2008-la Bourse plonge-vers une recession économique?

21:17 1-GEO/ECO, ALLEMAGNE, FRANCE, MONDIALISATION, ROYAUME-UNI, UNION EUROPEENNE

Les Bourses européennes connaissent leur plus forte chute

depuis le 11 septembre 2001

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 21.01.08 | 18h26 • Mis à jour le 21.01.08 | 18h45

Le CAC 40, indice vedette de la place parisienne, a lâché 347,95 points à 4 744,45 points, son plus bas de clôture depuis le 15 juillet 2006. Le volume d’échanges a battu son record historique, dépassant pour la première fois les 13 milliards d’euros, malgré la fermeture des marchés américains en raison du Martin Luther King Day.

La Bourse de Paris a dévissé dès l’ouverture, dans le sillage des marchés asiatiques, accentuant sa baisse au fil de la séance alors que le mouvement de panique gagnait tous les secteurs – aussi bien les valeurs financières que l’énergie ou la santé, traditionnels « refuges » en période de crise. La capitalisation boursière cumulée des 40 composantes du CAC a fondu de 87,7 milliards d’euros.

L’INDICE PANEUROPÉEN EN RECUL DE 5,33 %

Les principales places boursières européennes ont elles aussi enregistré leur plus forte baisse depuis les attentats d’Al-Qaida contre le World Trade center et le Pentagone. A Londres, l’indice vedette Footsie-100 a cédé 5,48 % à 5 578,20 points (la chute avait été de 5,72 % le 11 septembre 2001). A Francfort, l’indice vedette Dax a perdu 7,16 % à 6 790,19 points (- 8,49 % le 11 septembre 2001). A Madrid, l’indice Ibex-35 a terminé sur un recul de 7,54 %.

L’indice paneuropéen Eurofirst 300 a fini en recul de 5,33 %, à 1.286,14 points, son niveau le plus bas depuis juillet 2006. La chute des Bourses de Paris, Londres et Francfort a fait perdre ce lundi environ 300 milliards de dollars de capitalisation boursière, selon des calculs effectués par Reuters.

Alors que les principaux marchés européens évoluaient à la baisse dans la journée, dans la foulée de la chute des marchés asiatiques, les responsables européens avaient cherché à rassurer sur l’état de santé de leurs économies, tout en reconnaissant une inquiétude grandissante face au ralentissement aux Etats-Unis. « Il semble que les marchés envisagent la possibilité d’un ralentissement plus prononcé » qu’attendu de la croissance aux Etats-Unis, « peut-être même une récession », a déclaré à Bruxelles le commissaire européen aux affaires économiques et monétaire, Joaquin Almunia. « J’espère qu’ils vont aussi prêter attention aux informations sur l’économie réelle, en particulier en Europe, et qu’ils vont retrouver leur calme », a-t-il ajouté, avant une réunion des ministres des finances de la zone euro (forum de l’Eurogroupe).

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