16 février, 2008
2-HISTOIRE, 2è G.M., ETATS-UNIS, ROYAUME-UNI
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-un article sur la charte de l’Atlantique
-des extraits video sur Roosevelt et Churchill
———–) Article illustré par une vidéo
7 février, 2008
1-GEO/ECO, 13-ASIE, 14-EUROPE, CHINE, ETATS-UNIS, JAPON, MONDIALISATION, ROYAUME-UNI, SUD, TIERS-MONDE, UNION EUROPEENNE
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La « fracture numérique » se réduit rapidement entre le Nord et le Sud
LE MONDE | 07.02.08
Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont emblématiques du basculement économique en cours. Le Rapport 2007-2008 sur l’économie de l’information, publié mercredi 6 février par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), en dresse un tableau spectaculaire.

En 1996, les économies développées assuraient les deux tiers des exportations de produits et services de ce secteur, et les pays en développement, le tiers restant. Dix ans plus tard, les proportions se sont presque inversées. Les économies développées n’assurent plus que 47 % des exportations, les pays en développement s’arrogeant la plus grosse part du gâteau.Chine et Inde sont les principaux acteurs de ce basculement. Pékin est désormais le premier exportateur mondial de produits du secteur des TIC, loin devant les Etats-Unis, suivis du Japon. Le premier pays européen, l’Allemagne, est 6e, le Royaume-Uni 11e et la France 13e. L’Inde s’est, elle, hissée au rang de 8e exportateur mondial de services relevant de ce secteur, avec un taux de croissance moyen annuel de plus de 37 % entre 2000 et 2005. Si cette croissance se poursuit, l’Inde se retrouvera parmi les tout premiers dans les années à venir.
Ces deux pays moteurs en ont entraîné d’autres dans leur sillage, car ils ont, à leur tour, commencer de sous-traiter une partie de leur production chez leurs voisins. Au Sri Lanka, le nombre d’informaticiens a ainsi presque triplé entre 2003 et 2008, indique le rapport de la Cnuced.
Logiquement le commerce Sud-Sud de biens du secteur des TIC a dépassé les échanges Nord-Sud en 2004.
Parallèlement, l’utilisation de ces nouvelles technologies a progressé dans toutes les parties du monde, mais avec des taux de croissance bien supérieurs dans les pays en développement : le nombre de téléphones mobiles pour 100 habitants a ainsi augmenté de 55 % dans les « économies en transition » entre 2002 et 2006, contre 9 % dans les pays développés. Les chiffres sont du même ordre de grandeur pour la pénétration d’Internet.
COÛTS D’ACCÈS PLUS RÉDUITS
Si les pays les moins développés continuent de rester à l’écart en matière de production de biens ou de services de haute technologie, ils progressent néanmoins en matière d’utilisation. « Le rythme des innovations dans le secteur des TIC a été si rapide que les coûts d’accès à ces technologies ont été considérablement réduits, ce qui a permis de démocratiser le recours aux TIC« , affirme le rapport. En conséquence, la fracture numérique s’est réduite. La téléphonie mobile notamment s’est bien diffusée. Au Ghana, le nombre d’abonnés est passé de 8 % à 23 % entre 2002 et 2006. C’est le pays qui a connu la plus forte augmentation du nombre d’utilisateurs par habitant. Les connexions à Internet augmentent aussi dans ces pays, qui restent néanmoins encore peu équipés en réseau haut débit.
Cette diffusion sert aux particuliers mais aussi et surtout aux entreprises, ce qui dynamise l’économie de ces pays. Car Internet, mais aussi les services de transmissions de données sur téléphone mobile, permettent aux populations rurales d’être mieux informées.
Pour mesurer l’importance de ce phénomène dans les pays en développement, et inciter d’autres pays à en faire autant, les auteurs du rapport ont étudié avec attention le cas de la Thaïlande. Une augmentation de 10 % de la proportion de salariés utilisant des ordinateurs, dans ce pays, a permis une hausse de 3,5 % de la productivité, soit deux fois plus qu’en Finlande, pays réputé pour être en pointe à cet égard.
Annie Kahn
Article paru dans l’édition du 08.02.08.
21 janvier, 2008
1-GEO/ECO, ALLEMAGNE, FRANCE, MONDIALISATION, ROYAUME-UNI, UNION EUROPEENNE
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Les Bourses européennes connaissent leur plus forte chute
depuis le 11 septembre 2001
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 21.01.08 | 18h26 • Mis à jour le 21.01.08 | 18h45 |
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Le CAC 40, indice vedette de la place parisienne, a lâché 347,95 points à 4 744,45 points, son plus bas de clôture depuis le 15 juillet 2006. Le volume d’échanges a battu son record historique, dépassant pour la première fois les 13 milliards d’euros, malgré la fermeture des marchés américains en raison du Martin Luther King Day.
La Bourse de Paris a dévissé dès l’ouverture, dans le sillage des marchés asiatiques, accentuant sa baisse au fil de la séance alors que le mouvement de panique gagnait tous les secteurs – aussi bien les valeurs financières que l’énergie ou la santé, traditionnels « refuges » en période de crise. La capitalisation boursière cumulée des 40 composantes du CAC a fondu de 87,7 milliards d’euros.
L’INDICE PANEUROPÉEN EN RECUL DE 5,33 %
Les principales places boursières européennes ont elles aussi enregistré leur plus forte baisse depuis les attentats d’Al-Qaida contre le World Trade center et le Pentagone. A Londres, l’indice vedette Footsie-100 a cédé 5,48 % à 5 578,20 points (la chute avait été de 5,72 % le 11 septembre 2001). A Francfort, l’indice vedette Dax a perdu 7,16 % à 6 790,19 points (- 8,49 % le 11 septembre 2001). A Madrid, l’indice Ibex-35 a terminé sur un recul de 7,54 %.
L’indice paneuropéen Eurofirst 300 a fini en recul de 5,33 %, à 1.286,14 points, son niveau le plus bas depuis juillet 2006. La chute des Bourses de Paris, Londres et Francfort a fait perdre ce lundi environ 300 milliards de dollars de capitalisation boursière, selon des calculs effectués par Reuters.
Alors que les principaux marchés européens évoluaient à la baisse dans la journée, dans la foulée de la chute des marchés asiatiques, les responsables européens avaient cherché à rassurer sur l’état de santé de leurs économies, tout en reconnaissant une inquiétude grandissante face au ralentissement aux Etats-Unis. « Il semble que les marchés envisagent la possibilité d’un ralentissement plus prononcé » qu’attendu de la croissance aux Etats-Unis, « peut-être même une récession », a déclaré à Bruxelles le commissaire européen aux affaires économiques et monétaire, Joaquin Almunia. « J’espère qu’ils vont aussi prêter attention aux informations sur l’économie réelle, en particulier en Europe, et qu’ils vont retrouver leur calme », a-t-il ajouté, avant une réunion des ministres des finances de la zone euro (forum de l’Eurogroupe).