, qui n’aime pas trop les inconnus et qui ne l’a vue qu’une seule fois, la lèche beaucoup. Puis ma cousine me demande de lui donner un bout de bois pour qu’elle puisse jouer avec elle. Je m’exécute. Puis je me retourne encore une fois, mais là au bord de CE bois, accroché à CE fauteuil, avec CETTE personne sur le fauteuil roulant et surtout avec CETTE branche, MA Lola était en train de s’étouffer ! Je crois d’abord à une vision d’horreur, une sorte de cauchemar que je fais tout éveillée. Ma cousine avec cette tête apeurée se met à hurler et je comprends que c’est la réalité ! Je me jette alors sur elle tentant par tous les moyens de lui faire cracher le bout de bois, mais rien ne sort RIEN. Je suis en pleurs lorsqu’elle s’arrête de bouger, s’immobilise, je regarde ses yeux, d’habitude si pétillants, pleins de vie, je suis affolée, ils sont tout blancs ! C’est là à ce moment précis que je réalise qu’elle n’est plus là ! Ma Lola, ma fifi, elle est morte ! Elle qui m’apporte de la joie chaque jour à chaque moment de la journée , avec sa queue qui remue tout le temps, son pelage roux, comme un fauve, l’affection qu’elle m’apporte chaque fois que je la vois, le bruit de ses pattes sur le parquet, le matin lorsqu’elle vient gratter à la porte de ma chambre, et sa truffe, oui son petit museau qui brille comme tout, ce n’est pas possible, mais pourquoi ? Comment est-ce arrivé ? Cette fichue branche était pourtant d’une trentaine de centimètres ! Je suis en colère, en colère contre mon père, mon père et cette idée idiote de l’accrocher au fauteuil roulant de Justine. En colère contre elle, d’avoir accepter cette « solution » soi-disant et de m’avoir demandé un bout de bois et, en colère contre moi, de lui avoir donné cette petite branche ! Quand soudain je repense à ce cadeau mystérieux qui m’a été offert. Mais oui ! Bien sûr, c’était un avertissement ! Mais de qui ? Ça je ne le sais pas et je ne le saurai sûrement jamais. Alors que je me retourne pour voir pour l’une des dernière fois Lola, toujours en pleurant des larmes qui ne s’arrêtaient pas, je vois ou plutôt je revois cette croix rouge, mais cette fois pas sur une branche mais bel et bien sur Lola ! Je n’en peux plus, je commence à voir flou, puis Lola se relève, court vers moi avec sa petite langue qui pend tout le temps, puis le sol se met à bouger et d’un coup plus rien et c’est alors que je m’évanouis.

Quand je reprends connaissance nous sommes chez ma grand-mère, ils ont déjà enterré Lola. Je ne pourrai plus jamais la voir, sauf sur des photos, ces souvenirs immortalisés souvent tristes, douloureux, lorsque l’on y repense. Ils apportent une pincée de chagrin, une boule dans la gorge, qui vous fait monter les larmes aux yeux ou alors de la gaité. C’est alors un souvenir joyeux qui vous fait sourire ou alors rigoler tout seul. Je me remets à pleurer. Cette croix rouge me fait peur à présent, elle me hante, je la revois, là au niveau du cœur de Lola pas très grande, mais bien présente. Après le repas du midi, mes parents me conseillent d’aller me reposer, que le voyage de la veille et la mort de Lola m’épuise. Je les écoutai et je m’endors aussitôt que je suis sous la couette.

Lorsque je me réveille, il fait jour, je comprends que j’ai dormi plus de vingt-quatre heures. Cette nuit, ou plutôt le temps que j’ai passé à dormir, j’ai rêvé, non j’ai plutôt cauchemardé, enfin j’ai revécu le jour où ma cousine s’est faite percuter par cette voiture sans conducteur. J’ai vu, oui je l’ai vu, j’en suis sûre désormais, il y avait une croix rouge sur la chaussure que j’avais pris à Justine ! Je m’en souviens très bien maintenant ! Elle était sur la droite, sur le côté droit de la chaussure ! Justine avait été prévenue grâce à ce signe, qu’il allait lui arriver un malheur !

Mais Lola pourquoi ne l’ai-je pas vu avant ? Je n’ai pas dû faire très attention, et elle n’était pas très grande. Mais quoi qu’il en soit ce bâton m’a prévenue. Puis je prends ma tête entre mes mains et je me remets à sangloter lorsque, quelque chose de rouge attire mon attention. . . Quelque chose de rouge sur ma main ! Non, je dois rêver, ce n’est pas possible ! Des frissons commencent à me monter dans le dos, je sens mes poils se hérisser, je n’ose pas regarder, mon coeur s’accélère, mon sang se glace, je ne veux pas regarder, non, JE NE VEUX PAS ! Et pourtant cette chose m’attire comme. . . un aimant. Ma tête tourne lentement en direction de ma main, je ne me contrôle plus, puis mes yeux s’y posent. Je vois cette croix rouge, oui, cette croix rouge la ! Exactement la même sur ma main droite ! Avec cette couleur, oui, cette couleur terrifiante de sang. Horrifiée, je cours dans la salle de bain, je mouille mes mains, je les savonne, je tente de l’effacer : en vain ! Mais je continue à frotter encore et encore, mais c’est exactement comme au début ! Cette maudite croix est. . . incrustée dans ma peau ! Désespérée, je m’asseois par terre : quelque chose va m’arriver à moi aussi, quelque chose de terrible, comme à Justine et à Lola, quelque chose qui me coûtera la vie peut-être, une chose. . . à laquelle je ne m’attends pas.

Lisa E. 4°A

L’étrange inconnu

3 juillet

Quelle journée merveilleuse ! Je suis restée chez moi allongée dans les champs de pâquerettes sous un gigantesque arbre qui ombrage tout mon jardin. Je suis si bien, là dans cette maison que je viens d’acquérir, cette vieille maison bradée, cette maison étrange avec son odeur de foin séché, les paysans qui travaillent à l’extérieur, le coq qui me réveille en sursaut tous les matins. J’aime vivre dans ce village sombre obscu. J’aime aussi ce petit chalet. De mes fenêtres j’aperçois ce sublime Granier qui m’émerveille, le Mt St Michel dont la chapelle est si belle. Et celle que j’aime tant, la chaîne des Belledonnes avec ses montagnes si blanches. Ici par la fenêtre de la cuisine, je peux apercevoir mon petit village de maisons en pierres, les toits de tuiles orange, ce beau clocher de l’église. J’aime entendre le bruit des cloches qui sonnent dans l’air bleu des belles matinées, jetant jusqu’à moi de tendres bourdonnements de fer !

4 juillet

C’est ma quatrième nuit dans cette maison et c’est aujourd’hui que j’ai aperçu pour la première fois, en cherchant un vieux bonbon, un petit placard que je n’avais jamais remarqué ! Je l’ai ouvert et ai découvert un vieux tableau recouvert de toiles d’araignées. On distinguait à peine un personnage mystérieux. Mais chose étrange, en le dépoussiérant, je me sens mal à l’aise… Je connais ce visage… En fait il me ressemble… Du coup, je l’ai accroché dans mon salon, au-dessus de la cheminée. Je l’ai regardé des heures et des heures. Quelque chose me fascine…

17 juillet

Aujourd’hui j’ai invité mes amis pour leur montrer mon tableau. Pendant que nous prenions l’apéritif au salon, ils m’ont dit qu’effectivement l’homme me ressemblait avec un air plus mauvais cependant…. Mais, alors que nous dînions je me suis précipité dans ma chambre car nous avons entendu un bruit à l’étage. Je suis allée voir de plus près, j’ai remarqué que le personnage du tableau avait disparu. Je suis revenue vers mes amis, pâle, et je leur ai dit. Ils sont donc allés voir le tableau et ils n’ont rien remarqué. Etrange… ai-je trop bu pendant cette soirée ?

18 juillet:

Ce matin, j’ai trouvé sur mon bureau un papier:

« Tu vas mourir ».

Ce message a été écrit avec du sang, du sang qui était encore liquide. J’ai préféré dormir dans le salon parce que le bruit que j’ai entendu hier provenait de ma chambre. Cette nuit là a été terrible… J’ai fait un énorme cauchemar, j’ai dormi sur le canapé en face du tableau. Le tableau me montrait une tête de mort. Mais que devrai-je faire, partir, quitter ce tableau ?

Pour me remonter, j’ai bu un verre de cognac.

19 juillet

Suis-je fou ? J’ai donc appelé la police. Quand les policiers sont arrivés, je suis allée leur ouvrir, je les ai amenés sur le lieu du crime : tout était redevenu normal. Le tableau était là, mais le papier avait disparu, les policiers étaient très énervés. Ils sont donc repartis et moi j’étais donc gêné. J’ai peut-être un peu trop bu d’alcool cet après-midi.

Après je suis partie faire quelques courses et quand je suis rentré le personnage du tableau avait de nouveau disparu. Je me suis retourné et j’ai vu le personnage avec un poignard dans la main. Il m’attaquait mais je l’esquivai. Son poignard était rouge comme s’il avait tué des gens. Ses yeux reflétaient le noir obscur d’une nuit de pleine lune. Pour me protéger, j’ai pris un morceau de bois dans ma cheminée et j’ai lancé sur l’être maléfique. Le bâton a touché son bras et son bras a soudain disparu. Puis il est réapparu dans le tableau. J’ai pris un autre bâton dans la cheminée et je l’ai lancé à nouveau contre le monstre. Il a disparu en quelques secondes puis tout le personnage est revenu dans le tableau. Pour me débarrasser de cet être maléfique, j’ai pris le tableau et je l’ai lancé dans le feu. Le tableau a donc brûlé mais une petite boîte est apparue, dans laquelle était écrit : « Tu ne m’échapperas pas, je reviendrai ».

Est-ce que ce sale cauchemar est fini ? Seul l’avenir le dira…

Marie S. 4ème A

Mon dernier souffle …

3 juillet :

Je me suis promenée, ce matin ; dans Challes-Les–Eaux, vers une maison un peu abandonnée que j’ai trouvée très jolie. J’ai regardé sur la boîte aux lettres le nom du propriétaire et comme je travaille à la poste, j’ai l’intention de chercher sa nouvelle maison pour lui téléphoner : j’aimerais tant l’acheter ! Elle est située 75 rue de la pommerai, ce serait tellement plus spacieux , beau, magique … d’avoir une maison ! ça me changerait bien de mon appartement rue des Thermes … !

4 juillet :

J’ai trouvé le propriétaire, un certain Monsieur Fauste , je l’ai appelé et il m’a donné rendez-vous dans deux jours, le 7 juillet à 8h00 …

5 juillet :

J’ai fait un rêve cette nuit, un peu étrange et qui m’a fait très peur : cela se passait le jour du rendez-vous pour la visite de cette maison :  Monsieur Fauste, dans mon rêve, est arrivé en retard, ensuite je suis rentrée dans la maison avec peur … D’un seul coup mon téléphone a sonné et c’était quelqu’un d’un peu étrange au bout du fil, puis j’ai entendu des bruits bizarres, des volets qui claquent, un plancher qui grince, une porte qui se ferme toute seule, et il y avait aussi une dame me racontait une légende : si on visitait la maison, un fantôme nous enterrerait toute notre vie… Et là heureusement, je me suis réveillée !

6 juillet :

Je suis passée devant la maison, qui m’a semblé cette fois étrange….demain j’ai le rendez-vous, j’ai hâte !

7 juillet :

J’ai pris ma voiture, j’ai foncé jusqu’à la maison… Je me suis garée, j’ai attendu. Monsieur Fauste semblait être en retard. Comme la porte était ouverte, je suis rentrée. Dans la maison j’ai ressenti une peur au ventre horrible. J’ai reçu un coup de téléphone, encore plus bizarre que dans mon rêve et qui m’a dit «Tu vas mourir» ! Tous ça raisonnait dans cette immense maison… J’avais peur, je tremblais c’était horrible, tous ces bruits faisaient de l’écho !  Donc je me suis enfuie…

8 juillet :

Cette nuit il y a ce cauchemar qui m’a hanté … ! J’ai vraiment envie de me débarrasser de tout ça !

9 juillet :

Encore, encore et encore tous ces soucis depuis cette maison , mon homme m’a quitté, mon appartement a été réquisitionné , j’ai du allé vivre chez mes parents à 45 ans ! Je n’ai plus de vie , tout ceci me hante ! J’en ai assez, assez et assez !

10 juillet :

J’ai décidé de quitter ce monde, pour faire partir le fantôme de mon corps.


Cloé D. 4ème A

LE SERPENT AILE

30 août

Aujourd’hui je suis arrivé au Mexique avec mon équipe constituée de deux archéologues et d’un dessinateur Thierry, mon meilleur ami. Un des archéologues qui m’accompagne s’appelle Marc, il est plus vieux que nous mais il est aussi le plus sage de tous. Et enfin il y a Henry.

Arrivés à l’aéroport, deux Mexicains du nom de Atahualpa et Jojas nous ont emmenés jusqu’aux portes de la ville où deux mules nous attendaient chargées de vivres et de tentes pour le camp.

Nous avons marché sur des chemins escarpés à flanc de montagne, pendant toute la journée. Vers la fin de l’après-midi, nous sommes arrivés ici, au Castillo. Nous venons fouiller le site d’un temple magnifique, surprenant, époustouflant. Il y a sur ce temple quatre escaliers qui donnent sur une terrasse surplombant l’entrée.

Ce soir, nous avons mangé comme des rois, parce que la montagne ça creuse. Pendant le dîner, Atahualpa nous a raconté l’histoire ce temple : qu’il est paraît-il maudit car un serpent ailé y vivait ! Mais je pense que c’est une superstition et c’est ce que je veux prouver. Ce soir nous dormirons à la belle étoile.

1er septembre

Nous avons passé la matinée à installer le camp. Atahualpa nous avais préparé un bon repas et tout de suite après nous sommes allés à l’entrée et nous avons découvert une fresque où l’on peut voir des hommes et des femmes ensanglantés qui vénèrent un serpent ailé. Nous avons pénétré à l’intérieur du Castillo et nous avons vu des dizaines de cadavres couverts de sang, ils étaient tous marqués d’un serpent ailé!

Nous avons ramené quelques corps pour en faire une autopsie.

2 septembre

Les corps que nous avons ramenés se sont volatilisés, comme par magie!

Nous sommes retournés dans le temple après manger. Un fois dans le temple, nous avons constaté que tous les autres corps qui y étaient restés, ont étrangement disparu. Nous avons marché dans un long couloir et à plusieurs reprises nous avons vu des squelettes. Au bout de ce long couloir, nous avons trouvé une porte, derrière laquelle se trouvait un grand serpent qui possédait des ailes. Thierry a poussé un cri d’effroi et le serpent ailé a immédiatement ouvert les yeux. Il s’est redressé et j’ai entendu sa voix qui me disait: »maudit archéologue, vous veniez profanez le temple où je repose, n’est-ce pas ? Je vais vous tuer!! »A ces mots, je suis sorti de la pièce, mes amis ont fait de même, et en prenant nos jambes à nos cous, nous avons détalé le plus vite possible.

3 septembre.

Il nous a fallu quelques heures pour regagner l’aéroport. Nous avons pris le premier avion pour la France. Nous n’avons même pas dit au revoir à Atahualpa et à Jojas mais, quand je les ai vus avant notre départ, il avaient un large sourire de satisfaction.

Nous, nous sommes rentrés la peur au ventre !

Nathanël, 4ème A

Le Château

23 Juillet


Aujourd’hui, une nouvelle journée a commencé. J’ai passé toute la matinée à regarder la télévision et cet après midi, je suis allé au cinéma avec Paul. Après être sortie, je suis allée à la bibliothèque chercher des renseignements sur un château, celui que j’envisage d’acheter. Je me suis renseignée sur les personnes qui avaient habité cette propriété. La plus ancienne propriétaire était une femme très riche.

24 Juillet

J’ai repris les recherches chez moi, sur mon ordinateur. J’ai trouvé un article de presse daté de 1999. Cette jeune femme riche aurait mystérieusement disparu dans le château et on n’a jamais retrouvé son corps. Tout cela m’effraie.

28 Juillet
Aujourd’hui, j’ai entrepris de visiter le château pour en savoir un peu plus sur cette histoire effrayante. Une fois arrivée, un vieillard m’a accueillie. Il avait l’air très distant. Tout d’abord j’ai visité le salon car il ne voulait pas que je vois d’autres pièces. Son comportement m’a paru très étrange. Etait-ce lui qui aurait assassiné la jeune femme?. En insistant, j’ai réussi à visiter toutes les autres pièces sauf une : une mystérieuse. Le vieillard avait oublié d’éteindre le feu sous son thé. Il est descendu pour l’éteindre. Quand il est parti, j’ai ouvert la porte. J’ai été stupéfiée par ce que j’ai vu. Là, sur le lit, dans la chambre, gisait un squelette étendu sur le draps. J’étais certaine que c’était la jeune fille morte en 1999. Terrifiée, je suis resté immobile dans la chambre. Après quelque minutes, j’ai repris mes esprits et je suis partie en courant, j’ai descendu les marches et je me suis dépêchée d’ouvrir la porte pour sortir. Depuis, j’ai une peur effroyable des châteaux et surtout de celui-la !


Claire H. 4ème A

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