Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons

  D’après Martin Page

     Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons, de Martin Page, édition Médium (soixante pages).

   C ‘est un assez joli livre de soixante pages, dont le titre et la première de couverture trompent immédiatement le lecteur émerveillé devant cette œuvre, croyant tenir entre les mains un roman racontant une histoire de type fantastique et hors du commun concernantles dragons…

    Sauf que la plupart des gens se trompent. Ce petit livre qui vous occupera un peu plus d’une heure environ, raconte d’un côté, une banale histoire d’amour entre Martin, un jeune homme de quatorze ans (le personnage principal de l’œuvre, et également le narrateur) et Marie qui ne durera que deux pages et qui ne sera plus évoquée jusqu’à la fin du roman par Martin dont l’amour pour Marie « s’est remplacé peu à peu par de la rage ».

De l’autre côté, nous avons Martin, encore une fois, et ses trois amis excentriques Fred, Erwan et Bakary qui organisent une fête-enterrement pour le chien de Martin, mort au début de cette étonnante histoire, à l’aide du père de Martin, un médecin fou et incompétent (dont le prénom n’est pas précisé). Cela dure la principale partie du roman, avec quelques pages qui racontent les misérables journées de Martin et ses amis au collège.

Donc, ce livre qui fait penser, à première vue, à une histoire qui raconte quelque chose sur les dragons ou de ce genre, raconte en réalité la mort d’un chien et un banal chagrin d’amour.

Durant la lecture de ce livre, j’ai d’abord été curieux de voir tout ce qu’il cachait concernant les dragons, mais par la suite étonné et déçu, sachant que le titre n’a aucun rapport avec l’histoire. Le reste de l’histoire j’ai demeuré insatisfait et mécontent, devant ce roman qui manque de précision.

Ce roman censé apparemment faire part d’une magnifique histoire d’amour, raconte le plupart du temps la mort d’un chien. C’est la raison pour laquelle je ne recommanderais pas ce roman à quelqu’un qui aime les histoires d’amour qui finissent bien. Je conseillerais plutôt ce livre à une personne entre dix et quatorze ans qui aime les histoire qui racontent les mésaventures du quotidien, et qui apprécie les livres ni trop courts, ni trop longs.

Oualid B.