21 janvier, 2008
1-GEO/ECO, ALLEMAGNE, FRANCE, MONDIALISATION, ROYAUME-UNI, UNION EUROPEENNE
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Les Bourses européennes connaissent leur plus forte chute
depuis le 11 septembre 2001
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 21.01.08 | 18h26 • Mis à jour le 21.01.08 | 18h45 |
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Le CAC 40, indice vedette de la place parisienne, a lâché 347,95 points à 4 744,45 points, son plus bas de clôture depuis le 15 juillet 2006. Le volume d’échanges a battu son record historique, dépassant pour la première fois les 13 milliards d’euros, malgré la fermeture des marchés américains en raison du Martin Luther King Day.
La Bourse de Paris a dévissé dès l’ouverture, dans le sillage des marchés asiatiques, accentuant sa baisse au fil de la séance alors que le mouvement de panique gagnait tous les secteurs – aussi bien les valeurs financières que l’énergie ou la santé, traditionnels « refuges » en période de crise. La capitalisation boursière cumulée des 40 composantes du CAC a fondu de 87,7 milliards d’euros.
L’INDICE PANEUROPÉEN EN RECUL DE 5,33 %
Les principales places boursières européennes ont elles aussi enregistré leur plus forte baisse depuis les attentats d’Al-Qaida contre le World Trade center et le Pentagone. A Londres, l’indice vedette Footsie-100 a cédé 5,48 % à 5 578,20 points (la chute avait été de 5,72 % le 11 septembre 2001). A Francfort, l’indice vedette Dax a perdu 7,16 % à 6 790,19 points (- 8,49 % le 11 septembre 2001). A Madrid, l’indice Ibex-35 a terminé sur un recul de 7,54 %.
L’indice paneuropéen Eurofirst 300 a fini en recul de 5,33 %, à 1.286,14 points, son niveau le plus bas depuis juillet 2006. La chute des Bourses de Paris, Londres et Francfort a fait perdre ce lundi environ 300 milliards de dollars de capitalisation boursière, selon des calculs effectués par Reuters.
Alors que les principaux marchés européens évoluaient à la baisse dans la journée, dans la foulée de la chute des marchés asiatiques, les responsables européens avaient cherché à rassurer sur l’état de santé de leurs économies, tout en reconnaissant une inquiétude grandissante face au ralentissement aux Etats-Unis. « Il semble que les marchés envisagent la possibilité d’un ralentissement plus prononcé » qu’attendu de la croissance aux Etats-Unis, « peut-être même une récession », a déclaré à Bruxelles le commissaire européen aux affaires économiques et monétaire, Joaquin Almunia. « J’espère qu’ils vont aussi prêter attention aux informations sur l’économie réelle, en particulier en Europe, et qu’ils vont retrouver leur calme », a-t-il ajouté, avant une réunion des ministres des finances de la zone euro (forum de l’Eurogroupe).
17 janvier, 2008
2-HISTOIRE, 2è G.M., COLLABORATION, FRANCE, NAZISME
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(travail d’un collègue)
Une oeuvre de propagande destinée aux enfants
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Le titre« Il était une fois… » : le maréchal sacralisé. |
Pétain le sauveur1. Uniforme, képi, médaille, étoiles : le héros de Verdun2. Les cheveux blancs, la moustache, la canne, la main sur l’épaule des enfants : le grand-père protecteur |
Le passé douloureuxUn champ de bataille, des restes de tranchées, un ciel rouge : le caractère sanglant et dévastateur de la guerre |
L’avenir sereinLe ciel bleu, le champ de blé, la gerbe : la prospérité |
L’avenir sereinDeux enfants regardent le Maréchal : la future génération confiante dans l’avenir |
L’avenir sereinLe village et son clocher : image d’une France rurale et catholique, soutien du régime |
Une deviseTravail : retour à la terre et à l’artisanat, organisation du monde du travail en ordres et corporations.Famille : politique nataliste, protection de la famille, fête des mères.Patrie : exaltation des valeurs nationales et du sens du sacrifice. |
Des symbolesLe bâton de maréchal : Valeur militaire.La francisque : héritage historique imaginaire et décoration.Bleu blanc rouge : Les couleurs nationales. |
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Claude Robinot
17 janvier, 2008
14-EUROPE, 2-HISTOIRE, COLONISATION, FRANCE, ROYAUME-UNI
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Colonisation.
(travail d’un collègue)

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L’Afrique en 1895 (carte anglaise)
En blanc, les régions pratiquement inconnues
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Monseigneur Augouard (évêque)
visitant le Congo vers 1890 |

La prise de Thiassalé : Combat dans une forêt vierge
Côte d’Ivoire en 1893
Le commandant Marchand dirigeait la mission
Congo-Nil qui traversa l’Afrique de l’Atlantique à la
mer Rouge (1896-1899). Son arrivée à Fachoda en
1898 causa une grave crise avec les britanniques.
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La mission Congo-Nil ou mission Marchand
Marchand atteint Fachoda le 10 juillet 1898, après
deux années d’un voyage très difficile à travers la
forêt tropicale, avec 13 officiers blancs, 150 tirailleurs
sénégalais et plusieurs milliers de porteurs. |

« La guerre à Madagascar »
Le premier geste du colonisateur : planter son drapeau
En 1895, les Français conquièrent Madagascar.
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Tracé de la frontière entre le Congo et le Cameroun
par les Français et les Allemands
Le Petit Journal, novembre 1913 |

La France au Maroc
Le Petit Journal, novembre 1911
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L’école en Afrique occidentale française vers 1900
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Médecins militaires français luttant contre la maladie
du sommeil au Congo (début XX° s.)
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La construction du Chemin de fer Congo-Océan
(512 km) de Brazzaville à l’océan Atlantique
début XX° s.
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Leçon d’agriculture à Madagascar
Le Petit Journal, vers 1900 |
Page modifiée le 15/10/2007
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14 janvier, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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*OMC…BANQUE MONDIALE,GATT, etc …
des DEFINITIONS en vrac autour du chapitre sur la MONDIALISATION
Allez voir le blog suivant:—–) Internationalisation des échanges et mondialisation LeWebPédagogique
*et pour d’autres entrées,,c’est chez THOMAS GALOISY que je vous adresse!c’est le BLOG HYPERDOCUMENTE D’UN COLLEGUE BIEN EN AVANCE SUR MOI!
A consulter sans modération!! pour la mondialisation et pour 1000 autres choses…profitez de tous les liens créés avec de nombreux autres blogs et sites.
* Il vous conseille aussi d’aller voir chez une autre collègue
qui est un croquis sur « les effets spatiaux de la mondialisation ».
bonne lecture!
11 janvier, 2008
4-VRAC
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Pour vous qui commencez à y penser,à ce bac:
allez voir les nombreux billets analysant divers aspects des ETATS-UNIS,de l’ASIE ORIENTALE,de l’UNION EUROPEENNE sur le blog de THOMAS GALOISY…
Plein de choses instructives et variées qui peuvent aider !pour aller sur son blog,cliquez sur une de ces entrées:
—–) la mondialisation,les centres d’impulsion de l’économie mondiale
—–) Les puissances économiques majeures
—–) Les Etats-Unis
—–) L’Asie orientale“,Faire le point sur le Japon et l’Asie Orientale”
—–) L’Union Européenne
bonne lecture!
6 janvier, 2008
14-EUROPE, 2-HISTOIRE, ALLEMAGNE, COMMUNISME, GUERRE FROIDE
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**BERLIN, 1961 LE MUR…
(video de l’INA)
Voici des images de la construction du mur de Berlin en 1961 !
—-) pour voir : Lire la suite »
5 janvier, 2008
11-AFRIQUE, 13-ASIE, 14-EUROPE, 2-HISTOIRE, DECOLONISATION, FRANCE, TIERS-MONDE
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PLEIN DE DOCUMENTS EN PEU DE LIGNES…
autant de blogs et de sites intéressants à consulter!
—–) Une carte chronologique pour visualiser les décolonisations en Asie
—–) Une carte des Phases de la décolonisation
—–) Une carte de la Décolonisation de l’Afrique
—–)Visionnez une vidéo sur la décolonisation en France et dans l’Empire fra nçais (1930-1960)”
———)Sur la décolonisation de l’Empire français, voir le site du CRDP de Reims et cherchez un peu ! Il y a là:
.une étude d’un ensemb le docume ntaire qui permet de faire le point sur les modalités et les étapes de l’émancipation des colonies françaises
.une présentation sur le général de Gaulle et l’Algérie.-
.une composition qui fait un bon bilan sur la France face à la décolonisation de 1945 à 1962
—-) La décolonisation de l’Indochine française au cours de la guerre d’Indochine.
——-) Visionnez deux vidéos sur la guerre d’Indochine ! Lire la suite »
——–)et encore: Une carte des participants à la conférence de Bandoung aprés la décolonisation de l’essentiel de l’Asie,en 1955.
——-) le site de JERÖME PICQ ,trés riche:pour le voir ,aller sur http://lewebpedagogique.com/grunen/
Voilà! bonne pioche!
4 janvier, 2008
1-GEO/ECO, 11-AFRIQUE, 13-ASIE, MONDIALISATION, SUD
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(extraits du blog d’un collègue)
21 12 2007

Voici la carte de la famine dans le monde publiée par la FAO (Food & Agriculture Organization), organisme de l’ONU.
Faites une typologie de la malnutrition en prenant comme catégorie celles de la légende. Faites ainsi la liste des pays pour les seuils suivants :
* + de 50 % de population malnourrie
entre 35 et 50 %
entre 25 et 35 %
entre 15 et 25 %
entre 5 et 15 %
Vous pouvez réaliser la typologie sous formes de tableau à double entreée (1 pour les catégories, 1 pour les continents)
4 janvier, 2008
1-GEO/ECO, 14-EUROPE, ROYAUME-UNI, UNION EUROPEENNE
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(Extraits du blog d’un collègue)
10 12 2007

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10 12 2007

Commentaires : 1 Commentaire »
4 janvier, 2008
14-EUROPE, 2-HISTOIRE, 2è G.M., ALLEMAGNE, COMMUNISME, FRANCE, GUERRE FROIDE, JAPON, NAZISME
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**UNE FOULE DE RENSEIGNEMENTS PRECIS…
extraits du blog d’un collègue ,JERÔME PICQ :
4 janvier, 2008
2-HISTOIRE, 3-ARTS, FRANCE
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(tiré du blog d’un collègue)
2 01 2008
Il est mort jour pour jour il y a 58 ans :
Louis VALTAT
Né à Dieppe le 8 août 1869
Mort le 2 janvier 1952

“Baie d’Anthéor” (vers 1906-07, Musée de l’Hermitage, Saint-Pétersbourg)
Ce peintre français de la fin du XIX° et du début du XX° siècle est un des représentants du courant fauviste.
Formé à l’Académie Jullian, il installe un atelier à Paris et travaille notamment avec Henri de Toulouse-Lautrec. Vers 1897-98, il s’installe sur la côte de l’Esterel, près d’Agay et Anthéor dont il peint la côte découpée, les rochers rouges et sauvages. Il en profite aussi pour rendre visite à d’autres amis peintres installés sur la Côte d’Azur, Auguste Renoir à Cagnes-sur-mer et Paul Signac, un des maîtres du pointillisme, à Saint-Tropez. Il continue néanmoins d’exposer aux principaux salons, notamment le Salon d’Automne de 1905 où, en compagnie de Derain, Puy, Matisse et consorts, il provoque le scandale du fauvisme. Le traitement décalé des couleurs fait effectivement de Valtat un pionnier du fauvisme mais l’ensemble de son œuvre reste post-impressioniste au sens large du terme, souvent mêlée de pointillisme, influence probable de Signac. Dès 1905, il s’installe à Paris puis dans la vallée de Chevreuse et meurt en 1952.
“Arbre dans un jardin” (1896)
On reconnait dans « Arbre dans un jardin » le pointillisme avec ce traitement par points (ici assez larges) des formes dans une perspective impressionniste. Ces paysages de l’Estérel, dont cette baie près d’Agay où j’ai plaisir chaque année à me baigner, représentent bien son traitement fauviste des paysages, avec des couleurs presque pures, simples et tranchées. Quant aux « Bateaux au bois de Boulogne », il rappelle l’influence de l’Art déco de la Belle époque où il a vécu son apogée. On y décèle même l’influence de la Sécession viennoise.
“Mer à Agay” (1917-18)
Pour en savoir plus sur Valtat : le site officiel
La fiche de Valtat sur Artcyclopedia
Une galerie de 38 de ses oeuvres sur atheneaum.org

“Bateaux au bois de Boulogne” (1920)
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Catégories : Histoire de l’Art, Un jour, un peintre
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1 01 2008
Profitons des hasards du calendrier en cette nouvelle année pour découvrir l’Art au joour le jour en fonction des dates de naissance ou de mort de certains peintres célèbres. Pour un 1er janvier, je rends hommage à un peintre français mort il y a pile 240 ans, le 1er janvier 1768 :
Jean II RESTOUT
Né à Rouen le 25 mars 1692
Mort à Paris le 1er janvier 1768
Ce peintre néo-classique français est le membre d’une illustre famille de peintres normands du XVII° siècle et notamment le fils de Jean Ier Restout et de Catherine Jouvenet. Son oncle et parrain, Jean Jouvenet, chef de file de la peinture religieuse en France à la fin du XVII° siècle l’a formé à partir de 1707. Il suivit aussi probablement un apprentissage auprès d’autres membres de sa famille.
Contrairement aux autres peintres de cette époque, il n’effectua pas le traditionnel voyage d’étude en Italie et resta en France où il fit carrière à l’Académie royale de peinture dont il gravit tous les échelons.
Ses 2 œuvres « Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée » et « Vénus présentant ses armes à Enée », tirée d’un célèbre passage de l’Enéide de Virgile lui valurent le Grand Prix de l’Académie en 1717. Il en fut reçu membre en 1720 puis y enseigna à partir de 1730 avant d’en devenir directeur vers 1760-61. Exposant dans tous les salons, il installa un atelier à Paris où il forma de nombreux élèves, dont son beau-frère Noël Halle et surtout Maurice Quentin de La Tour, un des plus grands peintres du XVIII° siècle français.
Il aurait aussi travaillé pour Frédéric le Grand, Roi de Prusse et pour la famille de Rohan-Soubise. Il rédigea aussi un « Essai sur les principes de la peinture ».
“Vénus présentant ses armes à Enée” (1717, National Gallery of Canada)
De sa femme, Marie-Anne Halle, également peintre et fille du peintre Claude-Guy Halle, il eut un fils, Jean-Bernard Restout qui perpétua la tradition familiale en devenant peintre à son tour. Une affaire de famille la peinture chez les Restout en somme.
Marqué par la spiritualité janséniste (ses oncles étaient prieurs prémontrés), sa peinture religieuse s’en ressent. Il peint essentiellement des œuvres religieuses (notamment des retables), des sujets historiques (mythologiques en fait mais à l’époque, la mythologie était prise pour argent comptant) et des dessins de tapisseries pour l’atelier des Gobelins. Une production très classique pour un artiste très classique.
On retrouve le classicisme dans le traitement du sujet mythologique d’Enée, héros troyen du plus célèbre des poèmes latins, l’Enéide de Virgile. Des angelots joufflus à bouclettes, une nudité classique et réservée à la mythologie. Pompier et pompeux à souihait. Je précise bien sûr que dans la tradition, Vénus et Enée sont très amis-amis et que les romains prétendaient descendre de ce couple glamour. (Etre descendant de la déesse de l’Amour pour ceux qui ont passé leur temps à faire la guerre, c’est assez cocasse.)

“Pentecôte” (1732, Musée du louvre, Paris)
Très intéressant aussi ce gigantesque retable sur la Pentecôte. La perspective très classique est centrale avec point de fuite unique centré sur la Vierge pour mieux la magnifier. La structure pyramidale du tableau renforce la spiritualité puisque c’est l’Espit saint qui dans la tradition biblique descend sur la Vierge et les apôtres, afin de leur donner notamment le don des langues poour évangéliser. La grâce des personnages saints de la scène est renforcée par les flammes (représentant le Saint Esprit descendu sur les Hommes), ainsi qu’un subtil traitement des couleurs et de la lumière, notamment du clair-obscur. Une oeuvre très classique mais très bien interprétée dans la plus pure tradition académique du XVIII° siècle qui est un des multiples chefs d’oeuvre du musée du Louvre.
Pour en savoir plus, vous pouvez visiter sa page sur la galerie d’art virtuel : Artcyclopedia.
3 01 2008
Suite de la conversation sur Valtat, l’impressionisme, le pointillisme, le fauvisme…
Le pointillisme, illustré notamment à merveille par Paul Signac ou ici par Valtat, consiste à remplacer les larges aplats par des points. C’est un traitement en “pixelisation” si l’on veut. Ici, dans “Arbre dans un jardin”, Valtat utilise de gros points pour faire ressortir les différences de couleur.

Certains ont carrément utilisé une véritable pixelisation scientifique des formes et de la lumière.
Paul Signac : “Nuage rose à Antibes” (1916, Museum of Art, Portland)
Quant aux fauvistes, ils ont rompu avec un autre postulat académique : les couleurs n’y correspondent plus aux formes. C’est le cas en particulier chez Matisse ou chez Gauguin

Henri Matisse : “Harmonie en rouge” (1908, Musée de l’Hermitage, Saint-Pétersbourg)
Valtat s’y apparente lorsqu’il utilise comme dans ses paysages de l’Esterel des couleurs pures et non mélangées non pour rendre les couleurs réels mais pour aller plus loin dans le traitement de l’impression que rendent les couleurs : ici le contraste entre le rouge des rochers et le bleu de la mer est volontairement accentué et irréel pour rendre “dansante” l’impression de vibration que produit cet effet. On est finalement tout à fait dans la suite logique de l’impressionisme. Le rouge (chaud) et le bleu (froid) sont opposés dans le cercle chromatique. C’est un contraste presque parfait. Monet avait atteint la perfection du contraste entre rouge et vert dans son “Champ de coquelicot” et Van Gogh entre orange et violet dans “La sieste” par exemple ou “Terrasse de café la nuit”.

Claude Monet : “Champ de coquelicots” (1873)

Vincent Van Gogh : “La méridienne” ou “La sieste” (1889-90, Musée d’Orsay, Paris)
Tags : art, fauvisme, impressionisme, Matisse, Monet, peinture, pointillisme, Signac, Van Gogh
4 janvier, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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Source:EcoDico-Webpedagogique.
Pour une présentation de la Banque mondiale,cliquer ici: http://vpod.tv/bnpparibastv/357955
3 janvier, 2008
14-EUROPE, 2-HISTOIRE, 3-ARTS, FRANCE, HUMANISME, RENAISSANCE
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…. Un POWERPOINT (réalisé par une collègue,puis repris) sur un intéressant chapitre d’Histoire de 2nde…A voir et revoir pour bien se mettre en tête quelques idées importantes!
Cliquer ici: ©
3 janvier, 2008
4-VRAC
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Vous avez la possibilité de trouver sur ce site une foule de renseignements et de méthodes pour commencer efficacement vos révisions,dés aujourd’hui si vous le voulez…N’attendez pas trop !
LeWebPédagogique
- Réviser gratuitement le bac 2008 !
Accueil bac ES 2008
Bienvenue sur le site de révision du bac 2008 pour les candidats de la série ES !
A l’aide d’une équipe de professeurs blogueurs, nous avons rassemblé pour vous les meilleurs ressources du net pour réviser efficacement (et gratuitement
). L’an passé plus de 320 000 candidats nous ont fait confiance, à votre tour de réussir brillamment avec leWebPédagogique !
Vous trouverez ici :
Bon courage à toutes et à tous !
Claire, Marie, Salomé, Vincent et Cie.
HISTOIRE :
Les relations internationales depuis 1945 :
Colonisation et indépendance :
La France de la Ve République :
Economie, société et culture en France depuis 1945 :
GEOGRAPHIE :
Un espace mondialisé :
La Russie :
Les Etats-Unis :
L’Union Européenne :
L’Asie Orientale :
Une interface Nord/Sud : L’espace méditérranéen :
Les villes au programme :
Méthodologie :
3 janvier, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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OMC / BANQUE MONDIALE / FMI / MONDIALISATION /….allez voir ,c’est une source précieuse,un travail réalisés par des collègues et hyper-utile pour vous, en Géo comme en SES !
Internationalisation des échanges et mondialisation LeWebPédagogique
“L’OMC” correspond au chapitre Internationalisation des échanges et mondialisation du programme de Terminale ES. Eric Vergnaud, responsable Economies OCDE, la définit dans cette vidéo, que vous pouvez reprendre librement sur votre blog.
Sur le même sujet, vous pouvez consulter la fiche de notre partenaire Melchior en cliquant ici.
Les liens recommandés
Le programme officiel de Terminale ES
Document : la structure de l’OMC sur Melchior.fr
Le téléchargement
En mp3
Le transcript
L’OMC (pour Organisation mondiale du Commerce) est l’héritière du GATT. Elle a été est mise en place le 1er janvier 1995 et a tenu sa première conférence ministérielle à Singapour en 1997.
C’est la seule organisation internationale en charge du commerce entre les pays. Ses prérogatives sont plus larges que celles du GATT et sa fonction principale est d’assurer le libre-échange.
Le cycle actuel est celui de Doha qui a été lancé dans la capitale du Qatar à la fin de 2001.
Les négociations sont toujours en cours, et elles sont difficiles.
Les pays émergents, Brésil et Inde en tête, critiquent fortement le montant des subventions et des droits de douane agricoles américains et européens et, en retour, bloquent toute avancée dans le domaine des produits industriels – qui pourtant, représente les trois-quarts du commerce mondial, et des services.
On peut comprendre les motifs qui amènent à ce retard dans le processus de Doha. Tout d’abord, les négociations sur l’agriculture posent autant de problèmes politiques qu’économiques. Ensuite, à l’intégration tarifaire, qui a été l’ambition première du GATT, s’est ajouté l’objectif d’intégration réglementaire dans des domaines aussi divers que la facilitation des échanges, les services, la propriété intellectuelle, thèmes qui sont tous très sensibles pour les pays émergents.
Un report du cycle de Doha ne remettrait pas en cause les progrès substantiels qui ont été réalisés lors des Rounds précédents du Gatt. Toutefois, au moins trois conséquences défavorables sont à craindre : tout d’abord, une érosion du système multilatéral avec la montée des accords bilatéraux, qui sont généralement peu favorables aux pays en développement ; ensuite, le risque toujours présent d’une nouvelle montée du protectionnisme ; et, enfin, la non-matérialisation des gains attendus d’une libéralisation supplémentaire des échanges.
Les ressources
Les pays membres de l’OMC

Tags : érosion du système multilatéral, Bresil, Cycle de Doha 2001, Inde, intégration réglementaire, intégration tarifaire, libre-échange, non-matérialisation, OMC, OMC 1er janvier 1995, pays émergents, produits industriels, propriété intellectuelle, protectionnisme, subventions et droits de douane
3 janvier, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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UN BLOG HYPERDOCUMENTE D’UN COLLEGUE BIEN EN AVANCE SUR MOI,Thomas Galoisy!
A consulter sans modération!! pour la mondialisation et pour 1000 autres choses…profitez de tous les liens créés avec de nombreux autres blogs et sites.
Bac – Chapitres du programme, Bac 2008, Concours 2008, Un espace mondialisé thomas 3 janvier 2008, 18:50
Je conseille ce sujet corrigé par une collègue qui fait preuve d’une grande pédagogie. Je rappelle que cette épreuve est essentielle.
Vous pouvez revoir la méthodologie en cliquant ici.
Tags : Croquis bac, Méthodologie, Mondialisation
3 janvier, 2008
1-GEO/ECO, 14-EUROPE, ETATS-UNIS, JAPON, MONDIALISATION, SUD
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Le pétrole est à un niveau record…
Editorial
Pétrole et inégalité
LE MONDE | 03.01.08 | 14h04 • Mis à jour le 03.01.08 | 14h04 |
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Sauf que tous les pays ne sont pas égaux dans leur capacité d’adaptation. Les Etats-Unis, qui consomment le quart de la production mondiale de brut, souffrent moins qu’on ne pourrait le croire de la hausse des cours, puisque l’essence absorbe seulement 4 % du revenu disponible des ménages, contre 6 % en 1980. En Europe, la force de l’euro agit comme un bouclier. Pour un pays comme la Chine, qui approche les 10 % de la consommation mondiale de brut, les énormes réserves de change accumulées grâce aux exportations ont permis jusqu’ici d’acquitter la facture sans trop de dommages. Il en va tout autrement pour les pays en développement dépourvus de ressources pétrolières. Selon une étude récente de la Banque mondiale, à chaque fois que le baril augmente de 10 dollars, cela inflige une baisse de 1,5 % au produit intérieur brut des pays les plus pauvres de la planète.
Les économies riches ont tendance à devenir plus vertueuses quand le pétrole est cher. Elles augmentent leur efficacité énergétique, investissent dans des technologies qui rendent les véhicules moins gourmands. Le Grenelle de l’environnement, en France, a profité de cette conjoncture. Mais les pays pauvres sont désarmés. Les voitures qu’ils peuvent acheter ne sont pas les modèles hybrides à faible consommation d’essence qui font fureur en Californie. Le transport, moteur essentiel du développement, reste massivement dépendant du pétrole. La plupart des Etats subventionnent l’essence et le fioul : la hausse devient vite insupportable pour des budgets étriqués, les obligeant à couper dans d’autres dépenses essentielles – le logement, l’éducation ou la santé.
En 2005, au sommet du G8, les nations riches s’étaient engagées à alléger de 50 milliards de dollars la dette des pays pauvres. Or, en 2006, le surcoût pétrolier était déjà dix fois plus important que la réduction de la dette. Puisque, selon toutes les prévisions, le monde va devoir vivre durablement avec un pétrole cher, il est urgent d’envisager non seulement de transférer aux plus pauvres les technologies innovantes permettant d’économiser l’énergie, mais aussi de leur fournir davantage d’aide financière. Qui est prêt à agir dans ce sens ?
Article paru dans l’édition du 04.01.08.
Baril à 100 dollars : le monde s’installe dans l’ère du
pétrole cher
Comment analyser cette brusque poussée de fièvre sur les marchés de New York et de Londres, où le baril de brent de la mer du Nord a lui aussi atteint un sommet (97,84 dollars en clôture) ? Les experts l’expliquent par la baisse continue des stocks de brut aux Etats-Unis depuis deux mois et la faiblesse persistante du dollar, qui rend le pétrole moins cher pour les investisseurs non américains. Mais aussi par le nouvel attentat, mercredi, en Algérie et le regain de violence au Nigeria, deux grands pays producteurs d’or noir.
La Maison Blanche a immédiatement fait savoir qu’il n’est pas question de puiser dans les réserves stratégiques des Etats-Unis pour faire refluer les cours. Rien ne justifierait une telle mesure, que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait dû prendre, à l’automne 2005, après les ravages causés par les ouragans Katrina et Rita sur les installations pétrolières du golfe du Mexique. En dépit d’une baisse des stocks, les réserves restent en effet importantes, et aucune pénurie de brut ne se profile dans les prochains mois.
De leur côté, plusieurs pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui assure 42 % de la production mondiale, ont une nouvelle fois rejeté toute responsabilité dans cette flambée des cours. Aux pays consommateurs qui lui demandent de pomper plus de pétrole, le cartel de Vienne a répondu mercredi, par les voix de la Libye et du Qatar, que le marché est bien approvisionné et que la hausse est due aux spéculateurs. Selon des sources dans l’industrie pétrolière, il a suffi d’un seul échange entre deux traders indépendants américains à New York pour que le baril atteigne les 100 dollars.
Sans crise politique majeure ni menace imminente sur l’approvisionnement des pays industrialisés, le prix du brut a augmenté de 57,2 % en 2007, un choc partiellement amorti en Europe par la vigueur de l’euro face au dollar. De nombreux facteurs semblent réunis cependant pour un recul des cours en 2008 : offre certes tendue mais suffisante pour répondre à la demande, climat géopolitique à la détente (notamment en Iran), baisse de la croissance économique et donc du surplus de la demande pétrolière.
Cette analyse ne vaut que pour le court terme. « Il est peu probable que les consommateurs aient le coeur à la fête », avait prévenu, dès décembre, le Centre for Global Energy Studies (CGES) de Londres, qui fait autorité dans les milieux pétroliers. Il estimait que la barre des 100 dollars serait vite franchie. Pour le CGES, il faudrait que l’OPEP décide d’augmenter sa production pour que les prix baissent.
Les cabinets spécialisés, les financiers et les industriels s’accordent à dire que l’époque du pétrole bon marché est révolue et que le monde est entré dans une ère de l’énergie chère. Mises à part les années 1970 marquées par les deux chocs pétroliers violents de 1973-1974 et de 1979-1980, les prix du brut sont restés extrêmement bas au cours du siècle passé pour une énergie fossile destinée, par nature, à s’épuiser. Le prix du baril était encore à dix dollars en 1998 et il a remonté jusqu’à 25 dollars en 2003. Il a fallu attendre 2004 et une brutale hausse de la demande pour qu’il flambe vraiment.
Le directeur général de Total juge qu’« il n’y a aucune raison pour que le prix du pétrole baisse« . Pour Christophe de Margerie, « les vannes de l’OPEP sont ouvertes à fond et il n’y a pas assez de pétrole en cas de crise ». Seule l’Arabie saoudite pourrait compenser la défaillance d’un grand pays exportateur comme l’Iran, le Venezuela ou le Nigéria. Trois pays qui, depuis des années, ne parviennent pas à remplir le quota de production attribué par l’OPEP.
Faut-il croire les prévisions des analystes des grandes banques et des institutions financières ? Ces dernières années, ils ont souvent pêché par excès… d’optimisme. Selon une étude de la Deutsche Bank, ils ont systématiquement sous-estimé la progression des cours, qui a été finalement plus forte qu’ils ne l’avaient prévu.
La banque d’affaires Goldman Sachs, très impliquée sur les marchés pétroliers, pense que le brut texan américain (WTI) vaudra en moyenne 95 dollars cette année – et même 100 dollars au cours du quatrième trimestre – contre 85 dollars auparavant. La banque met en avant l’inflation des coûts de production et les incertitudes géopolitiques, qui continuent à freiner les investissements. Ils sont pourtant nécessaires aussi bien dans l’exploration-production de nouveaux gisements que dans le secteur du raffinage, où les nouvelles capacités en cours de construction au Moyen-Orient et en Asie ne seront sans doute pas suffisantes pour répondre à une demande.
MARGES DE MANOEUVRES LIMITÉES
Les économies des pays industrialisés sont moins dépendantes au pétrole qu’il y a trente ans, notamment pour produire leur électricité. La facture énergétique globale ne cesse d’augmenter. Et même d’atteindre des niveaux insupportables pour de nombreux pays en développement privés de toutes ressources en hydrocarbures. En France, la facture pétrolière représentait 4 % du produit intérieur brut (PIB) en 1980. Elle était tombée à moins de 1 % en 1998 avant de remonter à un peu plus de 2 % en 2006. Dans ce contexte, elle s’est considérablement alourdie ces dernières années pour atteindre en 2006 près de 40 milliards de dollars. La demande de pétrole est, en effet, peu « élastique » au prix puisque les deux tiers du brut consommé dans le monde le sont dans les transports, un secteur où il n’existe pas encore de véritable alternative à l’essence et au gazole en dépit du développement des agrocarburants dans certains pays (Brésil, Etats-Unis) et des véhicules hybrides (essence-électricité).Contrairement aux années 1970, l’envolée des prix pétroliers n’a pas entraîné de récession car cette flambée a été en partie alimentée par la vigueur de la croissance mondiale et la demande des pays émergents (Chine, Inde, Moyen-Orient). Mais elle a contribué à nourrir l’inflation et limite désormais lamarge de manoeuvre des banques centrales pour baisser les taux d’intérêts et limiter ainsi les effets de la crise des subprimes sur l’économie mondiale.
Jean-Michel Bezat
Le baril de pétrole à 100 dollars :
un monde bipolaire
LE MONDE | 03.01.08 | 08h15 • Mis à jour le 03.01.08 | 12h35 |
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e baril de pétrole a battu mercredi 2 janvier un recordhistorique : à plus de 100 dollars en séance, il a dépassé son pic d’avril 1980, quand la révolution islamique, en Iran, l’avait porté à 99,04 dollars (39,50 dollars de l’époque), selon les derniers calculs du Cambridge Energy Research Associates (CERA). C’est un « retour vers le futur », jugeait récemment le président du CERA, Daniel Yergin, en rappelant que les tensions géopolitiques sont « au centre des inquiétudes sur l’offre pétrolière ».
Pour les pays producteurs, la rente pétrolière permet à leurs fonds souverains d’investir à l’étranger et de sortir peu à peu leurs économies du « tout-pétrole ». Selon le Fonds monétaire international, Abu Dhabi Investment Authority, gestionnaire des fonds pétroliers des Emirats arabes unis, serait le plus riche et gérerait 875 milliards de dollars (590millions d’euros). Le Trésor français estime que les fonds publics et privés du Moyen-Orient capitaliseraient de 750 à 1 00 milliards de dollars. Voire de 3 000 à 4 000 milliards, selon des banquiers en poste dans cette région.
A l’opposé, l’envolée des cours pénalise les pays consommateurs, même si l’enrichissement des pétromonarchies leur offre des débouchés commerciaux (Airbus…). Et c’est une catastrophe pour les pays pauvres dépourvus d’or noir, qui grèvent leur budget pour subventionner essence, gazole et fioul.
CONTRATS RENÉGOCIÉS
Le pétrole cher est aussi une arme à double tranchant pour les « Big Oil ». Elles ont réalisé des profits historiques depuis la flambée des prix en 2005. Au 3etrimestre 2007, les cinq majors (Exxon, Shell, BP, Total, Chevron) ont enregistré 20 milliards de dollars de résultat net.
Mais leurs profits, calculés en dollars, ont baissé, en moyenne, de 15 % – et leur production de 9 % – durant cette période, selon Citigroup. La baisse des marges de raffinage (différence entre le prix du brut et le prix des produits raffinés vendus par les compagnies) et le renchérissement des coûts des projets en cours rognent les profits.
A cela s’ajoutent les règles de certains contrats de partage de production, qui prévoient une baisse du nombre de barils cédés aux compagnies étrangères quand le prix du brut monte. Exxon, Chevron et ConocoPhillips ont reconnu en avoir fait les frais. Or, ces contrats vont se multiplier, passant, en 2012, à 40 %, voire 60 %, des accords signés par les compagnies européennes, estime une étude de Citigroup.
En outre, les prix élevés accélèrent le remboursement de leurs investissements et le moment où elles doivent commencer à partager la production avec les pays hôtes. Enfin, plus les prix montent et plus les pays producteurs sont poussés à renégocier – à leur profit – les contrats signés à des périodes moins favorables pour eux pour obtenir un profit plus important. Cette loi se vérifie partout : du Kazakhstan au Venezuela, de l’Algérie à la Russie.
« En général, les gouvernements sont les grands bénéficiaires quand les prix atteignent de nouveaux sommets », souligne Robert Dudley, patron de l’anglo-russe TNK-BP. Les multinationales ne détiennent que 8 % des réserves mondiales prouvées; les compagnies nationales des pays producteurs 37 %, mais elles devraient atteindre 75 % en 2030, selon l’Agence internationale de l’énergie.
« Sur les 25 premiers pays détenteurs de réserves prouvées de pétrole et de gaz, 21 sont en développement ou en transition », indique un rapport de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced). Pour s’équiper, diversifier leur économie et financer des programmes sociaux nécessaires à leur stabilité politique, ils ont besoin d’énormes capitaux.
A l’inverse, les ressources en hydrocarbures des pays développés décroissent dixfois plus vite que celles de ces nations. Les majors occidentales dominaient jusque dans les années 1980. Des observateurs leur prédisent désormais le sort des « dinosaures », il y a 65 millions d’années.
Jean-Michel Bezat
2 janvier, 2008
1-GEO/ECO, ETATS-UNIS, MONDIALISATION
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